{"id":295,"date":"2004-02-14T00:00:00","date_gmt":"2004-02-13T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/02\/14\/vampires-monstres-et-morts-vivants-dans-la-capitale-2\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:15","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:15","slug":"vampires-monstres-et-morts-vivants-dans-la-capitale-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/02\/14\/vampires-monstres-et-morts-vivants-dans-la-capitale-2\/","title":{"rendered":"Vampires, monstres et morts-vivants dans la capitale (2)"},"content":{"rendered":"<p>Nous avions d\u00e9j\u00e0 \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 quelques monstres sur les grands boulevards et aux alentours du cimeti\u00e8re Montmartre (<a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/11\/16\/vampires-monstres-et-morts-vivants-dans-la-capitale-1\/\">246<\/a>). Aujourd&rsquo;hui, c\u00f4toyons \u00e0 nouveau la mort, la folie et l&rsquo;horreur autour des berges de la Seine&#8230;<\/p>\n<p>Nous prendrons soin d&rsquo;\u00e9viter la rue Saint-Jacques, o\u00f9, selon toute apparence, Charles Dexter Ward a s\u00e9journ\u00e9 pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1924 \u00e0 la recherche &#8211; \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale &#8211; d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments pouvant l&rsquo;aider \u00e0 proc\u00e9der \u00e0 la r\u00e9surrection des morts. Comme il appara\u00eet que Ward a trouv\u00e9 ce qu&rsquo;il cherchait, il se peut qu&rsquo;il hante encore le quartier (<em>L&rsquo;Affaire Charles Dexter Ward, H. P. Lovecraft<\/em>).<\/p>\n<p>1)\tDans le magnifique &#8211; encore aujourd&rsquo;hui &#8211; <strong>buffet du Train bleu, au premier \u00e9tage de la gare de Lyon<\/strong>, s&rsquo;ouvre <em>La Conspiration des poissonniers<\/em> (Dick H\u00e9risson, Didier Savard). Les adorateurs de Shub-Ur-Kur &#8211; \u00ab Celui qui dort sous les mers \u00bb &#8211; y font une victime sous les yeux du d\u00e9tective Dick H\u00e9risson.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1554\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/02\/jpg_trainbl.jpg\" alt=\"trainbl.jpg\" align=\"left\" width=\"285\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/02\/jpg_trainbl.jpg 285w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/02\/jpg_trainbl-214x300.jpg 214w\" sizes=\"(max-width: 285px) 94vw, 285px\" \/>2)\t<strong>Au Mus\u00e9um d&rsquo;Histoire naturelle du Jardin des plantes<\/strong>, le 4 novembre 1911 \u00e0 23h45, un \u009cuf de pt\u00e9rodactyle \u00e9clot dans Ad\u00e8le et la b\u00eate (<em>Les Aventures extraordinaires d&rsquo;Ad\u00e8le Blanc-Sec<\/em>, Tardi). Il fera bient\u00f4t plusieurs victimes, dont deux non loin de l\u00e0 sur le pont au Change. <\/p>\n<p>3)\tCharles Nodier, adaptateur du <em>Vampire<\/em> de Polidori et auteur de nombreuses nouvelles fantastiques, demeure de 1824 \u00e0 1844 <strong>3 rue de Sully<\/strong>, dans la Biblioth\u00e8que de l&rsquo;Arsenal dont il est conservateur.<\/p>\n<p>4)\tLorsque, venant d&rsquo;Auvergne, Lestat arrive \u00e0 Paris en 1780 avec son ami Nicolas, tous deux logent au 6\u00e8me \u00e9tage d&rsquo;un immeuble de l&rsquo;<strong>\u00eele de la Cit\u00e9<\/strong> (<em>Entretien avec un vampire<\/em>, d&rsquo;Anne Rice). Com\u00e9diens de rue, ils courent les th\u00e9\u00e2tres, croisent des ex\u00e9cutions place de Gr\u00e8ve (place de l&rsquo;H\u00f4tel de Ville), et se font bient\u00f4t embaucher dans le th\u00e9\u00e2tre de Renaud, sur le <strong>boulevard du Temple<\/strong> : Lestat comme acteur \u00e0 tout faire, Nicolas comme violoniste. Lestat va bient\u00f4t recevoir de Magnus, qui le surprend chez lui sur l&rsquo;\u00eele de la Cit\u00e9, le \u00ab don des t\u00e9n\u00e8bres \u00bb, qui le rend plus puissant que les autres vampires et l&rsquo;arrache au th\u00e9\u00e2tre. Nicolas, enrichi, vit ensuite seul dans un bel h\u00f4tel de l&rsquo;<strong>\u00eele Saint-Louis<\/strong>, quai d&rsquo;Orl\u00e9ans ou quai de B\u00e9thune. La m\u00e8re de Lestat, mourante, trouvera refuge dans un appartement voisin de l&rsquo;h\u00f4tel de Nicolas.<\/p>\n<p>5)\tCelui qui se pr\u00e9nomme lui-m\u00eame le lycanthrope (l&rsquo;homme-loup), P\u00e9trus Borel, habite au <strong>6 quai de B\u00e9thune<\/strong> (disparu depuis) \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1830.<\/p>\n<p>6)\tLa Place de Gr\u00e8ve (<strong>place de l&rsquo;H\u00f4tel de Ville<\/strong>) est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e \u00e0 la place de la R\u00e9volution (place de la Concorde) comme lieu r\u00e9volutionnaire d&rsquo;ex\u00e9cutions en s\u00e9rie par Washington Irving dans <em>L&rsquo;Aventure de l&rsquo;\u00e9tudiant allemand<\/em> et par Borel dans <em>Gottfried Wolfgang<\/em>. Nous sommes en 1793 environ, et un jeune allemand arrive \u00e0 Paris pour \u00e9chapper \u00e0 ses turpitudes et \u00e9tudier. Il en repartira fou apr\u00e8s avoir crois\u00e9 une mort-vivante.<br \/>\n<br \/>A cette \u00e9poque, on ex\u00e9cute place de Gr\u00e8ve les criminels de droit commun ; les \u00ab politiques \u00bb sont ex\u00e9cut\u00e9s place de la R\u00e9volution, place du Tr\u00f4ne-renvers\u00e9 (de la Nation) ou place du Carrousel.<br \/>\n<br \/>D\u00e9but 1833, consid\u00e9rant que la place de Gr\u00e8ve doit garder davantage le souvenir des journ\u00e9es r\u00e9volutionnaires de juillet 1830 que des t\u00eates tranch\u00e9es, les autorit\u00e9s d\u00e9cident de d\u00e9placer la guillotine place Saint-Jacques, \u00e0 l&rsquo;angle entre la rue du faubourg Saint-Jacques et du boulevard Saint-Jacques. Puis sa place sera pr\u00e8s de la prison de la Roquette entre 1851 et 1899 (voir ci-dessous), et ensuite \u00e0 l&rsquo;angle du boulevard Arago et de la rue de la Sant\u00e9. A partir de 1939, les ex\u00e9cutions ne sont plus publiques.<\/p>\n<p>7)\tEst-il besoin de rappeler que Quasimodo a hant\u00e9 les tours de <strong>Notre-Dame<\/strong> ?<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est \u00e9galement du haut de ces tours que le pith\u00e9canthrope est entra\u00een\u00e9 dans une chute mortelle par Esp\u00e9randieu, le savant fou (<em>Le Savant fou<\/em>, Les Aventures extraordinaires d&rsquo;Ad\u00e8le Blanc-Sec, Tardi).<br \/>\n<br \/>Un monstre bien plus redoutable est Lestat, que nous retrouvons ici en mauvaise posture \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la cath\u00e9drale, assailli par les vampires de la capitale qui vont l&rsquo;entra\u00eener ensuite au cimeti\u00e8re des Saints-Innocents, leur demeure parisienne (<em>Lestat le vampire<\/em>). Situ\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 1786 \u00e0 l&#8217;emplacement actuel de la place Joachim du Bellay et de la fontaine et de la rue des Innocents, ce cimeti\u00e8re accueille, sous ses galeries qui h\u00e9bergent des fosses communes, deux millions de cadavres en sept si\u00e8cles : les morts de plusieurs paroisses parisiennes, les victimes des \u00e9pid\u00e9mies, etc. On peut avoir une id\u00e9e de ces galeries en voyant aujourd&rsquo;hui les vo\u00fbtes des boutiques entre la place et la rue de la Ferronnerie.<br \/>\nJusqu&rsquo;au XVIIe si\u00e8cle, avant l&rsquo;apparition de squares et d&rsquo;all\u00e9es dans la capitale, ce cimeti\u00e8re est un des rares endroits tranquilles de la ville, et donc lieu de promenade.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1555\" aria-describedby=\"caption-attachment-1555\" style=\"width: 320px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1555\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/02\/jpg_ruestguil.jpg\" alt=\"En face du n\u00b014 rue Saint-Guillaume.\" title=\"En face du n\u00b014 rue Saint-Guillaume.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"320\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/02\/jpg_ruestguil.jpg 320w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/02\/jpg_ruestguil-234x300.jpg 234w\" sizes=\"(max-width: 320px) 94vw, 320px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1555\" class=\"wp-caption-text\">En face du n\u00b014 rue Saint-Guillaume.<\/figcaption><\/figure>8)\tDans la nouvelle <em>Delphine<\/em> de Claude Seignolle, l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne est tu\u00e9e <strong>sur le Pont Notre-Dame<\/strong> par une balle tir\u00e9e des ann\u00e9es auparavant lors de la r\u00e9volution de 1830.<\/p>\n<p>9)\t<strong>A peu pr\u00e8s cent m\u00e8tres apr\u00e8s le d\u00e9but de la rue Nicolas Flamel<\/strong>, le h\u00e9ros de la nouvelle <em>Le Chupador<\/em> (encore Claude Seignolle) rencontre un soir, pass\u00e9 minuit&#8230; le Chupador, sorte de vampire qui a trouv\u00e9 une fa\u00e7on simple et po\u00e9tique de saigner une victime \u00e0 distance.<\/p>\n<p>10)\t<strong>Au milieu du Pont-Neuf<\/strong>, un acc\u00e8s cach\u00e9 permet aux adeptes de la secte de Pazuzu de se r\u00e9unir dans le sous-sol parisien (<em>Le D\u00e9mon de la Tour Eiffel, Les Aventures extraordinaires d&rsquo;Ad\u00e8le Blanc-Sec<\/em>, Tardi). Non loin, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la Samaritaine, Brindavoine assiste \u00e0 une invasion de salamandres g\u00e9antes (<em>Le Secret de la salamandre, Les Aventures extraordinaires d&rsquo;Ad\u00e8le Blanc-Sec<\/em>, Tardi).<\/p>\n<p>11) <em>Le Ch\u00e2teau-Gaillard, situ\u00e9 au bord de l&rsquo;eau, \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 m\u00e9ridionale du pont, \u00e9tait un petit b\u00e2timent surmont\u00e9 d&rsquo;une tour ronde, qui avait servi de prison dans son temps, mais qui maintenant commen\u00e7ait \u00e0 se ruiner et \u00e0 se crevasser, et n&rsquo;\u00e9tait gu\u00e8re habitable que pour ceux qui n&rsquo;avaient point d&rsquo;autre asile. Eustache, apr\u00e8s avoir march\u00e9 quelque temps d&rsquo;un pas mal assur\u00e9 parmi les pierres dont le sol \u00e9tait couvert, rencontra une petite porte au centre de laquelle une chauve-souris \u00e9tait clou\u00e9e. Il y frappa doucement, et le singe de ma\u00eetre Gonin lui ouvrit aussit\u00f4t en levant un loquet, service auquel il \u00e9tait dress\u00e9, comme le sont quelquefois les chats domestiques.<\/em><br \/>\n<br \/>Dans <em>La main enchant\u00e9e<\/em>, G\u00e9rard de Nerval situe ainsi <strong>au sud du Pont-Neuf<\/strong> la demeure d&rsquo;un magicien diabolique auquel fait appel Eustache Bouteroue, apprenti-drapier qui doit se battre en duel pour l&rsquo;amour de sa belle.<br \/>\n<br \/>Le r\u00e9cit a \u00e9galement pour d\u00e9cors la place Dauphine et le Pr\u00e9-aux-clercs.<\/p>\n<p>12)\tM\u00eame Emile Zola \u00e9crit des histoires de morts-vivants ! Il en est au moins une, <em>La mort d&rsquo;Olivier B\u00e9caille<\/em>, qui se situe entre autres <strong>rue Dauphine<\/strong> et d\u00e9montre qu&rsquo;il ne fait pas bon mourir et ressusciter, sous peine de retrouver sa femme avec un autre.<\/p>\n<p>13)\tAu <strong>21 rue de l&rsquo;Ancienne Com\u00e9die<\/strong>, le docteur Guillotin (inventeur de devinez quoi ?) avait sa maison. Tout pr\u00e8s, au <strong>9 passage du Commerce-Saint-Andr\u00e9<\/strong>, il teste sa machine sur des moutons en 1790, avant qu&rsquo;elle ne soit choisie par les r\u00e9volutionnaires pour remplacer la potence.<\/p>\n<p>14)\tLe club des Cordeliers de Camille Desmoulins s&rsquo;est \u00e9tabli dans l&rsquo;ancien couvent des Cordeliers, dont l&rsquo;entr\u00e9e principale se trouvait rue de l&rsquo;Observance (au niveau du 4 rue Antoine-Dubois) et dont le r\u00e9fectoire demeure au <strong>15 rue de l&rsquo;Ecole de m\u00e9decine<\/strong> &#8211; appel\u00e9e rue des Cordeliers entre 1300 et 1790. Ledru, narrateur du r\u00e9cit des <em>Morts qui parlent<\/em> (Alexandre Dumas), vient dans ce club trouver Danton pour sauver Solange, future guillotin\u00e9e, avant de reconduire celle-ci 24 rue F\u00e9rou (la rue s&rsquo;arr\u00eate aujourd&rsquo;hui au n\u00b010). Nous sommes en 1793. <\/p>\n<p>15)\tEn remontant <strong>la rue de Tournon puis le jardin du Luxembourg<\/strong> \u00e0 une heure du matin, le h\u00e9ros <em>Une heure, ou la vision<\/em> (Charles Nodier) voit appara\u00eetre le fant\u00f4me de sa bien-aim\u00e9e. Il ne tardera pas \u00e0 la rejoindre.<\/p>\n<p>16)\tBertrand Caillet, <em>Le loup-garou de Paris<\/em>, est emprisonn\u00e9 \u00e0 la prison militaire du Cherche-Midi, construite en 1853 sur l&#8217;emplacement de la communaut\u00e9 du Bon-Pasteur, entre la rue du Cherche-Midi (et plus pr\u00e9cis\u00e9ment le n\u00b038) et la <strong>place Saint-Sulpice<\/strong>. <\/p>\n<p><doc744|center><\/p>\n<p>17)\tLa Prison de l&rsquo;Abbaye est \u00e0 son origine, au XVIIe si\u00e8cle, la ge\u00f4le de l&rsquo;abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s &#8211; abbaye qui s&rsquo;\u00e9tend jusqu&rsquo;\u00e0 la R\u00e9volution entre les rues Jacob, de l&rsquo;Echaud\u00e9, Saint-Beno\u00eet et le boulevard Saint-Germain. La prison se trouvait jusqu&rsquo;en 1857 <strong>en face des n\u00b0 135-137 du boulevard Saint-Germain<\/strong>. C&rsquo;est l\u00e0 que Ledru, toujours dans <em>Des Morts qui parlent<\/em> (Alexandre Dumas) interroge un valet du bourreau de Charlotte Corday, condamn\u00e9 pour avoir gifl\u00e9 sa t\u00eate d\u00e9capit\u00e9e.<\/p>\n<p>18)\tPoursuivant leur enqu\u00eate sur des momies disparues, Ad\u00e8le Blanc-Sec et l&rsquo;inspecteur Caponi \u00e9chappent de peu \u00e0 la mort devant le <strong>49\/51 rue des Saints-P\u00e8res<\/strong> (<em>Momies en folie, Les Aventures extraordinaires d&rsquo;Ad\u00e8le Blanc-Sec<\/em>, Tardi).<\/p>\n<p>19)\t<strong>Rue Saint-Guillaume, en face du n\u00b014 o\u00f9 se trouve encore l&rsquo;h\u00f4tel de Mortemart<\/strong>, Ledru rencontre le p\u00e8re de Solange pour mettre au point son \u00e9vasion hors de France.<\/p>\n<p>20)\tWashington Irving r\u00e9side \u00e0 l&rsquo;<strong>h\u00f4tel Jacob et d&rsquo;Angleterre, 44 rue Jacob<\/strong>, vers 1805. Il est entre autres l&rsquo;auteur de <em>Sleepy Hollow<\/em> et de <em>L&rsquo;Aventure de l&rsquo;\u00e9tudiant allemand<\/em> (1824), reprise sans complexe par P\u00e9trus Borel dans <em>Gottfried Wolfgang<\/em> (1843), \u00e0 son tour copi\u00e9, mais avec plus d&rsquo;invention, par Dumas dans <em>La Femme au collier de velours<\/em>.<\/p>\n<p><doc745|left>21)\tCouty de la Pommeraie, m\u00e9decin de son \u00e9tat, demeurait <strong>5 rue des Saints-P\u00e8res<\/strong> lorsqu&rsquo;il d\u00e9cida de ne plus respecter le serment d&rsquo;Esculape et d&#8217;empoisonner ma\u00eetresse et belle-m\u00e8re \u00e0 la digitaline, inspirant Villiers de l&rsquo;Isle-Adam pour <em>Le Secret de l&rsquo;\u00e9chafaud<\/em> (1883).<\/p>\n<p>22)\tDans <em>Momies en folie<\/em>, Edmond Choupard d\u00e9couvre le 4 mars 1912 vers trois heures du matin, suspendue \u00e0 <strong>l&rsquo;Arc de Triomphe du Carrousel<\/strong>, la premi\u00e8re victime de la secte de Pazuzu.<\/p>\n<p>23)\t<em>Belph\u00e9gor<\/em> et ses complices acc\u00e8dent par une dalle, derri\u00e8re l&rsquo;autel de l&rsquo;\u00e9glise Saint-Germain-L&rsquo;Auxerrois, \u00e0 un passage souterrain qui rejoint la salle de la Victoire de Samothrace <strong>au Louvre<\/strong>. N&rsquo;y cherchez pas la statue de Belph\u00e9gor et la salle des dieux barbares. Ils n&rsquo;existent que dans l&rsquo;imagination de l&rsquo;auteur et de ses lecteurs !<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est \u00e9galement au Louvre que Louis trouve un peu de paix apr\u00e8s avoir incendi\u00e9 le Th\u00e9\u00e2tre des vampires pour venger la mort de Claudia (<em>Entretien avec un vampire<\/em>).<\/p>\n<p>24)\tLa rue Morgue n&rsquo;a jamais exist\u00e9 \u00e0 Paris. Edgar Poe, qui n&rsquo;a gu\u00e8re visit\u00e9 la capitale, a choisi de la situer pr\u00e8s de <strong>la rue Saint-Roch<\/strong>. Il semble qu&rsquo;un monstre y ait commis un double assassinat, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que l&rsquo;on comprenne que le monstre est&#8230;<\/p>\n<p>25)\tPlace de la R\u00e9volution (<strong>place de la Concorde<\/strong> actuelle) est un lieu o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9capite ferme en 1793-1795, au plus fort de la Terreur. C&rsquo;est un d\u00e9cor des <em>Morts qui parlent<\/em> et de <em>La femme au collier de velours<\/em> (Alexandre Dumas), deux r\u00e9cits o\u00f9 les morts&#8230; ne meurent pas tout de suite.<\/p>\n<p>Suite et fin : <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/02\/10\/vampires-monstres-et-morts-vivants-dans-la-capitale-3\/\">298<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous avions d\u00e9j\u00e0 \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 quelques monstres sur les grands boulevards et aux alentours du cimeti\u00e8re Montmartre (246). 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