{"id":248,"date":"2003-11-25T11:46:42","date_gmt":"2003-11-25T10:46:42","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/11\/25\/paris-des-amours\/"},"modified":"2025-08-12T17:29:04","modified_gmt":"2025-08-12T15:29:04","slug":"paris-des-amours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/11\/25\/paris-des-amours\/","title":{"rendered":"Paris des amours : balade sur les traces des amours litt\u00e9raires dans la capitale."},"content":{"rendered":"<p>Quelques heures de promenades sur les traces des amours litt\u00e9raires dans la capitale :<\/p>\n<figure id=\"attachment_1485\" aria-describedby=\"caption-attachment-1485\" style=\"width: 230px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1485\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_baudelaire2.jpg\" alt=\"22 rue Beautreillis.\" title=\"22 rue Beautreillis.\" align=\"left\" width=\"230\" height=\"365\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_baudelaire2.jpg 230w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_baudelaire2-189x300.jpg 189w\" sizes=\"(max-width: 230px) 94vw, 230px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1485\" class=\"wp-caption-text\">22 rue Beautreillis.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>1)\tAu 3\u00e8me \u00e9tage du 5 rue Payenne<\/strong> (certains pr\u00e9tendent au 7) vit et meurt en 1846 <strong>Clotilde de Vaux<\/strong>, muse et inspiratrice d&rsquo;Auguste Comte \u00e0 partir de 1844. Un amour-adoration extr\u00eame, qui  inspire carr\u00e9ment au philosophe une religion dont le 5 rue Payenne est encore aujourd&rsquo;hui le temple.<\/p>\n<p>L&rsquo;appartement de Comte, 10 rue Monsieur-le-Prince, peut \u00eatre visit\u00e9 sur demande au 01 43 26 08 56. En souvenir de Clotilde, le philosophe a souhait\u00e9 qu&rsquo;il soit pr\u00e9serv\u00e9 apr\u00e8s sa mort.<\/p>\n<p><strong>2)\tJuliette Drouet<\/strong> vit au premier \u00e9tage du <strong>50 rue des Tournelles<\/strong> de fin 1834 \u00e0 mars 1836. Elle a rencontr\u00e9 Hugo en f\u00e9vrier 1833. En ao\u00fbt 1834, elle avait quitt\u00e9 son logement du 35 rue de l&rsquo;Echiquier pour emm\u00e9nager 4 rue de Paradis-au-Marais (une rue qui existait entre la rue Vieille-du-Temple et la rue des Archives, au niveau de la rue des Francs-Bourgeois). En mars 1836, elle s&rsquo;installe non loin <strong>14 rue Sainte-Anastase<\/strong>, avant de migrer pour le 12 en 1845. Dans toutes ces demeures, elle n&rsquo;est jamais tr\u00e8s loin de son \u00ab toto \u00bb, qui vient la retrouver le soir apr\u00e8s le spectacle.<\/p>\n<p><strong>3)<\/strong>\tBaudelaire habite avec son \u00e9g\u00e9rie <strong>Jeanne Duval<\/strong> dans le Grand H\u00f4tel de Charny, <strong>22 rue Beautreillis<\/strong>, en 1858 apr\u00e8s un s\u00e9jour chez sa m\u00e8re \u00e0 Honfleur.<\/p>\n<p><strong>4)<\/strong>\tMembre avec Baudelaire du club des Haschichins, membre fid\u00e8le du salon de l&rsquo;Arsenal 1-3 rue de Sully, auteur dramatique prolixe mais plus connu pour le sonnet que lui inspire <strong>Marie Nodier<\/strong>, fille au beau sourire et aux beaux yeux noir du \u00ab patron \u00bb de l&rsquo;Arsenal : \u00ab Mon \u00e2me a son secret, ma vie a son myst\u00e8re,&#8230; \u00bb, F\u00e9lix Arvers est n\u00e9 <strong>12 quai d&rsquo;Orl\u00e9ans<\/strong> en 1806 (plaque).<\/p>\n<p><strong>5)<\/strong>\tAu d\u00e9but des ann\u00e9es 1840, <strong>Jeanne Duval<\/strong> habite <strong>6 rue Le Regrattier<\/strong>. Elle a rencontr\u00e9 Baudelaire en 1842 et leur liaison dure des ann\u00e9es. Entre 1842 et 1845, le po\u00e8te vit \u00e9galement sur l&rsquo;ile Saint-Louis : <strong>22 quai de B\u00e9thune<\/strong> (plaque) et <strong>15 puis 17 quai d&rsquo;Anjou<\/strong>, dans l&rsquo;h\u00f4tel de Lauzun devenu de Pimodan<\/p>\n<p><strong>6)<\/strong>\tTraversons la Seine et les \u00e9poques. En 1118, Ab\u00e9lard a trente-neuf ans. Il enseigne la rh\u00e9torique et la dialectique au clo\u00eetre Notre-Dame et habite chez le chanoine Fulbert. Celui-ci lui demande d&rsquo;\u00e9duquer sa ni\u00e8ce de 17 ans, <strong>H\u00e9lo\u00efse<\/strong>. L&rsquo;amour remplace bient\u00f4t la relation de ma\u00eetre \u00e0 \u00e9l\u00e8ve, et les deux amants s&rsquo;enfuient en Bretagne. H\u00e9lo\u00efse donne naissance \u00e0 un gar\u00e7on, Pierre-Astrolabe. Ils reviennent \u00e0 Paris. Les cours d&rsquo;Ab\u00e9lard suscitent rapidement la jalousie de ses confr\u00e8res. Fulbert le fait ch\u00e2trer. Ab\u00e9lard se retire ensuite \u00e0 l&rsquo;abbaye de Saint-Denis (puis, plus tard, \u00e0 l&rsquo;abbaye de Cluny), et H\u00e9loise \u00e0 Argenteuil. Ils ne cessent de s&rsquo;\u00e9crire jusqu&rsquo;\u00e0 leur mort (1142 pour Ab\u00e9lard, 1164 pour H\u00e9loise, qui rejoint Ab\u00e9lard dans le m\u00eame cercueil). Ils reposent maintenant au cimeti\u00e8re du p\u00e8re Lachaise.<\/p>\n<p>La maison du chanoine est signal\u00e9e au <strong>9 quai aux Fleurs<\/strong>. Elle a \u00e9t\u00e9 reconstruite en 1849 et s&rsquo;\u00e9tend jusqu&rsquo;au 10 rue Chanoinesse.<\/p>\n<p><strong>7)<\/strong>\tLes pas de Nadja et d&rsquo;Andr\u00e9 Breton les m\u00e8nent jusqu&rsquo;\u00e0 la <strong>place Dauphine<\/strong>, o\u00f9 leur horizon commence \u00e0 s&rsquo;assombrir. Au passage, nous aurons eu une pens\u00e9e pour le film <em>Les Amants du Pont-Neuf<\/em> dont le d\u00e9cor original autour du Pont-Neuf a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement reconstitu\u00e9&#8230; en Camargue.<\/p>\n<p><strong>8)<\/strong>\tLa prison du Petit-Ch\u00e2telet, dans laquelle atterrissent le chevalier Des Grieux et <strong>Manon Lescaut<\/strong>, surplombait au 18\u00e8me si\u00e8cle le <strong>Petit pont<\/strong>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1486\" aria-describedby=\"caption-attachment-1486\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1486\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_breton2.jpg\" alt=\"Place Dauphine.\" title=\"Place Dauphine.\" align=\"right\" width=\"250\" height=\"370\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_breton2.jpg 250w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_breton2-203x300.jpg 203w\" sizes=\"(max-width: 250px) 94vw, 250px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1486\" class=\"wp-caption-text\">Place Dauphine.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>9)<\/strong>\tAurore Dudevant, future <strong>George Sand<\/strong>, habite <strong>21 quai des Grands-Augustins puis 25 &#8211; actuel 29 &#8211; quai Saint-Michel<\/strong> (au 5e \u00e9tage), avec Jules Sandeau, en 1831-32. Ils \u00e9crivent \u00e0 quatre mains en signant J. Sand. De sa fen\u00eatre du quai Saint-Michel, elle assiste avec sa fille Solange, en juin 1832, \u00e0 l&rsquo;\u00e9meute r\u00e9publicaine r\u00e9prim\u00e9e dans un sang qui rougit la Seine.<\/p>\n<p><strong>10)<\/strong>\tAu dernier \u00e9tage du <strong>55 quai des Grands-Augustins<\/strong>, <strong>Colette<\/strong> et Willy, fra\u00eechement mari\u00e9s, passent quelques semaines en mai-juin 1893.<\/p>\n<p><strong>11)<\/strong>\tApollinaire, avant d&#8217;emm\u00e9nager <strong>202 bd Saint-Germain<\/strong> et alors qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9loigne de <strong>Marie Laurencin<\/strong>, est h\u00e9berg\u00e9 par ses amis les Delaunay, 3 rue des Grands-Augustins.<\/p>\n<p><strong>12)<\/strong>\tAlain-Fournier habite <strong>24 rue Dauphine<\/strong> en 1909-10, \u00e0 l&rsquo;entresol au fond de la cour et <strong>60 rue Mazarine<\/strong> \u00e0 l&rsquo;entresol, en 1906-07.<\/p>\n<p><strong>13)\tGeorge Sand<\/strong> d\u00e9barque \u00e0 Paris d\u00e9but 1831, <strong>31 rue de Seine<\/strong> (plaque). Celle qui s&rsquo;appelle encore Aurore Dudevant s&rsquo;installe ici \u00e0 26 ans chez son demi-fr\u00e8re Hippolyte. Elle a \u00e9pous\u00e9 neuf ans plus t\u00f4t Casimir Dudevant et vient d&rsquo;obtenir de pouvoir vivre la moiti\u00e9 de l&rsquo;ann\u00e9e, seule, \u00e0 Paris. C&rsquo;est qu&rsquo;elle a rencontr\u00e9, l&rsquo;\u00e9t\u00e9 pass\u00e9, un \u00e9tudiant parisien de 19 ans, Jules Sandeau&#8230;<\/p>\n<p><strong>14)<\/strong>\tEn 1826, Honor\u00e9 de Balzac installe son imprimerie au rez-de-chauss\u00e9e du <strong>17 rue Visconti<\/strong> (plaque). <strong>Mme de Berny<\/strong>, sa ma\u00eetresse d&rsquo;alors, appr\u00e9cie la chambre aux tentures bleue du premier \u00e9tage. Balzac fait faillite en 1828, mais Mme de Berny survit dans <em>Le Lys dans la vall\u00e9e<\/em>.<\/p>\n<p><strong>15)<\/strong>\t<em>La Revue des Deux Mondes<\/em>, sise <strong>10 rue des Beaux-Arts<\/strong> de 1834 \u00e0 1845, est la revue des romantiques. La revue fait aussi salon et s&rsquo;y pressent Hugo, Vigny, Heine, M\u00e9rim\u00e9e, Gautier, Musset,&#8230; C&rsquo;est lors d&rsquo;un de ses d\u00eeners que <strong>Sand et Musset<\/strong> font connaissance en juin 1833, au restaurant Lointier, 104 rue de Richelieu. La petite dame de Nohant (1,58 m) vient de quitter Jules Sandeau. Pour ce d\u00eener, en qu\u00eate d&rsquo;un nouveau parti, elle a demand\u00e9 \u00e0 Sainte-Beuve qu&rsquo;Alexandre Dumas soit plac\u00e9 \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, mais Dumas n&rsquo;est pas disponible, et c&rsquo;est Musset qui est le voisin de Sand ce soir-l\u00e0. Le coup de foudre n&rsquo;a cependant lieu que le 9 juillet. Les \u00ab amants de Venise \u00bb partent&#8230; \u00e0 Venise fin 1833. Mais d\u00e8s le voyage aller, les dissensions apparaissent. En f\u00e9vrier dans la cit\u00e9 des Doges, George s&rsquo;attache davantage au m\u00e9decin Pagello venu soigner un Musset attaqu\u00e9 par une dysenterie, une typho\u00efde, etc., qu&rsquo;au malade lui-m\u00eame. Musset regagne Paris en mars 1834. Leur rupture est d\u00e9finitive en 1835.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1487\" aria-describedby=\"caption-attachment-1487\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1487\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_romantique2.jpg\" alt=\"Le mus\u00e9e de la vie romantique.\" title=\"Le mus\u00e9e de la vie romantique.\" align=\"middle\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_romantique2.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_romantique2-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1487\" class=\"wp-caption-text\">Le mus\u00e9e de la vie romantique.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>16)\tGeorge Sand<\/strong> vit <strong>19 quai Malaquais<\/strong>, sous les toits, entre fin 1832 et 1836, un peu avec Musset (plaque). De sa fen\u00eatre donnant sur les arbres, elle s&rsquo;imagine retrouver le Berri \u00e0 Paris. Son premier roman publi\u00e9, <em>Indiana<\/em>, la rend c\u00e9l\u00e8bre en 1832. Quai Malaquais, elle \u00e9crit <em>L\u00e9lia<\/em> pour <em>La Revue des Deux mondes<\/em>.<\/p>\n<p>Pour mieux la conna\u00eetre, courez au magnifique Mus\u00e9e de la vie romantique, 16 rue Chaptal (t\u00e9l. 01 48 74 95 38).<\/p>\n<p><strong>17)\tA l&rsquo;\u00e9glise Saint-Germain-des-Pr\u00e9s<\/strong>, le 11 juin 1905, Alain-Fournier, jeune lyc\u00e9en de 18 ans, a une longue discussion avec une jeune blonde de 20 ans rencontr\u00e9e dix jours auparavant : Yvonne de Qui\u00e9vrecourt &#8211; devenue <strong>Yvonne de Galais<\/strong> dans <em>Le Grand Meaulnes<\/em>.<\/p>\n<p>Le 1er juin 1905, il la croise sur les marches du Petit Palais et la suit sur le Cours-de-la-Reine, puis embarque avec elle sur la Seine, jusqu&rsquo;\u00e0 sa maison du boulevard Saint Germain. Il revient plusieurs fois sous ses fen\u00eatres. Le 10 juin, il l&rsquo;aper\u00e7oit derri\u00e8re une vitre. Le 11, il est l\u00e0 t\u00f4t le matin. Elle sort, un livre de pri\u00e8res \u00e0 la main. Il l&rsquo;accoste en lui disant : \u00ab Vous \u00eates belle \u00bb et la suit jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Saint-Germain-des-Pr\u00e8s. A la fin de la messe, il l&rsquo;aborde \u00e0 nouveau et c&rsquo;est \u00ab la grande, belle, \u00e9trange et myst\u00e9rieuse conversation \u00bb. Au pont de la Concorde, ils \u00e9changent leurs noms (\u00e0 suivre&#8230;).<\/p>\n<p>Yvonne de Qui\u00e9vrecourt est n\u00e9e en 1885 <strong>28 rue Saint-Sulpice<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>18)\tAu 4e \u00e9tage du 25 rue de l&rsquo;Universit\u00e9<\/strong>, Alexandre Dumas s&rsquo;installe en 1829. Il vit ici deux ans. C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9poque de ses amours avec <strong>M\u00e9lanie Waldor<\/strong>, pour laquelle il trouve un peu plus tard une chambre sans doute 7 rue de S\u00e8vres, plus proche de l&rsquo;adresse de M\u00e9lanie (84 rue de Vaugirard).<\/p>\n<p><strong>19)<\/strong>\tA la m\u00eame \u00e9poque (d\u00e9cid\u00e9ment, la rue attire les ma\u00eetresses !), <strong>Hortense Allart<\/strong> demeure au <strong>n\u00b032<\/strong> et re\u00e7oit souvent la visite de Chateaubriand, dont elle est une jeune muse.<\/p>\n<p><strong>20)<\/strong>\tPeut-on parler d&rsquo;amour en litt\u00e9rature sans parler aussi de <strong>Lamartine<\/strong> ? Son adresse parisienne est le <strong>82 rue de l&rsquo;Universit\u00e9<\/strong> de 1837 \u00e0 1853 (plaque). Ce magnifique appartement est proche de la Chambre des D\u00e9put\u00e9s, dont le po\u00e8te est membre depuis 1833. Il vit ici la moiti\u00e9 de l&rsquo;ann\u00e9e, et l&rsquo;autre dans ses ch\u00e2teaux bourguignons. Hugo, Chateaubriand, Lamennais et bien d&rsquo;autres sont des h\u00f4tes de ce lieu que Lamartine abandonne en 1853, car il ne peut plus subvenir aux frais, et le coup d&rsquo;Etat du 2 d\u00e9cembre 1851 l&rsquo;a plac\u00e9 en disgr\u00e2ce.<\/p>\n<p><strong>21)\tLe 15 rue de Bellechasse<\/strong> est le pied-\u00e0-terre parisien de <strong>Bernardin de Saint-Pierre<\/strong> de 1801 \u00e0 sa mort en 1814. Au 4e \u00e9tage du 4 rue Rollin &#8211; ex-rue Neuve-Saint-Etienne-du-Mont -, il avait \u00e9crit au d\u00e9but des ann\u00e9es 1780 <em>Paul et Virginie<\/em>, beau et tragique roman d&rsquo;amour dont le d\u00e9cor est l&rsquo;\u00eele Maurice.<\/p>\n<p><strong>22)\tAu 67 rue de Grenelle<\/strong>, dans un h\u00f4tel aujourd&rsquo;hui disparu, habitait <strong>Cord\u00e9lia Greffulhe<\/strong>, autre ma\u00eetresse de Chateaubriand, et sa ni\u00e8ce Mme de Castries, \u00e0 laquelle Balzac est tant attach\u00e9 qu&rsquo;il en \u00e9crit <em>La Duchesse de Langeais<\/em>.<\/p>\n<p><strong>23)\tLe 59 rue de Grenelle<\/strong> (dans un immeuble sur cour derri\u00e8re la fontaine des Quatre-saisons, \u00e0 droite &#8211; plaque) est le port d&rsquo;attache d&rsquo;Alfred de Musset entre 1832 et 1839 : la maison maternelle o\u00f9 le po\u00e8te trouve toujours une chambre pr\u00eate \u00e0 l&rsquo;accueillir entre deux s\u00e9jours avec une amante et deux beuveries.<\/p>\n<p><strong>24)<\/strong>\tDans un h\u00f4tel aujourd&rsquo;hui disparu, <strong>madame de Sta\u00ebl<\/strong> vit <strong>94 rue du Bac<\/strong> de 1786 \u00e0 1789, puis en 1795 (elle fait connaissance en 1793 avec Benjamin Constant) et en 1797-98.<\/p>\n<p><strong>25)\tAragon et Elsa<\/strong> vivent <strong>56 rue de Varenne<\/strong>, entre 1960 et la mort d&rsquo;Aragon en 1982.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1488\" aria-describedby=\"caption-attachment-1488\" style=\"width: 240px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1488\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_gourmont.jpg\" alt=\"71 rue des Saints-P\u00e8res.\" title=\"71 rue des Saints-P\u00e8res.\" align=\"right\" width=\"240\" height=\"305\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_gourmont.jpg 240w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/11\/jpg_gourmont-236x300.jpg 236w\" sizes=\"(max-width: 240px) 94vw, 240px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1488\" class=\"wp-caption-text\">71 rue des Saints-P\u00e8res.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>26)<\/strong>\tRomain Gary et  <strong>Jean Seberg<\/strong> vivent 108 rue du Bac.<\/p>\n<p><strong>27)\tLa rue R\u00e9camier<\/strong> marque l&#8217;emplacement d&rsquo;une aile de l&rsquo;Abbaye-aux-bois (abbaye vid\u00e9e en 1790) transform\u00e9e en maison de repos, dans laquelle <strong>madame R\u00e9camier<\/strong> vit et tient salon de 1819 \u00e0 1849 apr\u00e8s quelques revers de fortune. Elle re\u00e7oit l\u00e0 Chateaubriand, Balzac, Lamartine, Sainte-Beuve, Arago, Hugo, Musset, Stendhal, Constant,&#8230; Le plus ardent est Chateaubriand qui vient chaque apr\u00e8s-midi et lui fait la primeur de ses M\u00e9moires d&rsquo;outre-tombe.<\/p>\n<p><strong>28)<\/strong>\tCinq ans avant sa mort, R\u00e9my de Gourmont, domicili\u00e9 <strong>71 rue des Saints-P\u00e8res<\/strong> rencontre <strong>Natalie Barney<\/strong> en 1910 ; elle vit \u00e0 deux pas, 20 rue Jacob. Cela donne les <em>Lettres \u00e0 l&rsquo;Amazone<\/em>.<\/p>\n<p><strong>29)<\/strong>\tRaymond Carver et <strong>Tess Gallagher<\/strong>, en route pour un p\u00e9riple vers Wiesbaden, Zurich, Rome et Milan, s&rsquo;arr\u00eatent \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel des Saints-P\u00e8res, <strong>65 rue des Saints-P\u00e8res<\/strong>, en 1987, un an avant la mort du grand Ray.<\/p>\n<p><strong>30)<\/strong>\tNotre derni\u00e8re \u00e9tape nous m\u00e8ne <strong>place Saint-Sulpice<\/strong>, o\u00f9 <strong>Manon Lescaut<\/strong> vient sortir l&rsquo;abb\u00e9 Des Grieux du s\u00e9minaire du m\u00eame nom, pour leur perte \u00e0 tous les deux. Le s\u00e9minaire \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque situ\u00e9 \u00e0 l&#8217;emplacement de la place, en face de l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelques heures de promenades sur les traces des amours litt\u00e9raires dans la capitale : 1) Au 3\u00e8me \u00e9tage [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1485,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/248"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=248"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/248\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6941,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/248\/revisions\/6941"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1485"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=248"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=248"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=248"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}