{"id":201,"date":"2003-08-29T16:57:26","date_gmt":"2003-08-29T14:57:26","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/paul-verlaine\/"},"modified":"2003-08-29T16:57:26","modified_gmt":"2003-08-29T14:57:26","slug":"paul-verlaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/paul-verlaine\/","title":{"rendered":"Paul VERLAINE"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1435\" aria-describedby=\"caption-attachment-1435\" style=\"width: 330px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1435\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_verlnicodef.jpg\" alt=\"14 rue Nicolet.\" title=\"14 rue Nicolet.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"330\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_verlnicodef.jpg 330w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_verlnicodef-230x300.jpg 230w\" sizes=\"(max-width: 330px) 94vw, 330px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1435\" class=\"wp-caption-text\">14 rue Nicolet.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Une des joies de ma solitude, c&rsquo;est, Monsieur, de voir se lever en France, dans ce grand dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle, une jeune aube de vraie po\u00e9sie. Toutes les promesses de progr\u00e8s sont tenues et l&rsquo;art est plus rayonnant que jamais. Je vous remercie de me faire lire votre livre<\/em> [les Po\u00e8mes Saturniens].<br \/>\n<br \/>Victor Hugo \u00e0 Paul Verlaine, depuis Guernesey, le 22 avril 1867.<\/p>\n<p><em>Je ne vous crois pas m\u00e9chant et cependant tous vos actes donnent raison \u00e0 ceux qui disent que vous l&rsquo;\u00eates. Supprimez deux choses dans votre existence : la Politique et la Jalousie et vous serez un homme parfait. Je me crois assez votre ami pour vous \u00e9crire cette lettre alors qu&rsquo;il me serait si facile de ne rien vous \u00e9crire du tout.<\/em><br \/>\n<br \/>Alphonse Lemerre, son \u00e9diteur, \u00e0 Verlaine, juillet 1871.<\/p>\n<p><em>En attendant, je d\u00e9vore la R\u00e9volution de Quinet, la F\u00e9d\u00e9ration de Proudhon et les M\u00e9moires d&rsquo;outre-tombe par le nomm\u00e9 Chateaubriand. Il y a l\u00e0-dedans un volume sur Napol\u00e9on dont je ne vous dis que \u00e7\u00e0 !<\/em><br \/>\n<br \/>Paul Verlaine. Lettre \u00e0 Emile Bl\u00e9mont, 29 juillet 1871.<\/p>\n<p><em>Mon cher petit Georges, tu vas avoir cinq ans, tu es un grand gar\u00e7on maintenant. Il faut \u00eatre bien sage, bien travailler \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, \u00eatre toujours ob\u00e9issant, car, quand on te dit de faire ou de ne pas faire quelque chose, c&rsquo;est pour ton bien.<br \/>\n<br \/>Aime bien bon papa, bonne maman, ta petite maman, et aussi ton petit papa qui t&#8217;embrasse bien, bien fort.<\/em><br \/>\n<br \/>Verlaine \u00e0 son fils, depuis Bournemouth, le 28 ao\u00fbt 1876.<\/p>\n<p>Les po\u00e8tes symbolistes ont au moins deux ma\u00eetres : St\u00e9phane Mallarm\u00e9 et Paul Verlaine.<br \/>\n<br \/>La vie de ce dernier d\u00e9marre mal. Il est \u00e9cartel\u00e9 entre sa conscience d&rsquo;\u00eatre laid et son id\u00e9al de beaut\u00e9. Deux deuils assombrissent t\u00f4t son horizon : sa ch\u00e8re cousine Elisa d\u00e9c\u00e8de en 1867, ainsi que, en 1871, son ami Lucien Viotti, avec qui il souhaitait \u00e9crire une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre.<br \/>\n<br \/>Un autre facteur contribue \u00e0 d\u00e9t\u00e9riorer son syst\u00e8me nerveux. Paul suit assez t\u00f4t la pente de l&rsquo;alcool, avec les grandes tendances suivantes : il est fonctionnaire \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de Ville \u00e0 Paris de 1864 \u00e0 1871 ; il vit entre France, Belgique et Angleterre avec <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=162\">Rimbaud<\/a> jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1873 ; il est emprisonn\u00e9 \u00e0 Mons, en Belgique, jusqu&rsquo;\u00e0 d\u00e9but 1875, et retrouve la foi ; pour \u00e9chapper \u00e0 sa belle-famille et \u00e0 ses connaissances parisiennes, il enseigne ensuite en Angleterre et dans les Ardennes, en cours particuliers et en \u00e9cole, tout en esp\u00e9rant r\u00e9int\u00e9grer un emploi de fonctionnaire parisien ; il r\u00e9int\u00e8gre la capitale en 1882, collabore sporadiquement \u00e0 des revues ;  sa sant\u00e9 continue \u00e0 se d\u00e9t\u00e9riorer ; son divorce est prononc\u00e9 en 1885 ; sa m\u00e8re morte en 1886, Verlaine redescend la pente \u00e0 grande vitesse, de chambre d&rsquo;h\u00f4tel en h\u00f4pital, jusqu&rsquo;\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s en 1896. Humili\u00e9 sur tous les fronts hors le po\u00e9tique, il est tu\u00e9 par la d\u00e9ch\u00e9ance.<\/p>\n<p>Paul na\u00eet en 1844 au 2 rue Haute-Pierre \u00e0 Metz, d&rsquo;un p\u00e8re capitaine dans l&rsquo;arm\u00e9e comme celui de Rimbaud et d&rsquo;Elisa-St\u00e9phanie Deh\u00e9e, native de Fampoux, dans le Pas-de-Calais.<br \/>\n<br \/>Au fil des garnisons, les Verlaine s&rsquo;installent \u00e0 Montpellier en 1845 puis \u00e0 nouveau \u00e0 Metz en 1848. <\/p>\n<p>Le Paris de l&rsquo;enfance et de l&rsquo;adolescence de Verlaine se concentre sur la rive droite, plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur le quartier des Batignolles.<br \/>\n<br \/>Ses parents arrivent dans la capitale en 1850, lorsque M. Verlaine obtient sa retraite de l&rsquo;arm\u00e9e. Ils emm\u00e9nagent 10 rue des Petites-Ecuries, puis dans le quartier des Batignolles situ\u00e9 alors en-dehors de la capitale et appr\u00e9ci\u00e9 des militaires en retraite. Ses parents veulent offrir les meilleures \u00e9tudes \u00e0 Paul.<br \/>\n<br \/>Il va au cat\u00e9chisme rue de Douai. Entre 1853 et 1862, il est interne \u00e0 la pension Landry, 32 rue Chaptal et se rend bient\u00f4t quotidiennement au lyc\u00e9e Bonaparte (aujourd&rsquo;hui Condorcet), rue Caumartin. Les parents Verlaine emm\u00e9nagent 28 rue Truffaut en 1857, puis 10 rue Nollet (appel\u00e9e rue Saint-Louis jusqu&rsquo;en 1864) en 1859 ou 1860. Apr\u00e8s une bonne scolarit\u00e9, Paul d\u00e9couvre \u00e0 16 ans Baudelaire et l&rsquo;absinthe.<br \/>\n<br \/>1863 : nouvel emm\u00e9nagement, 45 rue Lemercier. Paul effectue un stage de comptabilit\u00e9 chez un nomm\u00e9 Savouret, rue du Faubourg-Saint-Honor\u00e9, et trouve un emploi dans une compagnie d&rsquo;assurances. Il r\u00e9ussit en mai 1864 un concours administratif et commence \u00e0 travailler \u00e0 la mairie du IXe arrondissement, rue Drouot, puis \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de Ville. Il fr\u00e9quente le salon de la marquise de Ricard, 10 boulevard des Batignolles (et celui de Nina de Callias, 17 rue Chaptal, \u00e0 partir de 1868).<br \/>\n<br \/>Les Verlaine s&rsquo;installent 14 rue L\u00e9cluse en 1865, \u00e0 deux pas de la rue Nollet. La revue <em>L&rsquo;Art<\/em> publie en novembre un grand article de Paul sur Baudelaire. Le capitaine Verlaine d\u00e9c\u00e8de en d\u00e9cembre. Paul et sa m\u00e8re vivent de 1866 \u00e0 1870 au 3e \u00e9tage du 26 rue L\u00e9cluse. Des vers du po\u00e8te sont publi\u00e9s en 1866 dans le premier volume du <em>Parnasse contemporain<\/em>, et son premier recueil est \u00e9dit\u00e9 \u00e0 compte d&rsquo;auteur : <em>Po\u00e8mes saturniens<\/em>, tout impr\u00e9gn\u00e9s de Baudelaire.<br \/>\n<br \/>De la rue L\u00e9cluse, il rend visite \u00e0 Mathilde Maut\u00e9 chez ses futurs beaux-parents, 14 rue Nicolet. Mathilde lui inspire <em>La Bonne chanson<\/em>. <\/p>\n<p>Il l&rsquo;\u00e9pouse le 11 ao\u00fbt 1870 et le couple s&rsquo;installe ce m\u00eame mois au 2 rue du Cardinal-Lemoine &#8211; leur r\u00e9sidence principale jusqu&rsquo;\u00e0 ao\u00fbt 1871. Mais Mathilde ne sera jamais l&rsquo;\u00e9pouse tr\u00e8s aimante dont r\u00eave Paul. Verlaine est garde national pendant le si\u00e8ge de Paris \u00e0 l&rsquo;automne 1870. Il choisit de ne pas quitter son emploi \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de Ville. La Commune d\u00e9bute mi-mars 1871. Mathilde et Paul quittent Paris fin juin pour Fampoux puis pour L\u00e9cluse, chez Auguste Dujardin, et sans doute Arras, 21 rue de la Paix. En rentrant dans la capitale en ao\u00fbt, ils logent quelque temps au 14 rue Nicolet par souci d&rsquo;\u00e9conomie, Paul ayant perdu en juillet son emploi \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de ville parce qu&rsquo;il l&rsquo;avait conserv\u00e9 pendant la Commune..<\/p>\n<p>Le 10 septembre 1871, <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=162\">Rimbaud<\/a> d\u00e9barque rue Nicolet. Il a lu les <em>F\u00eates galantes<\/em> pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1870 et a \u00e9crit un an plus tard \u00e0 leur auteur. Il poss\u00e8de un g\u00e9nie brut et brutal qui fascine ou r\u00e9pulse ceux qui croisent sa route. Les deux po\u00e8tes m\u00e8nent bient\u00f4t vie commune en Belgique et en Angleterre &#8211; ce qui inspire \u00e0 Verlaine les <em>Romances sans paroles<\/em> -, jusqu&rsquo;au coup de feu qui blesse <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=162\">Rimbaud<\/a> le 10 juillet 1873 \u00e0 Bruxelles[[Verlaine loge depuis le 4 juillet \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel li\u00e9geois, 1 rue du Progr\u00e8s. Il supplie sa femme de le rejoindre. <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=162\">Rimbaud<\/a> s&rsquo;y pr\u00e9sente le 8 juillet. Pour \u00e9viter une \u00e9ventuelle rencontre entre Mathilde et Arthur, les deux hommes s&rsquo;installent aussit\u00f4t \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de Courtrai, 1 rue des Brasseurs, \u00e0 l&rsquo;angle de la Grand-place, en compagnie de Mme Verlaine. Ils passent la journ\u00e9e du 9 \u00e0 se disputer. Le 10 au matin, Paul ach\u00e8te un pistolet chez l&rsquo;armurier Montigny, passage des Galeries-Saint-Hubert. Il le charge de balles dans un caf\u00e9 de la rue des Chartreux. Dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi, Verlaine, ivre, blesse Rimbaud au poignet en voulant le dissuader de repartir \u00e0 Paris.]]. Verlaine est condamn\u00e9 \u00e0 plusieurs mois de prison, qu&rsquo;il purge \u00e0 Bruxelles et \u00e0 Mons. Il revient vers la religion catholique et s&rsquo;\u00e9loigne de la R\u00e9publique.<br \/>\n<br \/>Mathilde, qui a donn\u00e9 naissance \u00e0 Georges Verlaine en octobre 1871, obtient un jugement en s\u00e9paration en 1874. Apr\u00e8s sa lib\u00e9ration d\u00e9but 1875, Paul enseigne en Angleterre et dans les Ardennes, passant parfois chez sa m\u00e8re \u00e0 Arras, 2 impasse d&rsquo;Elbronne.<br \/>\n<br \/>Dans les ann\u00e9es 1870, il demande aux correspondants auxquels il ne veut pas r\u00e9v\u00e9ler son adresse de lui envoyer leur courrier au 12 rue de Lyon. C&rsquo;est l\u00e0 que demeure un ami, Jean-Baptiste Istace, qui h\u00e9berge plus d&rsquo;une fois le po\u00e8te et sa m\u00e8re.<br \/>\n<br \/>\u00c0 la rentr\u00e9e 1877, le voil\u00e0 professeur de fran\u00e7ais, anglais, histoire et g\u00e9ographie au coll\u00e8ge Notre-Dame de Rethel, dans les Ardennes. Il y succ\u00e8de \u00e0 son ami Delahaye. En 1880, il ach\u00e8te la ferme de la Petite Paroisse non loin, rue de l&rsquo;Abi \u00e0 Juniville, qu&rsquo;il revend deux ans plus tard.<\/p>\n<p>Le recueil <em>Sagesse<\/em> &#8211; au titre significatif &#8211; passe assez inaper\u00e7u en 1881. Apr\u00e8s dix ans de r\u00e9sidence en-dehors de la capitale, Verlaine revient vivre \u00e0 Paris en 1882, d&rsquo;abord \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel du Commerce, 5 rue du Parchamps \u00e0 Boulogne-sur-Seine, puis, avec sa m\u00e8re, 17 rue de la Roquette \u00e0 partir de novembre 1882. Il l&rsquo;a convaincue de quitter Arras pour habiter \u00e0 nouveau avec lui.<br \/>\n<br \/>Ils vivent \u00e0 partir de mi-1883 dans la petite maison de Malval, \u00e0 Coulommes pr\u00e8s d&rsquo;Attigny, dans les Ardennes. Paul poursuit ses d\u00e9bauches.<br \/>\n<br \/>Il publie en 1884 un essai sur trois \u00ab po\u00e8tes maudits \u00bb : Mallarm\u00e9, Tristan Corbi\u00e8re et <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=162\">Rimbaud<\/a>.<br \/>\n<br \/>Il passe le mois d&rsquo;avril 1885 dans la prison de Vouziers, condamn\u00e9 pour violences contre sa m\u00e8re.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un s\u00e9jour en f\u00e9vrier 1885 \u00e0 l&rsquo;Austin H\u00f4tel, rue d&rsquo;Amsterdam, et divers voyages en Ardennes, il s&rsquo;\u00e9tablit au sordide h\u00f4tel du Midi (6 cour Saint-Fran\u00e7ois, par le 5 rue Moreau), lui au rez-de-chauss\u00e9e, sa m\u00e8re au 1er \u00e9tage. C&rsquo;est son adresse jusqu&rsquo;au printemps 1887. Mallarm\u00e9, Villiers de l&rsquo;Isle-Adam et d&rsquo;autres viennent l&rsquo;y rencontrer.<br \/>\n<br \/>Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de sa m\u00e8re cour Saint-Fran\u00e7ois en 1886[[Elle attrape une pneumonie en allant chercher du tabac pour son fils ador\u00e9.]], Verlaine renoue \u00e0 plein avec la vie de boh\u00e8me \u00e0 travers le Quartier latin. Ses adresses sont le 5 rue des Ecoles, chez Rachilde[[Future femme de l&rsquo;\u00e9diteur Alfred Vallette.]], en novembre 1886 ; le minable h\u00f4tel de la Harpe, 6 rue de la Harpe (automne 1887) ; l&rsquo;h\u00f4tel Royer-Collard, 14 rue Royer-Collard (printemps 1888) &#8211; o\u00f9 jusqu&rsquo;\u00e0 quarante personnes envahissent sa petite chambre lors de ses rencontres litt\u00e9raires du mercredi ; le triste Grand H\u00f4tel des Nations, 216 rue Saint-Jacques (automne 1888) ; l&rsquo;h\u00f4tel de Lisbonne, 4 rue de Vaugirard (d\u00e9but 1889) ; l&rsquo;h\u00f4tel des Mines, 125 boulevard Saint-Michel (d\u00e9but 1890) ; l&rsquo;h\u00f4tel Biot, 15 rue Biot, et l&rsquo;h\u00f4tel de Montpellier, 18 rue Descartes (automne 1890), avec bient\u00f4t des \u00e9chapp\u00e9es au 272 rue Saint-Jacques, chez Eug\u00e9nie Krantz [[Rimbaud meurt en novembre 1891.]] ; le 15 rue Descartes d\u00e9but 1892 ; chez Eug\u00e9nie au 9 rue des Foss\u00e9s-Saint-Jacques (d\u00e9but 1893) ; le 187 rue Saint-Jacques ; le 21 rue Monsieur-le-Prince ; chez Eug\u00e9nie au 16 rue Saint-Victor (d\u00e9but 1895) ; le 39 rue Descartes, o\u00f9 il meurt en 1896 (plaque).<\/p>\n<p>Les h\u00f4pitaux de Paris l&rsquo;accueillent tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement pour soigner une arthrite du genou qui gagne peu \u00e0 peu tout son c\u00f4t\u00e9 gauche. Il aura v\u00e9cu au total plus de 1300 jours \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital.<br \/>\n<br \/>En janvier 1890, un Andr\u00e9 Gide de 21 ans le visite \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital Broussais, 96 rue Didot, en qu\u00eate de conseils pour ses projets litt\u00e9raires&#8230; Il s&rsquo;y trouve \u00e0 nouveau en 1892, salle Lass\u00e8gue. Exceptionnellement, il est autoris\u00e9 \u00e0 recevoir ses amis tous les jours&#8230; et, parfois, \u00e0 sortir avec eux&#8230; Barr\u00e8s, France, Huysmans, Rachilde, etc. le visitent \u00e9galement.<br \/>\n<br \/>En 1894, Maurice Barr\u00e8s et Robert de Montesquiou dirigent une souscription destin\u00e9e \u00e0 lui verser une mensualit\u00e9. Il est couronn\u00e9 \u00ab Prince des Po\u00e8tes \u00bb et d\u00e9c\u00e8de en 1896.<\/p>\n<p>\u00c0 signaler encore : deux derniers lieux li\u00e9s indirectement \u00e0 la vie de Verlaine : le ch\u00e2teau de Bou\u00eblle, pr\u00e8s de Neuch\u00e2tel-en-Bray, o\u00f9 Mathilde et ses parents effectuent des s\u00e9jours \u00e0 partir de 1862 ; le Grand H\u00f4tel du Ch\u00e2teau de Pierrefonds, o\u00f9 Georges Verlaine se repose d&rsquo;une maladie, en compagnie de sa m\u00e8re, pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1878.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>Verlaine repose au cimeti\u00e8re des Batignolles, \u00e0 Paris.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\n<br \/>Les Amis de Paul Verlaine si\u00e8gent \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de la Soci\u00e9t\u00e9 des Gens de Lettre, H\u00f4tel de Massa, 38 rue du Faubourg-Saint-Jacques, 75014 Paris.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Verlaine<\/em>. Henri Troyat. Livre de Poche n\u00b013962.<br \/>\n<br \/><em>Correspondance g\u00e9n\u00e9rale I, 1857-1885.<\/em> Paul Verlaine. Etablie et annot\u00e9e par Michael Pakenham. Fayard, 2005.<br \/>\n<br \/><em>Verlaine.<\/em> Magazine litt\u00e9raire n\u00b0321, mai 1994.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une des joies de ma solitude, c&rsquo;est, Monsieur, de voir se lever en France, dans ce grand dix-neuvi\u00e8me [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1435,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[45,44,25],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/201"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=201"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/201\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1435"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=201"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=201"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=201"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}