{"id":169,"date":"2003-08-29T15:53:26","date_gmt":"2003-08-29T13:53:26","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/jean-jacques-rousseau-4\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:05","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:05","slug":"jean-jacques-rousseau-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/jean-jacques-rousseau-4\/","title":{"rendered":"Jean-Jacques ROUSSEAU"},"content":{"rendered":"<p>Un des plus grands philosophes du si\u00e8cle est l&rsquo;un des moins mondains.<br \/>\nM\u00eame parisien, Rousseau \u00e9vite les salons, o\u00f9 il sait qu&rsquo;il ne brille pas tant il peut \u00eatre timide et maladroit en public. Il ne m\u00e9prise pas les reconnaissances. Au contraire, il en est affam\u00e9. Mais il a le sentiment permanent qu&rsquo;on ne peut le comprendre.<br \/>\n<br \/>Peu \u00e0 peu, il va trouver une gloire particuli\u00e8re \u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un esprit brillant mais solitaire, avec une philosophie bien arr\u00eat\u00e9e contre le progr\u00e8s des sciences et des arts. Bref, le barbare dans la ville, le r\u00e9volutionnaire avant l&rsquo;heure. <\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;automne 1741, il effectue un second voyage \u00e0 Paris (le premier date de 1731) et descend \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel meubl\u00e9 de Saint-Quentin, dans la rue des Cordiers qui existait jusqu&rsquo;en 1892 entre la rue Victor Cousin (ex-rue de Cluny) et la rue Saint-Jacques. Il a trente ans et vient de quitter ses ch\u00e8res Charmettes et Mme de Warens.<br \/>\n<br \/>\u00c0 Paris, son don pour la musique et pour l&rsquo;\u00e9criture attire l&rsquo;attention de Mme Dupin et de son entourage, en particulier de M. de Francueil, son gendre. Pour se rapprocher d&rsquo;eux, il emm\u00e9nage dans le jeu de paume de la rue Verdelet, qui donne dans la rue Pl\u00e2tri\u00e8re o\u00f9 demeurent les Dupin. <\/p>\n<p>En 1744-45, Jean-Jacques occupe \u00e0 nouveau une chambre \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de Saint-Quentin, apr\u00e8s un s\u00e9jour comme secr\u00e9taire d&rsquo;ambassade \u00e0 Venise ; il fait la connaissance de la ling\u00e8re de l&rsquo;h\u00f4tel, Th\u00e9r\u00e8se Levasseur. Tous deux s&rsquo;installent bient\u00f4t 57 rue des Petits-Champs. Jean-Jacques fait jouer sa pi\u00e8ce Les Muses galantes et retravaille un op\u00e9ra con\u00e7u par Voltaire et rameau, Les F\u00eates de Ramire. <\/p>\n<p>Entre fin 1749 et leur d\u00e9part pour l&rsquo;Ermitage de Montmorency en 1756, Th\u00e9r\u00e8se et Jean-Jacques habitent au 4\u00e8me \u00e9tage de l&rsquo;h\u00f4tel du Languedoc, rue de Grenelle-Saint-Honor\u00e9 (devenue en 1868 la partie sud de la rue Jean-Jacques Rousseau).<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 il fr\u00e9quente Diderot, rencontr\u00e9 en 1742, Grimm, Mme d&rsquo;Epinay, le baron d&rsquo;Holbach et les Encyclop\u00e9distes. La plupart se rencontrent chaque semaine \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel du Panier-fleuri au Palais Royal.<br \/>\nTous ces amis deviendront \u00e0 ses yeux ses pires ennemis, apr\u00e8s la publication du Contrat Social et de l&rsquo;\u00c9mile en 1762 et la condamnation de celui-ci. <\/p>\n<p>C&rsquo;est aussi l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 na\u00eet sa renomm\u00e9e, d&rsquo;abord comme musicien et philosophe des arts, apr\u00e8s la publication en 1751 de son <em>Discours sur les sciences et les arts<\/em>, puis comme philosophe tout court apr\u00e8s la publication en 1755 de son <em>Discours sur l&rsquo;origine de l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9<\/em>, auquel r\u00e9agit tr\u00e8s vivement Voltaire. <\/p>\n<p>Il compose <em>Le Devin du village<\/em> en 1752, s\u00e9journant en partie 21 rue Raynouard, chez son ami Musard[[Paris villages n\u00b017 (juillet-ao\u00fbt 2006) mentionne aussi : <em>\u00abLe n\u00b067 de la rue de Passy abrita la seconde mairie du village. A l&rsquo;\u00e9troit dans ses locaux de la rue Franklin, la premi\u00e8re mairie s&rsquo;installe en 1836 dans cette grande maison construite depuis peu sur la place, rempla\u00e7ant alors une maison o\u00f9 aurait habit\u00e9 Jean-Jacques Rousseau.\u00bb<\/em>]]. Lorsque la pi\u00e8ce est jou\u00e9e devant le roi, c&rsquo;est un succ\u00e8s, et ce dernier souhaite le rencontrer et lui accorder une pension, mais Rousseau refuse de lui \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9. <\/p>\n<p>La vie de la capitale lui pesant, il vit \u00e0 Montmorency, dans la grande banlieue de Paris, entre 1756 et 62.<br \/>\n<br \/>Il ne revient dans la capitale qu&rsquo;en 1770, mettant ainsi fin \u00e0 la longue errance qui a suivi son d\u00e9part de Montmorency apr\u00e8s la condamnation de l&rsquo;\u00c9mile. Il s&rsquo;installe alors au 3\u00e8me \u00e9tage du 2 rue Pl\u00e2tri\u00e8re &#8211; 52 rue Jean-Jacques Rousseau depuis 1791 (plaque).<br \/>\nEn m\u00eame temps qu&rsquo;il reprend son m\u00e9tier de copiste en musique, il ach\u00e8ve la r\u00e9daction des Confessions, qui ne seront \u00e9dit\u00e9es qu&rsquo;apr\u00e8s sa mort. Il en a entrepris l&rsquo;\u00e9criture en 1764, apr\u00e8s que Voltaire, dans son Sentiment des citoyens, ait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 publiquement que Rousseau avait abandonn\u00e9 ses cinq enfants.<\/p>\n<p>Il ne cesse pas pour autant de marcher et d&rsquo;herboriser. A l&rsquo;\u00e9poque, pour sortir de Paris sur la rive droite, il suffit de franchir les grands boulevards. Au lieu-dit de la Haute-borne (quadrilat\u00e8re encadr\u00e9 par le boulevard de Belleville, la rue Julien-Lacroix, la rue des Couronnes et la rue de M\u00e9nilmontant), Rousseau raconte dans sa seconde promenade des <em>R\u00eaveries du promeneur solitaire<\/em> qu&rsquo;il se trouve ainsi bouscul\u00e9 le 24 octobre 1776 par un grand chien danois qui lui fait perdre conscience pendant un moment.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un court s\u00e9jour chez le marquis de Girardin \u00e0 Ermenonville, o\u00f9 il d\u00e9c\u00e8de en 1778 (et tout bon r\u00e9volutionnaire se fera bient\u00f4t un devoir d&rsquo;aller se recueillir sur son tombeau, au milieu de la minuscule \u00eele des Peupliers), il passe la nuit du 10 octobre 1794 (au sein de son cercueil) dans le jardin des Tuileries, avant de trouver un dernier repos au Panth\u00e9on.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n&#8211; Rousseau a \u00e9galement v\u00e9cu <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/08\/14\/jean-jacques-rousseau-6\/\">aux Charmettes<\/a>, \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/08\/13\/jean-jacques-rousseau-5\/\">Chamb\u00e9ry<\/a>, \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/05\/13\/jean-jacques-rousseau-3\/\">Montmorency<\/a>, \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/jean-jacques-rousseau-2\/\">Trie-Ch\u00e2teau<\/a>, \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/jean-jacques-rousseau\/\">Ermenonville<\/a>&#8230;<\/p>\n<p>Voir aussi www.rousseau-chronologie.com.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un des plus grands philosophes du si\u00e8cle est l&rsquo;un des moins mondains. 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