{"id":156,"date":"2003-08-28T18:50:23","date_gmt":"2003-08-28T16:50:23","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/ernest-renan\/"},"modified":"2003-08-28T18:50:23","modified_gmt":"2003-08-28T16:50:23","slug":"ernest-renan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/ernest-renan\/","title":{"rendered":"Ernest RENAN"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1388\" aria-describedby=\"caption-attachment-1388\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1388\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_renan.jpg\" alt=\"La maison natale \u00e0 Tr\u00e9guier.\" title=\"La maison natale \u00e0 Tr\u00e9guier.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"310\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_renan.jpg 310w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_renan-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 310px) 94vw, 310px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1388\" class=\"wp-caption-text\">La maison natale \u00e0 Tr\u00e9guier.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab\u00a0Quand tu vins au monde, nous \u00e9tions si tristes que je te pris sur mes genoux et pleurai am\u00e8rement.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>Sa m\u00e8re \u00e0 Ernest Renan.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Le grand nombre doit penser et jouir par procuration. [&#8230;] La masse travaille, quelques-uns remplissent pour elle les hautes fonctions de la vie ; voil\u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9. [&#8230;] Quelques-uns vivent pour tous. Si on veut changer, personne ne vivra.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>Ernest Renan, <em>Dialogues philosophiques<\/em>, 1871.<\/p>\n<p>Son p\u00e8re \u00e9tait un ancien p\u00eacheur d&rsquo;Islande, endett\u00e9 pour acheter une go\u00e9lette, ruin\u00e9 puis disparu un soir ; retrouv\u00e9 noy\u00e9 quelques semaines apr\u00e8s, en 1828.<br \/>\n<br \/>Ernest a alors cinq ans, Henriette dix-sept et Alain dix-neuf.<br \/>\n<br \/>\u00c0 Tr\u00e9guier, Madeleine Renan essaie de tenir \u00e0 flot l&rsquo;\u00e9picerie bas\u00e9e au rez-de-chauss\u00e9e de la maison familiale, mais la famille ne conna\u00eetra jamais l&rsquo;aisance. Entre 1828 et 1831, Ernest, Henriette et Madeleine habitent chez la grand-m\u00e8re maternelle, \u00e0 Lannion, 12 rue de l&rsquo;All\u00e9e verte (devenue avenue Ernest Renan). De retour \u00e0 Tr\u00e9guier, pendant qu&rsquo;Ernest a sa chambre sous le toit, Henriette ouvre une \u00e9cole avant de migrer \u00e0 Paris en 1835. Ernest \u00e9tudie bient\u00f4t au s\u00e9minaire de Tr\u00e9guier (devenu depuis le Coll\u00e8ge Ernest-Renan).<br \/>\n<br \/>Pourquoi ? Un peu parce que la mer lui a d\u00e9j\u00e0 pris son p\u00e8re&#8230; et parce qu&rsquo;il y a un s\u00e9minaire \u00e0 Tr\u00e9guier.<br \/>\nIl en fera d&rsquo;autres (s\u00e9minaires). Suivons-le&#8230;<\/p>\n<p>&#8211;\tEn effet, gr\u00e2ce \u00e0 Henriette, les aptitudes qu&rsquo;il montre \u00e0 Tr\u00e9guier le font remarquer \u00e0 Paris et, en septembre 1838, il int\u00e8gre le s\u00e9minaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet situ\u00e9 24 rue Saint-Victor, \u00e0 l&#8217;emplacement du Palais de la Mutualit\u00e9 actuel.<br \/>\n<br \/>En octobre 1841, il entre au s\u00e9minaire d&rsquo;Issy-les-Moulineaux (d\u00e9j\u00e0, de l&rsquo;\u00e9tude des textes surviennent les questions et les doutes qui m\u00e8neront en 1863 \u00e0 la Vie de J\u00e9sus, o\u00f9 J\u00e9sus est seulement homme sans \u00eatre Dieu), et en octobre 1843, \u00e0 celui de Saint-Sulpice. Il retrouve l&rsquo;altitude de sa chambre de Tr\u00e9guier : il est ici au quatri\u00e8me \u00e9tage, et continue d&rsquo;assouvir une soif continuelle d&rsquo;apprendre et de comprendre.<br \/>\n&#8211;\tLe 6 octobre 1845, il quitte d\u00e9finitivement le s\u00e9minaire Saint-Sulpice. Il trouve une chambre dans l&rsquo;h\u00f4tel le plus proche, l&rsquo;h\u00f4tel F\u00e9nelon (aujourd&rsquo;hui disparu), 11 rue F\u00e9rou, qu&rsquo;il occupe jusqu&rsquo;\u00e0 fin 1845. Puis il loge \u00e0 l&rsquo;institution Crouzet, rue de l&rsquo;Abb\u00e9-de-L&rsquo;Ep\u00e9e, o\u00f9 il est r\u00e9p\u00e9titeur deux heures par jour pour des \u00e9l\u00e8ves du lyc\u00e9e Henri IV. Le reste de son temps, il \u00e9tudie. Il est fort impressionn\u00e9 par les cours de Michelet et se m\u00e8le de politique.<br \/>\nLa r\u00e9volution de 1848 lui fait abandonner la religion catholique pour la religion de la science.<br \/>\n<br \/>\u00c0 partir de 1850, il habite avec Henriette (revenue de dix ann\u00e9es comme pr\u00e9ceptrice en Pologne) rue du Val-du-Gr\u00e2ce. Il travaille \u00e0 la Biblioth\u00e8que Nationale tout en poursuivant recherches, articles&#8230; et une th\u00e8se sur Averro\u00e8s.<br \/>\n&#8211;\tHenriette et Ernest emm\u00e9nagent 3 rue des Saints-P\u00e8res en juin 1856. En septembre, Ernest \u00e9pouse Corn\u00e9lie, ni\u00e8ce du peintre Ary Scheffer qu&rsquo;il a rencontr\u00e9e dans la maison de celui-ci, 16 rue Chaptal, o\u00f9 l&rsquo;a amen\u00e9 Augustin Thierry.<br \/>\n&#8211;\tL&rsquo;\u00e9t\u00e9 1857 voit Madame Renan m\u00e8re s\u00e9journer \u00e0 Paris chez Ernest, Corn\u00e9lie et Henriette 27 rue Casimir P\u00e9rier.<br \/>\n&#8211;\tEn 1860, Napol\u00e9on III confie \u00e0 Renan la direction d&rsquo;une mission en Syrie, mission qui le m\u00e8ne jusqu&rsquo;en Palestine en 1861. Il poursuit sur le terrain ses investigations spirituelles. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;Henriette meurt d&rsquo;une fi\u00e8vre brutale en septembre.<br \/>\n&#8211;\tD\u00e9but 1862, il est nomm\u00e9 au Coll\u00e8ge de France, o\u00f9 il n&rsquo;enseigne que quelques jours avant d&rsquo;\u00eatre suspendu pour injure \u00e0 la foi chr\u00e9tienne (il retrouvera sa chaire en 1870).<br \/>\nCe sont les ann\u00e9es o\u00f9, entre deux voyages, il fr\u00e9quente \u00e0 Saint-Gratien le salon de la princesse Mathilde, lieu d&rsquo;engagements litt\u00e9raires et politique en marge de l&#8217;empire.<br \/>\n&#8211;\tEn 1871, pendant le si\u00e8ge de Paris et les d\u00e9buts de la Commune, Renan habite quelque temps la maison de la rue Chaptal, avant de se mettre \u00e0 l&rsquo;abri \u00e0 Versailles (22 rue Mademoiselle).<br \/>\nEsprit aussi libre et critique en politique qu&rsquo;en science et en religion, il se rallie peu \u00e0 peu \u00e0 la R\u00e9publique.<br \/>\n&#8211;\tEn 1879, son adresse parisienne est le 4 rue de Tournon, qu&rsquo;il quitte en mai 1883 pour habiter au Coll\u00e8ge de France.<br \/>\n&#8211;\tSes \u00e9t\u00e9s de 1884 \u00e0 sa mort en 1892 se passent non loin de Tr\u00e9guier, dans le manoir de Rosmapamon.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Le manoir de Rosmapamon \u00e0 Perros-Guirec est maintenant une chambre d&rsquo;h\u00f4tes. Les propri\u00e9taires des lieux pr\u00e9sentent \u00e0 leurs h\u00f4tes les moments que Renan y a pass\u00e9s avec sa famille, dans un cadre int\u00e9rieur qui a \u00e9t\u00e9 bien conserv\u00e9 depuis.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\n<br \/>Soci\u00e9t\u00e9 des \u00c9tudes Renaniennes, 59 bis avenue de l&rsquo;Observatoire, 75014 Paris. T\u00e9l : 01 43 25 46 23.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e9sences litt\u00e9raires aux alentours de Tr\u00e9guier :<br \/>\n&#8211;\tLouis Guilloux \u00e0 Saint-Brieuc,<br \/>\n&#8211;\tChateaubriand \u00e0 Saint-Malo et Combourg,<br \/>\n&#8211;\tAlfred Jarry \u00e0 Saint-Brieuc,<br \/>\n&#8211;\tPierre Loti \u00e0 Paimpol,<br \/>\n&#8211;\tMichel Le Bris \u00e0 Saint-Samson,<br \/>\n&#8211;\tJoseph Conrad \u00e0 Lannion-L&rsquo;Ile Grande,<br \/>\n&#8211;\tT. E. Lawrence \u00e0 Dinard,<br \/>\n&#8211;\tPierre Mac Orlan et Paul F\u00e9val \u00e0 Rennes,<br \/>\n&#8211; &#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Quand tu vins au monde, nous \u00e9tions si tristes que je te pris sur mes genoux et pleurai [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1388,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[29,35],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/156"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=156"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/156\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1388"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=156"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=156"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=156"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}