L’exposition « Le peuple de Paris au XIXe siècle »

Que seraient les romanciers français du XIXe siècle sans Paris ? Et que serait le Paris du XIXe siècle sans son « peuple » qui a fourni la matière – souvent première – de grands romans d’auteurs romantiques, réalistes ou naturalistes… ou tout simplement de grands romans populaires tel Les Mystères de Paris d’Eugène Sue ? Il suffit de citer quelques autres grands noms (Balzac, Hugo et Les Misérables, Dumas et Les Mohicans de Paris, Flaubert et L’Éducation sentimentale, Zola et ses Rougon-Macquart) pour mesurer l’importance de la vie des parisiens et des événements qu’ils traversent au cours de ce siècle, comme source d’inspiration pour les écrivains.

Affiche pour L’Assommoir donné au théâtre de la Porte Saint-Martin, 1900 Théophile Alexandre Steinlen (18591923) Lithographie en couleurs Paris, musée Carnavalet©Musée Carnavalet/Roger-Viollet
Affiche pour L’Assommoir donné au théâtre de la Porte Saint-Martin, 1900 Théophile Alexandre Steinlen (18591923) Lithographie en couleurs Paris, musée Carnavalet©Musée Carnavalet/Roger-Viollet

couv_catalogue.jpgLes magnifiques et très riches exposition et catalogue « Le Peuple de Paris au XIXe siècle » sont donc à ne pas rater pour tous les amateurs de littérature (jusqu’au 26 février 2012 au musée Carnavalet). Ils permettent de mettre des images, des chiffres, des témoignages et des analyses sur la vie des parisiens modestes ou très pauvres de l’époque : leurs conditions de vie, leurs labeurs, leurs loisirs, leurs misères, leurs révoltes et révolutions, dans une ville et une société en pleines transformations, dont ils sont à la fois les acteurs et les victimes.

L’exposition s’article autour de six grands thèmes :
– des hommes et des lieux,
– au travail,
– vivre à Paris au quotidien,
– Honoré Daumier, l’empathie bienveillante,
– des pauvres,
– peurs sur la ville.

André-Joseph Bodem, Les Assiégés, Le haut d’une maison du faubourg St Antoine. Jusqu’au plus modeste réduit la Liberté à trouvé de nobles défenseurs, 28 juillet 1830, lithographie de Villain, chez Noël, rue de Seine
André-Joseph Bodem, Les Assiégés, Le haut d’une maison du faubourg St Antoine. Jusqu’au plus modeste réduit la Liberté à trouvé de nobles défenseurs, 28 juillet 1830, lithographie de Villain, chez Noël, rue de Seine

Un mini-site est consacré à cette exposition : www.parismusees.com/le-peuple-de-paris.

Trois autres expositions sont organisées en parallèle à Paris sur des
thématiques voisines et complémentaires :
Elle coud, elle court, la Grisette… (autre personnage typique qui a inspiré Balzac, Musset, Sand, Sue, Murger, etc.), exposition gratuite du 14 octobre 2011 au 15 janvier 2012 à la Maison de Balzac,
– Les Halles de Baltard, Métiers du jour et de la nuit – Œuvres du musée Carnavalet –
Sculptures de Gaston Schweitzer
exposition-dossier gratuite dans la galerie de liaison du musée Carnavalet
– Les Parisiens et le Mont-de-Piété, au Crédit Municipal de Paris, 55 rue des
Francs-Bourgeois, 75004 Paris