{"id":183,"date":"2003-08-29T16:15:33","date_gmt":"2003-08-29T14:15:33","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/georges-simenon-2\/"},"modified":"2023-04-28T16:21:42","modified_gmt":"2023-04-28T14:21:42","slug":"georges-simenon-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/georges-simenon-2\/","title":{"rendered":"Georges SIMENON \u00e0 La Rochelle, La Richardi\u00e8re, Fontenay-le-Comte, Saint-Mesmin, Lausanne&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1419\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_simenon.jpg\" alt=\"simenon.jpg\" width=\"410\" height=\"310\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_simenon.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_simenon-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<div align=\"center\">La Richardi\u00e8re \u00e0 Marsilly.<\/div>\n<p>En 1932 &#8211; il a vingt-neuf ans -, Simenon d\u00e9couvre une gentilhommi\u00e8re du XVIe si\u00e8cle, La Richardi\u00e8re, pr\u00e8s de La Rochelle, \u00e0 Marsilly (route de La Richardi\u00e8re). Il en est locataire jusqu&rsquo;en 1934. Il connaissait d\u00e9j\u00e0 la r\u00e9gion. Amateur d&rsquo;h\u00f4tels (il y disparaissait r\u00e9guli\u00e8rement pour \u00e9chapper \u00e0 son entourage), il avait \u00e9crit Le Fou de Bergerac en avril 1931 \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de France de La Rochelle.<\/p>\n<p>\u00c0 La Richardi\u00e8re, Simenon est heureux en famille. Il s&rsquo;entoure d&rsquo;animaux (il ach\u00e8te m\u00eame deux loups dont il sera oblig\u00e9 de se s\u00e9parer), se rend \u00e0 cheval au march\u00e9 de La Rochelle. L&rsquo;architecture, les gens, la ville lui plaisent tellement (ainsi que le caf\u00e9 de la Paix sur la grand-place) qu&rsquo;ils impr\u00e8gnent Le testament Donadieu, Le Voyageur de la Toussaint, Les fant\u00f4mes du chapelier et une quinzaine d&rsquo;autres nouvelles et romans. Il ne tient pas en place pour autant : un grand reportage en Afrique, entre autres pour le magazine <em>Voil\u00e0<\/em>, l'\u00a0\u00bbhebdomadaire du reportage\u00a0\u00bb, puis un voyage dans l&rsquo;Europe de 1933, qui lui donne l&rsquo;occasion de croiser plusieurs fois Hitler \u00e0 Berlin&#8230; et Trotski \u00e0 Principo, dans la Mer de Marmara, quelques s\u00e9jours \u00e0 Porquerolles, o\u00f9 il trouve le calme suffisant pour \u00e9crire, puis un tour du monde en 1935 pour oublier ses d\u00e9boires d&rsquo;enqu\u00eateur rat\u00e9 dans l&rsquo;affaire Stavisky-Prince&#8230; Il s&#8217;embourgeoise &#8211; il a un appartement \u00e0 Neuilly depuis 1935 &#8211; mais ne fr\u00e9quente pas ses coll\u00e8gues \u00e9crivains. Pour l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1938, les Simenon louent une propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 Nieul-sur-Mer. Au printemps, ils en deviennent propri\u00e9taires en m\u00eame que na\u00eet un premier enfant, Marc. En septembre 1939, la d\u00e9claration de guerre les bloque \u00e0 Nieul. Il re\u00e7oit mission en mai 1940 d&rsquo;ouvrir pendant trois mois un centre d&rsquo;accueil pour des r\u00e9fugi\u00e9s belges \u00e0 La Rochelle.<\/p>\n<p>Son principal souci est ensuite de retrouver le calme pour \u00e9crire -d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il croit que, en d\u00e9rivatif \u00e0 la guerre, les fran\u00e7ais vont se plonger dans ses romans&#8230;<\/p>\n<p>Les Simenon s&rsquo;installent dans une ferme de la for\u00eat de Vouvant, en Vend\u00e9e, \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1940, puis \u00e0 Fontenay-le-Comte, en automne, au ch\u00e2teau de Terre-Neuve, o\u00f9 ils vivent&#8230; une vie de ch\u00e2teau pendant deux ans, recevant amis, producteurs de films,&#8230;<br \/>\nAfin d&rsquo;apaiser les rumeurs que ce train de vie suscite, les Simenon emm\u00e9nagent en 1942 \u00e0 Saint-Mesmin, toujours en Vend\u00e9e, puis, en 1944, au hameau proche de la Roche-Gautreau.<\/p>\n<p>Automne 1944. Les Roches noires, h\u00f4tel-pension \u00e0 l&rsquo;angle de la rue des Rochers et de la promenade Georges Cl\u00e9menceau, aux Sables d&rsquo;Olonne, accueillent l&rsquo;\u00e9crivain pour soigner une pleur\u00e9sie&#8230; et parce qu&rsquo;il y est assign\u00e9 \u00e0 r\u00e9sidence, le temps qu&rsquo;on \u00e9claircisse son r\u00f4le dans la r\u00e9gion pendant la guerre. Il en profite pour d\u00e9vorer Aragon, Zola, Proust et Balzac&#8230; et Chandler, Hammett, Mac Coy&#8230;<\/p>\n<p>En avril 1945, il est lav\u00e9 de tout soup\u00e7on et arrive \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Claridge \u00e0 Paris, pour regagner quelques jours plus tard son appartement de la place des Vosges. En quelques semaines, pour fuir le monde politique fran\u00e7ais autant que pour lutter avec Hemingway, Faulkner et Steinbeck sur leur propre terrain, Simenon organise le d\u00e9m\u00e9nagement de sa famille aux Etats-Unis, o\u00f9 ils vont vivre dix ans.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9crivain a v\u00e9cu \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/georges-simenon\/\">Li\u00e8ge<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/georges-simenon-a-paris\/\">Paris<\/a>, Porquerolles,&#8230;<\/p>\n<p>Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1989 et ses cendres ont \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9es dans le jardin de la \u00ab\u00a0Maison des figuiers\u00a0\u00bb \u00e0 Lausanne (12 avenue des Figuiers), o\u00f9 il a pass\u00e9 les quinze derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n&#8211; Thomas Narcejac, \u00e0 Rochefort, Saintes et Nantes,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/pierre-loti-a-rochefort-sur-mer\/\">Pierre Loti<\/a> \u00e0 Rochefort,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/boris-vian-a-landemer\/\">Boris Vian<\/a> \u00e0 Angoul\u00eame,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/nantes-et-jules-verne\/\">Jules Verne<\/a> et Julien Gracq \u00e0 Nantes,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/alfred-de-vigny-au-maine-giraud\/\">Alfred de Vigny<\/a> au Maine-Giraud,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/boris-vian-a-landemer\/\"><em>Les Illusions perdues<\/em><\/a> \u00e0 Angoul\u00eame.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><\/p>\n<p>Les villes charentaises et vend\u00e9ennes dans l&rsquo;oeuvre romanesque de Georges Simenon. Article de Michel Lemoine dans les Cahiers Simenon n\u00b02.<\/p>\n<p>Cahiers Simenon. Publication annuelle des Amis de Georges Simenon. Contact : Michel Schepens, 291, Beigemsesteenweg, B-1852 Beigem (Belgique). T\u00e9l. : 02\/ 269 47 87.<\/p>\n<p>Traces (Travaux du Centre d&rsquo;Etudes Georges Simenon) est publi\u00e9 p\u00e9riodiquement par le Centre d&rsquo;Etudes Georges Simenon de l&rsquo;Universit\u00e9 de Li\u00e8ge (ch\u00e2teau de Colonster, 4000 Li\u00e8ge, t\u00e9l. : (41) 56 30 22, fax : (41) 88 15 55).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Richardi\u00e8re \u00e0 Marsilly. 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