{"id":348,"date":"2004-05-22T00:00:00","date_gmt":"2004-05-21T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/05\/22\/jacques-prevert-2\/"},"modified":"2026-03-01T22:36:36","modified_gmt":"2026-03-01T21:36:36","slug":"jacques-prevert-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/05\/22\/jacques-prevert-2\/","title":{"rendered":"Jacques PR\u00c9VERT dans les ann\u00e9es vingt et trente \u00e0 Paris, Toulon, Belle-Ile-en-mer, Cannes, Saint-Paul-de-Vence\u2026"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1621\" aria-describedby=\"caption-attachment-1621\" style=\"width: 330px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1621\" title=\"L'h\u00f4tel Montana, 28 rue Saint-Beno\u00eet \u00e0 Paris.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/05\/jpg_montana2.jpg\" alt=\"L'h\u00f4tel Montana, 28 rue Saint-Beno\u00eet \u00e0 Paris.\" width=\"330\" height=\"430\" align=\"center\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/05\/jpg_montana2.jpg 330w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/05\/jpg_montana2-230x300.jpg 230w\" sizes=\"(max-width: 330px) 94vw, 330px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1621\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;h\u00f4tel Montana, 28 rue Saint-Beno\u00eet \u00e0 Paris.<\/figcaption><\/figure>\n<p>De 1900 \u00e0 1977, la vie de Pr\u00e9vert traverse le XXe si\u00e8cle. Il commence en pleine affaire Dreyfus et termine plus vieux que la plupart de ceux qu&rsquo;il a crois\u00e9s en chemin, des surr\u00e9alistes \u00e0 Vian et d&rsquo;autres germanopratins, en passant par les vedettes du cin\u00e9ma et de la chanson des ann\u00e9es trente jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort. Les secrets de sa bonne sant\u00e9 ? Trois paquets de cigarettes quotidiens depuis l&rsquo;adolescence, un temp\u00e9rament r\u00e9volutionnaire &#8211; form\u00e9 d\u00e8s la petite enfance au contact de la pauvret\u00e9 &#8211; mais apolitique &#8211; il n&rsquo;adh\u00e8re jamais au parti communiste de peur d&rsquo;\u00eatre enferm\u00e9 \u00ab\u00a0dans une cellule\u00a0\u00bb. Bref, l&rsquo;ind\u00e9pendance d&rsquo;esprit \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat pur.<\/p>\n<p>M. Pr\u00e9vert p\u00e8re &#8211; un peu comme M. Joyce p\u00e8re &#8211; l\u00e8gue \u00e0 son fils la joie de vivre&#8230; dans la d\u00e8che.<br \/>\n&#8211; Jacques na\u00eet en 1900 19 rue Louis-Philippe \u00e0 Neuilly.<br \/>\n&#8211; Apr\u00e8s quelques ann\u00e9es de jeux partag\u00e9s non loin, rue Saint-Pierre, avec un jeune Louis Aragon qu&rsquo;il retrouvera plus tard, et alors que dreyfusards et antidreyfusards s&rsquo;affrontent encore dans les rues aux cris de \u00ab\u00a0A bas Loubet\u00a0\u00bb (qui est \u00e0 la fois le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et le chat des Pr\u00e9vert), Jacques, ses fr\u00e8res Jean et Pierre et leurs parents emm\u00e9nagent dans un rez-de-chauss\u00e9e rue Jacques Dulud.<br \/>\n&#8211; La situation de M. Pr\u00e9vert n&rsquo;est pas brillante. La famille descend \u00e0 Toulon avec l&rsquo;espoir de changer de vie. Elle s&rsquo;installe dans un h\u00f4tel qui donne place Armand-Vall\u00e9e.<br \/>\n&#8211; Retour \u00e0 Paris, au 3e \u00e9tage du 7 rue de Vaugirard. Jacques va \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole pas tr\u00e8s loin, au n\u00b09. Les jardins du Luxembourg sont son terrain de jeux, m\u00eame si les gardiens le chassent r\u00e9guli\u00e8rement des pelouses.<br \/>\n&#8211; La famille migre ensuite 4 rue F\u00e9rou.<br \/>\n&#8211; La rentr\u00e9e 1908 voit Jacques int\u00e9grer l&rsquo;\u00e9cole Andr\u00e9-Hamon, 68 rue d&rsquo;Assas, o\u00f9 il est \u00e9l\u00e8ve jusqu&rsquo;en 1914.<br \/>\n&#8211; Nouvelle adresse pour les Pr\u00e9vert en 1910 : le 5e \u00e9tage du 5 rue de Tournon, o\u00f9 les ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s Charles Cros, Gambetta et Alphonse Daudet. Au rez-de-chauss\u00e9e habitent les Dienne, dont Simone qui deviendra en 1925 la premi\u00e8re Mme Jacques Pr\u00e9vert. Et la fille d&rsquo;un ami des Dienne, Colette J\u00e9ramec, deviendra la femme de Roland Tual, surr\u00e9aliste et un des meilleurs amis de Jacques.<br \/>\n&#8211; Les Pr\u00e9vert d\u00e9m\u00e9nagent encore rue Saint-Sulpice, et enfin au 4e \u00e9tage du 7 rue du Vieux-colombier, o\u00f9 ils vivent entre 1912 et la mort de M. Pr\u00e9vert en 1936 et de Mme Pr\u00e9vert en 1946.<\/p>\n<p>Le b\u00e2timent central est occup\u00e9 par une caserne de pompiers.<br \/>\nJacques accompagne son p\u00e8re dans les caf\u00e9s, en particulier Les Deux Magots et Lipp. Avec ses copains, il joue les terreurs du quartier. Jean, le grand fr\u00e8re, meurt de la typho\u00efde en 1915.<br \/>\nJacques est embauch\u00e9 comme vendeur dans un bazar de la rue de Rennes cette m\u00eame ann\u00e9e, puis au Bon March\u00e9 en mars 1916. Les caf\u00e9s de Montparnasse, non loin, l&rsquo;accueillent apr\u00e8s sa journ\u00e9e de travail. Il est remerci\u00e9 en ao\u00fbt 1916 pour s&rsquo;\u00eatre int\u00e9ress\u00e9 de trop pr\u00e8s \u00e0 une coll\u00e8gue.<br \/>\n&#8211; Il s&rsquo;installe en 1924, avec Simone, dans une chambre du passage Lathuile, puis boulevard Bonne Nouvelle chez Marcel Duhamel qu&rsquo;il a rencontr\u00e9 au service militaire et qui est, \u00e0 24 ans, directeur de l&rsquo;h\u00f4tel Grosvenor rue Pierre Charron (et plus tard de L&rsquo;Ambassador boulevard Haussmann jusqu&rsquo;en 1928, date \u00e0 laquelle il d\u00e9missionne). Yves Tanguy, autre copain de r\u00e9giment de Lun\u00e9ville \u00e0 Constantinople, partage la vie commune.<br \/>\n&#8211; Tous s&rsquo;installent bient\u00f4t 54 rue du Ch\u00e2teau dans une maison (aujourd&rsquo;hui disparue) qu&rsquo;ach\u00e8te Duhamel. Leurs principales activit\u00e9s sont, apr\u00e8s un r\u00e9veil en d\u00e9but d&rsquo;apr\u00e8s-midi et la lecture des journaux ou des livres emprunt\u00e9s \u00e0 La Maison des amis des livres d&rsquo;Adrienne Monnier, de d\u00e9guster chaque soir les repas rapport\u00e9s du Grosvenor par Duhamel, et, apr\u00e8s un cin\u00e9ma, d&rsquo;\u00e9cumer les terrasses des caf\u00e9s de Montparnasse. Pr\u00e9vert ne se lance pas encore dans l&rsquo;\u00e9criture.<\/p>\n<p>Cette vie communautaire dure quatre ann\u00e9es (en 1928, Duhamel vend le 54 \u00e0 George Sadoul et Andr\u00e9 Thirion). Le petit groupe se reconna\u00eet tout \u00e0 fait dans les attitudes provocatrices du mouvement dada, puis dans le manifeste <em>Un cadavre<\/em> compos\u00e9 par Breton, Soupault, Eluard, Delteil, Drieu la Rochelle et Aragon \u00e0 l&rsquo;occasion des fun\u00e9railles d&rsquo;Anatole France en octobre 1924 (cette ann\u00e9e est aussi celle du <em>Manifeste du surr\u00e9alisme<\/em> et de la naissance de la revue <em>La R\u00e9volution surr\u00e9aliste<\/em>). Il faut attendre mi-1925 pour que Pr\u00e9vert et Duhamel fassent la connaissance de Robert Desnos dans un restaurant de Montparnasse. Ce dernier le pr\u00e9sente aussit\u00f4t \u00e0 Aragon et Benjamin P\u00e9ret, qui emm\u00e9nage sans attendre rue du Ch\u00e2teau. Puis la \u00ab\u00a0bande \u00e0 Pr\u00e9vert\u00a0\u00bb prend rapidement le chemin des r\u00e9unions surr\u00e9alistes chez Breton, rue Fontaine, ou au caf\u00e9 Cyrano. Lors d&rsquo;une soir\u00e9e \u00ab\u00a0surr\u00e9aliste\u00a0\u00bb, le g\u00e9nie cr\u00e9atif de Pr\u00e9vert, toujours en \u00e9bullition, invente le jeu du cadavre exquis.<br \/>\n&#8211; Il se d\u00e9cide enfin \u00e0 \u00e9crire en 1928. A peine install\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Le Radio, rue Coustou, il compose ses premiers po\u00e8mes et sc\u00e9narios (ces derniers pour Duhamel, qui essaie de se lancer dans le cin\u00e9ma). Ce n&rsquo;est pas pour autant la fin de la d\u00e8che pour Simone et Jacques, h\u00e9berg\u00e9s un temps par Alberto Giacometti dans son atelier du 14 rue Hippolyte-Maindron.<br \/>\n&#8211; En 1929, Pr\u00e9vert rencontre l&rsquo;acteur Pierre Batcheff, qui les accueille chez lui square de Robiac et lui commande des \u00ab\u00a0vrais\u00a0\u00bb sc\u00e9narios. Tr\u00e8s vite, les dons de Pr\u00e9vert sont remarqu\u00e9s et il commence \u00e0 \u00eatre sollicit\u00e9 par des revues d&rsquo;avant-garde.<\/p>\n<p>Lass\u00e9 par son dogmatisme, il se d\u00e9tache d&rsquo;Andr\u00e9 Breton. Aux Deux Magots, il compose en 1929 <em>Un Cadavre<\/em>, pamphlet anti-Breton con\u00e7u sur le mod\u00e8le du <em>Cadavre<\/em> de 1924.<br \/>\n&#8211; Simone et Jacques s&rsquo;installent 39 rue Dauphine en 1931, puis villa Duthy en 1932. Cette \u00e9poque le voit \u00e9crire des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre pour le groupe <em>Octobre<\/em> (dont deux des PC sont le bureau de dessinateur de Raymond Bussi\u00e8res \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de Ville et le caf\u00e9 de Flore) et ses premiers sc\u00e9narios pour Marcel Carn\u00e9 et Claude Autant-Lara, et prendre sous son aile le d\u00e9corateur Alexandre Trauner. Cependant, l&rsquo;originalit\u00e9 de ses textes choque plus souvent le grand public qu&rsquo;elle ne l&rsquo;amuse.<br \/>\n&#8211; Il aime fr\u00e9quenter le restaurant Ch\u00e9ramy, 10 rue Jacob, qui lui fait cr\u00e9dit ainsi qu&rsquo;\u00e0 tous ses amis.<\/p>\n<p>On retrouve les membres du groupe <em>Octobre<\/em> dans le casting du <em>Crime de M. Lange<\/em>, tourn\u00e9 par Jean Renoir sur un sc\u00e9nario de Pr\u00e9vert, sorti en janvier 1936 et qui conna\u00eet un grand succ\u00e8s populaire.<br \/>\n&#8211; A la fin de l&rsquo;automne 1935, apr\u00e8s avoir v\u00e9cu \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Acropole boulevard Saint-Germain pr\u00e8s de la Rhumerie martiniquaise, il s&rsquo;installe avec Jacqueline Laurent au 7e \u00e9tage de l&rsquo;h\u00f4tel Montana, 28 rue Saint-Benoit, coll\u00e9 au caf\u00e9 de Flore.<\/p>\n<p>En 1937 sort <em>Dr\u00f4le de drame<\/em>, dont le titre a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 par Violette Leduc, une assistante du film, et qui inspirera l&rsquo;expression \u00ab\u00a0dr\u00f4le de guerre\u00a0\u00bb plusieurs mois plus tard. C&rsquo;est un \u00e9chec que rattrape un an apr\u00e8s le succ\u00e8s de <em>Quai des brumes<\/em>.<br \/>\n&#8211; Pr\u00e9vert emm\u00e9nage place Dauphine puis rue du Bac. 1939 est l&rsquo;ann\u00e9e du <em>Jour se l\u00e8ve<\/em>, dont il \u00e9crit les dialogues \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de L&rsquo;Aiglenoir \u00e0 Fontainebleau.<br \/>\n&#8211; L&rsquo;exode de 1940 pousse Jacques et sa nouvelle compagne Claudy jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de Castille \u00e0 Cannes avec Trauner, Brassai, Kosma, puis, en 1941, plus \u00e0 l&rsquo;abri \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel La R\u00e9sidence \u00e0 Saint-Paul-de-Vence. Ils louent une maison \u00e0 Tourette-sur-Loup et s\u00e9journent aussi \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de La Bou\u00e9e, \u00e0 La Garoupe au Cap d&rsquo;Antibes, o\u00f9 se dessinent les grandes lignes du sc\u00e9nario des <em>Visiteurs du Soir<\/em>. Pr\u00e9vert continue en effet d&rsquo;\u00e9crire pour le cin\u00e9ma, tout en refusant de travailler pour les producteurs collaborationnistes et en prot\u00e9geant ses amis recherch\u00e9s par la police fran\u00e7aise ou la Gestapo.<br \/>\n&#8211; En 1943, il \u00e9crit le sc\u00e9nario des <em>Enfants du paradis<\/em> dans l&rsquo;auberge du Prieur\u00e9 des Valettes, entre Tourette-sur-Loup et Pont-du-Loup. Le tournage se d\u00e9roule en 1943-44 entre Nice et Paris. Jacques fait des allers-retours \u00e0 Paris, o\u00f9 il loge \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de Nice rue des Beaux-Arts. Il partage bient\u00f4t sa chambre avec Janine Tricotet, r\u00e9sistante et future (et derni\u00e8re) Madame Pr\u00e9vert. Il retrouve souvent Desnos au caf\u00e9 de Flore et y croise Sartre et Beauvoir.<br \/>\n&#8211; Il loue en 1944 la villa La Miette \u00e0 Saint-Paul-de-Vence. Apr\u00e8s la guerre, il emm\u00e9nagera dans la maison de l&rsquo;Ormeau, pr\u00e8s de la poste.<br \/>\n&#8211; En 1945, il s&rsquo;installe 7 villa Robert-Lindet \u00e0 Paris avant de retourner vivre dans l&rsquo;h\u00f4tel de la rue des Beaux-Arts. Avec la parution de <em>Paroles<\/em> et la composition de textes pour Yves Montand et d&rsquo;autres, Pr\u00e9vert, se retirant un peu du cin\u00e9ma, devient la vedette de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s et du tout Paris.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<em>Jacques Pr\u00e9vert<\/em>. Yves Courri\u00e8re. Gallimard, 2000.<br \/>\n<em>Libertad !<\/em> Dan Franck. Flammarion, 2004.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De 1900 \u00e0 1977, la vie de Pr\u00e9vert traverse le XXe si\u00e8cle. 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