{"id":141,"date":"2003-08-28T18:26:47","date_gmt":"2003-08-28T16:26:47","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/charles-peguy-2\/"},"modified":"2025-03-21T20:24:36","modified_gmt":"2025-03-21T19:24:36","slug":"charles-peguy-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/charles-peguy-2\/","title":{"rendered":"Charles PEGUY \u00e0 Orl\u00e9ans, Paris, Orsay"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1356\" aria-describedby=\"caption-attachment-1356\" style=\"width: 480px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1356\" title=\"Le buste de l'\u00e9crivain, square Charles P\u00e9guy. Lors des bombardements de juin 1940, un \u00e9clat est venu frapper ce buste \u00e0 l'endroit exact o\u00f9 P\u00e9guy fut atteint le 5 septembre 1914 (photo H\u00e9l\u00e8ne Richard).\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_IMG_9170_450.jpg\" alt=\"Le buste de l'\u00e9crivain, square Charles P\u00e9guy. Lors des bombardements de juin 1940, un \u00e9clat est venu frapper ce buste \u00e0 l'endroit exact o\u00f9 P\u00e9guy fut atteint le 5 septembre 1914 (photo H\u00e9l\u00e8ne Richard).\" width=\"480\" height=\"368\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_IMG_9170_450.jpg 480w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_IMG_9170_450-300x230.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 480px) 94vw, 480px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1356\" class=\"wp-caption-text\">Le buste de l&rsquo;\u00e9crivain, square Charles P\u00e9guy. Lors des bombardements de juin 1940, un \u00e9clat est venu frapper ce buste \u00e0 l&rsquo;endroit exact o\u00f9 P\u00e9guy fut atteint le 5 septembre 1914 (photo H\u00e9l\u00e8ne Richard).<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_1357\" aria-describedby=\"caption-attachment-1357\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1357\" title=\"8 rue de la Sorbonne.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_peguy.jpg\" alt=\"8 rue de la Sorbonne.\" width=\"410\" height=\"310\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_peguy.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_peguy-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1357\" class=\"wp-caption-text\">8 rue de la Sorbonne \u00e0 Paris.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_1358\" aria-describedby=\"caption-attachment-1358\" style=\"width: 611px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1358\" title=\"La maison du 2 rue de Bourgogne. Au rez-de-chauss\u00e9e de cette maison  de d\u00e9cembre 1895 \u00e0 juillet 1896  Charles P\u00e9guy  commen\u00e7a d'\u00e9crire son drame en trois parties  sur Jeanne d'Arc \" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_IMG_9180_500.jpg\" alt=\"La maison du 2 rue de Bourgogne. Au rez-de-chauss\u00e9e de cette maison  de d\u00e9cembre 1895 \u00e0 juillet 1896  Charles P\u00e9guy  commen\u00e7a d'\u00e9crire son drame en trois parties  sur Jeanne d'Arc \" width=\"611\" height=\"441\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_IMG_9180_500.jpg 611w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_IMG_9180_500-300x217.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 611px) 94vw, 611px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1358\" class=\"wp-caption-text\">La maison du 2 rue de Bourgogne \u00e0 Orl\u00e9ans. Au rez-de-chauss\u00e9e de cette maison de d\u00e9cembre 1895 \u00e0 juillet 1896 Charles P\u00e9guy commen\u00e7a d&rsquo;\u00e9crire son drame en trois parties sur Jeanne d&rsquo;Arc<\/figcaption><\/figure>\n<p>[L&rsquo;homme] sait le grand secret de toute cr\u00e9ature. [&#8230;]<br \/>\nIl sait que l&rsquo;on n&rsquo;est pas heureux.<br \/>\nIl sait que depuis qu&rsquo;il y a l&rsquo;homme<br \/>\nnul homme jamais n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 heureux. [&#8230;]<br \/>\nOr il n&rsquo;a qu&rsquo;une pens\u00e9e.<br \/>\nC&rsquo;est que son fils soit heureux.\u00a0\u00bb<br \/>\n(P\u00e9guy. Clio, 1913).<\/p>\n<p>On ne lit pas P\u00e9guy pour se divertir.<\/p>\n<p>Son style, tout d&rsquo;abord, peut faire frein. Volontiers r\u00e9p\u00e9titif, il en inspirera d&rsquo;autres, notamment Gertrude Stein.<\/p>\n<p>L&rsquo;ardeur permanente de sa qu\u00eate, ensuite. Sans jamais se laisser enfermer dans un parti ou une \u00e9glise, l&rsquo;homme embrasse la cause socialiste en 1895, la cause de Dreyfus en 1898, puis la foi catholique vers 1904-1907.<br \/>\nDans ses articles, pamphlets, livres et po\u00e8mes, la r\u00e9flexion politique et philosophique et la m\u00e9ditation laissent peu de place \u00e0 la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;humour. Pas le temps.<\/p>\n<p>&#8211; Le po\u00e8te na\u00eet \u00e0 Orl\u00e9ans, 48 faubourg Bourgogne, le 5 janvier 1873. Pendant dix-huit ans, il vit l\u00e0 (la maison a malheureusement \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite depuis).<br \/>\nPetit gar\u00e7on fragile, z\u00e9zayant, supportant les moqueries des voisins, dont les premi\u00e8res ann\u00e9es baignent dans la morne atmosph\u00e8re du lendemain de la d\u00e9faite de 1870 et sont entour\u00e9es de femmes peu aimantes (son p\u00e8re, menuisier descendant de laboureurs et de vignerons, a souffert du si\u00e8ge de Paris et d\u00e9c\u00e8de l&rsquo;ann\u00e9e de sa naissance ; Charles est \u00e9lev\u00e9 par sa grand-m\u00e8re fabricante d&rsquo;allumettes et sa m\u00e8re rempailleuse de chaises).<\/p>\n<p>Ces obstacles le stimulent, et il devient bient\u00f4t un brillant \u00e9l\u00e8ve \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole de la rue des Turcies, puis au lyc\u00e9e d&rsquo;Orl\u00e9ans.<br \/>\n&#8211; En 1891, il int\u00e8gre le lyc\u00e9e Lakanal \u00e0 Sceaux et, apr\u00e8s un service militaire \u00e0 Orl\u00e9ans, devient en 1893 interne au coll\u00e8ge Sainte-Barbe \u00e0 Paris, d&rsquo;o\u00f9 il suit les cours de Louis-le-Grand, avant de rentrer en ao\u00fbt 1894 \u00e0 l&rsquo;Ecole Normale.<br \/>\n&#8211; Entre novembre 1895 et novembre 1896, il s&rsquo;en absente pour rejoindre l&rsquo;arri\u00e8re-boutique de l&rsquo;\u00e9picerie -temporaire- de sa m\u00e8re, 2 rue de Bourgogne, et la maison du 48 faubourg Bourgogne, o\u00f9 il \u00e9crit <em>Jeanne d&rsquo;Arc<\/em>.<br \/>\n&#8211; En octobre 1897, il se marie avec Charlotte Baudoin, soeur de Marcel, son ami de Sainte-Barbe. Le couple s&rsquo;installe chez la belle-m\u00e8re, au 3\u00e8me \u00e9tage du 7 rue de l&rsquo;Estrapade. Son mariage lui permet d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 une meilleure situation financi\u00e8re. Il publie sa Jeanne d&rsquo;Arc (753 pages, dont certaines blanches pour inciter \u00e0 la r\u00e9flexion) et fonde 17 rue Cujas la librairie et les \u00e9ditions Georges Bellais (qui vivront une bonne ann\u00e9e seulement), apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 l&rsquo;Ecole Normale.<br \/>\n&#8211; En juillet 1899, les P\u00e9guy emm\u00e9nagent dans la maison des Sablons, \u00e0 Saint-Clair pr\u00e8s d&rsquo;Orsay (mais il arrive \u00e0 l&rsquo;\u00e9crivain de dormir rue Cujas). La maison des Sablons est situ\u00e9e au sommet d&rsquo;un plateau, entre le Chalet des mille briques et l&rsquo;immeuble de l&rsquo;angle du chemin des Sablons et du chemin de Gif au Guichet.<br \/>\nPour s&rsquo;opposer \u00e0 la mainmise du parti socialiste sur la presse militante, et pour pouvoir penser hors des chemins balis\u00e9s de la doctrine marxiste, P\u00e9guy donne naissance, en janvier 1900, aux Cahiers de la Quinzaine qui para\u00eetront&#8230; \u00e0 peu pr\u00e8s toutes les quinzaines jusqu&rsquo;\u00e0 1914 (soit 229 cahiers).<\/p>\n<p>Bas\u00e9e 16 puis 8 rue de la Sorbonne, la revue est d&rsquo;abord d&rsquo;opinion et d&rsquo;actualit\u00e9, puis de plus en plus litt\u00e9raire, accueillant la prose de Romain Rolland, Andr\u00e9 Suar\u00e8s, Daniel Hal\u00e9vy, Anatole France et d&rsquo;autres, et toutes les oeuvres de P\u00e9guy publi\u00e9es de son vivant.<\/p>\n<p>Il est en m\u00eame temps r\u00e9dacteur, typographe, correcteur, g\u00e9rant, \u00e9diteur&#8230; L&rsquo;\u00e9quilibre financier n&rsquo;est jamais atteint !<\/p>\n<figure id=\"attachment_1359\" aria-describedby=\"caption-attachment-1359\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1359\" title=\"La plaque de la maison natale de l'\u00e9crivain, rue Charles-P\u00e9guy, tout pr\u00e8s de l'angle avec le faubourg Bourgogne (photo H\u00e9l\u00e8ne Richard).\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_maison_natale_peguy_par_helene_richard_500.jpg\" alt=\"La plaque de la maison natale de l'\u00e9crivain, rue Charles-P\u00e9guy, tout pr\u00e8s de l'angle avec le faubourg Bourgogne (photo H\u00e9l\u00e8ne Richard).\" width=\"500\" height=\"426\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_maison_natale_peguy_par_helene_richard_500.jpg 500w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_maison_natale_peguy_par_helene_richard_500-300x256.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 500px) 94vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1359\" class=\"wp-caption-text\">La plaque de la maison natale de l&rsquo;\u00e9crivain, rue Charles-P\u00e9guy, tout pr\u00e8s de l&rsquo;angle avec le faubourg Bourgogne (photo H\u00e9l\u00e8ne Richard).<\/figcaption><\/figure>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1360\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_maison_natale_peguy_bis_par_helene_richard_600.jpg\" alt=\"maison_natale_peguy_bis_par_helene_richard_600.jpg\" width=\"600\" height=\"450\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_maison_natale_peguy_bis_par_helene_richard_600.jpg 600w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_maison_natale_peguy_bis_par_helene_richard_600-300x225.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 94vw, 600px\" \/><\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9crivain, tu\u00e9 le 5 septembre 1914 lors de la bataille de l&rsquo;Ourcq alors qu&rsquo;il \u00e9tait lieutenant au 276\u00e8me r\u00e9giment d&rsquo;infanterie, est enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re militaire fran\u00e7ais de la Grande Tombe de Villeroy, \u00e0 Chauconin-Neufmontiers, pr\u00e8s de Meaux.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\nPr\u00e9sences litt\u00e9raires autour d&rsquo;Orl\u00e9ans :<\/p>\n<p>&#8211; Eug\u00e8ne Labiche \u00e0 Souvigny-en-Sologne,<br \/>\n&#8211; Eug\u00e8ne Sue \u00e0 Souesmes,<br \/>\n&#8211; Alain-Fournier \u00e0 Nancay,<br \/>\n&#8211; Genevoix \u00e0 Brinon-sur-Sauldre et Saint-Denis-de-l&rsquo;H\u00f4tel,<br \/>\n&#8211; Max Jacob \u00e0 Saint-Beno\u00eet-sur-Loire,<br \/>\n&#8211; Villon \u00e0 Meung-sur-Loire,<br \/>\n&#8211; Patrice de La Tour du Pin au Bignon-Mirabeau.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><\/p>\n<p>Les \u00e9tapes de P\u00e9guy. Article de Ren\u00e9 Johannet, in Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques, tome II, \u00e9ditions de l&rsquo;Illustration : L&rsquo;Amiti\u00e9 Charles P\u00e9guy, bulletin trimestriel d&rsquo;informations et de recherches \u00e9dit\u00e9 par l&rsquo;Association Amiti\u00e9 Charles P\u00e9guy.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[L&rsquo;homme] sait le grand secret de toute cr\u00e9ature. [&#8230;] Il sait que l&rsquo;on n&rsquo;est pas heureux. 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