{"id":178,"date":"2003-08-29T16:08:31","date_gmt":"2003-08-29T14:08:31","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/jean-paul-sartre\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:07","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:07","slug":"jean-paul-sartre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/jean-paul-sartre\/","title":{"rendered":"Jean-Paul SARTRE"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1414\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_sartre.jpg\" alt=\"sartre.jpg\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_sartre.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_sartre-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<p><html><\/p>\n<div align=\"center\">4e \u00e9tage, 42 rue Bonaparte \u00e0 Paris.<\/div>\n<p><div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Je veux \u00eatre l&rsquo;homme qui sait le plus de choses\u00a0\u00bb.<\/i><br \/>\nSartre \u00e0 Daniel Lagache.<\/b><\/div>\n<p><div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0[Mon beau-p\u00e8re] a \u00e9t\u00e9, constamment, le type contre lequel j&rsquo;\u00e9crivais. Toute ma vie.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nSimone de Beauvoir citant Sartre. <i>La c\u00e9r\u00e9monie des adieux, Gallimard, 1981.<\/i><\/b><\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>Voir aussi <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/01\/24\/jean-paul-sartre-2\/\">381<\/a>.<\/p>\n<p>Jean-Paul Sartre, ou comment transformer humiliations et souffrances en cr\u00e9ation.<br \/>\n<br \/>Plus grand et sans un oeil de travers, aurait-il \u00e9crit ces nouvelles, romans, pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, trait\u00e9s de philosophie, journal intime, sc\u00e9narios, articles et reportages ? N\u00e9 le 21 juin 1905 \u00e0 Paris, il perd son p\u00e8re \u00e0 quinze mois. Jusqu&rsquo;\u00e0 son remariage en 1917, sa m\u00e8re est un peu sa grande soeur. Pendant ses dix premi\u00e8res ann\u00e9es, il est \u00e9duqu\u00e9 par son grand-p\u00e8re Charles Schweitzer (oncle d&rsquo;Albert), dont la biblioth\u00e8que poss\u00e8de plus de mille volumes. Suivons ses p\u00e9r\u00e9grinations g\u00e9ographiques : <\/p>\n<p>&#8211;\tIl partage d&rsquo;abord sa vie entre Thiviers, en Dordogne (la maison familiale est \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la rue du Thon), et Meudon et Paris, 1 rue Le Goff, au 6\u00e8me \u00e9tage sur la rue (dans laquelle a aussi s\u00e9journ\u00e9&#8230; Freud !).<br \/>\n&#8211;\tDe 1917 \u00e0 1921, il vit \u00e0 La Rochelle des ann\u00e9es d&rsquo;humiliation et de r\u00e9volte &#8211; un peu avec les poings, davantage par l&rsquo;\u00e9criture &#8211; contre son beau-p\u00e8re et ses camarades.<br \/>\n&#8211;\tSes succ\u00e8s scolaires le ram\u00e8nent \u00e0 Paris, \u00e0 l&rsquo;internat du lyc\u00e9e Henri IV, o\u00f9 il se lie avec Paul Nizan, puis de la rue d&rsquo;Ulm. Il habite aussi la Cit\u00e9 universitaire, o\u00f9 il fait connaissance avec une agr\u00e9gative de philosophie, Simone de Beauvoir, surnomm\u00e9e le Castor par un camarade commun (beaver signifie castor en anglais).<br \/>\n&#8211;\tEntre 1931 et 1936, il est professeur de philosophie au Havre et habite une chambre bruyante de l&rsquo;h\u00f4tel Printania (dans le triangle de la rue Charles Laffitte). Son verbe et sa simplicit\u00e9 marquent ses \u00e9l\u00e8ves. Il \u00e9crit, au caf\u00e9 ou \u00e0 la biblioth\u00e8que municipale, mais ses premiers espoirs de publication sont d\u00e9\u00e7us. C&rsquo;est, pendant ces quelques ann\u00e9es, sa p\u00e9riode \u00ab\u00a0noire\u00a0\u00bb.<br \/>\n&#8211;\tFin 1937, il devient professeur au lyc\u00e9e Pasteur \u00e0 Neuilly et son premier livre est \u00e9dit\u00e9. Il occupe une chambre d&rsquo;h\u00f4tel rue Delambre. <em>La Naus\u00e9e<\/em> est publi\u00e9e en 1938 et <em>Le Mur<\/em> en 1939, h\u00e9ritages des ann\u00e9es noires du Havre.<br \/>\n&#8211;\tMobilis\u00e9 en 1939, il est prisonnier de guerre et entreprend la tenue quotidienne d&rsquo;un journal qui atteindra quelques milliers de pages. Rel\u00e2ch\u00e9 en 1941, il retrouve Paris, entre l&rsquo;appartement de sa m\u00e8re, 23 avenue de Lamballe, une chambre du triste h\u00f4tel Mistral, derri\u00e8re la gare du Montparnasse, et le caf\u00e9 de Flore. Les d\u00e9buts de sa gloire litt\u00e9raire \u00e9touffent un peu ses actions de r\u00e9sistance. Il est nomm\u00e9 au lyc\u00e9e Condorcet, o\u00f9 il assure trois demi-journ\u00e9es d&rsquo;enseignement hebdomadaire.<br \/>\n<br \/>En 1943, Beauvoir et Sartre logent h\u00f4tel de la Louisiane, rue de Seine. Fin juin 1944, il d\u00e9cide de ne plus se consacrer qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9criture.<br \/>\n&#8211;\tSon beau-p\u00e8re d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en janvier 1945, il emm\u00e9nage avec un piano et sa m\u00e8re 42 rue Bonaparte (quatri\u00e8me \u00e9tage). Bourreau de travail, il devient \u00ab\u00a0pape de l&rsquo;existentialisme\u00a0\u00bb[[Sa conf\u00e9rence sur <em>\u00abL&rsquo;existentialisme est un humanisme\u00bb<\/em> se d\u00e9roule le 29 octobre 1945 dans la salle des Centraux, 8 rue Jean Goujon.]], de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s et des opposants au gaullisme, depuis cet appartement-bureau o\u00f9 sa m\u00e8re le seconde, et surtout le Castor, cheville ouvri\u00e8re de l&rsquo;entreprise sartrienne, critique et soutien permanent (et la plus officielle de ses compagnes).<br \/>\n&#8211;\tApr\u00e8s les attentats de la rue Bonaparte en 1962, il emm\u00e9nage dans un petit studio 222 boulevard Raspail, quittant Saint-Germain-des-Pr\u00e9s pour Montparnasse.<br \/>\n&#8211;\tEn 1969, il d\u00e9m\u00e9nage 29 boulevard Edgar-Quinet (dixi\u00e8me \u00e9tage, entr\u00e9e A2), revenant dans le quartier qui l&rsquo;avait accueilli \u00e0 son retour du Havre. Sa c\u00e9cit\u00e9 devient tr\u00e8s importante.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><\/p>\n<p>Sartre et le Castor sont aussi des m\u00e9diterran\u00e9ens :<br \/>\n&#8211;\ten 1941, pour tenter (vainement) de rallier Gide et Malraux au groupe Socialisme et libert\u00e9, ils descendent de Paris en v\u00e9lo, jusqu&rsquo;\u00e0 Porquerolles, o\u00f9 Sartre commence <em>Les Mouches<\/em> \u00e0 une terrasse du village, puis Grasse et Cap d&rsquo;Ail (villa Les Cam\u00e9lias), o\u00f9 ils rencontrent leurs deux confr\u00e8res,<br \/>\n&#8211;\ten 1951, Sartre ach\u00e8ve <em>Le diable et le bon Dieu<\/em> \u00e0 Auron,<br \/>\n&#8211;\tils sont aussi des fid\u00e8les de Saint-Tropez (h\u00f4tel A\u00efoli, auberge des Maures, chez S\u00e9n\u00e9quier, bar de la Ponche,&#8230;).<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\n<br \/>Le Groupe d&rsquo;\u00e9tudes sartriennes : ITEM\/CNRS 45, rue d&rsquo;Ulm F-75230 Paris cedex 05 ou s\/c Genevi\u00e8ve IDT, pr\u00e9sidente du Groupe, 89 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n<br \/>Les quartiers de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s et de Montparnasse pullulent de lieux litt\u00e9raires, vous le savez bien. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Le Paris de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir<\/em>. Jean-Luc Moreau et Bruno Barbey, Editions du Ch\u00eane, 261,75 F (39,90 E).<br \/>\n<br \/><em>Les Mots<\/em>. Jean-Paul Sartre, Folio Gallimard.<br \/>\n<br \/><em>M\u00e9moires d&rsquo;une jeune fille rang\u00e9e, La Force de l&rsquo;\u00e2ge et La force des choses<\/em>. Simone de Beauvoir. Editions Folio-Gallimard.<br \/>\n<br \/><em>Sartre<\/em>. Annie Cohen-Solal. Folio Essais n\u00b0353. 980 p.<br \/>\n<br \/><em>La c\u00f4te d&rsquo;Azur des \u00e9crivains<\/em>. Christian Arthaud, Eric L. Paul, Edisud, 1999.<br \/>\n<br \/><em>Les Etudes sartriennes<\/em>. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>4e \u00e9tage, 42 rue Bonaparte \u00e0 Paris. \u00ab\u00a0Je veux \u00eatre l&rsquo;homme qui sait le plus de choses\u00a0\u00bb. 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