{"id":2,"date":"2003-08-14T19:13:54","date_gmt":"2003-08-14T17:13:54","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alain-fournier-a-epineuil-le-fleuriel\/"},"modified":"2024-12-05T13:04:16","modified_gmt":"2024-12-05T12:04:16","slug":"alain-fournier-a-epineuil-le-fleuriel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alain-fournier-a-epineuil-le-fleuriel\/","title":{"rendered":"ALAIN-FOURNIER \u00e0 Epineuil-le-Fleuriel"},"content":{"rendered":"<p><em>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai toujours pens\u00e9 ceci : chacun se cr\u00e9e la r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;il a m\u00e9rit\u00e9e. Christophe Colomb a rencontr\u00e9 les rivages des royaumes d&rsquo;Am\u00e9rique, parce qu&rsquo;il avait eu l&rsquo;audace de les susciter. Jamais la r\u00e9alit\u00e9 n&rsquo;a d\u00e9\u00e7u celui qui avait le courage et l&rsquo;imagination n\u00e9cessaires pour croire en elle&#8230;\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Lettre d&rsquo;Alain-Fournier \u00e0 Andr\u00e9 Lhote, 16 janvier 1910.<\/p>\n<p>\u00c9pineuil-le-Fleuriel, le pays des \u00e9pines fleuries&#8230; En 1891, lorsque les parents Fournier, venant de La Chapelle d&rsquo;Angillon, s&rsquo;installent \u00e0 Epineuil pour y occuper les fonctions d&rsquo;instituteurs et de secr\u00e9taires de mairie, ce village n&rsquo;est qu&rsquo;un petit village berrichon comme les autres. L&rsquo;\u00e9cole, le logement de fonction des Fournier ainsi que la mairie sont des lieux aust\u00e8res et m\u00eame pauvres. En 1891, Henri Fournier a cinq ans. Il vit \u00e0 \u00c9pineuil sept ann\u00e9es durant lesquelles le village et ses alentours vont nourrir sa sensibilit\u00e9, sa m\u00e9moire et son imagination \u00e0 un tel point qu&rsquo;ils vont devenir en 1912 (deux ans avant sa mort) des lieux habit\u00e9s par certains des personnages extraordinaires du <em>Grand Meaulnes<\/em>, en particulier Fran\u00e7ois Seurel et Augustin Meaulnes. Contractant les distances (quatorze kilom\u00e8tres s\u00e9parent \u00c9pineuil de La Chapelle d&rsquo;Angillon dans le roman, une centaine en r\u00e9alit\u00e9), d\u00e9pla\u00e7ant certains lieux, modifiant leurs noms, l&rsquo;\u00e9crivain recr\u00e9e une g\u00e9ographie sans rien inventer. <em>\u00ab\u00a0Dans le Grand Meaulnes, dit Isabelle, sa soeur, tout est r\u00e9el et on peut visiter \u00e0 pied 31 chapitres du livre, soit \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, soit autour de l&rsquo;\u00e9cole.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1195\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_epineuil.jpg\" alt=\"epineuil.jpg\" width=\"410\" height=\"260\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_epineuil.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_epineuil-300x190.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<p>\u00c0 \u00c9pineuil aujourd&rsquo;hui, on peut en effet retrouver les lieux du roman autour du lieu central qu&rsquo;est la maison-\u00e9cole o\u00f9 Henri a \u00e9t\u00e9 \u00e9l\u00e8ve de ses parents entre 1891 et 1898.<\/p>\n<p>Lorsque l&rsquo;on p\u00e9n\u00e8tre dans l&rsquo;\u00e9cole, on trouve au rez-de-chauss\u00e9e la classe de Madame Fournier et la \u00ab\u00a0grande classe\u00a0\u00bb de Monsieur Fournier (l&rsquo;\u00e9cole accueillait cent quatorze \u00e9l\u00e8ves dans ses deux classes). La place d&rsquo;Henri \u00e9tait \u00e0 la premi\u00e8re table, pr\u00e8s de la fen\u00eatre du jardin. Au fond de la classe, une porte conduit \u00e0 l&rsquo;appartement compos\u00e9 de la cuisine, de la salle \u00e0 manger, du \u00ab\u00a0salon rouge\u00a0\u00bb, interdit \u00e0 Henri et \u00e0 Isabelle et r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;accueil des grands-parents pour No\u00ebl, et de la chambre des parents, qui est \u00e9galement celle d&rsquo;Isabelle. L&rsquo;escalier qui part de la cuisine m\u00e8ne au grenier o\u00f9, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des cartes murales, des panneaux sur les saisons de l&rsquo;ann\u00e9e et autres objets de cours, se trouve la chambre d&rsquo;Henri, tr\u00e8s froide l&rsquo;hiver, tr\u00e8s chaude l&rsquo;\u00e9t\u00e9. La porte \u00e0 petits carreaux ne ferme toujours pas.<\/p>\n<p>Si les courants d&rsquo;air risquent un peu moins aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;hier de souffler une bougie, le pauvre mobilier et la lucarne qui ne s&rsquo;ouvre que sur le ciel ne laissent d&rsquo;autre issue que de se r\u00e9fugier dans l&rsquo;imaginaire&#8230;<\/p>\n<p><em>Page r\u00e9alis\u00e9e avec l&rsquo;aide pr\u00e9cieuse d&rsquo;Andr\u00e9e et Henri Lullier.<\/em><\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\nAlain-Fournier a commenc\u00e9 dans la vie \u00e0 La Chapelle-d&rsquo;Angillon.<br \/>\nQuant \u00e0 sa derni\u00e8re demeure&#8230; Il a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 dans le bois de Saint-R\u00e9my, pr\u00e8s des Eparges non loin de Verdun le 22 septembre 1914. Son corps, qui n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 qu&rsquo;en 1992, repose au cimeti\u00e8re militaire de Saint-R\u00e9my-la-Calonne, au sud-est de Verdun.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\nL&rsquo;\u00e9cole du Grand Meaulnes a \u00e9t\u00e9 en activit\u00e9 jusqu&rsquo;en avril 1991. Mais Henri Lullier, son directeur jusqu&rsquo;en 1986, n&rsquo;avait pas attendu sa fermeture pour faire visiter les lieux entre deux cours de fran\u00e7ais ou de g\u00e9ographie&#8230;<br \/>\nLe mus\u00e9e est ouvert du 1er avril au 15 novembre.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\nL&rsquo;Association de gestion des Int\u00e9r\u00eats Litt\u00e9raires d&rsquo;\u00c9pineuil (AGILE).<br \/>\nL&rsquo;Association des amis de Jacques Rivi\u00e8re et d&rsquo;Alain-Fournier (AJRAF).<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n\u00c9pineuil est proche d&rsquo;autres lieux qui ont \u00e9t\u00e9 habit\u00e9s par des \u00e9crivains :<\/p>\n<p>&#8211; C\u00e9rilly (Charles-Louis Philippe),<br \/>\n&#8211; Ygrande (\u00c9mile Guillaumin),<br \/>\n&#8211; Gargilesse et Nohant (George Sand),<br \/>\n&#8211; Sancoins (Marguerite Audoux)<br \/>\n&#8211; Saint-Sauveur-en-Puisaye (Colette).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai toujours pens\u00e9 ceci : chacun se cr\u00e9e la r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;il a m\u00e9rit\u00e9e. 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