{"id":160,"date":"2003-08-28T18:55:55","date_gmt":"2003-08-28T16:55:55","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/pierre-reverdy\/"},"modified":"2003-08-28T18:55:55","modified_gmt":"2003-08-28T16:55:55","slug":"pierre-reverdy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/pierre-reverdy\/","title":{"rendered":"Pierre REVERDY"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1392\" aria-describedby=\"caption-attachment-1392\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1392\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_reverdy.jpg\" alt=\"Emplacement de l'ancien h\u00f4tel du Poirier, place \u00c9mile Goudeau \u00e0 Montmartre.\" title=\"Emplacement de l'ancien h\u00f4tel du Poirier, place \u00c9mile Goudeau \u00e0 Montmartre.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_reverdy.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_reverdy-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1392\" class=\"wp-caption-text\">Emplacement de l&rsquo;ancien h\u00f4tel du Poirier, place \u00c9mile Goudeau \u00e0 Montmartre.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas tellement de libert\u00e9 qu&rsquo;on a besoin, mais de n&rsquo;\u00eatre encha\u00een\u00e9 que par ce qu&rsquo;on aime.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/><em>Le livre de mon bord.<\/em><\/p>\n<p>Pierre Reverdy appartient \u00e0 la seconde vague du Montmartre d&rsquo;avant-guerre, celle qui voit, apr\u00e8s les ann\u00e9es de vache maigre, la renomm\u00e9e commencer \u00e0 frapper \u00e0 la porte de Picasso, d&rsquo;Apollinaire et de quelques autres. <\/p>\n<p>Il na\u00eet \u00e0 Narbonne en 1889. Ses \u00e9tudes le m\u00e8nent \u00e0 Toulouse. Il se passionne pour Balzac et Rimbaud.<br \/>\n<br \/>Il d\u00e9barque \u00e0 Paris en 1910 avec le d\u00e9sir de se faire un nom dans les Lettres. Direction Montmartre, chez son ami le peintre Malaterre. Ce dernier lui fait conna\u00eetre Picasso, qui habite alors 11 boulevard de Clichy mais a repris un atelier au Bateau Lavoir, place Emile Goudeau. Reverdy rencontre aussi Apollinaire, qui vient sur la Butte en visiteur depuis Auteuil, o\u00f9 il a suivi Marie Laurencin.<br \/>\n<br \/>Il se lie \u00e0 Max Jacob et s&rsquo;installe h\u00f4tel du Poirier, face au Bateau Lavoir, puis habite 7 rue Ravignan en 1911, dans le cagibi occup\u00e9 auparavant par Max Jacob.<br \/>\n\u00c0 partir de 1912, Reverdy est correcteur d&rsquo;imprimerie aux Annales, rue Falgui\u00e8re, et en profite pour imprimer ses po\u00e8mes. Il vit au Bateau-Lavoir en 1912-1913, puis 12 rue Cortot en 1913. Juan Gris et Picasso illustrent bient\u00f4t ses po\u00e8mes.<br \/>\n<br \/>Dans les ann\u00e9es 1912-1914, il collabore \u00e0 la revue d&rsquo;Apollinaire, <em>Les Soir\u00e9es de Paris<\/em>, qui si\u00e8ge 278 bd Raspail. Il veut s&rsquo;engager dans l&rsquo;arm\u00e9e en 1914 mais est r\u00e9form\u00e9. <\/p>\n<p>Son premier recueil para\u00eet en 1915 : <em>Po\u00e8mes en prose<\/em>. Des critiques parlent de \u00ab\u00a0po\u00e9sie cubiste\u00a0\u00bb.<br \/>\n<br \/>En 1917, il cr\u00e9e la revue <em>Nord-sud<\/em> en s&rsquo;inspirant du nom de la ligne de m\u00e9tro qui joint Montmartre \u00e0 Montparnasse. La revue vit jusqu&rsquo;en 1918 et publie ses propres textes, ainsi que d&rsquo;autres d&rsquo;Apollinaire, de Max Jacob et de futurs surr\u00e9alistes : Breton, Tzara, Soupault, Aragon. Dans son n\u00b013, elle pr\u00e9sente la th\u00e9orie de \u00ab\u00a0l&rsquo;Image\u00a0\u00bb, que les po\u00e8tes ult\u00e9rieurs et en particulier les surr\u00e9alistes feront leur, selon laquelle la po\u00e9sie n&rsquo;est plus figurative, mais cr\u00e9atrice : l&rsquo;\u00e9motion po\u00e9tique ne na\u00eet pas du rapprochement de deux r\u00e9alit\u00e9s similaires, mais de deux r\u00e9alit\u00e9s plus ou moins \u00e9loign\u00e9es. <\/p>\n<p>Dans sa chambre du 12 rue Cortot, Reverdy convie le dimanche Breton, Soupault et Aragon. Ce sont les premiers temps du surr\u00e9alisme, et il est leur \u00ab\u00a0po\u00e8te exemplaire\u00a0\u00bb. Ensemble, ils cr\u00e9ent en 1919 la revue <em>Litt\u00e9rature<\/em>.<br \/>\n<br \/>Reverdy quitte Montmartre en 1922 pour la rue Fontaine. Il habitera \u00e9galement 9 rue Vignon, dans un appartement que Cocteau occupera plus tard.<\/p>\n<p>En 1926, Reverdy se convertit au catholicisme et s&rsquo;installe avec sa femme \u00e0 Solesmes, rue du R\u00f4le pr\u00e8s de l&rsquo;abbaye. Cet isolement favorise sa recherche po\u00e9tique, qui continue \u00e0 produire une \u009cuvre abondante.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/>Les \u00e9crivains de Montmartre, Le Promeneur des lettres, 6 rue Raffet, 75016 Paris (t\u00e9l. 01 40 50 30 95). <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas tellement de libert\u00e9 qu&rsquo;on a besoin, mais de n&rsquo;\u00eatre encha\u00een\u00e9 que par ce qu&rsquo;on aime.\u00a0\u00bb [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1392,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[24,21,22],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/160"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=160"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/160\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1392"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=160"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=160"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=160"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}