{"id":130,"date":"2003-08-28T11:53:49","date_gmt":"2003-08-28T09:53:49","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/henry-de-monfreid-a-cap-leucate-paris-ingrandes\/"},"modified":"2003-08-28T11:53:49","modified_gmt":"2003-08-28T09:53:49","slug":"henry-de-monfreid-a-cap-leucate-paris-ingrandes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/henry-de-monfreid-a-cap-leucate-paris-ingrandes\/","title":{"rendered":"Henry de MONFREID \u00e0 Cap leucate, Paris, Ingrandes"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1346\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_monfreid.jpg\" alt=\"monfreid.jpg\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_monfreid.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_monfreid-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<p><html><\/p>\n<div align=\"center\">31 rue Saint-Placide \u00e0 Paris.<\/div>\n<p><div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0L&rsquo;aventure est en nous.\u00a0\u00bb<\/i><\/b><\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>Il y a bien s\u00fbr du Loti, du Rimbaud et du Lawrence d&rsquo;Arabie dans cet homme-l\u00e0.<br \/>\n<br \/>Loti, parce que Monfreid manie la plume et le pinceau avec autant de plaisir que Julien Viaud.<br \/>\n<br \/>Rimbaud, car Monfreid verse aussi dans le trafic d&rsquo;armes, \u00e0 Djibouti et en \u00c9thiopie \u00e0 partir des ann\u00e9es 1910.<br \/>\n<br \/>Et, comme T.E. Lawrence, le m\u00e9tier d&rsquo;agent de renseignement ne lui est pas totalement inconnu.<\/p>\n<p>&#8211;\tLe jeune Henry fait \u00e9tape \u00e0 Paris, 31 rue Saint-Placide, entre 1885 et 92, jusqu&rsquo;au divorce de ses parents. Il vient du domaine de la Franqui, au nord de Port-Leucate pr\u00e8s de Perpignan, o\u00f9 il est n\u00e9 en 1879.<br \/>\n<br \/>L\u00e0-bas, ce sont une nature et une mer qui donnent envie du grand large. Le p\u00e8re d&rsquo;Henry, peintre, ami de Gauguin et de Maillol, a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 qu&rsquo;il soit d&rsquo;abord \u00e9duqu\u00e9 au grand air par ses grands-parents.<br \/>\n<br \/>\u00c0 Paris, il \u00e9tudie \u00e0 l&rsquo;Ecole alsacienne. \u00c0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;Exposition universelle de 1889, il assiste au spectacle donn\u00e9 \u00e0 Neuilly par Buffalo Bill en personne et est impressionn\u00e9 de voir des enfants de son \u00e2ge monter sur des poneys et tirer au revolver. Quelques jours plus tard, il s&rsquo;amuse \u00e0 parcourir en \u00e9quilibre la balustrade du balcon de l&rsquo;appartement de la rue Saint-Placide, au cinqui\u00e8me \u00e9tage.<br \/>\n&#8211;\tEn 1892, il int\u00e8gre le lyc\u00e9e de Carcassonne et habite avec sa m\u00e8re en face du square Gambetta.<br \/>\n&#8211;\tVers 1898, il se r\u00e9installe \u00e0 Paris : d&rsquo;abord interne au lyc\u00e9e Saint-Louis, boulevard Saint-Michel, puis seulement externe car insuffisamment disciplin\u00e9. Il prend alors une chambre \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel d&rsquo;Angleterre, rue Jacob, jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 il se met en m\u00e9nage, rue Monge, avec une jeune femme de chambre.<br \/>\n&#8211;\t\u00c0 la mort de sa m\u00e8re, un oncle s&rsquo;est empar\u00e9 de La Franqui, qui devait \u00e9choir \u00e0 Henry. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 employ\u00e9 dans la vente de caf\u00e9 et le ramassage de cr\u00e8me laiti\u00e8re, il s&rsquo;essaie sans grand succ\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9levage d&rsquo;animaux dans la ferme de Trois Moulins, \u00e0 2 km de Melun (les inondations de 1910 lui font perdre sa client\u00e8le). Il habite alors rue du Parc Montsouris \u00e0 Paris.<br \/>\n<br \/>Lorsqu&rsquo;il apprend qu&rsquo;un marchand de Djibouti embauche pour d\u00e9velopper le commerce du caf\u00e9 \u00e9thiopien, c&rsquo;est pour lui l&rsquo;occasion d&rsquo;un nouveau d\u00e9part professionnel et sentimental (Henry le s\u00e9ducteur a du succ\u00e8s aupr\u00e8s des femmes, mais de moins en moins avec la sienne)&#8230;<br \/>\n&#8211;\tMonfreid arrive en \u00c9thiopie en 1911 et s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la vente d&rsquo;armes parce que c&rsquo;est plus rentable que le caf\u00e9 et les perles -qu&rsquo;il essaie aussi. Il passe au hashich indien et grec lorsque la guerre rend risqu\u00e9 le commerce des armes.<br \/>\n<br \/>Encourag\u00e9 par Joseph Kessel qu&rsquo;il a guid\u00e9 dans un reportage pour <em>Le Matin<\/em> sur la route des esclaves, il compose \u00e0 partir de son journal de bord <em>Les secrets de la Mer rouge<\/em> qui sont en succ\u00e8s en 1932. Suivront 70 autres ouvrages. Outre ses aventures sur les mers, il conna\u00eet aussi la guerre &#8211; couvrant en tant que journaliste la guerre italo-\u00e9thiopienne de 1935 (un de ses livres a froiss\u00e9 le N\u00e9gus en 1933 ; celui-ci lui a recommand\u00e9 de s&rsquo;\u00e9loigner temporairement d&rsquo;\u00c9thiopie) &#8211; et la vie en r\u00e9sidence surveill\u00e9e au Kenya, o\u00f9 le gouvernement fran\u00e7ais le d\u00e9porte en 1942.<br \/>\n&#8211;\tApr\u00e8s presque 40 ans pass\u00e9s en Afrique de l&rsquo;Est, il revient en France en 1948 pour s&rsquo;installer dans la maison d&rsquo;Ingrandes, en plein Berry. Il garde un pied-\u00e0-terre \u00e0 Paris (33 rue Erlanger), mais c&rsquo;est \u00e0 Ingrandes que l&rsquo;ami de Teilhard de Chardin d\u00e9c\u00e8de en 1974.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>La maison de Monfreid \u00e0 Ingrandes, entre Poitiers et Chateauroux, est ouverte au public. Contact : 02 54 37 65 25.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Le feu de Saint-Elme<\/em>. Henry de Monfreid. Livre de Poche n\u00b0 4733.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>31 rue Saint-Placide \u00e0 Paris. \u00ab\u00a0L&rsquo;aventure est en nous.\u00a0\u00bb Il y a bien s\u00fbr du Loti, du Rimbaud [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1346,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[20,33,37],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/130"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=130"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/130\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1346"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=130"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=130"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=130"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}