{"id":116,"date":"2003-08-28T11:30:48","date_gmt":"2003-08-28T09:30:48","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/stephane-mallarme\/"},"modified":"2021-06-26T18:27:32","modified_gmt":"2021-06-26T16:27:32","slug":"stephane-mallarme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/stephane-mallarme\/","title":{"rendered":"St\u00e9phane MALLARME \u00e0 Paris, Vulaines et ailleurs."},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1331\" aria-describedby=\"caption-attachment-1331\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1331\" title=\"89 rue de Rome.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_mallarme-2.jpg\" alt=\"89 rue de Rome.\" width=\"410\" height=\"310\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_mallarme-2.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_mallarme-2-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1331\" class=\"wp-caption-text\">89 rue de Rome.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u201cLe vaillant effort de Mallarm\u00e9 pour donner l&rsquo;impression du grand d\u00e9lire po\u00e9tique. Le r\u00e9sultat est merveilleusement beau, mais ceci reste vrai, que ses obscurit\u00e9s cachent des choses tr\u00e8s simples et ne sont que pour simuler la fi\u00e8vre sacr\u00e9e de la grande po\u00e9sie, alors que le po\u00e8te a 37\u00b0 de temp\u00e9rature. [&#8230;] Le plus singulier de l&rsquo;affaire est qu&rsquo;il \u00e9tait lui-m\u00eame dupe de cet oestre artificiel si laborieusement obtenu.\u201d<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/06\/17\/julien-green-a-paris-andresy-au-vesinet\/\">Julien Green<\/a>, <em>Journal<\/em>, 4 mai 1959.<\/p>\n<p>St\u00e9phane Mallarm\u00e9 na\u00eet \u00e0 Paris en 1842, au 12 rue Laferri\u00e8re. Sa m\u00e8re meurt lorsqu&rsquo;il a cinq ans. Il habite 44 rue du Ranelagh avec son p\u00e8re et sa nouvelle femme. Son \u00e9ducation est bient\u00f4t confi\u00e9e aux pensions.<\/p>\n<p>Il devient interne au lyc\u00e9e de Sens et habite ensuite chez son p\u00e8re dans la m\u00eame ville, rue de la Synagogue, puis dans la propri\u00e9t\u00e9 des Gaillons, ruelle des P\u00e9nitents. Il d\u00e9couvre Edgar Poe \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1850. Sa s\u0153ur d\u00e9c\u00e8de en 1857. Son p\u00e8re ne l&rsquo;encourage pas dans ses lectures. Ses po\u00e8mes d&rsquo;adolescent portent la marque de Hugo, Gautier et Banville. Sa d\u00e9couverte des Fleurs du mal en 1860 est une r\u00e9v\u00e9lation.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;installe \u00e0 Londres (9 Panton Square et 16 Albert Terrace-Knightsbridge) avec Marie Gerhard, sa future \u00e9pouse, et veut devenir professeur d&rsquo;anglais.<\/p>\n<p>Il enseigne cette langue dans les lyc\u00e9es imp\u00e9riaux de Tournon en Ard\u00e8che (\u00e0 partir de 1863 ; il habite alors 19 rue de Bourbon et 2 all\u00e9e du Ch\u00e2teau &#8211; en 1864, il fait la connaissance \u00e0 Avignon des po\u00e8tes f\u00e9libres Th\u00e9odore Aubanel, Joseph Roumanille et Fr\u00e9d\u00e9ric Mistral), puis de Besan\u00e7on (\u00e0 partir de 1866 ; il habite 36 rue de Poithume), avant d&rsquo;\u00eatre nomm\u00e9 au Lyc\u00e9e d&rsquo;Avignon (il habite 8 place Porthail-Matheron), o\u00f9 il vit entre 1867 et 1871. Il se lie avec Heredia et Leconte de Lisle, et traverse une p\u00e9riode de grand doute.<\/p>\n<p>L&rsquo;amiti\u00e9 \u00e9pistolaire entre Mallarm\u00e9 et <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=201\">Verlaine<\/a> date de 1866, ann\u00e9e de la publication du 1er volume du <em>Parnasse contemporain<\/em>, dans lequel tous deux figurent. Lorsque Mallarm\u00e9 devient parisien, il rencontre Verlaine, peut-\u00eatre en janvier 1872 rue Nicolet, et <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=162\">Rimbaud<\/a> en juin, lors d&rsquo;un d\u00eener des Vilains bonhommes.<\/p>\n<p>En 1871, Mallarm\u00e9 s&rsquo;installe en effet \u00e0 Paris (\u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel des \u00c9trangers, rue Vivienne, puis au 29 rue de Moscou), pour enseigner au Lyc\u00e9e Condorcet. En mars 1875, il s&rsquo;installe d\u00e9finitivement 87 (qui deviendra le 89) rue de Rome, o\u00f9 il rassemble ses amis chaque mardi \u00e0 partir de 1877.<\/p>\n<p>Son fils Anatole meurt \u00e0 8 ans en 1879.<\/p>\n<p>Il devient professeur au Lyc\u00e9e Janson-de-Sailly en 1884 et au Coll\u00e8ge Rollin (actuel lyc\u00e9e Jacques-Decour) en 1885. C&rsquo;est de cette \u00e9poque que date sa notori\u00e9t\u00e9. S&rsquo;il est un ma\u00eetre pour de nombreux po\u00e8tes depuis des ann\u00e9es, le public le d\u00e9couvre davantage en 1883-1884 avec l&rsquo;article des <em>Po\u00e8tes maudits<\/em> que lui consacre Verlaine, et le roman <em>\u00c0 Rebours<\/em> de <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=96\">Huysmans<\/a>, o\u00f9 des Esseintes le personnage principal, admire les po\u00e8mes de Mallarm\u00e9 et de <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=201\">Verlaine<\/a>.<\/p>\n<p>En 1888 sont publi\u00e9s les po\u00e8mes d&rsquo;Edgar Poe qu&rsquo;il a traduits. \u00c0 la mort du fr\u00e8re d&rsquo;\u00c9douard Manet, Mallarm\u00e9 devient tuteur de sa fille Julie, dont la m\u00e8re est la peintre Berthe Morisot. Debussy compose <em>Pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-midi d&rsquo;un faune<\/em> \u00e0 partir du texte du po\u00e8te.<\/p>\n<p>Entre 1874 et sa mort survenue ici en 1898, il loue pendant les vacances le 1er \u00e9tage d&rsquo;une petite maison, ancienne auberge de bateliers situ\u00e9e dans le hameau de Valvins, d\u00e9pendant de Vulaines-sur-Seine. Aujourd&rsquo;hui, la maison est le beau mus\u00e9e St\u00e9phane Mallarm\u00e9, o\u00f9 l&rsquo;on peut d\u00e9couvrir, entre autres surprises, la table des Mardistes, autour de laquelle Mallarm\u00e9 r\u00e9unissait ses amis le mardi dans son appartement de la rue de Rome (Manet, Henri de R\u00e9gnier, Paul Val\u00e9ry, Nadar, Pierre Lou\u00ffs, Ravel, Huysmans, Verlaine, etc.) ; la chambre grise, dont la biblioth\u00e8que contient les \u0153uvres compl\u00e8tes de Stevenson, autre \u00e9crivain \u00e0 avoir aim\u00e9 la r\u00e9gion (il a s\u00e9journ\u00e9 \u00e0 Gretz-sur-Loing) ; le \u00ab cabinet japonais \u00bb, dans lequel le po\u00e8te se retirait pour lire.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><\/p>\n<p>Maison de Mallarm\u00e9. 4 quai St\u00e9phane Mallarm\u00e9, 77870 Vulaines-sur-Seine.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n&#8211; Jean Cocteau \u00e0 Milly-la-For\u00eat,<br \/>\n&#8211; Georges Duhamel \u00e0 Dourdan et Cr\u00e9teil,<br \/>\n&#8211; Jean-Louis Bory \u00e0 M\u00e9r\u00e9ville,<br \/>\n&#8211; Bernardin de Saint-Pierre et Alfred Jarry \u00e0 Corbeil-Essonnes,<br \/>\n&#8211; Alphonse Daudet \u00e0 Draveil-Champrosay,<br \/>\n&#8211; George Sand \u00e0 Palaiseau,<br \/>\n&#8211; Charles P\u00e9guy \u00e0 Loz\u00e8re,<br \/>\n&#8211; Hugo \u00e0 Bi\u00e8vres,<br \/>\n&#8211; Malraux et Louise de Vilmorin \u00e0 Verri\u00e8res-le-Buisson,<br \/>\n&#8211; Paul Fort \u00e0 Montlh\u00e9ry.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><\/p>\n<p><em>St\u00e9phane Mallarm\u00e9 \u00e0 Valvins<\/em>. Marie-Anne Sarda. \u00c9dition Mus\u00e9e d\u00e9partemental St\u00e9phane Mallarm\u00e9, 1995.<br \/>\n<em>Mallarm\u00e9. Naissance de la modernit\u00e9.<\/em> Magazine litt\u00e9raire n\u00b0368, septembre 1998.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u201cLe vaillant effort de Mallarm\u00e9 pour donner l&rsquo;impression du grand d\u00e9lire po\u00e9tique. 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