{"id":128,"date":"2003-08-28T11:50:49","date_gmt":"2003-08-28T09:50:49","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/henry-miller-a-paris-clichy-et-ailleurs\/"},"modified":"2003-08-28T11:50:49","modified_gmt":"2003-08-28T09:50:49","slug":"henry-miller-a-paris-clichy-et-ailleurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/henry-miller-a-paris-clichy-et-ailleurs\/","title":{"rendered":"Henry MILLER \u00e0 Paris, Clichy et ailleurs"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1343\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_miller.jpg\" alt=\"miller.jpg\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_miller.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_miller-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<p><html><\/p>\n<div align=\"center\">Le caf\u00e9 Wepler, place de Clichy \u00e0 Paris.<\/div>\n<p><div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Au rythme de deux repas par jour, il lui suffisait de quatorze amis [&#8230;] Ils \u00e9taient tous absolument ravis de le recevoir. Henry \u00e9tait un h\u00f4te de choix ; il payait largement son \u00e9cot de sa seule conversation.\u00a0\u00bb<br \/>\nMon ami Henry Miller.<\/i> Alfred Perl\u00e8s.<\/b><\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>N\u00e9 en 1891, l&rsquo;enfant de Brooklyn dont le p\u00e8re est tailleur fait tous les m\u00e9tiers et d\u00e9couvre en 1913, \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une rencontre avec l&rsquo;anarchiste Emma Goldman, que la vraie vie est ailleurs&#8230; et que ses parents sont idiots. <\/p>\n<p>L&rsquo;Europe devient pour lui synonyme de libert\u00e9 de pens\u00e9e, morale et politique. Avec sa femme June, Miller d\u00e9barque une premi\u00e8re fois \u00e0 Paris en 1928. Quatre ans auparavant, il a \u00e9pous\u00e9 June et d\u00e9cid\u00e9 de n&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;\u00e9crivain.<br \/>\n<br \/>Ils logent d&rsquo;abord \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de Paris, 24 rue Bonaparte, pendant environ un mois, puis entreprennent un p\u00e9riple de six mois en Europe.<br \/>\n<br \/>Ils reviennent ensuite \u00e0 Paris, o\u00f9 ils s\u00e9journent en particulier \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel des Ecoles, avant de&#8230; parcourir la France \u00e0 v\u00e9lo. En janvier 1929, ils regagnent New-York. Le 4 mars 1930, pouss\u00e9 dehors par June, il d\u00e9barque \u00e0 Paris pour de bon, seul et, comme depuis longtemps, sans le sou. Il choisit Paris pour devenir un vrai \u00e9crivain. Il ne vient pas chercher les \u00e9diteurs, mais l&rsquo;inspiration, les rencontres et la vie dont Rimbaud a parl\u00e9 (Miller traduira plus tard en anglais Une saison en enfer).<br \/>\n<br \/>L&rsquo;h\u00f4tel Saint-Germain-des-pr\u00e9s, 36 rue Bonaparte, l&rsquo;accueille, puis un h\u00f4tel rue du Maine, l&rsquo;h\u00f4tel Central, la rue, les amis&#8230; Le D\u00f4me, la Coupole, le Wepler place Clichy et d&rsquo;autres caf\u00e9s le voient habiter en terrasse, o\u00f9 il \u00e9crit pendant des heures (parvenant \u00e0 vivoter de ses articles), ou rencontre les prostitu\u00e9es et observe les passants. Il ne fr\u00e9quente ni la librairie Shakespeare and Co ni Adrienne Monnier rue de l&rsquo;Od\u00e9on. Miller, autodidacte de l&rsquo;\u00e9criture, veut \u00e9crire ce qui n&rsquo;est pas dans les livres. En 1931, il fait la connaissance d&rsquo;Ana\u00efs Nin \u00e0 Louveciennes. Son ami Michael Fraenkel l&rsquo;h\u00e9berge Villa Seurat, pr\u00e8s de Montparnasse. Miller \u00e9crit beaucoup, entre dix et quinze pages chaque jour. Il a commenc\u00e9 Tropique du Cancer. Il se prom\u00e8ne beaucoup aussi, et perfectionne son fran\u00e7ais pour lire Breton, Giono, C\u00e9line et Cendrars, qu&rsquo;il rencontrera en 1934 apr\u00e8s la publication du <em>Tropique<\/em> (Cendrars est le premier \u00e0 saluer publiquement sa sortie). Pendant l&rsquo;hiver 1932-1933, il est r\u00e9p\u00e9titeur au lyc\u00e9e Carnot de Dijon, mais rejoint vite Paris, et retourne s&rsquo;installer au 4 avenue Anatole France \u00e0 Clichy (c&rsquo;est son adresse entre mars 1932 et l&rsquo;automne 1934, qu&rsquo;il partage avec son ami Alfred Perles, \u00e9crivain viennois). L\u00e0, il ach\u00e8ve le <em>Tropique<\/em> et commence <em>Printemps noir<\/em> et <em>La sagesse du coeur<\/em>.<br \/>\nEn 1934, il emm\u00e9nage \u00e0 nouveau Villa Seurat, \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage sup\u00e9rieur \u00e0 celui de Fraenkel, au n\u00b018. c&rsquo;est son adresse jusqu&rsquo;en 1939. Il y accueille Laurence Durrell et sa femme Nancy en septembre 1937. La guerre le pousse \u00e0 rejoindre les Etats-Unis en 1939. Il revient \u00e0 Paris le 31 d\u00e9cembre 1952 avec Eve, sa nouvelle femme.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><\/p>\n<p>Grand connaisseur des r\u00e9gions de France, Henry Miller s\u00e9journe aussi :<br \/>\n&#8211; \u00e0 la Tuilerie de Massane chez Joseph Delteil, en 1959,<br \/>\n&#8211; puis chez Laurence Durrell \u00e0 Sommi\u00e8res. Il retrouvera en octobre 1967 les Delteil et les Durrell.<br \/>\n&#8211; Il erre \u00e0 travers l&rsquo;Europe en 1961 : en avril \u00e0 Montpellier, la ville de Nostradamus qu&rsquo;il admire et dont il partage les sombres pr\u00e9dictions.<br \/>\n&#8211; \u00e0 Paris \u00e0 l&rsquo;automne 1967 pour un nouveau voyage de noces. <\/p>\n<p>Miller d\u00e9c\u00e8de le 7 juin 1980. Ses cendres ont \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9es \u00e0 Big Sur, en Californie, o\u00f9 il v\u00e9cut plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Aucune des adresses de Miller n&rsquo;est ouverte au public, sauf&#8230; les chambres d&rsquo;h\u00f4tel qu&rsquo;il a habit\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n<br \/>Le Montparnasse d&rsquo;Henry Miller est le quartier de tous les h\u00f4tes des caf\u00e9s de la place : le D\u00f4me, le Select, la Coupole,&#8230;<br \/>\n<br \/>Il est \u00e9galement le quartier de Rimbaud, Hugo, Sainte-Beuve, Alain-Fournier, Bernanos, Hemingway, Pound, Sartre, Aragon et Elsa, Pr\u00e9vert, Gertrude Stein, Rilke, Ma\u00efakovski (un peu plus au sud, Kessel habita boulevard Brune) et est proche du Saint-Germain-des-Pr\u00e9s de Marguerite Duras, Sartre (encore), Cendrars, Hemingway, Verlaine, Rimbaud, Pascal, Auguste Comte, Apollinaire,&#8230; <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Henry Miller. Qui suis-je ?<\/em> Fr\u00e9d\u00e9ric-Jacques Temple. Editions La Manufacture.<br \/>\n<br \/><em>Henry Miller in Villa Seurat<\/em>. Alfred Perl\u00e8s, Life and letters today, 1944.<br \/>\n<br \/><em>Paris des \u00e9crivains<\/em>. Sous la direction de Laure Murat. Editions du Ch\u00eane.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1344\" aria-describedby=\"caption-attachment-1344\" style=\"width: 1596px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1344\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Wepler.jpg\" alt=\"Le Wepler.\" title=\"Le Wepler.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"1596\" height=\"979\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1344\" class=\"wp-caption-text\">Le Wepler.<\/figcaption><\/figure>\n<p><doc969|center><\/p>\n<figure id=\"attachment_1296\" aria-describedby=\"caption-attachment-1296\" style=\"width: 1299px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1296\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Dome-4.jpg\" alt=\"Le D\u00f4me.\" title=\"Le D\u00f4me.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"1299\" height=\"793\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1296\" class=\"wp-caption-text\">Le D\u00f4me.<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le caf\u00e9 Wepler, place de Clichy \u00e0 Paris. \u00ab\u00a0Au rythme de deux repas par jour, il lui suffisait [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1343,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[24],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/128"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=128"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/128\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1343"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=128"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=128"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=128"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}