{"id":131,"date":"2003-08-28T11:55:18","date_gmt":"2003-08-28T09:55:18","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/montesquieu\/"},"modified":"2003-08-28T11:55:18","modified_gmt":"2003-08-28T09:55:18","slug":"montesquieu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/montesquieu\/","title":{"rendered":"MONTESQUIEU"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1347\" aria-describedby=\"caption-attachment-1347\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1347\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_montesqu.jpg\" alt=\"\u00c0 gauche, la maison de Montesquieu, 11 rue Vital-Carles \u00e0 Bordeaux.\" title=\"\u00c0 gauche, la maison de Montesquieu, 11 rue Vital-Carles \u00e0 Bordeaux.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_montesqu.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_montesqu-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1347\" class=\"wp-caption-text\">\u00c0 gauche, la maison de Montesquieu, 11 rue Vital-Carles \u00e0 Bordeaux.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab\u00a0Je feignis un grand attachement pour les sciences et, \u00e0 force de le feindre, il me vint r\u00e9ellement.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>Montesquieu.<\/p>\n<p>Ce baron-l\u00e0 est attachant. Il est honn\u00eate homme dans tous les sens du terme : touche-\u00e0-tout, l&rsquo;esprit toujours en \u00e9veil comme Diderot (il collabore d&rsquo;ailleurs un peu \u00e0 <em>L&rsquo;Encyclop\u00e9die<\/em> dans ses derni\u00e8res ann\u00e9es), une bonne plume, faisant fructifier ses terres sans rester enferm\u00e9&#8230;<br \/>\nL\u00e0 o\u00f9 il est, il transforme les choses en douceur.<br \/>\nIl est plus qu&rsquo;honn\u00eate homme : il est penseur politique, et il pense la politique en scientifique. On peut lui faire cependant deux reproches, qui expliquent que son &#339;uvre, malgr\u00e9 son ampleur et ses audaces, n&rsquo;ait pas autant inspir\u00e9 les R\u00e9volutionnaires que celle de Rousseau ou celle de Beaumarchais : Montesquieu n&rsquo;a pas compris ou voulu \u00e9couter le peuple, et il n&rsquo;a pas, malgr\u00e9 ses responsabilit\u00e9s au parlement de Bordeaux, saisi profond\u00e9ment la notion d&rsquo;\u00e9quit\u00e9.<\/p>\n<p>&#8211;\tCharles-Louis de Secondat, futur baron de La Br\u00e8de et de Montesquieu, na\u00eet en 1689 au ch\u00e2teau de La Br\u00e8de. Il est confi\u00e9 \u00e0 une nourrice de la Br\u00e8de, fr\u00e9quente l&rsquo;\u00e9cole du village puis devient \u00e9colier \u00e0 Bordeaux \u00e0 partir de 1697. Sa m\u00e8re d\u00e9c\u00e8de lorsqu&rsquo;il a sept ans, en donnant le jour \u00e0 une petite s&#339;ur qui ne vivra que quelques ann\u00e9es.<br \/>\n&#8211;\tCharles-Louis est ensuite \u00e9l\u00e8ve du coll\u00e8ge de Juilly, pr\u00e8s de Paris, jusqu&rsquo;\u00e0 septembre 1705. Il y r\u00e9dige une Historia romana en latin.<br \/>\n&#8211;\tEntre 1705 et 1708, il \u00e9tudie le droit \u00e0 Bordeaux et, de 1709 \u00e0 1713, compl\u00e8te cette formation \u00e0 Paris en suivant diff\u00e9rents proc\u00e8s et en s&rsquo;int\u00e9ressant \u00e0 diverses sciences. Il rencontre Fontenelle. Louis XIV meurt en 1715.<br \/>\n&#8211;\tLa mort de son p\u00e8re fait revenir Montesquieu \u00e0 Bordeaux et \u00e0 La Br\u00e8de en 1714 ; il ach\u00e8te une charge de conseiller au parlement, o\u00f9 il si\u00e8ge dix ans et qu&rsquo;il pr\u00e9side \u00e0 partir de la mort de son oncle en 1716 (il revendra sa charge en 1726, d\u00e9\u00e7u par la fa\u00e7on dont sont rendues les lois).<br \/>\n<br \/>1716, c&rsquo;est aussi l&rsquo;ann\u00e9e de son \u00e9lection \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences, arts et belles lettres, que Louis XIV a cr\u00e9\u00e9e un peu plus t\u00f4t \u00e0 Bordeaux. Montesquieu y pr\u00e9sente son <em>Essai d&rsquo;observations sur l&rsquo;histoire naturelle<\/em> en 1719, et, en 1725, son Discours sur les motifs qui doivent nous encourager aux sciences.<br \/>\n&#8211;\tEn m\u00eame temps, il entretient ses terres, vend son vin en Angleterre et combat les braconniers qui saccagent ses r\u00e9coltes.<br \/>\nIl poss\u00e8de aussi dans l'\u00a0\u00bbEntre-deux mers\u00a0\u00bb la seigneurie de Raymond \u00e0 Baron, le ch\u00e2teau de Bisqueytan \u00e0 Saint-Quentin de Baron, la seigneurie de Goulard et de Castelnovel, et la terre de Montesquieu pr\u00e8s d&rsquo;Agen ainsi que la terre de Vivens \u00e0 Clairac.<br \/>\n&#8211;\tLe succ\u00e8s des <em>Lettres persanes<\/em> (anonymes, mais gu\u00e8re longtemps) en 1721 l&rsquo;incite \u00e0 venir \u00e0 Paris plus r\u00e9guli\u00e8rement. C&rsquo;est un des ouvrages qui inaugurent le \u00ab\u00a0Si\u00e8cle des Lumi\u00e8res\u00a0\u00bb et bat en br\u00e8che certains dogmes religieux.<br \/>\n<br \/>Leur auteur ne s&rsquo;essaie toutefois pas trop au r\u00f4le de courtisan, car il sait qu&rsquo;il reste un provincial, dans l&rsquo;\u00e2me et pour les autres. Lors de ses s\u00e9jours parisiens, il habite l&rsquo;h\u00f4tel de Flandre (rue Dauphine) et rue de la Verrerie. En 1724, son adresse est l&rsquo;h\u00f4tel de Transylvanie.<br \/>\n<br \/>Il s\u00e9journe aussi souvent au ch\u00e2teau de Fitzjames pr\u00e8s de Paris, chez son ami Berwick, et \u00e0 Chantilly aupr\u00e8s du duc de Bourbon ainsi qu&rsquo;au ch\u00e2teau de B\u00e9l\u00e9bat pr\u00e8s de Fontainebleau.<br \/>\n<br \/>Il est introduit par Fontenelle au salon de Mme de Lambert, \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de Nevers, \u00e0 l&rsquo;angle des rues Colbert et Vivienne. Puis il fr\u00e9quente les salons de Mme de Tencin, de Mme Geoffrin (rue Saint-Honor\u00e9) et de Mme du Deffand (10-12 rue Saint-Dominique). R\u00e9sultat de ces efforts : l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise lui ouvre ses portes en 1728.<br \/>\n&#8211;\tLes ann\u00e9es 1728 \u00e0 31 le voient traverser l&rsquo;Europe en tous sens (Montesquieu est un diplomate manqu\u00e9) : Autriche, Italie, Allemagne, Pays-Bas, Angleterre&#8230;<br \/>\n\u00c0 son retour, il retrouve \u00e0 La Br\u00e8de Denise, sa fille de quatre ans qu&rsquo;il n&rsquo;avait encore jamais vue !<br \/>\nElle deviendra plus tard sa secr\u00e9taire-documentaliste, son p\u00e8re, presqu&rsquo;aveugle lui dictant des chapitres de <em>L&rsquo;Esprit des Lois<\/em> (dix-neuf secr\u00e9taires -pas tous capables- se seront succ\u00e9d\u00e9s aupr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9crivain).<br \/>\nCe monument para\u00eet en 1748 et est mis \u00e0 l&rsquo;Index trois ans plus tard. C&rsquo;est la somme des r\u00e9flexions tir\u00e9es de ces voyages.<br \/>\n&#8211;\tDe 1734 \u00e0 sa mort en 1755, sa base parisienne est la rue Saint-Dominique.<br \/>\nDe la capitale, il visite son ami Saint-Simon \u00e0 la Fert\u00e9-Vidame en 1734 et 1735.<br \/>\n&#8211;\t\u00c0 Bordeaux, il habite successivement rue Sainte-Catherine, rue des Lauriers, rue Margaux, rue du Mirail, dans le faubourg de Saint-Seurin et rue Porte-Dijeaux (\u00e0 l&rsquo;angle de la rue Vital-Carles).<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Le ch\u00e2teau de la Br\u00e8de est ouvert au public : route de Toulouse, 33650 La Br\u00e8de, t\u00e9l. : 05 56 20 20 49.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\n<br \/>La Soci\u00e9t\u00e9 Montesquieu, s\/c Centre de Recherches R\u00e9volutionnaires et Romantiques, UFR Lettres, 29 bd Gergovia, 63037 Clermont-Ferrand. Le site : http:\/\/montesquieu.ens-lsh.fr<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n<br \/>Bordeaux est aussi la ville de Mauriac et de Francis Jammes. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Montesquieu au ch\u00e2teau de La Br\u00e8de<\/em>, article de Paul-\u00c9mile Cadilhac dans Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques, Editions de l&rsquo;Illustration, tome II. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Je feignis un grand attachement pour les sciences et, \u00e0 force de le feindre, il me vint r\u00e9ellement.\u00a0\u00bb [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1347,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/131"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=131"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/131\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1347"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=131"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=131"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=131"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}