{"id":190,"date":"2003-08-29T16:37:20","date_gmt":"2003-08-29T14:37:20","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/ivan-tourgueniev-a-paris-bougival\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:09","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:09","slug":"ivan-tourgueniev-a-paris-bougival","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/ivan-tourgueniev-a-paris-bougival\/","title":{"rendered":"Ivan\u00a0TOURGUENIEV \u00e0 Paris, Bougival&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1424\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_tourgue.jpg\" alt=\"tourgue.jpg\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_tourgue.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_tourgue-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<p><html><\/p>\n<div align=\"center\">La datcha de Bougival.<\/div>\n<p><div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Votre femme, je ne dirai pas qu&rsquo;elle est grandiose ;<br \/>\nelle est, \u00e0 mon avis, la seule cantatrice au monde.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nIvan Tourgu\u00e9niev \u00e0 Louis Viardot, 1843.<\/b><\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>Tourgu\u00e9niev recr\u00e9e la Russie \u00e0 Bougival.<br \/>\n<br \/>Ce qu&rsquo;on appelle sa \u00ab\u00a0datcha\u00a0\u00bb (et qu&rsquo;il nomme son \u00ab\u00a0chalet\u00a0\u00bb) est plut\u00f4t, de l&rsquo;ext\u00e9rieur, d&rsquo;inspiration suisse. Mais lui, il est la Russie.<br \/>\n<br \/>Il porte la neige sur ses cheveux et sur sa barbe.<br \/>\nSes racines litt\u00e9raires sont celles des \u00e9crivains qu&rsquo;il a rencontr\u00e9s ou qui sont ses amis : Tolsto\u00ef, Gogol, Pouchkine, Bi\u00e9linsky, Chtch\u00e9drine, Lermontov&#8230; &#8211; et dont il est en France un ardent promoteur[[Il cr\u00e9e \u00e9galement, en 1875, la premi\u00e8re biblioth\u00e8que russe \u00e0 Paris pour les \u00e9tudiants et les \u00e9migr\u00e9s.]].<br \/>\n<br \/>Sa famille est de la vieille noblesse russe : sa m\u00e8re poss\u00e8de dix villages et environ cinq mille \u00ab\u00a0\u00e2mes\u00a0\u00bb \u00e0 300 kilom\u00e8tres de Moscou. Ivan Sergu\u00e9\u00ef\u00e9vitch en h\u00e9rite en 1850, ce qui ne l&#8217;emp\u00eachera pas d&rsquo;\u00eatre, en particulier avec ses <em>M\u00e9moires d&rsquo;un chasseur<\/em> qui l&rsquo;envoient dans les ge\u00f4les du tsar en 1852, un artisan de l&rsquo;abolition du servage en 1861.<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est que, s&rsquo;il apprend la chasse avec son p\u00e8re, l&rsquo;histoire, les langues, les sciences et la po\u00e9sie avec ses pr\u00e9cepteurs\u0085 il d\u00e9couvre aussi l&rsquo;autorit\u00e9, la brutalit\u00e9 et l&rsquo;injustice avec sa m\u00e8re.<\/p>\n<p>En 1822, il effectue un premier s\u00e9jour en France. \u00c0 partir de 1843, lorsqu&rsquo;il ne se trouve pas en Russie, il est \u00e0 Paris ou dans le ch\u00e2teau des Viardot \u00e0 Courtavenel-en-Brie, ou quelque part ailleurs, mais jamais tr\u00e8s loin de sa cantatrice.<\/p>\n<p>&#8211; En effet, en 1843 \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg, il entend chanter Pauline Viardot, s\u009cur de la c\u00e9l\u00e8bre Malibran d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 28 ans en 1836. Pauline a vingt et un ans de moins que son mari (directeur de l&rsquo;op\u00e9ra italien \u00e0 Paris) et trois de moins que Tourgu\u00e9niev, qui a le coup de foudre. Pour la suivre pendant quarante ans \u00e0 Paris et \u00e0 travers l&rsquo;Europe, il quitte en 1845 son emploi de fonctionnaire.<br \/>\n&#8211; En 1847-48, il vit en France, en particulier 1 rue Tronchet \u00e0 Paris.<br \/>\n&#8211; En 1853, c&rsquo;est Pauline qui chante \u00e0 Moscou, et Tourgu\u00e9niev, alors en libert\u00e9 surveill\u00e9e dans la maison maternelle de Spassko\u00ef\u00e9, \u00e9chappe \u00e0 la surveillance de la police du tsar pour aller l&rsquo;entendre.<br \/>\n&#8211; De retour \u00e0 Paris, il s&rsquo;installe en 1856 206 rue de Rivoli. Un de ses voisins est alors Tolsto\u00ef, qui est log\u00e9 dans une pension de famille, au 210. Puis Tourgu\u00e9niev emm\u00e9nage 11 rue de l&rsquo;Arcade.<br \/>\n&#8211; En 1861, il d\u00e9couvre les environs de Bougival \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un s\u00e9jour au \u00ab\u00a0Vert-Bois\u00a0\u00bb, \u00e0 la limite de Rueil et de Bougival, chez un autre Tourgu\u00e9niev, exil\u00e9 politique.<br \/>\n&#8211; En 1862, Pauline Viardot se retire de la sc\u00e8ne et s&rsquo;installe \u00e0 Baden-Baden. Tourgu\u00e9niev s&rsquo;y fait construire une belle villa quelques mois plus tard.<br \/>\n&#8211; De 1871 \u00e0 sa mort en 1883, il occupe le second \u00e9tage de l&rsquo;h\u00f4tel des Viardot, 48 (aujourd&rsquo;hui 50 bis) rue de Douai.<br \/>\nIl a fait am\u00e9nager un conduit entre son bureau et le salon de musique de Pauline, pour l&rsquo;entendre r\u00e9p\u00e9ter ou travailler avec ses \u00e9l\u00e8ves pendant qu&rsquo;il lit et qu&rsquo;il \u00e9crit.<br \/>\n<br \/>Les ann\u00e9es 70 sont celles de l&rsquo;amiti\u00e9 avec Flaubert, Maupassant, Zola, Daudet et quelques autres.<br \/>\n&#8211; En 1873 et 74, Tourgu\u00e9niev passe l&rsquo;\u00e9t\u00e9 \u00e0 \u00ab La Garenne \u00bb, demeure qu&rsquo;il loue avec les Viardot pr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9glise de Bougival (10 rue de la Croix-aux-Vents).<br \/>\n&#8211; Tourgu\u00e9niev ach\u00e8te en 1874 le domaine des Fr\u00eanes \u00e0 Bougival, qui comprend alors une belle demeure de style italien, la villa Palladienne, construite en 1830 pour le parfumeur Bourbonn\u00e9. _ L&rsquo;\u00e9crivain fait construire un peu plus haut, dans le parc, un chalet qui sera son habitation, alors que la demeure principale est celle des Viardot. De 1875 \u00e0 1883, il vit neuf mois sur douze entre Bougival et l&rsquo;h\u00f4tel de la rue de Douai, et l&rsquo;\u00e9t\u00e9 \u00e0 Spassko\u00ef\u00e9.<br \/>\n<br \/>Il est alors au sommet de sa gloire, tant en Russie qu&rsquo;en France. \u00c0 Bougival, il \u00e9crit <em>Terres vierges<\/em> et <em>Po\u00e8mes en prose<\/em>.<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il meurt en 1883.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Le mus\u00e9e Tourgu\u00e9niev se trouve 16 rue Ivan Tourgu\u00e9niev. Gr\u00e2ce \u00e0 la famille Zviguilsky et \u00e0 l&rsquo;association des Amis de Tourgu\u00e9niev, le chalet a \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9 de l&rsquo;abandon dans les ann\u00e9es 70 et est ouvert au public le dimanche, du printemps \u00e0 l&rsquo;automne (t\u00e9l. : 01 45 77 87 12). Cette datcha cach\u00e9e au milieu des arbres fourmille de documents sur Tourgu\u00e9niev et ses contemporains \u00e9crivains, russes et fran\u00e7ais. La restauration du 1er \u00e9tage est une r\u00e9ussite. Et le samovar semble attendre le visiteur. L&rsquo;acc\u00e8s au mus\u00e9e se fait par la N13, derri\u00e8re l&rsquo;h\u00f4tel Holiday Inn.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\n<br \/>L&rsquo;association des Amis d&rsquo;Ivan Tourgu\u00e9niev, Pauline Viardot et Maria Malibran a son si\u00e8ge 100 rue de Javel, 75015 Paris.<br \/>\nPour contacter le mus\u00e9e : <a href=\"musee.tourgueniev@wanadoo.info\">musee.tourgueniev@wanadoo.info<\/a> ou <a href=\"courrier@tourgueniev.info\">courrier@tourgueniev.info<\/a> ; site <a href=\"www.tourgueniev.info\">www.tourgueniev.info<\/a>.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alexandre-dumas\/\">Dumas<\/a> \u00e0 Monte-Cristo (Port-Marly),<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/anais-nin\/\">Ana\u00efs Nin<\/a> \u00e0 Louveciennes,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/13\/honore-de-balzac\/\">Balzac<\/a> aux Jardies \u00e0 S\u00e8vres,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/boris-vian-a-ville-davray-et-paris\/\">Boris Vian<\/a> \u00e0 Ville d&rsquo;Avray,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/emile-zola\/\">Zola<\/a> et Maeterlinck \u00e0 M\u00e9dan,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/theophile-gautier-a-paris-et-neuilly\/\">Th\u00e9ophile Gautier<\/a> et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/jacques-prevert\/\">Jacques Pr\u00e9vert<\/a> \u00e0 Neuilly,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/guy-de-maupassant-a-paris-chatou-poissy\/\">Maupassant<\/a> \u00e0 Chatou,<br \/>\n&#8211; Mirbeau \u00e0 Carri\u00e8res-sous-Poissy,<br \/>\n&#8211; Alain au V\u00e9sinet.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Un russe \u00ab\u00a0presque fran\u00e7ais\u00a0\u00bb : Tourgu\u00e9niev<\/em>, par Alexandre Zviguilsky dans <em>Balade sur les pas des \u00e9crivains en Yvelines<\/em>, <a href=\"http:\/\/www.alexandrines.fr\">\u00c9ditions Alexandrines<\/a>, 2000.<br \/>\n<br \/><em>Guide des russes en France<\/em>. Editions Horay, 1990.<br \/>\n<br \/><em>Cahiers Ivan Tourgu\u00e9niev, Pauline Viardot et Maria Malibran<\/em>. \u00c0 commander au mus\u00e9e. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La datcha de Bougival. \u00ab\u00a0Votre femme, je ne dirai pas qu&rsquo;elle est grandiose ; elle est, \u00e0 mon [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1424,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[19],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/190"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=190"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/190\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3613,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/190\/revisions\/3613"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1424"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=190"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=190"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=190"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}