{"id":33,"date":"2003-08-14T19:22:59","date_gmt":"2003-08-14T17:22:59","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/pierre-ambroise-choderlos-de-laclos\/"},"modified":"2003-08-14T19:22:59","modified_gmt":"2003-08-14T17:22:59","slug":"pierre-ambroise-choderlos-de-laclos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/pierre-ambroise-choderlos-de-laclos\/","title":{"rendered":"Pierre Ambroise CHODERLOS DE LACLOS"},"content":{"rendered":"<p><html><\/p>\n<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0L&rsquo;amour est le consolateur de la soci\u00e9t\u00e9. L&rsquo;homme social a pay\u00e9 ce bien de tous ceux que poss\u00e8de l&rsquo;homme naturel.\u00a0\u00bb<\/i><\/b><\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>Admirateur de <em>La Nouvelle H\u00e9lo\u00efse<\/em>, expert en fortifications et en artillerie (il invente le boulet creux &#8211; l&rsquo;obus) et mari fid\u00e8le qui avait le projet, \u00e0 la fin de sa vie, d&rsquo;\u00e9crire un roman montrant qu'\u00a0\u00bbil n&rsquo;est de bonheur que dans la famille\u00a0\u00bb : voici quelques visages peu connus de l&rsquo;auteur des <em>Liaisons dangereuses<\/em>. <\/p>\n<p>C&rsquo;est pour \u00e9chapper \u00e0 la tristesse d&rsquo;une vie de soldat trop calme en tant de paix que Laclos, apr\u00e8s quelques autres tentatives, parvient \u00e0 mettre un peu de piment dans son existence en publiant <em>Les Liaisons dangereuses<\/em>.<\/p>\n<p>&#8211; Pierre Ambroise na\u00eet \u00e0 Amiens en 1741 dans une famille de petite noblesse. Sa famille r\u00e9side dans un h\u00f4tel de l&rsquo;actuelle rue Dupuis.<br \/>\n&#8211; Ses origines relativement humbles ne lui permettent pas de pr\u00e9tendre d&#8217;embl\u00e9e \u00e0 de hauts rangs dans l&rsquo;arm\u00e9e. Il se retrouve en garnison \u00e0 La Rochelle, Toul, Strasbourg, Grenoble (1769 \u00e0 1775), Besan\u00e7on, Rochefort (en 1777), etc. Pour tromper l&rsquo;ennui, il fr\u00e9quente les salons et \u00e9crit des po\u00e8mes et un op\u00e9ra qui conna\u00eet un bel \u00e9chec en 1777. Il travaille \u00e0 la fortification de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Aix et de l&rsquo;\u00eele de R\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1780. En 1781, il demande un cong\u00e9 de six mois et se lance dans la conception des <em>Liaisons<\/em>, roman \u00e9pistolaire qu&rsquo;il compose avec une pr\u00e9cision toute militaire.<br \/>\n<br \/>Celui-ci scandalise d\u00e8s sa parution en 1782[[R\u00e9sum\u00e9 : la marquise de Merteuil veut se venger du comte de Gercourt qui l&rsquo;a quitt\u00e9e. Elle charge le vicomte de Valmont de d\u00e9shonorer C\u00e9cile de Volanges, que doit \u00e9pouser le comte. Mais Valmont pr\u00e9f\u00e8re s&rsquo;attaquer \u00e0 la vertueuse pr\u00e9sidente de Tourvel.]]. D\u00e9j\u00e0 \u00e0 cette \u00e9poque, scandale signifie succ\u00e8s de librairie. Le roman pla\u00eet et est d\u00e9cri\u00e9 pour la m\u00eame raison : il d\u00e9crit bien les m\u009curs de son \u00e9poque. La marquise de Merteuil surtout, et le vicomte de Valmont complotent sans scrupules. Vengeance, calculs, manipulations et man\u009cuvres sont leur raison d&rsquo;\u00eatre. Ils excellent dans l&rsquo;art de ma\u00eetriser leurs passions. Mais cela les conduit \u00e0 leur perte : Valmont est tu\u00e9 en duel et la marquise finit atteinte de la variole et condamn\u00e9e en justice.<br \/>\n&#8211; Laclos rencontre Marie-Soulange Duperr\u00e9 en 1783. Il l&rsquo;\u00e9pouse \u00e0 La Rochelle trois ans plus tard. En 1785, il a r\u00e9dig\u00e9 un essai intitul\u00e9 <em>De l&rsquo;Education des femmes<\/em>, pr\u00f4nant avant la lettre l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des droits de l&rsquo;homme et de la femme et appelant \u00e0 une r\u00e9volution dans les rapports entre les sexes\u0085<br \/>\n<br \/>Il r\u00e9dige aussi une <em>Lettre<\/em> d\u00e9non\u00e7ant les th\u00e9ories de Vauban, ce qui provoque un toll\u00e9 dans l&rsquo;arm\u00e9e. N&rsquo;y esp\u00e9rant plus de promotion, il en d\u00e9missionne en 1788 pour rejoindre Paris et \u00eatre conseiller du duc d&rsquo;Orl\u00e9ans (futur Philippe Egalit\u00e9).<br \/>\n&#8211; Laclos travaille alors au Palais-Royal, si\u00e8ge de la famille d&rsquo;Orl\u00e9ans. Apr\u00e8s la prise de la Bastille, il accompagne le duc \u00e0 Londres. De retour \u00e0 Paris en 1790, il devient un Jacobin actif et \u009cuvre en particulier pour Danton et Bonaparte. Avec la R\u00e9volution, les activit\u00e9s professionnelles de Laclos prennent en effet une autre ampleur. Il est nomm\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;infanterie en 1792. Mais la p\u00e9riode troubl\u00e9e qui s&rsquo;ouvre avec la Terreur ne l&rsquo;\u00e9pargne pas : il est incarc\u00e9r\u00e9 le 1er avril 1793 sur ordre du Comit\u00e9 de s\u00fbret\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 cause de ses amiti\u00e9s avec la famille d&rsquo;Orl\u00e9ans, et lib\u00e9r\u00e9 en mai gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;intervention d&rsquo;un ami.<br \/>\n<br \/>On le retrouve au Ch\u00e2teau-Neuf de Meudon, charg\u00e9 par la Convention d&rsquo;exp\u00e9rimenter le boulet creux qu&rsquo;il vient d&rsquo;inventer. Il est \u00e0 nouveau incarc\u00e9r\u00e9 le 5 novembre \u00e0 Picpus, et lib\u00e9r\u00e9 le 1er d\u00e9cembre 1794, apr\u00e8s avoir \u00e9chapp\u00e9 de peu \u00e0 la guillotine. Sans doute son appartenance \u00e0 la franc ma\u00e7onnerie l&rsquo;aide-t-elle \u00e0 \u00e9chapper plusieurs fois \u00e0 la peine capitale.<br \/>\n<br \/>En 1800, il est nomm\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;artillerie, par d\u00e9cision personnelle de Bonaparte qui entend le r\u00e9compenser pour son r\u00f4le lors du 18 Brumaire. Nomm\u00e9 commandant d&rsquo;artillerie dans l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;observation des Etats du royaume de Naples d\u00e9but 1803, il meurt de dysenterie \u00e0 Tarente, le 3 septembre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;amour est le consolateur de la soci\u00e9t\u00e9. 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