{"id":209,"date":"2003-08-31T14:29:13","date_gmt":"2003-08-31T12:29:13","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/alfred-de-vigny-au-maine-giraud\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:12","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:12","slug":"alfred-de-vigny-au-maine-giraud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/alfred-de-vigny-au-maine-giraud\/","title":{"rendered":"Alfred de VIGNY au Maine-Giraud"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1451\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_mainegir2.jpg\" alt=\"mainegir2.jpg\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_mainegir2.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_mainegir2-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<p><html><\/p>\n<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Cette terre est une sorte de cheval que je nourris ch\u00e8rement et que je monte une fois en sept ans.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\n\u00ab\u00a0Ne croyez donc pas tant au bien que fait la campagne. La nature nous d\u00e9teste, la terre ne cherche qu&rsquo;\u00e0 se d\u00e9barrasser de nous et nous blesse de toutes les fa\u00e7ons, l&rsquo;ingrate que nous ne cessons de flatter !\u00a0\u00bb<\/i><\/b><\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>Alfred de Vigny s\u00e9journe plus qu&rsquo;il n&rsquo;habite au Maine-Giraud. Le \u00ab\u00a0logis\u00a0\u00bb appartient \u00e0 son grand-p\u00e8re maternel, le marquis de Baraudin. Sa tante en est devenue propri\u00e9taire lorsqu&rsquo;il le d\u00e9couvre durant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1823 \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une \u00e9tape qu&rsquo;il se permet avant de rejoindre sa garnison \u00e0 Bordeaux. Le d\u00e9c\u00e8s de sa tante le ram\u00e8ne au Maine-Giraud en novembre 1827. <\/p>\n<p>Puis il y revient comme dans une retraite n\u00e9cessaire pour s&rsquo;\u00e9loigner de la vie parisienne et se consacrer \u00e0 la litt\u00e9rature. Pour lui comme pour son presque contemporain Flaubert, \u00e9crire, c&rsquo;est se couper du monde&#8230; D&rsquo;autant plus lorsque le touchent certaines circonstances douloureuses, comme la rupture avec l&rsquo;actrice Marie Dorval ou son \u00e9chec \u00e0 la d\u00e9putation. Le Maine-Giraud (dont il h\u00e9rite de sa m\u00e8re en 1838) l&rsquo;accueille ainsi en octobre 1838, en 1846, 1848-49, 1850-53, 1855 et 1858.<br \/>\n<br \/>Ensuite, la maladie de sa femme et la sienne (il mourra d&rsquo;un cancer du pylore) les retiennent d\u00e9finitivement \u00e0 Paris. Au sommet de la petite tour, Vigny s&rsquo;installe pour lire, dormir et \u00e9crire. Sainte-Beuve cr\u00e9e l&rsquo;expression \u00ab\u00a0tour d&rsquo;ivoire\u00a0\u00bb pour nommer cette cellule de moins de dix m\u00e8tres carr\u00e9s.<br \/>\n<br \/>L\u00e0, Vigny observe la for\u00eat et les vignes, m\u00e9dite, compose son oeuvre, \u00e9crit \u00e0 des jeunes filles pendant que, dans l&rsquo;autre aile de la maison, sa femme Lydia soigne une sant\u00e9 fragile. <\/p>\n<p>Ses s\u00e9jours laissent des traces.<br \/>\n<br \/>Dans la terre, d&rsquo;abord, puisqu&rsquo;il se pla\u00eet \u00e0 d\u00e9velopper la production (en particulier vinicole) de la propri\u00e9t\u00e9.<br \/>\nDans son oeuvre, ensuite, puisque l\u00e0 sont achev\u00e9s <em>La Mort du loup<\/em> en 1838, <em>La Bouteille \u00e0 la mer<\/em> en 1853 (con\u00e7ue ici-m\u00eame en 1846), et <em>Les Destin\u00e9es<\/em>.<br \/>\n<br \/>Dans le manoir et ses alentours, enfin, puisque Vigny, en vrai po\u00e8te romantique, sait quitter sa tour d&rsquo;ivoire pour s&rsquo;engager dans \u00ab\u00a0l&rsquo;action sociale\u00a0\u00bb (toutefois moins que ses coll\u00e8gues Hugo ou Lamartine) : il fait d\u00e9couvrir Shakespeare \u00e0 ses domestiques, cr\u00e9e une biblioth\u00e8que publique \u00e0 Blanzac et am\u00e9liore la vie des fermiers en faisant poser du parquet dans leurs demeures.<\/p>\n<p>Voir aussi <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/03\/13\/au-maine-giraud-et-a-angouleme\/\">252<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>Vigny a aussi v\u00e9cu \u00e0 Loches et \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/alfred-de-vigny-a-paris\/\">Paris<\/a>, ainsi qu&rsquo;\u00e0 Bordeaux, o\u00f9 il fait trois s\u00e9jours en 1823-25. Il est alors soldat et loge \u00e0 la caserne Saint-Rapha\u00ebl, en face de l&rsquo;\u00e9glise Sainte-Eulalie dans l&rsquo;actuel h\u00f4pital Saint-Andr\u00e9. Il rend alors visite \u00e0 Marceline Desbordes-Valmore 16 rue Montesquieu. A Bordeaux, Vigny demeure \u00e9galement all\u00e9es de Tourny.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Le Maine-Giraud, Champagne-Vigny, 16250 Blanzac-Porcheresse. Un petit mus\u00e9e a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 dans la salle \u00e0 manger de la demeure (il est ouvert tous les jours, et l&rsquo;on peut aussi monter dans la \u00ab\u00a0tour d&rsquo;ivoire\u00a0\u00bb), et un autre dans la mairie de Champagne-Vigny. Pour tout renseignement : 05 45 64 04 49 ou <a href=\"maine.giraud@wanadoo.fr\">maine.giraud@wanadoo.fr<\/a>.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;association Le Logis Vigny (05 45 64 04 49) propose pour les 3 \u00e0 15 ans des visites ludiques et anim\u00e9es du Maine-Giraud.<\/p>\n<p><strong>A voir aux alentours<\/strong><br \/>\n<br \/>A Blanzac, on peut encore voir rue de la Vo\u00fbte la grande tour de l&rsquo;h\u00f4tel Monte-Christo, o\u00f9 Vigny venait n\u00e9gocier la vente de son vin.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Correspondance<\/em>. Alfred de Vigny. Quatre tomes publi\u00e9s aux Presses Universitaires de France.<br \/>\n<br \/><em>La tour des crus<\/em>. Article de Mathieu Lindon dans le suppl\u00e9ment \u00ab\u00a0Livres\u00a0\u00bb de Lib\u00e9ration, 29 janvier 1998.<br \/>\n<br \/><em>Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques<\/em>. Tome 1, article de J\u00e9r\u00f4me et Jean Tharaud.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Cette terre est une sorte de cheval que je nourris ch\u00e8rement et que je monte une fois en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1451,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[31],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/209"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=209"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/209\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3658,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/209\/revisions\/3658"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1451"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=209"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=209"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=209"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}