{"id":108,"date":"2003-08-28T09:40:41","date_gmt":"2003-08-28T07:40:41","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/maurice-leblanc-a-rouen-etretat-paris\/"},"modified":"2025-12-07T22:28:39","modified_gmt":"2025-12-07T21:28:39","slug":"maurice-leblanc-a-rouen-etretat-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/maurice-leblanc-a-rouen-etretat-paris\/","title":{"rendered":"Maurice LEBLANC \u00e0 Rouen, \u00c9tretat, Paris"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1313\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_leblanc.jpg\" alt=\"leblanc.jpg\" width=\"410\" height=\"310\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_leblanc.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_leblanc-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<div align=\"center\">18 rue Clapeyron \u00e0 Paris.<\/div>\n<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Sous l&rsquo;influence de Leblanc, c&rsquo;est une certaine mani\u00e8re collective de r\u00eaver qui change. Il y a le roman populaire, le feuilleton d&rsquo;avant Lupin et il y a, ensuite, le roman policier. Avant, s\u00e9vit le m\u00e9lodrame, avec ses enfants vol\u00e9s, ses reconnaissances path\u00e9tiques, ses cas de conscience d\u00e9chirants, ses temp\u00eates sous un cr\u00e2ne [&#8230;]. Apr\u00e8s, quelle transformation ! L&rsquo;action est devenue enqu\u00eate. C&rsquo;est le raisonnement qui la m\u00e8ne avec une rapidit\u00e9 inconnue et des renversements de situation d&rsquo;une nouveaut\u00e9 bouleversante.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nBoileau-Narcejac, <i>Le Roman policier<\/i>, 1964. <\/b><\/div>\n<p>Maurice Leblanc na\u00eet en 1864 \u00e0 Rouen, 2 rue Fontenelle, dans un b\u00e2timent visible encore aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo;angle de la rue et du quai du Havre. Est-ce parce que son p\u00e8re, n\u00e9gociant en bois et charbon, lui donne une \u00e9ducation stricte et rigoureuse qu&rsquo;il n&rsquo;aura de cesse, quand il sera \u00e9crivain, que son h\u00e9ros Ars\u00e8ne ne transgresse les lois ? En tout cas, la pension Patry (situ\u00e9e sur l&rsquo;actuel boulevard de la Marne) et le lyc\u00e9e Corneille inspireront &#8211; en n\u00e9gatif &#8211; une partie de son oeuvre.<\/p>\n<p>Lorsque Maurice a dix ans, sa famille quitte le 87 rue de l&rsquo;Imp\u00e9ratrice (aujourd&rsquo;hui rue Jeanne d&rsquo;Arc) pour s&rsquo;installer 4 rue du Baillage, devant le jardin Solf\u00e9rino (aujourd&rsquo;hui square Verdrel), toujours \u00e0 Rouen. Rouen, la mer, l&rsquo;Aiguille creuse, \u00c9tretat et Jumi\u00e8ges, o\u00f9 la maison de l&rsquo;oncle accueille la famille chaque \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;en 1882, fourniront le cadre de nombreux r\u00e9cits et romans de l&rsquo;\u00e9crivain.<\/p>\n<p>L&rsquo;inspireront aussi deux autres amoureux de la r\u00e9gion : Guy de Maupassant et Gustave Flaubert. Le p\u00e8re du second avait accouch\u00e9 la m\u00e8re de Maurice, qui ira jusqu&rsquo;\u00e0 dix-sept ans \u00e9couter \u00e0 Croisset les histoires merveilleuses de l&rsquo;auteur de <em>Madame Bovary<\/em>.<\/p>\n<p>Maurice ne se fera pas \u00e9crivain pour autant&#8230; mais tout d&rsquo;abord industriel, \u00e0 la fabrique de cardes Miroude-Pichard dans le quartier Saint-Sever. Mais comme, \u00e0 l&rsquo;usine, il se retirait dans le grenier pour \u00e9crire, ses parents accepteront qu&rsquo;il parte \u00e0 Paris, soit disant pour faire son droit, en r\u00e9alit\u00e9 pour fr\u00e9quenter les milieux du th\u00e9\u00e2tre (sa soeur \u00e9tait devenue une c\u00e9l\u00e8bre trag\u00e9dienne, compagne de Maurice Maeterlinck) et de la presse : il devient journaliste et \u00e9crit des nouvelles et quelques romans.<br \/>\n&#8230; Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que Pierre Laffitte, qui lance le magazine <em>Je sais tout<\/em>, lui demande en 1905 de composer une nouvelle polici\u00e8re avec l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;un Sherlock Holmes fran\u00e7ais&#8230; Maurice Leblanc, qui voulait \u00eatre le \u00ab\u00a0romancier de la vie d\u00e9licate des \u00e2mes\u00a0\u00bb faisait le premier pas sur la pente glissante de la litt\u00e9rature populaire.<\/p>\n<p>Ars\u00e8ne Lupin venait de na\u00eetre et allait d\u00e9consid\u00e9rer son cr\u00e9ateur \u00e0 ses propres yeux et aux yeux de certains notables de la litt\u00e9rature. Maurice Leblanc s&rsquo;y consacrera d\u00e9sormais, pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande de ses lecteurs. D&rsquo;une sant\u00e9 fragile, il ne peut \u00e9crire plus d&rsquo;une heure par jour.<br \/>\nLe reste du temps, Lupin l&rsquo;accompagne, dans son appartement parisien du XVIe (\u00e0 l&rsquo;angle de la rue de l&rsquo;Assomption et du boulevard de Montmorency) comme au <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2011\/07\/29\/photos-du-clos-arsene-lupin-a-etretat\/\">Clos Lupin<\/a> \u00e0 \u00c9tretat, qu&rsquo;il ach\u00e8te en 1918 pour pouvoir retrouver sa Normandie chaque \u00e9t\u00e9 et qui est aujourd&rsquo;hui ouvert au public.<\/p>\n<p>Leblanc habite aussi d&rsquo;autres adresses parisiennes :<br \/>\n&#8211; 6 rue de Calais en 1888-89,<br \/>\n&#8211; 18 rue Clapeyron, entre 1889 et 1894,<br \/>\n&#8211; 10 bis rue Piccini, jusqu&rsquo;\u00e0 1899,<br \/>\n&#8211; villa Dupont, une impasse qui donne 48 rue Pergol\u00e8se,<br \/>\n&#8211; le 5e \u00e9tage du 8 rue Crevaux \u00e0 partir de 1906,<br \/>\n&#8211; dans une maison qui existe toujours villa Herran (qui donne rue de la Pompe), de 1911 \u00e0 1938,<br \/>\n&#8211; 4 rue Thiers \u00e0 partir de 1938.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\nL&rsquo;abbaye de Valmont, \u00e0 dix kilom\u00e8tres \u00e0 l&rsquo;est de F\u00e9camp, a servi de cadre pour le d\u00e9but de <em>L&rsquo;Aiguille creuse<\/em>. Elle est ouverte du 1er avril au 30 septembre, tous les jours sauf le mardi, de 10h \u00e0 12h et de 14h \u00e0 18h.<br \/>\nMaurice Leblanc meurt le jeudi 6 novembre 1941 d&rsquo;une congestion pulmonaire \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital Saint-Jean de Perpignan, o\u00f9 sa famille et lui avaient trouv\u00e9 refuge devant l&rsquo;occupant allemand. Il y est inhum\u00e9 le 8 novembre. Son corps sera transport\u00e9 en octobre 1947 au cimeti\u00e8re du Sud-Montparnasse, \u00e0 Paris.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e9sences litt\u00e9raires aux alentours d&rsquo;\u00c9tretat :<\/p>\n<p>&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/andre-gide\/\">Andr\u00e9 Gide<\/a> \u00e0 Cuverville,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/guy-de-maupassant-a-fecamp-et-etretat\/\">Maupassant<\/a> \u00e0 F\u00e9camp et \u00c9tretat,<br \/>\n&#8211; Corneille \u00e0 Rouen,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/victor-hugo\/\">Hugo<\/a> \u00e0 Villequier,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/pierre-mac-orlan\/\">Pierre Mac Orlan<\/a> \u00e0 Rouen,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/gustave-flaubert-a-rouen-et-croisset\/\">Flaubert<\/a> \u00e0 Rouen et Croisset,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/hector-malot\/\">Hector Malot<\/a> \u00e0 La Bouille.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><\/p>\n<p><em>Promenades en Normandie avec Maurice Leblanc et Ars\u00e8ne Lupin<\/em>. G\u00e9rard Pouchain, \u00c9ditions Charles Corlet, 1991, 254 pages,<\/p>\n<p><em>Dans les pas de Maurice Leblanc. Promenades litt\u00e9raires avec Ars\u00e8ne Lupin<\/em>. Jacques Derouard, OREP \u00e9ditions, 2010,<\/p>\n<p><em>Le Clos Ars\u00e8ne Lupin<\/em>, Fran\u00e7ois Vicaire et Jean-Fran\u00e7ois Lange, \u00e9ditions Petit \u00e0 Petit, 2005,<\/p>\n<p><em>\u00c9crivains de Normandie<\/em>. \u00c9ditions Normandie Magazine, 330 rue Valvire, BP 414, 50004 Saint-L\u00f4 C\u00e9dex.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>18 rue Clapeyron \u00e0 Paris. \u00ab\u00a0Sous l&rsquo;influence de Leblanc, c&rsquo;est une certaine mani\u00e8re collective de r\u00eaver qui change. 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