{"id":14,"date":"2003-08-13T16:31:24","date_gmt":"2003-08-13T14:31:24","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/13\/henri-barbusse\/"},"modified":"2025-01-01T11:31:54","modified_gmt":"2025-01-01T10:31:54","slug":"henri-barbusse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/13\/henri-barbusse\/","title":{"rendered":"Henri BARBUSSE \u00e0 Paris et Aumont-en-Halatte"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1205\" aria-describedby=\"caption-attachment-1205\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1205\" title=\"La villa Sylvie.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_barbusse.jpg\" alt=\"La villa Sylvie.\" width=\"410\" height=\"310\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_barbusse.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_barbusse-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1205\" class=\"wp-caption-text\">La villa Sylvie.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Il part \u00e0 la guerre en croyant qu&rsquo;elle est juste.<\/p>\n<p>Lorqu&rsquo;il en revient en 1916, c&rsquo;est pour &#8211; avec <em>Le Feu<\/em>, prix Goncourt 1916 &#8211; transformer un mythe glorieux et fatal en un \u00e9v\u00e9nement horrible et stupide&#8230;<\/p>\n<p>Le futur \u00e9crivain eut de bons ma\u00eetres : son p\u00e8re, pasteur et critique th\u00e9\u00e2tral, Mallarm\u00e9, son professeur d&rsquo;anglais et Bergson, son professeur de philosophie. Des prix r\u00e9compensent bient\u00f4t ses po\u00e8mes et ses contes.<\/p>\n<p>Catulle Mend\u00e8s, son futur beau-p\u00e8re et grand ami, le rep\u00e8re, publie son premier recueil <em>Les Pleureuses<\/em> et lui ouvre les portes du monde. Barbusse collabore \u00e0 de nombreux journaux et prend en main F\u00e9mina et Je sais tout. Tr\u00e8s affair\u00e9, il n&rsquo;\u00e9chappe cependant pas \u00e0 des insomnies et \u00e0 des crises d&rsquo;angoisse et de culpabilit\u00e9.<\/p>\n<p>En 1910, les droits d&rsquo;auteur de <em>L&rsquo;Enfer<\/em>, roman triste et noir paru en 1908, lui permettent d&rsquo;acqu\u00e9rir une maison champ\u00eatre \u00e0 Aumont-en-Halatte qu&rsquo;il avait rep\u00e9r\u00e9e au cours d&rsquo;une convalescence chez un ami \u00e0 Senlis.<\/p>\n<p>Il la baptise Villa Sylvie, en souvenir de G\u00e9rard de Nerval qui fut proche voisin. Il peut d\u00e9sormais \u00e9chapper \u00e0 l&rsquo;agitation parisienne qui entoure son appartement de la rue Albert-de-Lapparent. En haut du jardin commence la for\u00eat d&rsquo;Halatte. \u00ab\u00a0Cette maison dont les petites pi\u00e8ces ressemblaient toutes \u00e0 d&rsquo;harmonieux coffrets tendus d&rsquo;\u00e9toffe\u00a0\u00bb, comme la d\u00e9crit Annette Vidal, sa secr\u00e9taire de 1924 \u00e0 1935, devient son refuge. Il la transforme peu \u00e0 peu, y accueille ses amis.<br \/>\nC&rsquo;est par le tambour du garde-champ\u00eatre d&rsquo;Aumont que Barbusse apprend la mobilisation g\u00e9n\u00e9rale en ao\u00fbt 1914. \u00c0 quarante et un an, r\u00e9form\u00e9, il se porte pourtant volontaire. Affect\u00e9 \u00e0 Albi, il demande \u00e0 \u00eatre mut\u00e9 sur le front. L\u00e0, entre deux batailles, il r\u00eave d&rsquo;Aumont. Atteint de dysentrie, il est \u00e9vacu\u00e9 et commence \u00e0 \u00e9crire <em>Le Feu<\/em> \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, avant d&rsquo;\u00eatre d\u00e9finitivement r\u00e9form\u00e9 en juin 1917.<\/p>\n<p>Le \u00ab\u00a0Zola des tranch\u00e9es\u00a0\u00bb, la gloire litt\u00e9raire du parti communiste \u00e0 partir de son adh\u00e9sion en 1923 (il devient directeur litt\u00e9raire de <em>L&rsquo;Humanit\u00e9<\/em> en 1926) &#8211; et avant Louis Aragon &#8211; consacre les ann\u00e9es qui suivent la guerre, jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1935 (frapp\u00e9 par une pneumonie lors d&rsquo;un voyage \u00e0 Moscou), au militantisme et \u00e0 la d\u00e9fense de la paix. Il accumule les cr\u00e9ations de mouvements, de revues, de congr\u00e8s internationaux contre le fascisme : le mouvement et la revue <em>Clart\u00e9<\/em> en 1919 (avec le soutien d&rsquo;Anatole France, Duhamel, Dorgel\u00e8s, Romains, Carco, Rolland, Paul Fort, Blum, etc. &#8211; la revue est bas\u00e9e 16 rue Jacques Callot), l&rsquo;hebdomadaire <em>Monde<\/em> en 1928, l&rsquo;Association des Ecrivains et Artistes R\u00e9volutionnaires en 1932 (avec Aragon, Malraux, Vaillant-Couturier, Nizan&#8230;), le Congr\u00e8s d&rsquo;Amsterdam la m\u00eame ann\u00e9e (qui fusionne en 1933 avec le Congr\u00e8s de Pleyel pour constituer le Comit\u00e9 mondial contre la guerre et le fascisme, dit \u00ab\u00a0Amsterdam-Pleyel\u00a0\u00bb, pr\u00e9sid\u00e9 par Barbusse)&#8230;<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es trente, son adresse parisienne est le 105 rue de Courcelles.<\/p>\n<p>Bien que pas assez communiste aux yeux des sovi\u00e9tiques (qui le condamnent lors du congr\u00e8s de Kharkov en 1930), Barbusse continue son chemin. Il participe au congr\u00e8s de juin 1935 \u00e0 la Mutualit\u00e9 \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Le 16 juillet, il part en URSS assister au 7e congr\u00e8s de l&rsquo;Internationale communiste. Atteint d&rsquo;une pneumonie, il d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Moscou le 30 ao\u00fbt. Il est ensuite enterr\u00e9 au cimetierre du P\u00e8re Lachaise.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><\/p>\n<p>Barbusse a \u00e9galement poss\u00e9d\u00e9 la villa Vigilia au Trayas pr\u00e8s de Miramar sur la C\u00f4te d&rsquo;Azur. Ferm\u00e9e au public, elle n&rsquo;est m\u00eame pas visible de l&rsquo;ext\u00e9rieur. L&rsquo;\u00e9crivain repose au cimeti\u00e8re du P\u00e8re Lachaise \u00e0 Paris.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/litterature-lieux.com\/fr\/guide\/lieu\/217-maison-d-henri-barbusse\">La Maison d&rsquo;Henri Barbusse<\/a>, 60300 Aumont-en-Halatte. L&rsquo;acc\u00e8s est rapide \u00e0 partir de Paris, par l&rsquo;A1 sortie Senlis.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><\/p>\n<p>Les Amis d&rsquo;Henri Barbusse se trouvent au 2 place du M\u00e9ridien, 94807 Villejuif C\u00e9dex (tel. : 01 42 11 11 21). Son secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral est Jean Sirodeau. L&rsquo;un de ses administrateurs est Fr\u00e9d\u00e9ric Caby, h\u00f4te chaleureux de la maison-mus\u00e9e d&rsquo;Aumont-en-Halatte.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>Quelques voisins \u00e9crivains :<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/labbe-prevost\/\">L&rsquo;abb\u00e9 Pr\u00e9vost<\/a> \u00e0 Saint-Firmin et Courteuil<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/jean-jacques-rousseau\/\">Jean-Jacques Rousseau<\/a> \u00e0 Ermenonville et \u00e0 Ch\u00e2alis,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/gerard-de-nerval\/\">G\u00e9rard de Nerval<\/a> \u00e0 Mortefontaine,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/daniel-boulanger\/\">Daniel Boulanger<\/a> et Louis Bromfield \u00e0 Senlis,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alexandre-dumas\/\">Dumas<\/a> et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/alfred-de-vigny-a-paris\/\">Vigny<\/a> \u00e0 Valgenceuse,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/13\/georges-bernanos\/\">Bernanos<\/a> et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/roger-martin-du-gard-a-paris-menton-le-tertre-nice\/\">Martin du Gard<\/a> \u00e0 Clermont,<br \/>\n&#8211; Anna de Noailles \u00e0 Epinay-Champl\u00e2treux,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/francois-mauriac-2\/\">Mauriac<\/a> \u00e0 V\u00e9mars.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><\/p>\n<p><em>Henri Barbusse soldat de la paix<\/em>. Annette Vidal, Les Editeurs Fran\u00e7ais R\u00e9unis, 1953.<\/p>\n<p><em>La solitude fraternelle d&rsquo;Henri Barbusse<\/em>, article de Jean Relinger, copr\u00e9sident des Amis d&rsquo;Henri Barbusse, dans Balade en Oise sur les pas des \u00e9crivains. Marie-No\u00eblle Craissati. <a href=\"http:\/\/www.alexandrines.fr\">\u00c9ditions Alexandrines<\/a>. 1997. 88 F.<\/p>\n<p><em>Les Cahiers Henri Barbusse<\/em> sont publi\u00e9s annuellement par l&rsquo;association des Amis (prix 15 F.).<\/p>\n<p><em>Barbusse, le pourfendeur de la Grande Guerre<\/em>. Philippe Baudorre, Flammarion, 1995, 150 F.<\/p>\n<p><em>Barbusse, la passion d&rsquo;une vie<\/em>. Jean Sanitas, Paul Markid\u00e8s, Pascal Rabat\u00e9, Editions Valmont, 1996, 100 F.<\/p>\n<p><img class=\" aligncenter size-full wp-image-1206\" title=\"Le palais de la Mutualit\u00e9.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/05\/jpg_PalaisMutualite-2.jpg\" alt=\"Le palais de la Mutualit\u00e9.\" align=\"middle\">Le palais de la Mutualit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il part \u00e0 la guerre en croyant qu&rsquo;elle est juste. 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