{"id":185,"date":"2003-08-29T16:18:40","date_gmt":"2003-08-29T14:18:40","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/stendhal-a-grenoble-et-paris\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:07","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:07","slug":"stendhal-a-grenoble-et-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/stendhal-a-grenoble-et-paris\/","title":{"rendered":"STENDHAL \u00e0 Grenoble et Paris"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1421\" aria-describedby=\"caption-attachment-1421\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1421\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_stendhal-2.jpg\" alt=\"La terrasse de la maison du docteur Gagnon, \u00e0 Grenoble, d'o\u00f9 le jeune Henri Beyle assiste \u00e0 la Journ\u00e9e des tuiles qui se jouera \u00e0 gauche, sur la place.\" title=\"La terrasse de la maison du docteur Gagnon, \u00e0 Grenoble, d'o\u00f9 le jeune Henri Beyle assiste \u00e0 la Journ\u00e9e des tuiles qui se jouera \u00e0 gauche, sur la place.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_stendhal-2.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_stendhal-2-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1421\" class=\"wp-caption-text\">La terrasse de la maison du docteur Gagnon, \u00e0 Grenoble, d&rsquo;o\u00f9 le jeune Henri Beyle assiste \u00e0 la Journ\u00e9e des tuiles qui se jouera \u00e0 gauche, sur la place.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab\u00a0Depuis dix mois que cette oeuvre surprenante<\/em><br \/>\n([La chartreuse de Parme])<em> a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e,<br \/>\nil n&rsquo;y a pas un seul journaliste qui l&rsquo;ait ni lue,<br \/>\nni comprise, ni \u00e9tudi\u00e9e,<br \/>\nqui l&rsquo;ait annonc\u00e9e, analys\u00e9e et lou\u00e9e,<br \/>\nqui m\u00eame y ait fait allusion.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>Balzac, dans <em>La Revue de Paris<\/em><br \/>\n(qui ne vit que trois num\u00e9ros)<\/p>\n<p>Stendhal est un homme qui rate (il le sait) : son enfance, ses drames et vers romantiques des jeunes ann\u00e9es (un peu moins ses romans plus tard), sa vie sentimentale &#8211; comme pour ses coll\u00e8gues romantiques, on ne compte plus ses ma\u00eetresses -, sa vie professionnelle&#8230;<br \/>\n<br \/>Si l&rsquo;auteur de <em>Rem\u00e8de au suicide<\/em> (1838) y renonce, c&rsquo;est par vif int\u00e9r\u00eat pour ce qui l&rsquo;entoure (il est m\u00e9lomane, f\u00e9ministe, d\u00e9mocrate &#8211; et d\u00e9teste Chateaubriand) et pour l&rsquo;avenir et, dit-il, par \u00ab\u00a0curiosit\u00e9 politique\u00a0\u00bb&#8230; et, un peu, par curiosit\u00e9 de savoir si son destin r\u00e9compensera ses ambitions.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9crivain aux deux cents pseudonymes na\u00eet \u00e0 Grenoble sous le nom de Henri Beyle, <a href=\"http:\/\/www.bm-grenoble.fr\/1226-l-appartement-natal-musee-stendhal.htm\">12 (et non 14) rue Jean-Jacques Rousseau<\/a> &#8211; anciennement rue des Vieux-J\u00e9suites -, au 2e \u00e9tage, le 23 janvier 1783.<br \/>\n<br \/>Fin 1790 d\u00e9c\u00e8de une m\u00e8re qu&rsquo;il adore. Cette mort d\u00e9sesp\u00e8re le p\u00e8re et dresse contre lui son fils, qui lui pr\u00e9f\u00e8re de loin son grand-p\u00e8re, le docteur Gagnon. Entre 7 et 17 ans, Henri passe ainsi le plus clair de son temps dans <a href=\"http:\/\/www.bm-grenoble.fr\/1083-musee-stendhal.htm\">la maison du 20 grande rue<\/a> et sur sa terrasse, poste d&rsquo;observation imprenable sur les rues et les caf\u00e9s de la ville&#8230; et sur la bourgeoisie locale, dont il raillera la mesquinerie dans ses romans.<br \/>\n<br \/>De cette terrasse, il assiste \u00e0 l&rsquo;\u00e9meute de la Journ\u00e9e des tuiles en juin 1788.<br \/>\n<br \/>L\u00e0, il se retire plus tard pour d\u00e9vorer des livres.<\/p>\n<p>Il est \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;Ecole Centrale de Grenoble (aujourd&rsquo;hui lyc\u00e9e Stendhal) de 1796 \u00e0 1799.<br \/>\n<br \/>Son p\u00e8re fait construire en 1804 une maison \u00e0 l&rsquo;angle de la rue de Bonne et de la place Grenette, mais Henri, parti \u00e0 Paris \u00e0 17 ans, ne fera plus \u00e0 Grenoble que de brefs s\u00e9jours, en 1814, 17 et 19 (<a href=\"http:\/\/www.bm-grenoble.fr\/1228-des-itineraires-historiques.htm\">on peut suivre ici un itin\u00e9raire pour marcher sur ses pas \u00e0 Grenoble<\/a> et le t\u00e9l\u00e9charger en bas de cette page).<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es suivantes le voient dans diff\u00e9rents pays d&rsquo;Europe, ses deux ports d&rsquo;attache \u00e9tant Paris et l&rsquo;Italie :<\/p>\n<p>&#8211;\tentre 1800 et 14, prot\u00e9g\u00e9 de la famille Daru, il entre au minist\u00e8re de la Guerre \u00e0 Paris puis devient fonctionnaire imp\u00e9rial, en France et dans diff\u00e9rents pays europ\u00e9ens (il d\u00e9couvrira en particulier l&rsquo;Italie).<br \/>\n<br \/>Ses ports d&rsquo;attache parisiens sont 117 rue de Grenelle et 1 bd Saint-Germain en 1799 ; 79 rue de Lille &#8211; dans le b\u00e2timent au fonds de la cour -, en 1800 ; 69 rue de Lille, en 1804, 1806 et 1807 ; 52 (ex-n\u00b018) rue Jacob, en 1808-09, \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de Hambourg ; 28 rue Jacob, pour un court s\u00e9jour en 1810 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel d&rsquo;Espagne, avant de s&rsquo;installer au 4\u00e8me \u00e9tage du 5 (ex n\u00b03) rue Cambon (ex-rue Neuve-du-Luxembourg), de 1810 \u00e0 1814.<br \/>\n&#8211;\ten 1814, sa carri\u00e8re politique pi\u00e9tinant, il d\u00e9cide de se consacrer davantage \u00e0 une carri\u00e8re d&rsquo;\u00e9crivain et vit \u00e0 Milan jusqu&rsquo;\u00e0 1821.<br \/>\n&#8211;\til est \u00e0 nouveau parisien de 1821 \u00e0 30 : d&rsquo;abord au 45 rue de Richelieu, dans l&rsquo;h\u00f4tel de Bruxelles, en 1821-22 ; puis 61 (ex n\u00b063) rue de Richelieu, dans l&rsquo;h\u00f4tel des Lillois, en 1822-23 (la plaque est erron\u00e9e) ; puis 14 (ex n\u00b010) rue Richepanse, de 1824 \u00e0 1826 ; puis rue du Faubourg-Saint-Denis et 69 (ex n\u00b071) rue de Richelieu, encore, en 1828-30. L\u00e0, dans l&rsquo;h\u00f4tel de Valois -le b\u00e2timent actuel date de 1904-, il ach\u00e8ve <em>Le Rouge et le Noir<\/em> (il y s\u00e9journera \u00e0 nouveau, bri\u00e8vement, en 1833).<br \/>\n<br \/>La r\u00e9volution de 1830 lui redonne go\u00fbt \u00e0 la politique.<br \/>\n&#8211;\tde 1831 \u00e0 36 et entre 1839 et 41, il est consul \u00e0 Trieste puis \u00e0 Civita-Vecchia, o\u00f9 il s&rsquo;ennuie et \u00e9crit <em>Lucien Leuwen<\/em>.<br \/>\n&#8211;\tde 1836 \u00e0 39, il vit \u00e0 Paris et voyage.<br \/>\n8 rue Caumartin : c&rsquo;est au 4e \u00e9tage de cette maison que <em>La Chartreuse de Parme<\/em> fut compos\u00e9e en 52 jours, en 1838 !<br \/>\n&#8211;\tLe romancier s&rsquo;installe en 1842 dans l&rsquo;H\u00f4tel de Nantes, 22 rue Danielle-Casanova (ex-78 rue Neuve-des-Petits-Champs), o\u00f9 il meurt le 22 mars. <\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>Quelques autres lieux o\u00f9 Stendhal a v\u00e9cu en France :<\/p>\n<p>&#8211;\tla maison de campagne \u00e0 Furoni\u00e8res, pr\u00e8s de Claix, \u00e0 10 km de Grenoble, o\u00f9 son p\u00e8re a fait construire une bergerie mod\u00e8le et o\u00f9 il lit La Nouvelle H\u00e9lo\u00efse. Il y revient plusieurs fois jusqu&rsquo;\u00e0 la vente de la maison en 1820.<br \/>\n&#8211;\ten 1791, il s\u00e9journe chez sa tante, aux \u00c9chelles, au pied de la Chartreuse, o\u00f9 la nature le ravit.<br \/>\n&#8211;\ten 1805, il travaille \u00e0 Marseille rue Venture, dans une entreprise d&rsquo;importation de produits coloniaux. Il y revient en mai 1838 et est log\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel des Bouches-du-Rh\u00f4ne.<br \/>\n&#8211;\til s\u00e9journe en 1815 chez le comte Daru, 26 av. du pdt Roosevelt \u00e0 Clamart.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>Aux alentours de Grenoble ont v\u00e9cu :<\/p>\n<p>&#8211;\t<a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/antoine-de-saint-exupery-a-lyon-paris\/\">Saint-Exup\u00e9ry \u00e0 Lyon et R\u00e9mens<\/a>,<br \/>\n&#8211;\tRoger Vailland \u00e0 Chavannes et Meillonnas,<br \/>\n&#8211;\tLamartine \u00e0 Milly, Montceau, Saint-Point,<br \/>\n&#8211;\tClaudel \u00e0 Brangues,<br \/>\n&#8211;\tRousseau aux Charmettes et \u00e0 Chamb\u00e9ry,<br \/>\n&#8211;\tVoltaire \u00e0 Ferney,<br \/>\n&#8211;\tEug\u00e8ne Sue \u00e0 Annecy-le-Vieux.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/>Grenoble et le Dauphin\u00e9 vus par Stendhal. Pr\u00e9sentation par Monsieur Del Litto, 1978.<br \/>\n<br \/>La plupart des manuscrits de Stendhal sont conserv\u00e9s \u00e0 la biblioth\u00e8que municipale de Grenoble : La vie d&rsquo;Henry Brulard, Lucien Leuwen, Lamiel, etc.<br \/>\n<br \/>Stendhal ou Monsieur Moi-m\u00eame. Michel Crouzet, \u00e9ditions Flammarion.<br \/>\n<br \/>Stendhal, l&rsquo;Italie au coeur. Jean Goldzink. D\u00e9couvertes Gallimard n\u00b0137.<br \/>\n<br \/>Les soleils du romantisme. Claude Roy. Id\u00e9es Gallimard n\u00b0447, 1981. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Depuis dix mois que cette oeuvre surprenante ([La chartreuse de Parme]) a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e, il n&rsquo;y a pas [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1421,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[31],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/185"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=185"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/185\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3570,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/185\/revisions\/3570"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1421"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=185"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=185"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=185"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}