{"id":168,"date":"2006-05-13T20:51:00","date_gmt":"2006-05-13T18:51:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/05\/13\/jean-jacques-rousseau-3\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:05","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:05","slug":"jean-jacques-rousseau-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/05\/13\/jean-jacques-rousseau-3\/","title":{"rendered":"Jean-Jacques ROUSSEAU"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1400\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/jpg_montmo.jpg\" alt=\"montmo.jpg\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/jpg_montmo.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/jpg_montmo-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<p><html><\/p>\n<div align=\"center\">Mont-Louis.<\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>L&rsquo;Ermitage, que Madame d&rsquo;Epinay offrit \u00e0 Rousseau en 1756, n&rsquo;existe plus. Il se trouvait 10 rue de l&rsquo;Ermitage et fut malheureusement d\u00e9truit. La maison de sant\u00e9 \u00ab\u00a0l&rsquo;Ermitage\u00a0\u00bb occupe maintenant son emplacement. Cela ferait sourire Jean-Jacques, qui confiait \u00e0 Madame d&rsquo;\u00c9pinay : \u00ab\u00a0Ah, Madame, quelle habitation d\u00e9licieuse. Voici un asile fait pour moi.\u00a0\u00bb&#8230; Mais on peut marcher dans la magnifique ch\u00e2taigneraie situ\u00e9e de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la route, en haut de la rue de l&rsquo;Ermitage, et imaginer le lieu tel que Rousseau l&rsquo;a connu. <\/p>\n<p>Rousseau habite cette belle maison -\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque perdue dans la nature- entre le 9 avril 1756 et le 13 d\u00e9cembre 1757, en compagnie de Th\u00e9r\u00e8se Levasseur et de la m\u00e8re de celle-ci.<br \/>\n<br \/>Ils arrivent de Paris, o\u00f9, depuis fin 1749, ils habitaient l&rsquo;h\u00f4tel du Languedoc, rue de Grenelle-Saint-Honor\u00e9, Rousseau \u00e9tant alors secr\u00e9taire d&rsquo;ambassade.<br \/>\n<br \/>\u00c0 l&rsquo;Ermitage, il commence \u00e0 \u00e9crire <em>La Nouvelle H\u00e9lo\u00efse<\/em>, avant de se brouiller avec Madame d&rsquo;\u00c9pinay. Les sentiments qu&rsquo;il \u00e9prouve pour la comtesse d&rsquo;Houdetot, la belle-soeur de celle-ci qu&rsquo;il a rencontr\u00e9e dans le parc de Montmorency, nourrissent en effet son inspiration po\u00e9tique&#8230; ainsi que les railleries et jalousies de son entourage. Esp\u00e9rant trouver une vie plus calme et retir\u00e9e, il accepte la proposition du procureur fiscal de Montmorency et habite ensuite Mont-Louis, entre le 15 d\u00e9cembre 1757 et le 9 juin 1762. C&rsquo;est une des plus longues stations de sa vie de voyageur, et peut-\u00eatre la plus heureuse.<br \/>\n<br \/>La petite maison a besoin de r\u00e9parations et le procureur laisse \u00e0 Rousseau le loisir de conduire les travaux comme il l&rsquo;entend. \u00ab\u00a0Je trouvais&#8230; le moyen de me faire, d&rsquo;une seule chambre au premier, un appartement complet compos\u00e9 d&rsquo;une chambre, d&rsquo;une antichambre et d&rsquo;une garde-robe. Au rez-de-chauss\u00e9e \u00e9taient la cuisine et la chambre de Th\u00e9r\u00e8se.\u00a0\u00bb Entre mai et ao\u00fbt 1759, le Mar\u00e9chal de Luxembourg, voisin de Rousseau, met \u00e0 sa disposition le petit ch\u00e2teau de Montmorency -d\u00e9truit en 1792- pour lui permettre d&rsquo;\u00eatre plus \u00e0 son aise pendant le plus gros des travaux. C&rsquo;est \u00e0 Mont Louis que Rousseau compose -souvent dans le minuscule b\u00e2timent situ\u00e9 au fond du jardin (le \u00ab\u00a0donjon\u00a0\u00bb)- la <em>Lettre \u00e0 d&rsquo;Alembert sur les spectacles, Julie ou la Nouvelle H\u00e9lo\u00efse, les Lettres \u00e0 Malesherbes, \u00c9mile, le Contrat Social<\/em>. C&rsquo;est \u00e9galement ici qu&rsquo;il se f\u00e2che \u00ab\u00a0vraiment\u00a0\u00bb avec Voltaire, en 1760, \u00e0 la suite de la <em>Lettre \u00e0 d&rsquo;Alembert sur les spectacles<\/em> qui attaque violemment le th\u00e9\u00e2tre. <\/p>\n<p>Le 8 juin 1762, Rousseau est averti par le prince de Conti qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 pour la publication de l&rsquo;<em>\u00c9mile<\/em>. Il souhaiterait ne pas fuir, \u00eatre jug\u00e9 et pouvoir r\u00e9pondre \u00e0 ses accusateurs, mais le prince et le Mar\u00e9chal de Luxembourg, craignant peut-\u00eatre pour leur propre personne, lui demandent de quitter Montmorency. En quelques minutes, il plie bagages. Rue de Saint-Denis, une plaque signale la grande porte par laquelle il quitte le ch\u00e2teau du Mar\u00e9chal (sur l&#8217;emplacement duquel a \u00e9t\u00e9 construit depuis le ch\u00e2teau du Duc de Dino).<br \/>\n<br \/>Les meubles de Mont-Louis seront vendus par Th\u00e9r\u00e8se afin de financer l&rsquo;exil. Rousseau se r\u00e9fugie \u00e0 Yverdon en Suisse, puis chez Madame Boy de La Tour \u00e0 M\u00f4tiers-Travers, pr\u00e8s de Neuch\u00e2tel. Trois ans plus tard, en septembre 1765, chass\u00e9 par les habitants de M\u00f4tiers, il s\u00e9journera \u00e0 l&rsquo;Ile Saint-Pierre, sur le lac de Bienne, avant d&rsquo;\u00eatre accueilli par le philosophe Hume en Angleterre&#8230; et de retrouver le continent en venant habiter Trie-Ch\u00e2teau.<\/p>\n<p>Voir aussi <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/rousseau-en-oise-et-en-val-doise\/\">Rousseau en Oise et en Val d&rsquo;Oise<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>L&rsquo;\u00e9crivain a termin\u00e9 sa vie \u00e0 Ermenonville.<br \/>\nSon corps repose au Panth\u00e9on \u00e0 Paris.<br \/>\nTh\u00e9r\u00e8se, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 12 juillet 1801, repose dans le cimeti\u00e8re de Plessis-Belleville, pr\u00e8s d&rsquo;Ermenonville.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Mus\u00e9e Jean-Jacques Rousseau, Mont Louis, 5 rue Jean-Jacques Rousseau ou 4 rue du Mont-Louis, 95160 Montmorency. Ouvert tous les jours de 14h \u00e0 18h, sauf le lundi. Tel. : 01 39 64 80 13. Fax : 01 39 89 91 23. En transports en commun, descendre \u00e0 la gare d&rsquo;Enghien-les-Bains, puis prendre le bus 615 ou 13.<br \/>\n<br \/>Le mus\u00e9e de La Chevrette de Deuil-la-Barre est situ\u00e9 dans l&rsquo;ancienne conciergerie du ch\u00e2teau, d\u00e9moli en 1786. Il donne un aper\u00e7u de ce qu&rsquo;\u00e9tait le ch\u00e2teau \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 Madame d&rsquo;\u00c9pinay y accueillait Rousseau et les encyclop\u00e9distes (rue Jean Bouin, t\u00e9l. : 01 34 28 60 41).<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours :<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/paul-eluard-2\/\">Paul Eluard<\/a> \u00e0 Eaubonne,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/eugene-sue\/\">Eug\u00e8ne Sue<\/a> \u00e0 Bouqueval et Saint-Brice-sous-For\u00eat,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/edith-wharton\/\">Edith Wharton<\/a> \u00e0 Saint-Brice-sous-For\u00eat,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/jules-et-edmond-de-goncourt\/\">Les Goncourt<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alexandre-dumas-3\/\">Dumas<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/theophile-gautier-a-paris-et-neuilly\/\">Gautier<\/a>, etc. chez la Princesse Mathilde \u00e0 Saint-Gratien,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/benjamin-constant\/\">Benjamin Constant<\/a> \u00e0 H\u00e9rivaux,<br \/>\n&#8211; Anna de Noailles \u00e0 Epinay-Champl\u00e2treux,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/francois-mauriac-2\/\">Mauriac<\/a> \u00e0 V\u00e9mars.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Jean-Jacques Rousseau et l&rsquo;\u00eele enchant\u00e9e<\/em>, par Raymond Trousson, dans <em>Balade en Val d&rsquo;Oise sur les pas des \u00e9crivains<\/em>. Marie-No\u00eblle Craissati. <a href=\"http:\/\/www.alexandrines.fr\">\u00c9ditions Alexandrines<\/a>.<br \/>\n<br \/><em>Rousseau \u00e0 Mont-Louis<\/em>. Article dans Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques, tome IV, Editions de l&rsquo;Illustration. Paul-Emile Cadilhac et Robert Coiplet.<br \/>\n<br \/><em>Jardins d&rsquo;\u00e9crivains<\/em>. Jos\u00e9 Cabanis et Georges Herscher. \u00c9ditions Actes Sud, 1998.<br \/>\n<br \/><em>Les affaires de l&rsquo;Ermitage<\/em>. Henri Guillemin, in Annales Jean-Jacques Rousseau, 1941-1942.<br \/>\n<br \/><em>Les Annales de la Soci\u00e9t\u00e9 Jean-Jacques Rousseau<\/em> existent depuis 1905 (r\u00e9daction\/administration : Charles Wirz, 26 rue Voltaire, CH-1201 Gen\u00e8ve. Tel. : 022 344 80 50).<br \/>\n<br \/><em>Th\u00e9r\u00e8se Levasseur<\/em>. Article de Marie-Evelyne Le Coat, dans Vivre en Val d&rsquo;Oise n\u00b030 -f\u00e9vrier 1995. 50 F.<\/p>\n<p>Voir aussi www.rousseau-chronologie.com.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mont-Louis. L&rsquo;Ermitage, que Madame d&rsquo;Epinay offrit \u00e0 Rousseau en 1756, n&rsquo;existe plus. 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