{"id":158,"date":"2003-08-28T18:52:58","date_gmt":"2003-08-28T16:52:58","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/maurice-renard\/"},"modified":"2003-08-28T18:52:58","modified_gmt":"2003-08-28T16:52:58","slug":"maurice-renard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/maurice-renard\/","title":{"rendered":"Maurice RENARD"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1390\" aria-describedby=\"caption-attachment-1390\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1390\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_renard2.jpg\" alt=\"8 rue de Tournon \u00e0 Paris.\" title=\"8 rue de Tournon \u00e0 Paris.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"310\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_renard2.jpg 310w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_renard2-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 310px) 94vw, 310px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1390\" class=\"wp-caption-text\">8 rue de Tournon \u00e0 Paris.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab\u00a0Pour le critique, tout roman [est] \u00e0 base psychologique. Psychologie des sentiments. Et, comme sentiment, l&rsquo;amour. [&#8230;] Or, il y a dans l&rsquo;homme autre chose que l&rsquo;amour, autre chose que la psychologie, et il y a dans l&rsquo;univers autre chose que l&rsquo;homme. Il y a d&rsquo;autres passions, la physiologie, il y a tout ce qui n&rsquo;est pas l&rsquo;homme.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>Maurice Renard<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Le talent magique de Maurice Renard para\u00eet destin\u00e9 \u00e0 avoir une grande influence litt\u00e9raire.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>Guillaume Apollinaire<\/p>\n<p>En mariant le merveilleux des histoires fantastiques au scientifique des r\u00e9cits d&rsquo;aventures et de d\u00e9couverte, il devient le h\u00e9raut d&rsquo;un nouveau genre litt\u00e9raire : le merveilleux scientifique, dont d&rsquo;autres belles figures sont H. G. Wells (en 1899 est publi\u00e9e en France <em>La Machine \u00e0 explorer le temps<\/em>), Rosny A\u00een\u00e9, Robida et, en partie, Edgar Poe, Villiers-de-L&rsquo;Isle-Adam (qui a dit <em>\u00ab\u00a0l&rsquo;esprit du si\u00e8cle est aux machines\u00a0\u00bb<\/em>), et encore quelques autres.<br \/>\n<br \/>En faisant appel \u00e0 la fois \u00e0 leur raison, \u00e0 leur sensibilit\u00e9 et \u00e0 leurs phantasmes, Maurice Renard veut faire na\u00eetre chez ses lecteurs <em>\u00ab\u00a0les germes des r\u00eaves les plus neufs, les plus singuliers et les plus troublants\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Toute sa vie, jusqu&rsquo;\u00e0 Paris ou Ol\u00e9ron, il emporte avec lui la Champagne de son enfance :<br \/>\n&#8211; Maurice na\u00eet en 1875 7 rue du Grenier-\u00e0-sel \u00e0 Ch\u00e2lons-sur-Marne, petit fr\u00e8re \u00e9loign\u00e9 de deux grandes soeurs. Leur p\u00e8re &#8211; qu&rsquo;ils redoutent &#8211; devient bient\u00f4t pr\u00e9sident du tribunal de Reims, et la famille habite ensuite 20 rue Carnot, puis dans une maison situ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;angle de la rue C\u00e9r\u00e8s (n\u00b025) et de la rue du Bonhomme (n\u00b01).<br \/>\n&#8211; Maurice vit une enfance solitaire et choy\u00e9e. Son paradis perdu est le parc du ch\u00e2teau de Saint-R\u00e9my (d\u00e9truit par les allemands en 1918) que ses grands-parents poss\u00e8dent \u00e0 Hermonville, \u00e0 quinze kilom\u00e8tres de Reims.<br \/>\n<br \/>L\u00e0, un kiosque au toit d&rsquo;ardoise et aux vitres de toutes les couleurs abrite ses lectures : Poe, Dickens -dont il dira qu&rsquo;il a toujours dirig\u00e9 son destin litt\u00e9raire- et bien d&rsquo;autres.<br \/>\n<br \/>Ce sont aussi les mannequins de la boutique de bonneterie de ses grands-parents \u00e0 Reims qui marquent \u00e0 tout jamais son imagination.<br \/>\n&#8211; Fin 1886, Maurice devient interne de l&rsquo;\u00c9cole Monge, 145 boulevard Malesherbes \u00e0 Paris. La famille adopte bient\u00f4t un pied-\u00e0-terre parisien, 4 rue Bara.<br \/>\n&#8211; 1892 : retour \u00e0 Reims, au coll\u00e8ge des bons-Enfants et son internat, tout pr\u00e8s de la rue C\u00e9r\u00e8s.<br \/>\nMaurice est bachelier en lettres et philosophie deux ans plus tard.<br \/>\n&#8211; Pendant ses trois ann\u00e9es de service militaire \u00e0 Reims, il d\u00e9couvre H. G. Wells, qui, selon lui, d\u00e9passe Verne ; Villiers-de-L&rsquo;Isle-Adam, Erckmann-Chatrian (les Contes des bords du Rhin) l&rsquo;attirent bien.<br \/>\n&#8211; En 1899, install\u00e9 \u00e0 Paris 107 boulevard Saint-Germain, il pr\u00e9pare son dipl\u00f4me de droit. Mais l&rsquo;\u00e9criture prend le dessus, rapidement et d\u00e9finitivement.<br \/>\n&#8211; Fra\u00eechement mari\u00e9, il emm\u00e9nage en 1903 85 rue Kl\u00e9ber.<br \/>\n&#8211; En 1905, il signe \u00ab\u00a0Vincent Saint-Vincent\u00a0\u00bb son premier recueil de nouvelles : Fant\u00f4mes et fantoches, \u00e9dit\u00e9 \u00e0 compte d&rsquo;auteur et qui attire sur lui l&rsquo;attention de Rachilde et Alfred Vallette, les patrons du Mercure de France. Renard, par souci de ne pas \u00eatre confondu avec Jules Renard, a adopt\u00e9 le nom du \u00ab\u00a0clos Saint-Vincent\u00a0\u00bb, la petite maison qu&rsquo;il habite dans le parc d&rsquo;Hermonville (en 1907, lorsqu&rsquo;il apprend l&rsquo;existence d&rsquo;un r\u00e9el Vincent Saint-Vincent, il retourne \u00e0 son vrai nom).<br \/>\n&#8211; En f\u00e9vrier 1910, il emm\u00e9nage 8 rue de Tournon.<br \/>\nSes romans ne sont pas con\u00e7us en quelques semaines : il \u00e9crit <em>Les mains d&rsquo;Orlac<\/em> (1920) en huit ans, <em>Un homme chez les microbes<\/em> (1928) en dix-sept.<br \/>\n&#8211; Il s\u00e9journe \u00e0 Ol\u00e9ron en 1925, puis y vit plusieurs mois par an pendant les quinze derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie.<br \/>\nSon adresse parisienne est devenue la rue Georges Lanson.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Fant\u00f4mes et fantoches<\/em>. Avec une pr\u00e9face biographique de Claude D\u00e9m\u00e9ocq. Fleuve Noir, 2000, 640 p., 69 F. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Pour le critique, tout roman [est] \u00e0 base psychologique. Psychologie des sentiments. Et, comme sentiment, l&rsquo;amour. 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