{"id":24,"date":"2003-08-14T19:13:10","date_gmt":"2003-08-14T17:13:10","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/jean-louis-bory\/"},"modified":"2003-08-14T19:13:10","modified_gmt":"2003-08-14T17:13:10","slug":"jean-louis-bory","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/jean-louis-bory\/","title":{"rendered":"Jean-Louis BORY"},"content":{"rendered":"<p>Jumainville, c&rsquo;\u00e9tait M\u00e9r\u00e9ville&#8230;<br \/>\n<br \/>Jean-Louis est un enfant du pays. Il na\u00eet \u00e0 M\u00e9r\u00e9ville le 25 juin 1919 d&rsquo;une m\u00e8re institutrice et d&rsquo;un p\u00e8re pharmacien qui, dans ses temps libres, pr\u00e9f\u00e8re \u00e0 sa pharmacie de la rue Jean-Jacques Rousseau le jardinage, le violon, la peinture ou l&rsquo;\u00e9criture de vaudevilles pour la troupe th\u00e9\u00e2trale du village. Ses \u00e9tudes litt\u00e9raires le m\u00e8nent \u00e0 Paris, puis \u00e0 Haguenau lorsqu&rsquo;il devient enseignant.<br \/>\n<br \/>Heureusement, une bonne surprise l&rsquo;arrache rapidement \u00e0 cette r\u00e9gion qui n&rsquo;est pas la sienne : en 1945, son roman <em>Mon village \u00e0 l&rsquo;heure allemande<\/em> est r\u00e9compens\u00e9 par le Prix Goncourt, un an apr\u00e8s qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 \u00e0 Elsa Triolet. Les deux auteurs ont abord\u00e9 les m\u00eames th\u00e8mes : la seconde guerre mondiale, l&rsquo;occupation allemande, la collaboration, la r\u00e9sistance. Le Prix permet \u00e0 Jean-Louis Bory de racheter la propri\u00e9t\u00e9 acquise en 1880, \u00e0 M\u00e9r\u00e9ville, par ses grands-parents et qui avait ensuite appartenu \u00e0 la comtesse Cally, sa tante : la Villa des Iris, qu&rsquo;il rebaptise La Calife.<\/p>\n<p>Entre 1946 et jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1979, sa vie se d\u00e9roule entre Paris et M\u00e9r\u00e9ville. Il tente de poursuivre \u00e0 travers diff\u00e9rents livres le r\u00e9cit de l&rsquo;histoire de Jumainville. L&rsquo;accueil froid du public le contraint \u00e0 reprendre l&rsquo;enseignement&#8230; pour le bonheur de ses \u00e9l\u00e8ves du lyc\u00e9e Voltaire et du lyc\u00e9e Henri IV. Sa prise de position contre la guerre d&rsquo;Alg\u00e9rie et pour l&rsquo;insoumission en 1960 le rend ind\u00e9sirable au sein de l&rsquo;Education Nationale. Il retourne \u00e0 sa plume, comme journaliste, critique (acerbe), sc\u00e9nariste, auteur d&rsquo;\u00e9tudes et de biographies (sur Balzac, Eug\u00e8ne Sue,&#8230;).<br \/>\n<br \/>Il renoue avec ses passions d&rsquo;enfance : le cin\u00e9ma et le th\u00e9\u00e2tre. Mais pour lui, les plus belles \u00ab\u00a0toiles\u00a0\u00bb du quartier latin ne remplacent pas les paysages de la Beauce. \u00c0 M\u00e9r\u00e9ville, il prend soin de son jardin comme de sa biblioth\u00e8que (quarante mille titres !).<br \/>\n<br \/>Il r\u00e9v\u00e8le son homosexualit\u00e9 en janvier 1975.<br \/>\n<br \/>Le 11 juin 1979, vaincu par une d\u00e9pression, il met fin \u00e0 ses jours. L&rsquo;\u00e9crivain repose l\u00e0 o\u00f9 il est n\u00e9, \u00e0 M\u00e9r\u00e9ville. <\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>La Calife se trouve \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du chemin des Larris, juste au-dessus du petit lavoir sur la Juine. Abrit\u00e9e derri\u00e8re de hauts murs, la maison -signal\u00e9e par une plaque- est propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e et n&rsquo;est pas ouverte au public. <\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Georges Duhamel \u00e0 Dourdan et Cr\u00e9teil,<br \/>\n&#8211; Jean Cocteau \u00e0 Milly-la-For\u00eat,<br \/>\n&#8211; Bernardin de Saint-Pierre et Alfred Jarry \u00e0 Corbeil-Essonnes,<br \/>\n&#8211; Alphonse Daudet \u00e0 Draveil-Champrosay,<br \/>\n&#8211; George Sand \u00e0 Palaiseau,<br \/>\n&#8211; Charles P\u00e9guy \u00e0 Loz\u00e8re,<br \/>\n&#8211; Aragon et Elsa Triolet \u00e0 Saint-Arnoult-en-Yvelines,<br \/>\n&#8211; Hugo \u00e0 Bi\u00e8vres,<br \/>\n&#8211; Malraux et Louise de Vilmorin \u00e0 Verri\u00e8res-le-Buisson,<br \/>\n&#8211; Paul Fort \u00e0 Montlh\u00e9ry. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Un prix d&rsquo;excellence<\/em>. Jean-Louis Bory. Editions Gallimard.<br \/>\n<br \/><em>Jean-Louis Bory<\/em>. Marie-Claude Jardin, \u00e9ditions Belfond, 1991.<br \/>\n<br \/><em>Balade en Essonne sur les pas des \u00e9crivains<\/em>. Marie-No\u00eblle Craissati. \u00c9ditions Alexandrines, 1997.<br \/>\n<br \/><em>Litt\u00e9rature vagabonde<\/em>. J\u00e9r\u00f4me Garcin. Editions Presse Pocket, N\u00b010533, 1998.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jumainville, c&rsquo;\u00e9tait M\u00e9r\u00e9ville&#8230; Jean-Louis est un enfant du pays. 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