{"id":198,"date":"2003-08-29T16:52:33","date_gmt":"2003-08-29T14:52:33","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/roger-vailland-2\/"},"modified":"2003-08-29T16:52:33","modified_gmt":"2003-08-29T14:52:33","slug":"roger-vailland-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/roger-vailland-2\/","title":{"rendered":"Roger VAILLAND"},"content":{"rendered":"<p><em>\u00ab\u00a0Ma m\u00e9thode de travail consiste \u00e0 faire de chaque chapitre une sc\u00e8ne, [&#8230;] Je ne commence \u00e0 \u00e9crire ma sc\u00e8ne que quand j&rsquo;ai parfaitement imagin\u00e9 tous les d\u00e9tails [&#8230;] je ne suis content que si le d\u00e9cor imaginaire de la sc\u00e8ne est devenu tellement pr\u00e9cis que je ne peux pas changer par l&rsquo;imagination un meuble de place sans que toute la sc\u00e8ne, y compris le comportement des personnages, en soit modifi\u00e9e&#8230;\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>Roger Vailland, archives personnelles. cit\u00e9 dans la biographie d&rsquo;Yves Courri\u00e8re, p. 604-605.<\/p>\n<p>Encore un que l&rsquo;\u00e9criture a sauv\u00e9 (et dont les \u00e9crits sauveront d&rsquo;autres) ! Grand reporter, romancier communiste qui roulera en Jaguar \u00e0 la fin de sa vie, drogu\u00e9, presque collaborateur mais grand r\u00e9sistant, alcoolique, amateur de cyclisme et de montagne, asc\u00e8te lorsqu&rsquo;il \u00e9crit, romancier historique, sc\u00e9nariste de films, ex-surr\u00e9aliste, obs\u00e9d\u00e9 sexuel, ennemi jur\u00e9 d&rsquo;Aragon, prix Goncourt 1959 avec La Loi, Roger Vailland a commenc\u00e9 t\u00f4t \u00e0 op\u00e9rer le \u00ab\u00a0d\u00e9r\u00e8glement de tous les sens\u00a0\u00bb cher \u00e0 son ma\u00eetre Arthur Rimbaud. Suivons, \u00e0 travers ses p\u00e9r\u00e9grinations g\u00e9ographiques, diff\u00e9rents moments de sa vie : <\/p>\n<p>&#8211;\tIl na\u00eet le 16 octobre 1907 dans une maison d&rsquo;Acy-en-Multien (dans l&rsquo;Oise, \u00e0 18 kilom\u00e8tres de Meaux), o\u00f9 son p\u00e8re a achet\u00e9 en 1906 un cabinet de g\u00e9om\u00e8tre.<br \/>\n&#8211;\tLa famille emm\u00e9nage en 1910 18 rue Flatters \u00e0 Paris.<br \/>\n&#8211;\tApr\u00e8s le retour de guerre de Monsieur Vailland, toujours pour raisons professionnelles, ils deviennent remois en 1919. Reims est en pleine reconstruction. Ils habitent 283 avenue de Laon. Le p\u00e8re de Roger lui transmet l&rsquo;amour de la campagne et de Plutarque, Shakespeare et des <em>Mille et Une Nuits<\/em>. Ses camarades \u00e9coliers et po\u00e8tes, rassembl\u00e9s dans le club des \u00ab\u00a0phr\u00e8res simplistes\u00a0\u00bb lui inculquent le go\u00fbt du d\u00e9r\u00e8glement des sens, des drogues et des amours f\u00e9minines et masculines.<br \/>\n&#8211;\tEn 1925, la famille emm\u00e9nage 13 bis rue de Joigny \u00e0 Montmorency. Roger entre \u00e0 Louis-le-Grand en classe d&rsquo;hypokh\u00e2gne.<br \/>\n&#8211;\tDeux ans plus tard, sa grand-m\u00e8re le loge dans son appartement 7 rue P\u00e9trarque (dans un immeuble disparu avec le percement de l&rsquo;avenue Paul Doumer), pour lui permettre de pr\u00e9parer une licence de Lettres \u00e0 la Sorbonne.<br \/>\n&#8211;\tGr\u00e2ce aux conseils et \u00e0 l&rsquo;appui technique de Robert Desnos, il est embauch\u00e9 en 1928 par Pierre Lazareff comme journaliste \u00e0 Paris-Midi et emm\u00e9nage dans un h\u00f4tel de la rue Br\u00e9a, o\u00f9 il peut en toute tranquillit\u00e9 consommer ses drogues. Le m\u00e9tier de journaliste lui est un bon pr\u00e9texte pour c\u00f4toyer le Paris culturel de l&rsquo;\u00e9poque : Desnos, Joyce, Cocteau, Gide,&#8230;<br \/>\n&#8211;\tSon teint surr\u00e9aliste le fait fr\u00e9quenter le club du Bar du Ch\u00e2teau, 54 rue du Ch\u00e2teau, o\u00f9 vivent Pr\u00e9vert, Marcel Duhamel, Benjamin P\u00e9ret, etc. et qui accueille en h\u00f4tes de passage Aragon, Queneau, Robert Desnos, Michel Leiris. En mars 1929, il est exclu de ce club tr\u00e8s ferm\u00e9 par l&rsquo;intransigeance politique d&rsquo;Aragon et de Breton.<br \/>\n&#8211;\tEn 1931, son premier vrai \u00ab\u00a0chez lui\u00a0\u00bb est le quatri\u00e8me \u00e9tage du 1 rue Hautefeuille, face \u00e0 la place Saint-Michel.<br \/>\n&#8211;\tNo\u00ebl 1933 le trouve dans la chambre d&rsquo;un h\u00f4tel meubl\u00e9, 22 quai de Passy.<br \/>\n&#8211;\tIl emm\u00e9nage en d\u00e9cembre 1934 38 rue de l&rsquo;Universit\u00e9, qu&rsquo;il occupe avec Andr\u00e9e Blavette, sa future femme, en alternance avec l&rsquo;h\u00f4tel particulier des Blavette, 8 bis villa L\u00e9andre \u00e0 Montmartre, villa qui sera un de ses ports d&rsquo;attache jusque pendant la guerre.<br \/>\n&#8211;\tA partir de 1936, la maison de la soeur d&rsquo;Andr\u00e9e, 2 all\u00e9e Kl\u00e9ber au V\u00e9sinet, devient leur r\u00e9sidence secondaire, la principale devenant, \u00e0 partir d&rsquo;octobre 1936, un huiti\u00e8me \u00e9tage rue Manin, dans le 19\u00e8me.<br \/>\n&#8211;\tFin 1940, la guerre et son m\u00e9tier de journaliste le m\u00e8nent 67 cours Gambetta \u00e0 Lyon. Il glisse rapidement d&rsquo;id\u00e9es collaborationnistes \u00e0 un engagement dans la R\u00e9sistance aux c\u00f4t\u00e9s des communistes. Aragon, son ennemi d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, se r\u00e9fugie aussi \u00e0 Lyon dans la villa de Ren\u00e9 Tavernier, rue Chambovet \u00e0 Montchat (villa aujourd&rsquo;hui disparue). La guerre est le catalyseur qui va lib\u00e9rer Vailland de l&rsquo;angoisse de l&rsquo;\u00e9criture. <\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>Vailland a \u00e9galement v\u00e9cu dans la r\u00e9gion de Lyon.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\n<br \/>M\u00e9diath\u00e8que \u00c9lizabeth et Roger Vailland, 1 rue du Moulin de Brou, 01000 Bourg-en-Bresse (t\u00e9l. : 04 74 45 06 07).<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/>Roger Vailland, ou un libertin au regard froid. L&rsquo;\u00e9norme et passionnante biographie d&rsquo;Yves Courri\u00e8re. Plon, 1991, 976 pages, 180 F.<br \/>\n<br \/>Les Cahiers Roger Vailland, publi\u00e9s depuis 1994 par Le Temps des Cerises, 6 avenue E. Vaillant, 93500 Pantin (t\u00e9l. : 01 49 42 99 11). <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Ma m\u00e9thode de travail consiste \u00e0 faire de chaque chapitre une sc\u00e8ne, [&#8230;] Je ne commence \u00e0 \u00e9crire [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[24,36],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/198"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=198"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/198\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=198"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=198"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=198"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}