{"id":206,"date":"2003-10-04T00:00:00","date_gmt":"2003-10-03T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/10\/04\/albert-camus\/"},"modified":"2025-02-11T13:09:02","modified_gmt":"2025-02-11T12:09:02","slug":"albert-camus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/10\/04\/albert-camus\/","title":{"rendered":"Albert CAMUS au Panelier (Le Chambon-sur-Lignon) et \u00e0 Lyon"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1443\" aria-describedby=\"caption-attachment-1443\" style=\"width: 680px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1443\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/10\/jpg_panelierx.jpg\" alt=\"La maison-forte du Panelier, pr\u00e8s du Chambon-sur-Lignon.\" title=\"La maison-forte du Panelier, pr\u00e8s du Chambon-sur-Lignon.\" align=\"middle\" width=\"680\" height=\"335\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/10\/jpg_panelierx.jpg 680w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/10\/jpg_panelierx-300x148.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 680px) 94vw, 680px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1443\" class=\"wp-caption-text\">La maison-forte du Panelier, pr\u00e8s du Chambon-sur-Lignon.<\/figcaption><\/figure>\n<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Je veux exprimer au moyen de la peste l&rsquo;\u00e9touffement dont nous avons tous souffert et l&rsquo;atmosph\u00e8re de menace et d&rsquo;exil dans laquelle nous avons v\u00e9cu. Je veux du m\u00eame coup \u00e9tendre cette interpr\u00e9tation \u00e0 la notion d&rsquo;existence en g\u00e9n\u00e9ral. La Peste donnera l&rsquo;image de ceux qui dans cette guerre ont eu la part de la r\u00e9flexion, du silence &#8211; et celle de la souffrance morale.\u00a0\u00bb<\/i><\/b><\/div>\n<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0La premi\u00e8re chose \u00e0 apprendre pour un \u00e9crivain c&rsquo;est l&rsquo;art de transposer ce qu&rsquo;il sent dans ce qu&rsquo;il veut faire sentir. Les premi\u00e8res fois c&rsquo;est par hasard qu&rsquo;il r\u00e9ussit. Mais ensuite il faut que le talent vienne remplacer le hasard. Il y a ainsi une part de chance \u00e0 la racine du g\u00e9nie.\u00a0\u00bb<\/i><\/b><\/div>\n<p>Le s\u00e9jour de Camus au Panelier est un interm\u00e8de entre sa vie alg\u00e9rienne et sa vie parisienne.<\/p>\n<p>Janvier 1942. Son roman <em>L&rsquo;\u00c9tranger<\/em> vient d&rsquo;\u00eatre accept\u00e9 par Gallimard et va bient\u00f4t sortir des presses. Camus crache du sang \u00e0 Oran. Son second poumon est atteint par la tuberculose. Il doit s&rsquo;\u00e9loigner du climat humide du Nord de l&rsquo;Alg\u00e9rie. Sa femme Francine est enseignante, et ils attendent ao\u00fbt suivant pour se rendre dans la \u00ab\u00a0maison-forte\u00a0\u00bb du Panelier, \u00e0 quatre kilom\u00e8tres du Chambon-sur-Lignon, en Auvergne. C&rsquo;est l\u00e0 que les accueille la belle-m\u00e8re de la tante de Francine, madame Oettly, qui tient une pension de famille.<\/p>\n<p>Camus se rend tous les douze jours environ \u00e0 Saint-Etienne pour y faire des insufflations. Il travaille \u00e0 <em>La Peste<\/em> et au <em>Malentendu<\/em>, lit Joyce et Proust.<\/p>\n<p>Francine repart enseigner d\u00e9but octobre en Alg\u00e9rie, et Camus compte la rejoindre fin novembre.<\/p>\n<p>&#8230; Sauf que le d\u00e9barquement alli\u00e9 en Afrique du Nord a lieu le 7 novembre, provoquant l&rsquo;occupation totale de la France par les allemands qui franchissent la ligne de d\u00e9marcation, et coupant toute retraite possible \u00e0 l&rsquo;\u00e9crivain.<\/p>\n<p>Il se retrouve au d\u00e9but de l&rsquo;hiver bloqu\u00e9 au Panelier, s\u00e9par\u00e9 de sa femme et sans aucun revenu.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/12\/19\/pascal-pia-a-bab-el-oued-paris-lyon\/\">Pascal Pia<\/a>, son ancien coll\u00e8gue de <em>Alger r\u00e9publicain<\/em> et de <em>Paris-Soir<\/em> qui entre alors dans la R\u00e9sistance active, lui obtient un statut de \u00ab\u00a0lecteur\u00a0\u00bb aux \u00e9ditions Gallimard. Camus peut tout de m\u00eame voyager un peu et le rencontrer \u00e0 Lyon, ainsi que Francis Ponge, autre ami de Pia, autre r\u00e9sistant, autre habitant occasionnel de la pension du Panelier et dont Camus admire <em>Le Parti pris des choses<\/em>.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;il se rend \u00e0 Lyon, Camus s\u00e9journe parfois <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2009\/02\/05\/albert-camus-en-1943-a-lyon\/\">dans une chambre du 6 rue Vieille-Monnaie (aujourd&rsquo;hui rue Ren\u00e9 Leynaud)<\/a>, pr\u00eat\u00e9e par Ren\u00e9 Leynaud, po\u00e8te et correspondant du <em>Progr\u00e8s<\/em>. Il rencontre aussi Ren\u00e9 Tavernier, \u00e9diteur de la revue <em>Confluences<\/em> qui publie des po\u00e8mes d&rsquo;Aragon &#8211; h\u00e9berg\u00e9 d\u00e9but 1943 chez Tavernier, ainsi qu&rsquo;Elsa Triolet. La maison de campagne de Tavernier [[Situ\u00e9e rue Chambovet \u00e0 Montchat, elle a disparu. Son parc est maintenant un espace public.]] sert de lieu de r\u00e9union au Comit\u00e9 national des \u00e9crivains. Camus y croise Aragon et Triolet.<\/p>\n<p>Il est cependant peu en contact avec les r\u00e9seaux de R\u00e9sistance du Chambon, bien actifs et dont est membre le philosophe Paul Ricoeur.<\/p>\n<p>Il retrouve un ancien ami d&rsquo;Alg\u00e9rie, Andr\u00e9 Chouraqui, chass\u00e9 de l&rsquo;universit\u00e9 de Clermont-Ferrand et \u00e9tabli entre 1942 et 1944 dans la maison du docteur Paul H\u00e9ritier \u00e0 Chaumargeais.<\/p>\n<p>En janvier 1943, Camus monte deux semaines \u00e0 Paris et loge \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Aviatic, toujours debout 105 rue de Vaugirard. Il fait connaissance avec Jean Paulhan, Brice Parain, le p\u00e8re Bruckberger, dominicain atypique de trente-cinq ans (qu&rsquo;il reverra au Chambon)&#8230; et voit pour la premi\u00e8re fois Maria Casar\u00e8s dans une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<p>En juin, il est \u00e0 nouveau dans la capitale pour quelques jours et y rencontre Sartre.<\/p>\n<p>D\u00e9but novembre 1943, d\u00e9sireux d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 un nouvel hiver solitaire au Panelier, il s&rsquo;installe \u00e0 Paris. Un bureau l&rsquo;attend rue S\u00e9bastien-Bottin aux Editions Gallimard, et une chambre d&rsquo;h\u00f4tel, 22 rue de la Chaise.<\/p>\n<p>Il reviendra au Chambon et au Panelier les \u00e9t\u00e9s de 1947 \u00e0 1952 s\u00e9journant en particulier dans la villa <em>Le platane<\/em>, c\u00f4te de Molle (difficile \u00e0 situer aujourd&rsquo;hui).<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><\/p>\n<p><em>Itin\u00e9raire du patrimoine, Plateau Vivarais-Lignon, Les \u00e9crivains<\/em>. Edit\u00e9 par le SIVON.<\/p>\n<p><em>Albert Camus, une vie<\/em>, par Olivier Todd. Folio n\u00b03263.<\/p>\n<p><em>Albert Camus<\/em>, par Herbert R. Lottman. Points Seuil.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Je veux exprimer au moyen de la peste l&rsquo;\u00e9touffement dont nous avons tous souffert et l&rsquo;atmosph\u00e8re de menace [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1443,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[24,36,29,49],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/206"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=206"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/206\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5975,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/206\/revisions\/5975"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1443"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=206"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=206"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=206"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}