{"id":290,"date":"2004-03-25T00:00:00","date_gmt":"2004-03-24T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/03\/25\/a-guise-2\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:14","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:14","slug":"a-guise-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/03\/25\/a-guise-2\/","title":{"rendered":"A Guise (2)"},"content":{"rendered":"<p>Pour lire le d\u00e9but : <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/01\/19\/a-guise-1\/\">ici<\/a>.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai parcouru le Jardin d&rsquo;Agr\u00e9ment. Il est perch\u00e9 au-dessus de l&rsquo;Oise, entre les r\u00e9sidences et le lieu du travail. Il joue le r\u00f4le de tampon salutaire, pour le privil\u00e8ge des yeux et de tous.<br \/>\n\tSa conception est p\u00e9dagogique et favorise la d\u00e9ambulation, le parcours initiatique.<br \/>\n\tDes  paliers, autorisent les stations po\u00e9tiques, m\u00e9nagent les vues sur la rivi\u00e8re alanguie, sur la campagne apaisante. <\/p>\n<p>Enfants, ma\u00eetresses des foyers, ouvriers, pourquoi faudrait-il les priver du regard oisif sur le d\u00e9cor riant, sur la parenth\u00e8se de verdure. Dans cet univers de fabriques, au milieu des panaches de fum\u00e9e, on doit pouvoir, comme le nanti, s&rsquo;\u00e9mouvoir \u00e0 la vue d&rsquo;une statue, d&rsquo;un massif de fleurs, ou des gracieuses courbes de la treille. <\/p>\n<p>Le jardin dit du \u00abHaut\u00bb, vid\u00e9 du monde, garde encore ses  reliques romantiques.<br \/>\n\tL&rsquo;averti imagine les promenades digestives en famille, les le\u00e7ons de jardinage, prodigu\u00e9es aux enfants, les moments de recueillement, les effusions du c\u009cur.<\/p>\n<p>\t<img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1538\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/03\/jpg_guise55.jpg\" alt=\"guise55.jpg\" align=\"left\" width=\"300\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/03\/jpg_guise55.jpg 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/03\/jpg_guise55-220x300.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 300px) 94vw, 300px\" \/><em>\u00abOn entend de deux c\u00f4t\u00e9s diff\u00e9rents, le bruit de l&rsquo;eau qui tombe, d&rsquo;une part, dans le bassin aux triple jets d&rsquo;eaux qui se trouvent en contrebas devant nous, lorsque vous regardez la rivi\u00e8re qui coule au pied du jardin et coule d&rsquo;autre part dans le r\u00e9servoir plac\u00e9 au-dessus de la tonnelle derri\u00e8re vous. Dans ce dernier, de beaux poissons rouges nombreux prennent leurs \u00e9bats, au pied de la baigneuse en terre cuite de Falconnet, bien connue de tous les amateurs.\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>Jean-Baptiste Andr\u00e9 Godin,  <em>Le Devoir<\/em>, n\u00b0 165,  1881.<\/p>\n<p>\tFin de la promenade \u00e0 travers les ornements du pass\u00e9, faits pour l&rsquo;apprentissage des regards, avec cette derni\u00e8re image du Mausol\u00e9e de monsieur Godin, fatalement pompeux, voulu par Marie-Ad\u00e8le Moret, sa seconde femme, tapie dans l&rsquo;ombre.<br \/>\n\tA ses c\u00f4t\u00e9s, le mouleur de l&rsquo;usine, \u00e9quip\u00e9 de tous les attributs de son m\u00e9tier, l&rsquo;All\u00e9gorie aussi de la maternit\u00e9.<br \/>\n\tJ&rsquo;y vois d\u00e9clin\u00e9es, les valeurs ch\u00e8res au b\u00e2tisseur ; l&rsquo;amour du travail bien fait, l&rsquo;\u00e9ducation, la famille. <\/p>\n<p>J&rsquo;ai quelques doutes&#8230; Sans doute trop beau tout \u00e7\u00e0, pour \u00eatre vrai, trop v\u00eatu de probit\u00e9 candide.<\/p>\n<p>\tJe retrouve le centre-ville, au bout de la rue Andr\u00e9 Godin.<\/p>\n<p>La vieille cit\u00e9, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart du Familist\u00e8re, bourdonne des courses de fourmis affair\u00e9es.<br \/>\n\tSur la Place d&rsquo;Armes, Camille Desmoulins, le r\u00e9volutionnaire, occupe le place d&rsquo;honneur, parmi le poissonnier, la fleuriste, le banquier.<br \/>\n\tAllure alti\u00e8re, le chapeau tourn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;envers, pour \u00e9viter l&rsquo;aum\u00f4ne des pigeons. <\/p>\n<p>Combien de Guisards connaissent-ils encore son histoire, ses liens avec Robespierre, ses discours enflamm\u00e9s, la morgue de ses ennemis, sa d\u00e9ch\u00e9ance et sa mort,  programm\u00e9e \u00e0 33 ans ?<\/p>\n<p><em>\u00abIl fut l&rsquo;agent le plus efficace de sa propre fin par les haines personnelles inexpiables que lui avaient attir\u00e9es ses railleries de pol\u00e9miste\u00bb, Le Pays de Guise<\/em>,  M. Pierd\u00e9.<\/p>\n<p>\tJe m&rsquo;engage dans la rue qui porte son nom, celle-ci se r\u00e9tr\u00e9cit. Les boutiques sont vieillottes et parfois vid\u00e9es de leurs commer\u00e7ants. Seuls les bars et quelques restaurants, aux enseignes exotiques, semblent encore prosp\u00e9rer.<br \/>\n\tL&rsquo;\u00e9glise Saint-Pierre, dans la rue de la Citadelle ;  un raidillon pav\u00e9 me conduit au fort.<br \/>\nJe le visite, apr\u00e8s avoir franchi l&rsquo;entr\u00e9e obscure, aux murs \u00e9pais.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1539\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/03\/jpg_guise77.jpg\" alt=\"guise77.jpg\" align=\"right\" width=\"330\" height=\"480\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/03\/jpg_guise77.jpg 330w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/03\/jpg_guise77-206x300.jpg 206w\" sizes=\"(max-width: 330px) 94vw, 330px\" \/>Je r\u00e9cite ma le\u00e7on d&rsquo;hier soir &#8230; Un lieu d\u00e9sir\u00e9, convoit\u00e9, souvent assi\u00e9g\u00e9 mais jamais pris. Son sort et son prestige, li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ascension des membres de la famille de Lorraine, aux destins  parfois tragiques dans la grande Histoire. Le Duc assassin\u00e9 dans le ch\u00e2teau de Blois&#8230;\tUn jeune \u00e9tudiant d\u00e9fricheur me conte les p\u00e9rip\u00e9ties du fort, en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 : l&rsquo;oubli, l&rsquo;agonie, l&rsquo;aventure de Maurice Duton, fondateur du \u00ab Club du Vieux Manoir\u00bb.<br \/>\n\tC&rsquo;est davantage ce r\u00e9cit-l\u00e0 qui me frappe, plut\u00f4t que les chronologies fastidieuses des assauts et des d\u00e9fenses, les frasques des gouvernants. <\/p>\n<p>Le destin de ce lieu m&rsquo;\u00e9meut. Abandonn\u00e9 par l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise en 1918, d\u00e9pouill\u00e9 de ses gr\u00e8s, puis souill\u00e9 par un vidangeur, sauv\u00e9 enfin, par un passionn\u00e9 de vieilles pierres. Lents travaux de d\u00e9blaiement des casemates d&rsquo;artillerie, du grand cellier, des souterrains vo\u00fbt\u00e9s, des oubliettes.\tAventures dans les escaliers abruptes et sombres, couverts de salp\u00eatre. Joie des adolescents, investis dans des chantiers d&rsquo;\u00e9t\u00e9, de voir ressurgir l&rsquo;imposante entr\u00e9e des Carrosses, apr\u00e8s avoir charg\u00e9 les gravats dans les brouettes.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 \u00e9mu par la galerie des \u00abL\u00e9preux\u00bb. C&rsquo;est un long corridor \u00e9troit et sordide, aux arcades sinistres, o\u00f9 pend la calcite. Dans les trappes exigu\u00ebs, on y jetait les morts-vivants. L&rsquo;imagination a fait ensuite le reste. On avait compris depuis longtemps, combien la menace bact\u00e9riologique pouvait \u00eatre un  argument d\u00e9fensif. <\/p>\n<p>Enfin, j&rsquo;ai re\u00e7u, au point de vue, proche du donjon, la derni\u00e8re r\u00e9compense, comme une synth\u00e8se parfaite. Sur le terre-plein, dominant la ville, je relis tout mon chapitre, d&rsquo;un geste panoramique, je refais le parcours, avec les yeux. Je revois les \u00eelots de la ville, les rues tortueuses, les bras de la rivi\u00e8re, le Pont d&rsquo;Amour, les toits cr\u00e9nel\u00e9s des fabriques, le domaine de monsieur Godin et les voies qui tournent autour.<\/p>\n<p>N&rsquo;oubliez pas le guide et merci de votre visite.<\/p>\n<p>\tGuise, un autre matin. <\/p>\n<p>\tDifficile de ne pas tomber sous son charme.\tJ&rsquo;ai revu  le \u00ab Tas de briques\u00bb, sobriquet employ\u00e9, avec d\u00e9dain, par les gens d&rsquo;en face. \tJ&rsquo;ai rencontr\u00e9 aussi madame Douay. Il a fallu corriger les impressions fausses, les malentendus, \u00e9couter surtout les paroles de la Pr\u00e9sidente de l&rsquo;Association Pour la Fondation Godin..<\/p>\n<p>Visite priv\u00e9e du patrimoine de l&rsquo;ancien industriel, de son th\u00e9\u00e2tre, magnifique. Les voix du patriarche et des enfants, acteurs en herbe, r\u00e9sonnent dans les coulisses.<br \/>\n\tCruel destin d&rsquo;une aventure humaine, s&rsquo;achevant un joli mois de mai.<br \/>\n\tG\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, force, s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, ing\u00e9niosit\u00e9, mots retenus dans la conversation.<br \/>\n\tDes faits concrets aussi : l&rsquo;h\u00e9ritage culturel, les cr\u00e9ations industrielles, l&rsquo;organisation sociale, l&rsquo;univers, souvent \u00e9difi\u00e9 \u00e0 contre-courant des habitudes.<br \/>\n\tL&rsquo;ombre de monsieur Godin me suit partout, dans la salle d&rsquo;apparat, derri\u00e8re les tentures \u00e9paisses ou depuis les galeries lumineuses. Vous ne pouvez lui \u00e9chapper, il est comme l&rsquo;amer des rivages. <\/p>\n<p>Avec mon guide personnel, j&rsquo;ai fait l&rsquo;apprentissage d&rsquo;un voyage, dans une contr\u00e9e pas si lointaine, j&rsquo;ai visit\u00e9 les pavillons dans leurs moindres replis. Balade sous la lumi\u00e8re dor\u00e9e des verri\u00e8res. J&rsquo;ai admir\u00e9 le Poilu de 14, sans son arme, le kiosque, le parc o\u00f9 dort la statue d&rsquo;Amalth\u00e9e. Nous nous sommes dits que les ornements \u00e9taient faits pour les regards oisifs.\tNous avons \u00e9chang\u00e9 nos points de vue sur les mouvements d&rsquo;hostilit\u00e9, \u00e0 l&rsquo;encontre du projet d&rsquo;Utopia, sur la r\u00e9sistance de certains locataires, sur les gens qui ne se reconnaissent plus dans l&rsquo;\u009cuvre philanthropique. Nous avons \u00e9voqu\u00e9 les regrets des anciens Familist\u00e9riens, r\u00e9duits \u00e0 se souvenir de l&rsquo;Age d&rsquo;Or, les cloisons qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent, entre les diff\u00e9rents pavillons.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1540\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/03\/jpg_guise66.jpg\" alt=\"guise66.jpg\" align=\"left\" width=\"330\" height=\"265\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/03\/jpg_guise66.jpg 330w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/03\/jpg_guise66-300x241.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 330px) 94vw, 330px\" \/>Pour illustrer son propos, madame Douay m&rsquo;a rappel\u00e9 le r\u00e9cit de monsieur Baudaux. ( j&rsquo;ai lu le livre par la suite ). Humble t\u00e9moignage d&rsquo;un parcours, sans faille apparente, de l&rsquo;\u00e9cole \u00e0 l&rsquo;usine. La voie, toute trac\u00e9e, ponctu\u00e9e de f\u00eates solennelles, dans la cour centrale.<\/p>\n<p>&#8230; vocation des jalousies alentour, des batailles sur les crassiers de l&rsquo;usine, contre les gens de Robb\u00e9. <em>La Guerre des Boutons<\/em> \u00e0 la sauce des Guisards. Un monde perdu.<\/p>\n<p>Mais assez de nostalgie. Nous nous sommes projet\u00e9s dans l&rsquo;avenir aussi, car il s&rsquo;agit de colmater les murs l\u00e9zard\u00e9s, de restaurer l&rsquo;\u00e9conomat, de sauvegarder l&rsquo;espace construit, soumis \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9cision de l&rsquo;oubli.<\/p>\n<p>Une derni\u00e8re halte au Caf\u00e9 des Sports, dans la rue Andr\u00e9 Godin.<br \/>\nUn type \u00absympa\u00bb est derri\u00e8re le comptoir. L&rsquo;homme est sensible et attentionn\u00e9. De la gouaille de bistrot. Nous nous envoyons des signes de sympathie. Les m\u00eames atomes crochus.<br \/>\n\tNous appartenons, sans doute, \u00e0 la m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration, \u00e0 la m\u00eame confr\u00e9rie des sportifs, cramponn\u00e9s et pommad\u00e9s au \u00abDolpic\u00bb.<\/p>\n<p>Tout \u00e0 coup, le caf\u00e9 se remplit de jeunes footballeurs en herbe et de leurs dirigeants. La grande famille est r\u00e9unie ici, avant le d\u00e9part pour le stade. Le bar, subitement, devient un \u00e9norme vestiaire, avec ses gesticulations, ses rires, ses embrassades, ses liens sociaux. Je me dis, alors, que l&rsquo;esprit de monsieur Godin n&rsquo;est pas loin.<\/p>\n<p>Fin de l&rsquo;histoire. J&rsquo;ai quitt\u00e9 la ville, aux confins de la Thi\u00e9rache, par la route nationale. J&rsquo;ai salu\u00e9, en passant, le voyant cylindre de pierres, la-haut sur son tertre.<\/p>\n<p>Singuli\u00e8re richesse de cette cit\u00e9, que l&rsquo;on pourrait traverser, sans voir.<\/p>\n<hr \/>\n<p><a href=\"David.Delannoy@ac-amiens.fr\">David.Delannoy@ac-amiens.fr<\/a>.<\/p>\n<p>Ecrivain-marcheur.<br \/>\n<br \/>Auteur de <em>Lectures Buissonni\u00e8res<\/em> (Editions La Vague Verte) et de <em>Picardie Vagabonde<\/em> (\u00e9ditions Punch &#8211; 30 textes illustr\u00e9s d&rsquo;aquarelles de Roger Noyon et de<br \/>\nJean-Marc Agricola).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour lire le d\u00e9but : ici. J&rsquo;ai parcouru le Jardin d&rsquo;Agr\u00e9ment. 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