{"id":13,"date":"2003-08-13T16:23:40","date_gmt":"2003-08-13T14:23:40","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/13\/jules-barbey-daurevilly-a-saint-sauveur-le-vicomte-et-paris\/"},"modified":"2021-08-16T10:31:53","modified_gmt":"2021-08-16T08:31:53","slug":"jules-barbey-daurevilly-a-saint-sauveur-le-vicomte-et-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/13\/jules-barbey-daurevilly-a-saint-sauveur-le-vicomte-et-paris\/","title":{"rendered":"Jules BARBEY D&rsquo;AUREVILLY \u00e0 Saint-Sauveur-le-Vicomte et Paris"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1204\" aria-describedby=\"caption-attachment-1204\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1204\" title=\"Le mus\u00e9e de Saint-Sauveur\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_barbey.jpg\" alt=\"Le mus\u00e9e de Saint-Sauveur\" width=\"410\" height=\"299\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_barbey.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_barbey-300x219.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1204\" class=\"wp-caption-text\">Le mus\u00e9e de Saint-Sauveur<\/figcaption><\/figure>\n<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Je fais du Shakespeare dans les foss\u00e9s du Cotentin.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nJules Barbey d&rsquo;Aurevilly \u00e0 son ami Tr\u00e9butien alors qu&rsquo;il \u00e9crit <i>L&rsquo;Ensorcel\u00e9e<\/i>.<\/b><\/p>\n<\/div>\n<p>Voir aussi <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/12\/24\/dans-la-lande-du-cotentin-avec-barbey-daurevilly\/\">761<\/a>.<\/p>\n<p>Ne vous aventurez pas \u00e0 Valognes par un soir pluvieux d&rsquo;hiver. Vous risqueriez d&rsquo;y croiser place des Capucins ce fant\u00f4me de Des Touches, \u00e0 moiti\u00e9 vivant et fou pour l&rsquo;autre moiti\u00e9. <i>\u00ab\u00a0Je vis les figures \u00e0 la fois h\u00e9ro\u00efques et brutales des hobereaux repeupler ces h\u00f4tels noirs, silencieux, aux toits affaiss\u00e9s, que la moisissure d\u00e9vore lentement. Je crus entendre siffler les balles des brigands parmi les plaintes du vent\u00a0\u00bb<\/i>, \u00e9crit Anatole France qui a tent\u00e9 l&rsquo;exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>Barbey fut d&rsquo;une famille monarchiste, puis auteur de nouvelles, puis r\u00e9publicain, puis libertin, puis romancier, puis dandy (auteur d&rsquo;une biographie de Brummell), puis journaliste &#8211; \u00e0 partir de 1837, pour vivre -, puis catholique et ultra-royaliste \u00e0 partir de 1846, puis d\u00e9fenseur de Baudelaire, puis libertin \u00e0 nouveau, puis pauvre, et toujours brillant causeur et virulent critique (Flaubert, pourtant normand comme lui, \u00e9tait une de ces cibles favorites, ainsi que d&rsquo;autres \u00e9crivains pr\u00f4nant de nouvelles valeurs litt\u00e9raires, tels Hugo et Zola).<\/p>\n<p>&#8211; Il est n\u00e9 brutalement le 2 novembre 1808 pendant une partie de whist, dans la maison de son grand-oncle, place Ernest-Legrand \u00e0 Saint-Sauveur.<br \/>\n&#8211; Jusqu&rsquo;\u00e0 dix-huit ans, il vit ou s\u00e9journe r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 Saint-Sauveur, dans la maison de ses grands-parents, qui abrite actuellement le mus\u00e9e. Son enfance est berc\u00e9e par les r\u00e9cits chouans de la bonne de sa grand-m\u00e8re.<br \/>\n&#8211; De 1818 \u00e0 1825, il vit chez son oncle Pontas du M\u00e9ril, maire de Valognes.<br \/>\n&#8211; Entre 1827 et 1829, il est, \u00e0 Paris, \u00e9tudiant au coll\u00e8ge Stanislas. Il y fait la connaissance de Maurice de Gu\u00e9rin.<br \/>\n&#8211; Il poursuit des \u00e9tudes de droit \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Caen entre 1829 et 1833, s&rsquo;enthousiasmant pour la r\u00e9volution de 1830.<br \/>\n&#8211; En 1833, rompant avec sa famille, il devient, \u00e0 Paris, rentier et libertin. Il habite diff\u00e9rentes adresses parisiennes dont l&rsquo;h\u00f4tel de Valence, 10 rue de Lille, en 1835 avec Maurice de Gu\u00e9rin et l&rsquo;h\u00f4tel de Neustrie, 9 rue de Port-Mahon, en 1837.<br \/>\n&#8211; Fin 1855, il s\u00e9journe chez la baronne de Bouglon, son \u00ab\u00a0Ange blanc\u00a0\u00bb, \u00e0 la Bastide d&rsquo;Armagnac, o\u00f9 il travaille au <em>Chevalier des Touches<\/em>.<br \/>\n&#8211; En 1856 et 1868, il habite \u00e0 nouveau la maison de la rue Bottin-Desylles \u00e0 Saint-Sauveur, travaillant sur <em>Le Chevalier des Touches, Un pr\u00eatre mari\u00e9<\/em> et <em>Les Diaboliques<\/em>.<br \/>\n&#8211; En 1860, il s&rsquo;installe \u00e0 Paris, au premier \u00e9tage du 25 rue Rousselet (logement n\u00b04), apr\u00e8s deux courts s\u00e9jours au 6 rue Oudinot et au 29 rue Rousselet. Dans ce deux-pi\u00e8ces o\u00f9 il d\u00e9c\u00e8dera le 23 avril 1889, il re\u00e7oit L\u00e9on Bloy (qui habite au 24), les fr\u00e8res Goncourt, Daudet, Anatole France, Manet, Mirbeau, Paul Bourget.<br \/>\n&#8211; A partir de 1868, la maison familiale ayant \u00e9t\u00e9 vendue \u00e0 la mort de son p\u00e8re endett\u00e9, il revient presque chaque ann\u00e9e \u00e0 Saint-Sauveur, en \u00e9tant h\u00e9berg\u00e9 de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la rue, chez le menuisier.<br \/>\n&#8211; A partir de 1872 (et jusqu&rsquo;\u00e0 1887), il loue chaque \u00e9t\u00e9 un appartement \u00e0 Valognes, dans l&rsquo;h\u00f4tel de Grandval-Caligny, 32 rue des Religieuses, o\u00f9 il ach\u00e8ve l&rsquo;\u00e9criture des <em>Diaboliques<\/em>.<br \/>\n&#8211; L&rsquo;\u00e9crivain est enterr\u00e9 au ch\u00e2teau de Saint-Sauveur (jusqu&rsquo;\u00e0 1926, son corps \u00e9tait voisin de celui de son compatriote normand Guy de Maupassant, au cimeti\u00e8re Montparnasse \u00e0 Paris).<\/p>\n<p><strong>Autres lieux li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;auteur<\/strong><\/p>\n<p>Outre Valognes qui sert de d\u00e9cor aux \u00e9pisodes de la Chouannerie normande d\u00e9crits dans <em>Le Chevalier des Touches<\/em> et aux <em>Diaboliques<\/em> (l&rsquo;h\u00f4tel de Beaumont dans la nouvelle <em>Le dessous de cartes d&rsquo;une partie de whist<\/em>), d&rsquo;autres lieux de la r\u00e9gion ont servi de d\u00e9cors romantiques et fantastiques \u00e0 des r\u00e9cits de l&rsquo;\u00e9crivain :<br \/>\n&#8211; Varenguebec, Vindefontaine, Lessay, Montsurvent, et l&rsquo;abbaye de Blanchelande (et Saint-Sauveur) pour <em>L&rsquo;ensorcel\u00e9e<\/em><br \/>\n&#8211; le ch\u00e2teau d&rsquo;Olonde, \u00e0 Canville, pour <em>Une histoire sans nom<\/em><br \/>\n&#8211; le cap de Carteret pour <em>Une vieille ma\u00eetresse<\/em><br \/>\n&#8211; l&rsquo;Isle-Marie pour <em>Ce qui ne meurt pas<\/em><br \/>\n&#8211; l&rsquo;\u00e9glise de Taillepied pour <em>Un pr\u00eatre mari\u00e9<\/em>.<br \/>\n&#8211; <em>Le Chevalier des Touches<\/em> se d\u00e9roule aussi \u00e0 Granville, Avranches et dans le Mortainais.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e Barbey d&rsquo;Aurevilly existe depuis 1989 64 rue Bottin-Desylles, 50390 Saint-Sauveur-le-Vicomte (t\u00e9l. 02 33 41 65 18).<br \/>\n&#8211; Un parcours litt\u00e9raire intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Un guide nomm\u00e9 Barbey d&rsquo;Aurevilly\u00a0\u00bb est propos\u00e9 \u00e0 Valognes par la Maison du Tourisme et du Patrimoine (02 33 40 11 55).<br \/>\n&#8211; L&rsquo;h\u00f4tel de Grandval-Caligny peut \u00eatre visit\u00e9 de juin \u00e0 septembre, entre 11h et midi ou entre 14h30 et 18h. T\u00e9l\u00e9phoner pour prendre rendez-vous au 02 33 40 01 75.<br \/>\n&#8211; Le Grand H\u00f4tel du Louvre, 28 rue des religieuses \u00e0 Valognes, a \u00e9galement accueilli Barbey (dans sa chambre n\u00b04). Pour y r\u00e9server une chambre : 02 33 40 00 07.<br \/>\n&#8211; L&rsquo;abbaye de Blanchelande est aujourd&rsquo;hui propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e.<br \/>\n&#8211; L&rsquo;h\u00f4tel de Beaumont, \u00e0 l&rsquo;angle des rues Barbey d&rsquo;Aurevilly et du Petit Versailles, se visite entre le 1er juillet et mi-septembre et \u00e0 P\u00e2ques, de 14h30 \u00e0 18h30 (ou bien \u00e0 d&rsquo;autres moments, pour les groupes et sur rendez-vous). Contact : 02 33 40 12 30. L&rsquo;\u00e9t\u00e9 sont organis\u00e9es des soir\u00e9es aux chandelles et en costumes d&rsquo;\u00e9poque.<br \/>\n&#8211; des balades litt\u00e9raires dans la Manche (entre autres, sur les pas de Barbey) sont propos\u00e9es par l&rsquo;association Pages et paysages. Renseignements au 02 31 79 92 73.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/alexis-de-tocqueville\/\">Alexis de Tocqueville<\/a> \u00e0 Tocqueville,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/boris-vian-a-landemer\/\">Boris Vian<\/a> \u00e0 Landemer,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/jacques-prevert\/\">Jacques Pr\u00e9vert<\/a> \u00e0 Omonville,<br \/>\n&#8211; R\u00e9my de Gourmont \u00e0 Coutances,<br \/>\n&#8211; Octave Feuillet \u00e0 Saint-L\u00f4,<br \/>\n&#8211; Didier Decoin quelque part dans la Hague&#8230;<br \/>\n&#8211; Erik Orsenna quelque part dans le Cotentin&#8230;<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><\/p>\n<p><em>Ils y ont v\u00e9cu<\/em>. Article de Pierre Leberruyer, dans Vieilles Maisons Fran\u00e7aises n\u00b0132.<\/p>\n<p><em>Pr\u00e9sences litt\u00e9raires en Basse-Normandie et dans les Iles anglo-normandes<\/em>. Georges Poisson et Dominique Gros, Centre r\u00e9gional des Lettres de Basse-Normandie et Iso\u00e8te Editions (Cherbourg), 1998.<\/p>\n<p><em>Les demeures aureviliennes<\/em>. Article de La Varende, in Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques, tome 111, \u00e9ditions de l&rsquo;Illustration.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Je fais du Shakespeare dans les foss\u00e9s du Cotentin.\u00a0\u00bb Jules Barbey d&rsquo;Aurevilly \u00e0 son ami Tr\u00e9butien alors qu&rsquo;il [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1204,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[19],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4636,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13\/revisions\/4636"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1204"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}