{"id":207,"date":"2003-09-01T22:36:02","date_gmt":"2003-09-01T20:36:02","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/09\/01\/robert-louis-stevenson-au-monastier-sur-gazeille-et-dans-les-cevennes\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:11","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:11","slug":"robert-louis-stevenson-au-monastier-sur-gazeille-et-dans-les-cevennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/09\/01\/robert-louis-stevenson-au-monastier-sur-gazeille-et-dans-les-cevennes\/","title":{"rendered":"Robert Louis STEVENSON au Monastier-sur-Gazeille et dans les C\u00e9vennes"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1444\" aria-describedby=\"caption-attachment-1444\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1444\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/09\/jpg_monastier.jpg\" alt=\"En jaune et bleu, l'h\u00f4tel Morel, transform\u00e9, est devenu la pharmacie du Monastier.\" title=\"En jaune et bleu, l'h\u00f4tel Morel, transform\u00e9, est devenu la pharmacie du Monastier.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"310\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/09\/jpg_monastier.jpg 310w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/09\/jpg_monastier-216x300.jpg 216w\" sizes=\"(max-width: 310px) 94vw, 310px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1444\" class=\"wp-caption-text\">En jaune et bleu, l&rsquo;h\u00f4tel Morel, transform\u00e9, est devenu la pharmacie du Monastier.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em> <strong>\u00ab\u00a0Je ne voyage pas pour aller quelque part, mais pour voyager ; je voyage pour le plaisir du voyage. [&#8230;] L&rsquo;important, c&rsquo;est de bouger ; d&rsquo;\u00e9prouver d&rsquo;un peu plus pr\u00e8s les n\u00e9cessit\u00e9s et les al\u00e9as de la vie, de quitter le lit douillet de la civilisation, et de sentir sous ses pieds le granit terrestre avec, par endroits, le coupant du silex.\u00a0\u00bb<\/strong> <\/em><br \/>\n<br \/><em>Voyages avec un \u00e2ne dans les C\u00e9vennes.<\/em><\/p>\n<p>Que diable allait-il faire dans cette montagne ?<\/p>\n<p>Ao\u00fbt 1878. Un \u00e9cossais de 28 ans descend \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Morel pour achever au calme quelques \u00e9crits dont <em>Le Diamant du Rajah<\/em>, seconde partie des <em>Mille et une nuits<\/em> [[Il ne sera que quatre ans plus tard l&rsquo;auteur c\u00e9l\u00e8bre de <em>L&rsquo;Ile au tr\u00e9sor<\/em>. Pour l&rsquo;heure, il a surtout publi\u00e9 <em>An Inland Voyage<\/em>, r\u00e9cit&#8230; de ses balades quelques mois plus t\u00f4t sur les rivi\u00e8res du Nord de la France.]]. Ne trouvant pas assez de tranquillit\u00e9 dans le village (il est, c&rsquo;est vrai, l&rsquo;objet de toutes les curiosit\u00e9s), ayant bien avanc\u00e9 ses travaux d&rsquo;\u00e9criture et peu \u00e0 peu pris go\u00fbt aux balades alentours, il d\u00e9cide quelques jours plus tard de pr\u00e9parer un voyage vers le Sud. Trois semaines apr\u00e8s son arriv\u00e9e au Monastier, ce jeune dandy en sant\u00e9 fragile, aimant go\u00fbter \u00e0 l&rsquo;alcool et \u00e0 l&rsquo;opium et peu habile de ses dix doigts, part vers Saint-Jean-du-Gard, accompagn\u00e9 seulement de l&rsquo;\u00e2nesse Modestine.<\/p>\n<p>Pourquoi veut-il maintenant traverser ces montagnes qu&rsquo;on dit hant\u00e9es par les loups et, peut-\u00eatre encore, par la B\u00eate du G\u00e9vaudan ? Parce que Fanny Osbourne, son amoureuse depuis deux ans, vient de repartir aux Etats-Unis pour tenter de divorcer d&rsquo;avec son mari, et Stevenson veut se mettre \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart pour panser, penser et dormir \u00e0 la belle \u00e9toile.<br \/>\n<br \/>Pourquoi ici ? Parce qu&rsquo;il aime la France, qu&rsquo;il visite souvent depuis son adolescence. Il souhaite en particulier d\u00e9couvrir cette partie de l&rsquo;Auvergne qui lui rappelle l&rsquo;Ecosse et dont il a lu des descriptions dans des romans de George Sand comme <em>Le Marquis de Villemer<\/em> [[Stevenson estime que c&rsquo;est un de ses meilleurs romans et il vient d&rsquo;en voir une repr\u00e9sentation \u00e0 Paris.]], <em>La Ville noire<\/em> et <em>Jean de la Roche<\/em>.<\/p>\n<p>Stevenson le protestant emporte \u00e9galement avec lui des ouvrages sur les guerres de religion de 1702-1705 qui ont vu les Camisards s&rsquo;opposer au roi de France, guerres qu&rsquo;il \u00e9voque dans son r\u00e9cit.<\/p>\n<p>Il marche donc vers le Sud entre le 22 septembre et le 4 octobre. Son itin\u00e9raire passe par Goudet, Le Bouchet-Saint-Nicolas, Pradelles, Langogne, Fouzilhac, Cheylard-l&rsquo;Ev\u00eaque, Notre-Dame-des-Neiges, Le Bleymard, le col de Finiels, Florac, Cassagnas, Saint-Germain-de-Calbert. Environ deux cents kilom\u00e8tres.<br \/>\n<br \/>Puis retour en Angleterre en passant par Lyon et Autun.<\/p>\n<p>Son r\u00e9cit est rapidement un succ\u00e8s de librairie. L&rsquo;amour qu&rsquo;il porte \u00e0 Fanny, son sens de l&rsquo;observation, son sens de l&rsquo;humour et la puissance r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice de la nature \u00e9clatent \u00e0 chaque page.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Il n&rsquo;existe pas de r\u00e9el souvenir du passage de l&rsquo;\u00e9crivain au Monastier. L&rsquo;h\u00f4tel Morel est devenu une pharmacie. Mais le beau mus\u00e9e municipal pr\u00e9sente, dans les murs d&rsquo;un ch\u00e2teau du XVe si\u00e8cle, une sympathique \u00e9vocation de Stevenson. Le mus\u00e9e est ouvert de juin \u00e0 octobre, et \u00e0 d&rsquo;autres moments aussi pour les groupes ou les \u00e9tudiants (t\u00e9l. 04 71 03 80 01).<br \/>\n<br \/>Alors pourquoi ne pas chercher une descendante de Modestine et, <em>Voyages avec un \u00e2ne dans les C\u00e9vennes<\/em> dans la poche, marcher douze jours sur les traces de Stevenson ?<\/p>\n<p><strong>A voir aux alentours<\/strong><br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/jules-romains-a-saint-julien-paris-nice\/\">165<\/a>,<br \/>\n&#8211; George Sand \u00e0 La Rochelambert (Saint-Paulien),<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/jules-valles\/\">199<\/a>,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/10\/04\/albert-camus\/\">206<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Voyages avec un \u00e2ne dans les C\u00e9vennes<\/em>. Robert Louis Stevenson.<br \/>\n<br \/><em>Robert Louis Stevenson, les ann\u00e9es boh\u00e9miennes (1850-1880)<\/em>. Michel Le Bris, NiL \u00e9ditions, 1994.<br \/>\n<br \/><em>Sur le chemin de Stevenson<\/em>, <a href=\"http:\/\/www.herve-bellec.fr\">Herv\u00e9 Bellec<\/a> et Bruno Colliot. Editions Ouest France, 2007.<\/p>\n<p>Lire aussi <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/02\/26\/a-mountain-town-in-france-a-fragment-1879-robert-louis-stevenson\/\">302<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Je ne voyage pas pour aller quelque part, mais pour voyager ; je voyage pour le plaisir du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1444,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[49,33],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/207"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=207"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/207\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3652,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/207\/revisions\/3652"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1444"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=207"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=207"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=207"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}