{"id":322,"date":"2004-07-07T00:00:00","date_gmt":"2004-07-06T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/07\/07\/paul-vimereu\/"},"modified":"2004-07-07T00:00:00","modified_gmt":"2004-07-06T22:00:00","slug":"paul-vimereu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/07\/07\/paul-vimereu\/","title":{"rendered":"Paul VIMEREU"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1591\" aria-describedby=\"caption-attachment-1591\" style=\"width: 430px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1591\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/07\/jpg_vimereu.jpg\" alt=\"L'\u00e9cole de Lanch\u00e8res.\" title=\"L'\u00e9cole de Lanch\u00e8res.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"430\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/07\/jpg_vimereu.jpg 430w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/07\/jpg_vimereu-300x230.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 430px) 94vw, 430px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1591\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;\u00e9cole de Lanch\u00e8res.<\/figcaption><\/figure>\n<p>1921. Un roman manque le prix Goncourt d&rsquo;une voix, ce qui n&rsquo;est pas forc\u00e9ment une mauvaise mani\u00e8re d&rsquo;atteindre \u00e0 une renomm\u00e9e aussi grande que le laur\u00e9at (c&rsquo;est Ren\u00e9 Maran qui l&rsquo;obtient cette ann\u00e9e-l\u00e0 pour <em>Batouala<\/em>&#8230;). Ce roman est <em>Le Rire du vilain<\/em>, premier livre de Paul Vimereu, un m\u00e9decin dont l&rsquo;\u00e2me est picarde et le coeur breton.<\/p>\n<p>&#8211; Paul Boulongne est n\u00e9 en 1881 \u00e0 Misery, pr\u00e8s de P\u00e9ronne dans la Somme. Son p\u00e8re est instituteur.<br \/>\n&#8211; La famille s&rsquo;installe en 1886 \u00e0 Lanch\u00e8res, pr\u00e8s de Saint-Val\u00e9ry-sur-Somme. Paul fait l\u00e0 ses \u00e9tudes primaires entre six et douze ans, dans l&rsquo;\u00e9cole de son p\u00e8re qui existe encore aujourd&rsquo;hui.<br \/>\n&#8211; Entre 1893 et 1900, il est interne au Coll\u00e8ge de Saint-Pol-sur-Ternoise. Un de ses professeurs est le po\u00e8te L\u00e9on Deubel.<br \/>\n&#8211; Le voil\u00e0 \u00e9tudiant en m\u00e9decine parisien entre 1900 et 1909, \u00e0 l&rsquo;H\u00f4pital Saint-Joseph, puis m\u00e9decin parisien entre 1909 et 1914, rue Gay-Lussac. Il en profite pour \u00e9crire des nouvelles, sous le pseudonyme de Paul Vimereu, et pour fr\u00e9quenter H\u00e9r\u00e9dia, Louis Pergaud qui devient son ami, Francis Carco, etc.<br \/>\n&#8211; Il est m\u00e9decin pendant les campagnes de la Marne, de la Somme, de Verdun[[L&rsquo;Historial de la Grande Guerre \u00e0 P\u00e9ronne pr\u00e9sente certains objets qui lui ont appartenu.]].<br \/>\n&#8211; De repos en Bretagne apr\u00e8s la guerre, il rencontre sa future femme et s&rsquo;installe en 1919 dans la Villa Florida, situ\u00e9e alors 12 rue Jacques-Cartier[[Le cabinet m\u00e9dical, situ\u00e9 au rez-de-chauss\u00e9e, donnait sur la rue Dreux.]], et aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&#8217;emplacement de la R\u00e9sidence Vimereu rue Bougainville \u00e0 Saint-Servan pr\u00e8s de Saint-Malo.<br \/>\n<br \/>En 1927 para\u00eet <em>Chutt le Hutteux<\/em> qui enthousiasme entre autres Maurice Genevoix. Entrer dans ce livre, c&rsquo;est se pr\u00e9parer pour quelques nuits dans une \u00ab\u00a0hutte\u00a0\u00bb en baie de Somme, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le Vimeu &#8211; c&rsquo;est-\u00e0-dire entre l&#8217;embouchure de la Bresle et celle de la Canche &#8211; et le Marquenterre, et exposer ses oreilles au vocabulaire du patois picard. Vimereu, dans son respect de la langue et de ses amis, n&rsquo;a en effet pas francis\u00e9 les expressions des vrais personnages de son roman. Chutt est en r\u00e9alit\u00e9 Alcide Rebier, serrurier, grand chasseur et, bien s\u00fbr, d&rsquo;esprit libre et ind\u00e9pendant. Il tire son surnom de sa d\u00e9marche silencieuse.<br \/>\n<br \/>On peut aujourd&rsquo;hui voir la tombe d&rsquo;Alcide \u00e0 Lanch\u00e8res, et son fusil dans la belle Maison de l&rsquo;Oiseau, \u00e0 quelques minutes de l\u00e0. Comme quoi chasse et sauvegarde de la nature peuvent parfois se rejoindre.<br \/>\n<br \/>La hutte est cet abri en bord de mare qu&rsquo;on appelle gabion en bord de mer, dans lequel on s&rsquo;installe pour la nuit afin de surprendre les oiseaux \u00e0 l&rsquo;aube ou au cr\u00e9puscule. Le pays des Bas-Champs entre Cayeux et Lanch\u00e8res est un lieu de passage des oiseaux lorsqu&rsquo;ils descendent vers la chaleur du Sud ou remontent vers la fra\u00eecheur du Nord. <em>Chutt le Hutteux<\/em> est une ode l\u00e9g\u00e8re et vivante aux marais, dont les couleurs changent avec l&rsquo;heure du jour ou la saison, et \u00e0 ceux qui les peuplent, hommes et animaux.<br \/>\n<br \/>Entre 1920 et 1950, Vimereu est l&rsquo;auteur d&rsquo;une dizaine de romans de terroir (\u00e0 l&rsquo;inspiration picarde et bretonne) et d&rsquo;aventures, \u00e9crits entre deux visites \u00e0 des patients ou sur les plages bretonnes.<br \/>\n&#8211; Pendant la seconde guerre mondiale, il assure les fonctions de m\u00e9decin-chef \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital Saint-Charles \u00e0 St-Brieuc.<br \/>\n&#8211; Il d\u00e9c\u00e8de en 1962.<\/p>\n<p>Sources :<br \/>\n<br \/><em>Chutt le Hutteux<\/em>, Paul Vimereu, Cobra Editeur,<br \/>\n<br \/><a href=\"http:\/\/www.paul-vimereu.com\">http:\/\/www.paul-vimereu.com<\/a>,<br \/>\n<br \/><em>Balade dans la Somme<\/em>, <a href=\"http:\/\/www.alexandrines.fr\">Editions Alexandrines<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1921. 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