{"id":187,"date":"2003-08-29T16:21:40","date_gmt":"2003-08-29T14:21:40","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/eugene-sue\/"},"modified":"2024-12-05T13:26:47","modified_gmt":"2024-12-05T12:26:47","slug":"eugene-sue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/eugene-sue\/","title":{"rendered":"Eug\u00e8ne SUE \u00e0 Paris et en Sologne"},"content":{"rendered":"<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Il n&rsquo;est pas une r\u00e9forme religieuse, politique ou sociale, que nos p\u00e8res n&rsquo;aient \u00e9t\u00e9 forc\u00e9s de conqu\u00e9rir de si\u00e8cle en si\u00e8cle, au prix de leur sang, par l&rsquo;insurrection.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nEug\u00e8ne Sue.<\/b><\/p>\n<\/div>\n<p>Des \u00e9tudes peu brillantes, une adolescence \u00ab\u00a0difficile\u00a0\u00bb dans un \u00e9crin dor\u00e9 -son p\u00e8re est m\u00e9decin en chef de la garde imp\u00e9riale-&#8230; Eug\u00e8ne est envoy\u00e9 se calmer sur les oc\u00e9ans, o\u00f9 il op\u00e8re comme&#8230; chirurgien de la marine. Ces six ann\u00e9es de mer, \u00e9maill\u00e9es d&rsquo;escales parisiennes qui lui permettent de s&rsquo;initier \u00e0 la peinture et, pour faire comme tout le monde, \u00e0 la litt\u00e9rature, s&rsquo;ach\u00e8vent \u00e0 la mort de son p\u00e8re en 1830 (d\u00e9c\u00e8s qui le lib\u00e8re de toute contrainte). \u00c0 son retour sur la terre ferme, il d\u00e9vore Walter Scott, James Fenimore Cooper, Byron.<\/p>\n<p>Il devient dandy-\u00e9crivain, c\u00f4toie Dumas, Balzac (qui sera son ami jusqu&rsquo;\u00e0 ce que les succ\u00e8s litt\u00e9raires d&rsquo;Eug\u00e8ne ne lui fassent de l&rsquo;ombre), se lance dans les romans d&rsquo;aventure et les romans mondains. R\u00e9sultat : en quelques ann\u00e9es, il dilapide l&rsquo;h\u00e9ritage paternel et est ruin\u00e9.<\/p>\n<p>Plus par recherche d&rsquo;un succ\u00e8s litt\u00e9raire que par conviction sociale ou politique, il \u00e9crit <em>Les Myst\u00e8res de Paris<\/em> (publi\u00e9s en feuilleton en 1842 et en librairie en 1844) en s&rsquo;inspirant des <em>Myst\u00e8res de Londres<\/em>. En fait, son projet initial est de captiver en d\u00e9crivant une histoire fantastique qui se d\u00e9roule dans les bas-fonds parisiens. Seulement, un journaliste (du journal <em>La Phalange<\/em>) loue le d\u00e9but du roman comme une critique incisive de la soci\u00e9t\u00e9, et Sue se prend au jeu\u2026<\/p>\n<p>Ces <em>Myst\u00e8res<\/em>, comme d&rsquo;autres romans-feuilletons de l&rsquo;\u00e9poque qui accompagnent la naissance des journaux \u00e0 grand tirage, m\u00eame d\u00e9nigr\u00e9s par la critique, rencontrent un succ\u00e8s imm\u00e9diat. La r\u00e9action de ses lecteurs ouvriers, prol\u00e9taires, philanthropes, qui adressent \u00e0 Sue t\u00e9moignages, livres et brochures politiques, pousse l&rsquo;\u00e9crivain \u00e0 aller plus avant dans la d\u00e9fense des \u00ab\u00a0petits\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les <em>Myst\u00e8res<\/em>, ainsi que <em>Le Juif errant<\/em> et <em>La Mis\u00e8re des enfants trouv\u00e9s<\/em> ne sont pas \u00e9trangers \u00e0 la r\u00e9volution de 1848. L&rsquo;augmentation des salaires, l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des femmes, la cogestion dans l&rsquo;entreprise, le droit \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation et \u00e0 la culture, l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage (<em>Atar Gull<\/em>) sont les th\u00e8mes romanesques d&rsquo;Eug\u00e8ne Sue. Ponson du Terrail et Alexandre Dumas (<em>Les Mohicans de Paris<\/em>,&#8230;) prendront le relais de Sue en inqui\u00e9tant moins, par leur contenu, le pouvoir imp\u00e9rial\u2026<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur :<\/strong><br \/>\nVoici quelques lieux de vie d&rsquo;Eug\u00e8ne Sue, dans un Paris que bouleversera les am\u00e9nagements du baron Haussmann, en Val d&rsquo;Oise et en Sologne :<\/p>\n<p>&#8211; Il na\u00eet en 1804 160 rue Neuve de Luxembourg, entre le boulevard de la Madeleine et la rue Saint-Honor\u00e9 (aujourd&rsquo;hui 21 rue Cambon).<br \/>\n&#8211; Ses parents acqui\u00e8rent comme r\u00e9sidence secondaire le \u00ab\u00a0ch\u00e2teau\u00a0\u00bb de Bouqueval, pr\u00e8s d&rsquo;Ecouen, duquel il ne reste aujourd&rsquo;hui que quelques pierres l\u00e0 o\u00f9 se trouve l&rsquo;actuelle \u00e9cole de Bouqueval.<br \/>\n&#8211; Ils emm\u00e9nagent en 1810 dans un h\u00f4tel particulier situ\u00e9 3 rue du Chemin du rempart, toujours dans le quartier de la Madeleine. La m\u00e8re d&rsquo;Eug\u00e8ne d\u00e9c\u00e8de en 1820.<br \/>\n&#8211; Ses \u00e9tudes m\u00e9dicales le m\u00e8nent ensuite \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Cadix puis \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital militaire de Toulon.<br \/>\n&#8211; Pour commencer sa vie de dandy, Eug\u00e8ne s&rsquo;installe en 1830 rue Vignon.<br \/>\n&#8211; Il se rend parfois chez sa soeur, dans son \u00ab\u00a0ch\u00e2teau\u00a0\u00bb de Saint-Brice-sous-For\u00eat.<br \/>\n&#8211; En 1837, ruin\u00e9, il se retire quelque temps en Sologne, dans le ch\u00e2teau de Souesmes, pr\u00e8s de Salbris.<br \/>\n&#8211; Il revient \u00e0 Paris en 1838, rue de la P\u00e9pini\u00e8re, d&rsquo;abord au n\u00b081-83, puis au n\u00b071, o\u00f9 il se fait construire un \u00ab\u00a0ermitage\u00a0\u00bb majestueux. Il serait situ\u00e9 aujourd&rsquo;hui aux alentours du 41 (ou du 55, pour Alain Rustenholz, dans <em>Paris ouvrier<\/em>) rue La Bo\u00e9tie\u2026 s&rsquo;il existait encore.<br \/>\n&#8211; En 1846, il s&rsquo;installe au ch\u00e2teau des Bordes, pr\u00e8s de Beaugency dans le Loiret. Il n&rsquo;est pas pour autant absent de la capitale, puisqu&rsquo;il d\u00e9jeune un jour de cette ann\u00e9e-l\u00e0 avec Dumas et Charles Dickens, qui habite alors 48 rue de Courcelles.<\/p>\n<p>En 1849, il est \u00e9lu d\u00e9put\u00e9.<\/p>\n<p>Il finira sa vie \u00e0 Annecy-le-Vieux, et son corps repose au cimeti\u00e8re de Loverchy \u00e0 Annecy, sous un orme pleureur.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><\/p>\n<p>Le Ch\u00e2teau Dunois est visitable. Seul souvenir de l&rsquo;\u00e9crivain, le \u00ab\u00a0mus\u00e9e des Arts et traditions de l&rsquo;Orl\u00e9anais\u00a0\u00bb pr\u00e9sente la biblioth\u00e8que qu&rsquo;Eug\u00e8ne Sue poss\u00e9dait au ch\u00e2teau des Bordes, imposant meuble Renaissance mais habit\u00e9 maintenant par d&rsquo;autres livres que ceux qu&rsquo;il lisait.<br \/>\nLe mus\u00e9e pr\u00e9sente comme autre int\u00e9r\u00eat de faire revivre, sc\u00e8nes et costumes \u00e0 l&rsquo;appui, l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;\u00e9crivain.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/encrage.fr\/kiosque\/index.php\">L&rsquo;Association des Amis du Roman Populaire<\/a> (A.A.R.P.).<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<em>Les Myst\u00e8res de Paris : Eug\u00e8ne Sue et ses lecteurs<\/em>. Jean-Pierre Galvan, \u00c9ditions L&rsquo;Harmattan, 2 volumes de 432 pages.<br \/>\n<em>Le feuilleton du socialisme<\/em>. Article de Jean-Marc Barroso dans Le Monde du 5-6 ao\u00fbt 1979, repris dans Le Monde, dossiers et documents n\u00b023 (avril 1999).<br \/>\nJean-Louis Bory, s\u00e9duit par le personnage de Sue et la diversit\u00e9 de son oeuvre, lui a consacr\u00e9 deux ouvrages : <em>Eug\u00e8ne Sue, dandy mais socialiste<\/em> (Hachette Litt\u00e9rature, 1973, 450 pages) et <em>Les plus belles pages d&rsquo;Eug\u00e8ne Sue<\/em> (Mercure de France).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Il n&rsquo;est pas une r\u00e9forme religieuse, politique ou sociale, que nos p\u00e8res n&rsquo;aient \u00e9t\u00e9 forc\u00e9s de conqu\u00e9rir de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[18,17,20],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=187"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5890,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187\/revisions\/5890"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=187"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=187"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=187"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}