{"id":1006,"date":"2013-04-15T21:36:00","date_gmt":"2013-04-15T19:36:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2013\/04\/15\/les-freres-goncourt\/"},"modified":"2025-05-26T17:52:15","modified_gmt":"2025-05-26T15:52:15","slug":"les-freres-goncourt","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2013\/04\/15\/les-freres-goncourt\/","title":{"rendered":"Les fr\u00e8res Goncourt"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2576\" aria-describedby=\"caption-attachment-2576\" style=\"width: 195px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2576\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/jpg_Goncourt_1861.jpg\" alt=\"Les Goncourt en mars 1861\" title=\"Les Goncourt en mars 1861\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"195\" height=\"232\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2576\" class=\"wp-caption-text\">Les Goncourt en mars 1861<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;a\u00een\u00e9, Edmond, na\u00eet \u00e0 Nancy en mai 1822 et Jules, son cadet de huit ans, na\u00eet pendant les troubles politiques de 1830. Mais tr\u00e8s vite, leurs proches disparaissent :\u00a0 le p\u00e8re meurt alors qu&rsquo;il sont tout jeunes et deux ans apr\u00e8s, leur soeur est emport\u00e9e par le chol\u00e9ra. En 1848, c&rsquo;est au tour de leur m\u00e8re de rejoindre son mari et sa fille. Edmond se sentira alors responsable de son jeune fr\u00e8re. <em>\u00ab Ma m\u00e8re, sur votre lit de mort, vous avez mis la main de votre enfant ch\u00e9ri et pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 dans la mienne, en me recommandant cet enfant avec un regard qu&#8217;on n&#8217;oublie pas<\/em> \u00bb, dira-t-il avec \u00e9motion.<\/p>\n<p>Leur seule consolation, c&rsquo;est de pouvoir abandonner un travail qu&rsquo;ils ne prisent gu\u00e8re pour vivre assez confortablement de leur h\u00e9ritage et se consacrer pleinement \u00e0 leur passion : l&#8217;art et la litt\u00e9rature. En fait, touche-\u00e0-tout des arts, ils s&rsquo;essayent \u00e0 diff\u00e9rente formes :\u00a0 le dessin et l&rsquo;aquarelle, les techniques de l&#8217;eau-forte et de la gravure, s&rsquo;improvisent tour \u00e0 tour antiquaires &#8211; Edmond est un incorrigible collectionneur &#8211; historiens, journalistes et enfin&#8230;\u00a0 romanciers.<br \/>\n\u00a0\u00a0\u00a0<br \/>\n<figure id=\"attachment_2577\" aria-describedby=\"caption-attachment-2577\" style=\"width: 202px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2577\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/jpg_Goncourt_auteuil.jpg\" alt=\"La maison d'Auteuil\" title=\"La maison d'Auteuil\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"202\" height=\"179\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2577\" class=\"wp-caption-text\">La maison d&rsquo;Auteuil<\/figcaption><\/figure><br \/>\n<strong>Le berceau familial<\/strong><\/p>\n<p>Goncourt est un village de Haute-Marne, entre Champagne et Lorraine, sur les bords de la Meuse. C&rsquo;est l\u00e0 que les fr\u00e8res Goncourt puisent leurs racines et passent toutes leurs vacances de jeunesse. La pap\u00e8terie acquise en 1786 par leur arri\u00e8re grand-p\u00e8re t\u00e9moigne de ce pass\u00e9 familial \u00e0 Goncourt et dans la commune voisine de Bourmont. <\/p>\n<p>C&rsquo;est dans ce chef-lieu de canton qu&rsquo;ont v\u00e9cu leurs a\u00efeux\u00a0: Jean-Antoine Huot de Goncourt (1753-1832) qui sera magistrat de la S\u00fbret\u00e9 Imp\u00e9riale \u00e0 Neufchateau, ses deux fils Pierre-Antoine Huot de Goncourt (1783-1867), officier d&rsquo;artillerie sous l&rsquo;Empire et d\u00e9put\u00e9 des Vosges aux Assembl\u00e9es Nationales de 1848 et 1849, et Marc-Pierre Huot de Goncourt, p\u00e8re d&rsquo;Edmond et de Jules.<\/p>\n<p>Les deux fr\u00e8res font de nombreux s\u00e9jours de 1834 \u00e0 1878 chez leurs cousins Labille \u00e0 Bar-sur-Seine, qu&rsquo;ils \u00e9voquent dans leur journal.<\/p>\n<p>Ils se rendent aussi souvent en vacances chez leur oncle qui habite une superbe demeure du XVIII\u00e8me si\u00e8cle, appel\u00e9e maintenant La maison des Goncourt, situ\u00e9e au n\u00b02 de la place Jeanne d&rsquo;Arc dans la petite ville de Neufch\u00e2teau dans les Vosges.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2578\" aria-describedby=\"caption-attachment-2578\" style=\"width: 242px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2578\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/jpg_Goncourt_Neufchateau.jpg\" alt=\"La maison de Neufch\u00e2teau\" title=\"La maison de Neufch\u00e2teau\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"242\" height=\"253\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2578\" class=\"wp-caption-text\">La maison de Neufch\u00e2teau<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_2579\" aria-describedby=\"caption-attachment-2579\" style=\"width: 238px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2579\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/jpg_Goncourt_Bar.jpg\" alt=\"La maison de Bar-sur-Seine\" title=\"La maison de Bar-sur-Seine\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"238\" height=\"188\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2579\" class=\"wp-caption-text\">La maison de Bar-sur-Seine<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Le Grenier des Goncourt \u00e0 Paris<\/strong><\/p>\n<p>En 1868, \u00e0 la recherche d&#8217;un peu de calme et de verdure, Jules et Edmond de Goncourt quittent la rue Saint-Georges dans le 9\u00e8me arrondissement pour aller s&rsquo;installer dans la maison d&#8217;Auteuil situ\u00e9e Boulevard de Montmorency[[au 53 de l&rsquo;avenue de Montmorency, devenu aujourd&#8217;hui le num\u00e9ro 67]]. Celle qu&rsquo;on appela la maison des Goncourt[[La maison est devenue le si\u00e8ge de la Maison des \u00e9crivains et de la litt\u00e9rature (Mel), qui a pour vocation de f\u00e9d\u00e9rer les \u00e9crivains et de les repr\u00e9senter, de les d\u00e9fendre et, \u00e0 travers eux, de promouvoir la litt\u00e9rature]] se pr\u00e9sentait comme un salon de peinture car chaque pi\u00e8ce correspondait \u00e0 une collection sp\u00e9cifique. Edmond en fait le tour du propri\u00e9taire dans son livre <em>La maison d&#8217;un artiste<\/em> paru en 1880, avec un grand souci du d\u00e9tail.[[Les chapitres ont pour titre: <em>Le Vestibule, La salle \u00e0 manger, les salons, l&#8217;Escalier, le Cabinet d&#8217;Extr\u00eame-Orient<\/em>]]<\/p>\n<p>\u00a0C&rsquo;est un petit h\u00f4tel particulier sans confort les premiers temps, avant qu&rsquo;ils fassent ex\u00e9cuter des travaux. Ils esp\u00e8rent y trouver le calme au milieu de leurs &#339;uvres d&rsquo;art, notamment des bronzes japonais et des porcelaines de Chine. Le petit salon tendu d&rsquo;andrinople rouge contenait des dessins, des lavis, des aquarelles d&rsquo;Oudry, de La Tour, de Boucher, de Watteau et d&rsquo;Hubert-Robert et le grand salon, des terres cuites de Claudion. La salle \u00e0 manger, permettait d&rsquo;exposer des bronzes du XVII\u00e8me, l&#8217;escalier des albums japonais, le cabinet de toilette des porcelaines de Saxe et le boudoir, des tapis persans. Ils feront ensuite am\u00e9nager le second \u00e9tage pour exposer toutes leurs collections et recevoir le dimanche apr\u00e8s-midi une brillante soci\u00e9t\u00e9 litt\u00e9raire form\u00e9e notamment d&rsquo;Emile Zola, Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Huysmans, Th\u00e9ophile Gautier&#8230;<\/p>\n<p>Jules n&#8217;en profitera pas beaucoup puisqu&rsquo;il meurt\u00a0 de maladie en\u00a0 1870, Edmond lui survivant jusqu&rsquo;en juillet 1896, date \u00e0 laquelle il est victime d&rsquo;un bain trop froid et d\u00e9c\u00e8de dans les bras d&#8217;Alphonse Daudet \u00e0 Champrosay dans l&rsquo;Essonne[[Acquise quelques ann\u00e9es apr\u00e8s le mariage d&#8217;Alphonse Daudet avec Julia Allard, originaire de Draveil, la maison de Champrosay est le lieu de vill\u00e9giature estivale de pr\u00e9dilection de l&rsquo;\u00e9crivain]].<\/p>\n<p>Il faudra attendre la vente de la maison et la premi\u00e8re r\u00e9union le 26 f\u00e9vrier 1903 des sept premiers membres du groupe, Huysmans, Octave Mirbeau, L\u00e9on Hennique, Gustave Geffroy, les deux fr\u00e8res Rosny et Paul Margueritte,\u00a0 dans un salon du Grand H\u00f4tel, pr\u00e8s de l&#8217;Op\u00e9ra[[Rejoints plus tard par L\u00e9on Daudet, \u00c9l\u00e9mir Bourges et Lucien Descaves]] pour que naisse L&rsquo;Acad\u00e9mie Goncourt et son c\u00e9l\u00e8bre prix.<\/p>\n<p><strong>Voir aussi<\/strong><br \/>\n&#8211; <a href=\"http:\/\/www.magazine-litteraire.com\/critique\/retrouvaille\/qui-etaient-freres-goncourt-07-11-2012-58259\">un article du Magazine litt\u00e9raire<\/a><br \/>\n&#8211; <a href=\"http:\/\/www.academie-goncourt.fr\/?rubrique=1229463715\">La maison des Goncourt<\/a>\u00a0<br \/>\n&#8211; un article sur <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/La-Maison-de-l-avenue-de-Suffren\">la maison de l&rsquo;avenue de Suffren<\/a>,<br \/>\n&#8211; un article sur <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/La-cremerie-de-la-rue-Saint\">la cr\u00e8merie de la rue Saint-Georges<\/a><\/p>\n<p>Christian Broussas<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;a\u00een\u00e9, Edmond, na\u00eet \u00e0 Nancy en mai 1822 et Jules, son cadet de huit ans, na\u00eet pendant les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":2576,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1006"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1006"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1006\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6643,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1006\/revisions\/6643"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2576"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1006"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1006"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1006"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}