{"id":134,"date":"2003-08-28T18:15:44","date_gmt":"2003-08-28T16:15:44","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/gerard-de-nerval\/"},"modified":"2003-08-28T18:15:44","modified_gmt":"2003-08-28T16:15:44","slug":"gerard-de-nerval","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/gerard-de-nerval\/","title":{"rendered":"G\u00e9rard de NERVAL"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1350\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_nerval.jpg\" alt=\"nerval.jpg\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_nerval.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_nerval-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<p><html><\/p>\n<div align=\"center\">Le ch\u00e2teau des Brouillards \u00e0 Montmartre.<\/div>\n<p><div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Son logis est partout et nulle part : il se prom\u00e8ne au Caire quand vous le croyez citoyen r\u00e9sidant au divan Lepelletier [rue Le Peletier], et si vous le poursuivez en Egypte, il s&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 perdu dans les brouillards de Londres.\u00a0\u00bb<br \/>\nLe Corsaire-Satan<\/i>, 19 octobre 1846.<\/b><\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>Par son go\u00fbt du voyage et de la campagne et par le nombre de ses ma\u00eetresses, ce po\u00e8te \u00e0 la prose lumineuse est bien un romantique. Mais le distinguent de ses compagnons de la \u00ab\u00a0bataille d&rsquo;Hernani\u00a0\u00bb sa r\u00e9elle modestie, la mod\u00e9ration de son engagement politique&#8230; et sa maladie. De la folie qui le frappe \u00e0 partir de 1841 et dont il tiendra la chronique (ce qui en fera un h\u00e9ros des surr\u00e9alistes \u00e0 venir), il tirera des correspondances entre ce que nous vivons ici-bas et les myst\u00e8res de l&rsquo;au-del\u00e0.<\/p>\n<p>\u00c0 la diff\u00e9rence de Sand, Lamartine, Vigny et autres Hugo, il n&rsquo;a jamais eu de maison.<br \/>\nToute sa vie, il poursuit de l&rsquo;Oise \u00e0 l&rsquo;Orient, en passant par bien d&rsquo;autres pays, la qu\u00eate de son Eternel f\u00e9minin et d&rsquo;une m\u00e8re jamais connue, dont il ne poss\u00e8dera jamais ni portrait ni souvenir&#8230;<\/p>\n<p>G\u00e9rard Labrunie na\u00eet \u00e0 Paris, 96 (aujourd&rsquo;hui 168) rue Saint-Martin, le 22 mai 1808. Fin 1808, ses parents doivent s&rsquo;installer en Allemagne-son p\u00e8re est m\u00e9decin des arm\u00e9es de Napol\u00e9on.<br \/>\n<br \/>G\u00e9rard est mis en nourrice \u00e0 Loisy, entre Ermenonville et Mortefontaine, r\u00e9gion d&rsquo;origine de sa m\u00e8re o\u00f9 il empruntera son nom \u00e0 un \u00ab\u00a0clos Nerval\u00a0\u00bb. En 1810, sa m\u00e8re d\u00e9c\u00e8de. Il est confi\u00e9 \u00e0 l&rsquo;oncle de celle-ci, Antoine Boucher, qui habite \u00e0 Mortefontaine une maison touchant le ch\u00e2teau (disparue depuis).<\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1814, il vit avec son p\u00e8re \u00e0 Paris, tout en retrouvant Mortefontaine et le Valois l&rsquo;\u00e9t\u00e9, jusqu&rsquo;\u00e0 la mort d&rsquo;Antoine Boucher en 1820.<br \/>\n<br \/>\u00c9l\u00e8ve au lyc\u00e9e Charlemagne, il fait la connaissance de Th\u00e9ophile Gautier. Il compose des vers d\u00e8s 13 ans. Il n&rsquo;accrochera pas aux \u00e9tudes de m\u00e9decine que son p\u00e8re souhaite pour lui, mais traduit \u00e0 20 ans le <em>Faust<\/em> de Goethe. Cela lui doit une belle c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 et il rencontre Hugo et d&rsquo;autres romantiques, \u00e9crit des drames avec Dumas.<\/p>\n<p>Nerval est un fid\u00e8le observateur (et transcripteur pour les journaux) du Paris juste pr\u00e9-haussmannien. Mais ses domiciles parisiens sont peu connus ou ont disparu. Il n&rsquo;a gu\u00e8re habit\u00e9 que de pauvres masures, et le baron Haussmann en a ras\u00e9 la plupart&#8230; Quelques indices cependant :<br \/>\n&#8211; avec Ars\u00e8ne Houssaye et Camille Rogier, il habite en 1834 au 3 impasse du Doyenn\u00e9 (impasse qui donnait sur la rue du Doyenn\u00e9 &#8211; o\u00f9 Th\u00e9ophile Gautier loue un deux-pi\u00e8ces &#8211; et se trouvait sur l&rsquo;actuelle place du Carrousel, au coeur du Louvre) et vit bient\u00f4t une idylle sans issue avec l&rsquo;actrice Jenny Colon. Avec elle comme avec d&rsquo;autres avant et apr\u00e8s, c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une rencontre rat\u00e9e, d&rsquo;un r\u00e9el \u00e9chapp\u00e9 pour un id\u00e9al qu&rsquo;il ne trouvera jamais,<br \/>\n&#8211; en 1835, il est bas\u00e9 5 rue des Beaux-Arts,<br \/>\n&#8211; il habite 14 rue de Navarin (9\u00e8me arrondissement) avec Th\u00e9ophile Gautier, en 1840-1841,<br \/>\n&#8211; entre 1841 et 1855, il effectue des s\u00e9jours dans les maisons de sant\u00e9 des docteurs Blanche p\u00e8re et fils, \u00e0 l&rsquo;actuel 22 rue de Norvins (alors rue Tra\u00een\u00e9e) \u00e0 Montmartre, pour le p\u00e8re -maison remplac\u00e9e aujourd&rsquo;hui par un immeuble-, et \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de Lamballe \u00e0 Passy, pour le fils (aujourd&rsquo;hui 17 rue d&rsquo;Ankara),<br \/>\n&#8211; il habite en 1846 le Ch\u00e2teau des Brouillards \u00e0 Montmartre, 13 all\u00e9e des Brouillards, au bout de la rue Girardon,<br \/>\n&#8211; et, en 1848, 4 rue Saint-Thomas-du-Louvre (rue d\u00e9truite en 1850 par le percement de la rue de Rivoli),<br \/>\n&#8211; en 1850, il habite 9 rue du Mail.<br \/>\nSentant la maladie le poursuivre, il se plonge dans l&rsquo;\u00e9criture et essaie de retrouver les origines de ses obsessions (par exemple dans Sylvie, une des Filles du feu \u00e9crite en 52-53 apr\u00e8s un s\u00e9jour dans le Valois pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 52),<br \/>\n&#8211; le 30 janvier 1855, on le trouve pendu \u00e0 une grille de la rue de la Vieille Lanterne. Sans doute parce que, par cette nuit o\u00f9 il fait moins dix-huit degr\u00e9s, on lui a ferm\u00e9 la porte d&rsquo;un asile pour vagabonds et une folle rage le prend&#8230; Sur ce lieu, d&rsquo;apr\u00e8s les recherches effectu\u00e9es par les surr\u00e9alistes dans l&rsquo;entre deux-guerres, se trouverait maintenant la cage du souffleur du Th\u00e9\u00e2tre de la Ville, place du Ch\u00e2telet&#8230;<br \/>\n&#8211; d&rsquo;autres adresses parisiennes du po\u00e8te : 16 rue de Douai, 39 rue de La Rochefoucauld, rue Saint-Thomas-du-Louvre, rue Monthyon.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>G\u00e9rard de Nerval est un grand voyageur, toujours de l&rsquo;encre et du papier \u00e0 la main.<br \/>\n<br \/>Par exemple, apr\u00e8s la mort de Jenny Colon, il embarque d\u00e9but 1843 pour un voyage d&rsquo;une ann\u00e9e en Orient. Nombreux sont les h\u00f4tels d&rsquo;Orient et d&rsquo;Europe qui l&rsquo;h\u00e9bergent, tel l&rsquo;h\u00f4tel du Brochet, pr\u00e8s du lac de Constance (Allemagne), en 1840.<\/p>\n<p>Plus pr\u00e8s de nous, l&rsquo;h\u00f4tel de la Sir\u00e8ne, au fond d&rsquo;une cour sur la rue du G\u00e9n\u00e9ral Leclerc \u00e0 Meaux (aujourd&rsquo;hui transform\u00e9 en appartements), l&rsquo;a h\u00e9berg\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises.<br \/>\n<br \/>Non loin de l\u00e0, Senlis, dont le po\u00e8te \u00e9tait amoureux.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Comme lieux nervaliens ouverts \u00e0 la visite, il n&rsquo;y a que les bois et \u00e9tangs du Valois&#8230;<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>Quelques traces litt\u00e9raires autour de Mortefontaine&#8230;<br \/>\n&#8211; Rousseau \u00e0 Ermenonville,<br \/>\n&#8211; Constant \u00e0 H\u00e9rivaux (Luzarches),<br \/>\n&#8211; Dumas et Vigny \u00e0 Valgenceuse,<br \/>\n&#8211; Daniel Boulanger et Louis Bromfield \u00e0 Senlis.<\/p>\n<p>Et \u00e0 Montmartre, sur la butte :<br \/>\n&#8211; L\u00e9on Bloy,<br \/>\n&#8211; Francis Carco et Roland Dorgel\u00e8s,<br \/>\n&#8211; Alphonse Allais,<br \/>\n&#8211; Georges Courteline,<br \/>\n&#8211; Marcel Aym\u00e9,<br \/>\n&#8211; Pierre Mac Orlan,<br \/>\n&#8211; Max Jacob,<br \/>\n&#8211; C\u00e9line,<br \/>\n&#8211; &#8230;<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Aur\u00e9lia, Promenades et souvenirs, Lettres \u00e0 Jenny, Pandora<\/em>, et <em>Les filles du feu, les chim\u00e8res<\/em>. G\u00e9rard de Nerval. \u00c9ditions Garnier-Flammarion, n\u00b0 250 et 44.<br \/>\n<br \/><em>Balade en Oise sur les pas des \u00e9crivains<\/em>. Marie-No\u00eblle Craissati. <a href=\"http:\/\/www.alexandrines.fr\">\u00c9ditions Alexandrines<\/a>.<br \/>\n<br \/><em>G\u00e9rard de Nerval<\/em>. Claude Pichois et Michel Brix. \u00c9ditions Fayard, 1995.<br \/>\n<br \/><em>Paris des \u00e9crivains<\/em>. Sous la direction de Laure Murat. Editions du Ch\u00eane, 1997.<br \/>\n<br \/><em>Dans les hameaux de \u00ab\u00a0Sylvie\u00a0\u00bb<\/em>. Article de Robert Coiplet dans Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques, tome II, \u00c9ditions de l&rsquo;Illustration.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le ch\u00e2teau des Brouillards \u00e0 Montmartre. \u00ab\u00a0Son logis est partout et nulle part : il se prom\u00e8ne au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1350,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[31,28,25],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/134"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=134"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/134\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1350"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=134"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=134"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=134"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}