{"id":194,"date":"2003-08-29T16:45:56","date_gmt":"2003-08-29T14:45:56","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/stefan-zweig\/"},"modified":"2023-02-11T18:16:01","modified_gmt":"2023-02-11T17:16:01","slug":"stefan-zweig","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/stefan-zweig\/","title":{"rendered":"Stefan ZWEIG \u00e0  Paris et ailleurs"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1430\" aria-describedby=\"caption-attachment-1430\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1430\" title=\"15 rue de Beaujolais \u00e0 Paris, o\u00f9 se trouvait l'h\u00f4tel.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_zweig.jpg\" alt=\"15 rue de Beaujolais \u00e0 Paris, o\u00f9 se trouvait l'h\u00f4tel.\" width=\"410\" height=\"310\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_zweig.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_zweig-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1430\" class=\"wp-caption-text\">15 rue de Beaujolais \u00e0 Paris, o\u00f9 se trouvait l&rsquo;h\u00f4tel.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab\u00a0Des soldats de Hitler montent la garde devant l&rsquo;Arc de triomphe. La vie n&rsquo;est plus digne d&rsquo;\u00eatre v\u00e9cue. J&rsquo;ai presque 59 ans, et les ann\u00e9es \u00e0 venir vont \u00eatre effroyables -\u00e0 quoi bon se pr\u00eater encore \u00e0 toutes ces humiliations ?\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>Journal<\/em>, 15 juin 1940 (quelques jours avant de partir pour le Br\u00e9sil).<\/p>\n<p>Fin 1904, le viennois Stefan Zweig s&rsquo;est promis de s&rsquo;offrir un cadeau : passer six mois \u00e0 Paris apr\u00e8s avoir achev\u00e9 son doctorat sur Taine.<\/p>\n<p>Paris est, pour lui comme pour les artistes et \u00e9crivains de son \u00e9poque, la capitale de la culture, et donc un passage oblig\u00e9 (c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs \u00e0 Paris que Zweig rencontrera Rilke) !<\/p>\n<p>Suivant les pas de l&rsquo;histoire et des \u00e9crivains qu&rsquo;il aime, il n&rsquo;y fr\u00e9quente pas que les milieux litt\u00e9raires et artistiques. Entre novembre 1904 et juin 1905, il loue donc un appartement 5 rue Victor Mass\u00e9, pr\u00e8s de Pigalle. C&rsquo;est le quartier de Zola, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 deux ans plus t\u00f4t \u00e0 quelques pas de l\u00e0, et de Verlaine, sur lequel Zweig pr\u00e9pare une monographie en allant, entre deux promenades, \u00e0 la Biblioth\u00e8que Nationale.<\/p>\n<p>Francophile et francophone, il a travaill\u00e9 ou travaillera \u00e9galement sur Baudelaire, Rimbaud, Balzac, Stendhal, Montaigne. Il fr\u00e9quentera Rolland, son ma\u00eetre, Duhamel, et, moins intimement, Rodin, Val\u00e9ry, Martin du Gard, Gide, Barbusse, Maurois.<\/p>\n<p>\u00c9crivain-voyageur comme tant d&rsquo;autres, son seul port d&rsquo;attache fixe est, entre 1919 et 1937, le Paschinger Schl\u00f6ssl, accroch\u00e9 au flanc du Kapuzinerberg au-dessus de Salzbourg.<\/p>\n<p>Il parcourt la France (et l&rsquo;Europe) en suivant ses \u00e9crivains et ses penseurs : la Bretagne de Renan, l&rsquo;est de Verlaine, le Nord de Rimbaud, la Ni\u00e8vre de Romain Rolland. Il d\u00e9couvre Marseille (en appr\u00e9ciant particuli\u00e8rement l&rsquo;h\u00f4tel Beauveau) et les Pyr\u00e9n\u00e9es, et s\u00e9journe en 1930 au (litt\u00e9rairement) fameux h\u00f4tel du Cap d&rsquo;Antibes. Fin 1934, fuyant le nazisme, il s&rsquo;installe quelques jours avec Friderike, sa femme, \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Westminster de Nice, avant d&#8217;embarquer pour un voyage aux Etats-Unis.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 Paris, c&rsquo;est en 1912 qu&rsquo;il d\u00e9couvre l&rsquo;h\u00f4tel Beaujolais, 15 rue du Beaujolais, qui donne sur les jardins du Palais Royal et dans lequel il fera de nombreux s\u00e9jours. Cet h\u00f4tel, qui n&rsquo;existe plus aujourd&rsquo;hui, se situait \u00e0 gauche du restaurant V\u00e9four (notre photo).<br \/>\nLorsqu&rsquo;il est en travaux en 1922, Zweig s&rsquo;installe pour un court s\u00e9jour \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel des Colonies, 27 rue Paul Lelong. En 1932, il pr\u00e9f\u00e8re l&rsquo;h\u00f4tel Louvois, pr\u00e8s de la Biblioth\u00e8que nationale. Lorsque, malgr\u00e9 les efforts de Zweig, de Rolland et d&rsquo;autres, la guerre \u00e9clate, Paris est occup\u00e9 par l&rsquo;arm\u00e9e allemande en juin 1940. Zweig s&rsquo;enfonce dans une d\u00e9pression qui le m\u00e8nera au suicide.<br \/>\nIl met fin \u00e0 ses jours le 22 f\u00e9vrier 1942 \u00e0 P\u00e9tropolis, pr\u00e8s de Rio de Janeiro.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<em>Le Monde d&rsquo;hier, souvenirs d&rsquo;un europ\u00e9en<\/em>. Stefan Zweig. Editions Belfond, 1993.<br \/>\n<em>Stefan Zweig et la France<\/em>. Robert Dumont. Editions Didier, 1967.<br \/>\n<em>Stefan Zweig, le voyageur et ses mondes<\/em>. Serge Ni\u00e9metz. Livre de Poche N\u00b014459.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Des soldats de Hitler montent la garde devant l&rsquo;Arc de triomphe. La vie n&rsquo;est plus digne d&rsquo;\u00eatre v\u00e9cue. 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