{"id":318,"date":"2004-07-08T00:00:00","date_gmt":"2004-07-07T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/07\/08\/marina-tsvetaeva\/"},"modified":"2024-03-24T19:22:02","modified_gmt":"2024-03-24T18:22:02","slug":"marina-tsvetaeva","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/07\/08\/marina-tsvetaeva\/","title":{"rendered":"Marina TSVETAEVA \u00e0 Lausanne, Paris, Meudon, Vanves et autres lieux"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1589\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/07\/jpg_tsvetaeva.jpg\" alt=\"tsvetaeva.jpg\" width=\"265\" height=\"350\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/07\/jpg_tsvetaeva.jpg 265w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/07\/jpg_tsvetaeva-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 265px) 94vw, 265px\" \/><\/p>\n<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Ici [\u00e0 Paris], je suis inutile, l\u00e0-bas [en Russie], je suis impossible.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>Marina Tsvetaeva en 1932.<\/b>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Elle a c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la vieille tentation d\u00e9cadente de s&rsquo;inventer des r\u00f4les ; elle \u00e9tait tour \u00e0 tour le po\u00e8te maudit et incompris, la m\u00e8re et l&rsquo;\u00e9pouse, l&rsquo;amante d&rsquo;un jeune \u00e9ph\u00e8be, un personnage au pass\u00e9 glorieux, le barde d&rsquo;une arm\u00e9e en d\u00e9route, une jeune disciple et une amie passionn\u00e9e. [&#8230;] Mais elle n&rsquo;arrivait pas \u00e0 se dominer, \u00e0 se fa\u00e7onner, \u00e0 se conna\u00eetre. Elle cultivait m\u00eame cette m\u00e9connaissance de soi. Elle \u00e9tait vuln\u00e9rable, impulsive, malheureuse, et, au milieu de son \u00ab\u00a0nid\u00a0\u00bb familial, restait solitaire. Elle ne cessait de s&rsquo;enthousiasmer, de se d\u00e9senchanter et de se tromper.\u00a0\u00bb<br \/>C&rsquo;est moi qui souligne.<\/i>Nina Berberova.<\/b><\/div>\n<p>Beaucoup n&rsquo;auraient pas surv\u00e9cu \u00e0 la vie qu&rsquo;a connue Marina. Elle-m\u00eame n&rsquo;y surv\u00e9cut pas longtemps.<\/p>\n<p>Des ann\u00e9es d&rsquo;enfance pass\u00e9es \u00e0 accompagner une mourante, sa m\u00e8re, qui emporte avec elle son r\u00eave d&rsquo;\u00eatre musicienne ; la r\u00e9volution de 1917 qui s\u00e9pare Marina et ses deux enfants de Serge Efron, leur mari et p\u00e8re, les premi\u00e8res restant prisonni\u00e8res dans un Moscou bolch\u00e9vique et affam\u00e9, le second combattant aux c\u00f4t\u00e9s de l&rsquo;Arm\u00e9e blanche ; leur fille cadette qui d\u00e9c\u00e8de \u00e0 trois ans ; des ann\u00e9es de pauvret\u00e9 sinon de mis\u00e8re dans la France des ann\u00e9es 1920 et 30 ; une autre guerre mondiale qui vainct ses derni\u00e8res r\u00e9sistances.<\/p>\n<p>Un caract\u00e8re instable, amer, d&rsquo;\u00e9corch\u00e9e vive qui jette des vers sur le papier pour survivre \u00e0 chaque d\u00e9sastre familial, sentimental ou mat\u00e9riel.<\/p>\n<p>Marina se suicide le 31 ao\u00fbt 1941 \u00e0 Elabouga pr\u00e8s de Tchistopol.<\/p>\n<p>Elle na\u00eet en 1892, sa soeur Anastassia (qui mourra \u00e0 99 ans en 1993 !) deux ans plus tard. Leur enfance se passe entre le 8 rue des Trois-Etangs (Triekhproudny) \u00e0 Moscou (cette belle maison a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite apr\u00e8s la r\u00e9volution de 1917) et la maison de vacances de Taroussa, dans la r\u00e9gion de Kalouga. Leur m\u00e8re leur apprend \u00e0 se d\u00e9vouer \u00e0 la musique. M. Tsvetaev ne leur apprend pas grand chose, obs\u00e9d\u00e9 (c&rsquo;est un faible mot) qu&rsquo;il est par son projet de cr\u00e9er un mus\u00e9e des Beaux-Arts \u00e0 Moscou, qui deviendra le mus\u00e9e Pouchkine.<\/p>\n<p>D\u00e8s qu&rsquo;elle sait \u00e9crire, Marina s&rsquo;amuse \u00e0 faire des rimes.<br \/>Mme Tsvetaeva est tuberculeuse. Ses soins m\u00e8nent tant\u00f4t la famille, tant\u00f4t Marina et Anastassia seules, \u00e0 Nervi, en Italie, puis, en 1903, au pensionnat du 3 boulevard de Grancy \u00e0 Lausanne, puis \u00e0 Chamonix et Argenti\u00e8re, puis \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Zum Engel \u00e0 Langackern en For\u00eat Noire, puis au pensionnat du 10 de la Wallstrasse \u00e0 Fribourg (Mme Tsvetaeva loge alors dans une chambre au 2 Marienstrasse), puis \u00e0 Yalta en 1905. Mme Tsvetaeva d\u00e9c\u00e8de un an plus tard, son mari en 1913.<\/p>\n<p>Sur un coup de t\u00eate, Marina d\u00e9cide de visiter Paris en 1909. Son h\u00e9ros est alors Napol\u00e9on, et elle cherche \u00e0 se loger dans une rue Napol\u00e9on&#8230; introuvable dans la capitale. Faute de mieux, elle trouve une chambre rue Bonaparte ! Elle suit des cours \u00e0 l&rsquo;Alliance fran\u00e7aise et assiste \u00e0 plusieurs repr\u00e9sentations de <em>L&rsquo;Aiglon<\/em> avec Sarah Bernhardt.<\/p>\n<p>En 1914, Marina et Serge, \u00e9pous\u00e9 un an plus t\u00f4t, s&rsquo;installent 6 rue Boris-et-Gleb \u00e0 Moscou. Un an plus tard, Serge part au front. Marina continue d&rsquo;\u00e9crire et se lie en particulier avec Ossip Mandelstam. Puis les bolch\u00e9viques prennent le pouvoir, avec la b\u00e9n\u00e9diction des po\u00e8tes de l&rsquo;\u00e9poque : Blok, Ma\u00efakovski, Bi\u00e9ly, Brioussov&#8230; mais pas de Marina ni de Serge.<\/p>\n<p>En juillet 1921, Boris Pasternak lui apporte un jour une nouvelle transmise par Ilya Ehrenbourg (qui a obtenu un passeport pour l&rsquo;\u00e9tranger) : son mari est vivant et r\u00e9side \u00e0 Prague. Marina entretiendra avec Pasternak une correspondance passionn\u00e9e, d\u00e9sol\u00e9e de voir en 1923 qu&rsquo;il choisit la vie en URSS de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;exil.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;assouplissement du r\u00e9gime au moment de la Nouvelle Politique Economique (NEP) &#8211; et sans doute aussi gr\u00e2ce au d\u00e9sir du pouvoir d&rsquo;\u00e9loigner les intellectuels &#8211; elle obtient en 1922 un passeport pour l&rsquo;\u00e9tranger ! Ehrenbourg lui trouve une chambre dans la pension de famille o\u00f9 il demeure avec sa femme \u00e0 Berlin, 9 Trautenaustrasse. Comme Nina Berberova et de nombreux autres qui suivent un parcours identique \u00e0 cette \u00e9poque, Marina s&rsquo;installe \u00e0 Prague, fr\u00e9quentant le caf\u00e9 Slavia et les quais de la Vltava, puis \u00e0 Mokropsy, non loin, puis 1373 rue Svedska en 1923, puis \u00e0 Vs\u00e9nory pr\u00e8s de Prague. Vivre en Tch\u00e9coslovaquie est pour ces exil\u00e9s une fa\u00e7on de consid\u00e9rer leur exil temporaire.<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es 20 voient les po\u00e8mes de Marina rencontrer la faveur du public (cela avait commenc\u00e9 avant son d\u00e9part d&rsquo;URSS). Mais sa situation mat\u00e9rielle ne s&rsquo;am\u00e9liore pas pour autant. Elle nourrit sa famille gr\u00e2ce \u00e0 quelques articles pour les journaux. Serge Efron \u00e9tudie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9. Il est l&rsquo;ombre de lui-m\u00eame, indiff\u00e9rent aux aventures sentimentales de sa femme. Ils rencontrent des russes de passage \u00e0 Prague : Nina Berberova, Nabokov, Bounine, Gorki, etc. En 1925, ses \u00e9crits f\u00e2chent le r\u00e9gime sovi\u00e9tique, qui la met au banc. A la fin de cette ann\u00e9e, \u00e9puis\u00e9e par la vie difficile en Tch\u00e9coslovaquie, elle met le cap sur Paris apr\u00e8s avoir donn\u00e9 naissance \u00e0 un fils (elle publiera tr\u00e8s peu apr\u00e8s 1925 et attendra les ann\u00e9es 1960 pour \u00eatre reconnue comme une des grandes po\u00e9tesses russes).<\/p>\n<p>La famille (Serge reste \u00e0 Prague) emm\u00e9nage rue Rouvet. La vie est toujours aussi dure. Mais les \u00e9migr\u00e9s russes et les caf\u00e9s sont l\u00e0, comme \u00e0 Prague. Ici, ils s&rsquo;appelent La Rotonde, La Coupole, Le D\u00f4me, le Select, le Napoli&#8230; Dans le d\u00e9nuement et l&rsquo;attente plus ou moins consciente d&rsquo;un retour au pays, la plupart des russes ne se m\u00ealent pas aux fran\u00e7ais, \u00e0 la culture fran\u00e7aise et aux autres \u00e9trangers. Le 6 f\u00e9vrier 1926, Marina fait une lecture tr\u00e8s r\u00e9ussie de ses po\u00e8mes 79 rue Denfert.<\/p>\n<p>En 1926, elle s\u00e9journe en Vend\u00e9e, \u00e0 Saint-Gilles-Croix-de-Vie. De l\u00e0-bas, elle participe avec Pasternak et Rilke \u00e0 une correspondance \u00e0 trois dans laquelle chacun admire l&rsquo;autre : Rilke, reclus en Suisse, tuberculeux et \u00e0 quelques semaines de sa mort, Pasternak \u00e9touff\u00e9 par le r\u00e9gime sovi\u00e9tique.<\/p>\n<p>Automne 1926 : c&rsquo;est l&rsquo;installation 31 boulevard de Verdun, \u00e0 Bellevue pr\u00e8s de Meudon. Puis, bient\u00f4t, 2 avenue Jeanne d&rsquo;Arc \u00e0 Meudon. Les \u00e9migr\u00e9s russes, lorsqu&rsquo;ils ne critiquent pas la complexit\u00e9 de sa po\u00e9sie, accusent Marina et Serge d&rsquo;\u00eatre \u00e0 la solde des bolch\u00e9viques. L\u00e9nine est mort en janvier 1924. Cette m\u00eame ann\u00e9e, la reconnaissance officielle de l&rsquo;URSS par le gouvernement Herriot a coup\u00e9 les \u00e9migr\u00e9s de leur l\u00e9gitimit\u00e9 et aviv\u00e9 les antagonismes. A cela s&rsquo;ajoute, pour les po\u00e8tes et \u00e9crivains exil\u00e9s, la souffrance de n&rsquo;\u00eatre pas lus par la majorit\u00e9 de leurs compatriotes.<\/p>\n<p>Marina rend visite \u00e0 son ancienne amie Gala, devenue Madame Paul \u00c9luard. Elle rencontre aussi Ilya Erhenbourg, devenu correspondant parisien d&rsquo;un journal sovi\u00e9tique et visite Natalie Barney dans son salon du 20 rue Jacob.<\/p>\n<p>Serge part soigner sa tuberculose au sanatorium de Saint-Pierre-de-Rumilly, en Haute-Savoie.<\/p>\n<p>Pour \u00e9conomiser encore sur le loyer, la famille s&rsquo;installe en 1932 101 rue Condorcet \u00e0 Clamart, puis 33 rue Jean-Baptiste-Potin \u00e0 Vanves en 1934. C&rsquo;est \u00e0 cette \u00e9poque que l&rsquo;ordinaire quotidien s&rsquo;am\u00e9liore&#8230; Serge ayant \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9 par la police secr\u00e8te sovi\u00e9tique pour participer \u00e0 des attentats contre des opposants anti-staliniens.<\/p>\n<p>Le Congr\u00e8s international des \u00e9crivains en juin 1935 au Palais de la Mutualit\u00e9 est pour Marina l&rsquo;occasion de revoir bri\u00e8vement Boris Pasternak. Rencontre tr\u00e8s d\u00e9cevante, Pasternak, d\u00e9prim\u00e9 et mal \u00e0 l&rsquo;aise, \u00e9tant venu participer en catastrophe \u00e0 ce congr\u00e8s sur l&rsquo;ordre de Staline. L&rsquo;\u00e9motion d&rsquo;hier n&rsquo;est plus l\u00e0, ni d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 ni de l&rsquo;autre. Il lui conseille de ne pas retourner en Russie.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9 1935, Marina Tsvetaeva et son fils Mour logent \u00e0 La Favi\u00e8re [\u00e0 Bormes-les-mimosas] dans une chambre mansard\u00e9e dans la villa de la baronne Ludmilla de Wrangel, maison rachet\u00e9e en 1937 par Alexis Frank, danseur des Ballets russes de Monte-Carlo qui la baptisera \u201cLe Coq d\u2019Or\u201d en souvenir de Rimski-Korsakov\u00a0\u00bb (extrait du catalogue de l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Les Russes de la Favi\u00e8re\u00a0\u00bb publi\u00e9 en 2004 par le r\u00e9seau Lalan).<\/p>\n<p>Le 15 f\u00e9vrier 1936, Marina participe \u00e0 une soir\u00e9e po\u00e9tique donn\u00e9e 12 rue de Buci, au si\u00e8ge de l&rsquo;Union pour le retour dans la patrie, organisation financ\u00e9e par l&rsquo;ambassade d&rsquo;URSS \u00e0 Paris. Sa fille Ariadna regagne l&rsquo;URSS en 1937, bient\u00f4t suivie par son p\u00e8re qui \u00e9chappe ainsi \u00e0 la police fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Marina et son fils louent en 1938 une triste chambre de l&rsquo;h\u00f4tel Innova, qui existe encore 32 boulevard Pasteur. En juin 1939, n&rsquo;y tenant plus, ils rentrent eux-aussi en Union sovi\u00e9tique. La m\u00eame errance reprend, cette fois avec moins d&rsquo;illusions car marina comprend vite que la guerre et le r\u00e9gime lui interdisent d&rsquo;esp\u00e9rer. Leurs adresses : Bolchevo, pr\u00e8s de Moscou, avec Serge, puis le bourg de Golitsyno apr\u00e8s l&rsquo;arrestation d&rsquo;Ariadna et de Serge, puis 6 rue Herzen \u00e0 Moscou, puis 16 rue Merzliakovski, puis 14-5 boulevard Pokrovski.<\/p>\n<p><strong>A visiter<\/strong><br \/>Une maison-mus\u00e9e existe \u00e0 Taroussa. C&rsquo;est la maison d&rsquo;Ariadna, et non la maison d&rsquo;enfance de Marina, qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite.<br \/>A Moscou, l&rsquo;appartement de la rue Boris-et-Gleb est ouvert au public. L&rsquo;ameublement en a \u00e9t\u00e9 reconstitu\u00e9 d&rsquo;apr\u00e8s les souvenirs d&rsquo;Anastassia.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/><em>Marina Tsvetaeva, l&rsquo;\u00e9ternelle insurg\u00e9e.<\/em> Henri Troyat. Livre de poche n\u00b015578.<br \/><em>Souvenirs.<\/em> Anastassia Tsvetaeva. Actes Sud\/Solin.<br \/><em>Marina bien a\u00een\u00e9e.<\/em> Article de Jean-Pierre Thibaudat, dans le suppl\u00e9ment livres de <em>Lib\u00e9ration<\/em>, 24 avril 2003.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1296\" aria-describedby=\"caption-attachment-1296\" style=\"width: 1299px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1296\" title=\"Le D\u00f4me.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Dome-4.jpg\" alt=\"Le D\u00f4me.\" width=\"1299\" height=\"793\" align=\"middle\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1296\" class=\"wp-caption-text\">Le D\u00f4me.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"747\" height=\"537\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/tsvetaeva-lausanne-2-800.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5654\" 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