{"id":37,"date":"2003-08-14T19:26:22","date_gmt":"2003-08-14T17:26:22","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/colette\/"},"modified":"2021-06-25T20:28:44","modified_gmt":"2021-06-25T18:28:44","slug":"colette","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/colette\/","title":{"rendered":"COLETTE"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;appartement de la rue de Beaujolais, c\u00f4t\u00e9 jardins du Palais Royal.<img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1232\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_colette.jpg\" alt=\"colette.jpg\" align=\"right\" width=\"310\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_colette.jpg 310w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_colette-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 310px) 94vw, 310px\" \/><\/p>\n<p><em> <strong>\u00ab\u00a0Quarante-cinq ans de Paris n&rsquo;ont pas fait de moi autre chose qu&rsquo;une provinciale en qu\u00eate, sur vingt arrondissements et deux rives de fleuve, de sa province perdue&#8230;\u00a0\u00bb<\/strong> <\/em><br \/>\n<br \/><em>En pays connu.<\/em><\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;elle a vingt ans, son mariage avec Willy arrache Colette \u00e0 sa <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/colette-2\/\">Puisaye natale<\/a> pour la mener \u00e0 Paris. Deux autres mariages et une quinzaine de d\u00e9m\u00e9nagements parisiens la conduiront \u00e0 sa derni\u00e8re halte : la rue du Beaujolais. Avec Cocteau et d&rsquo;autres illustres voisins &#8211; dont de nombreux \u00e9trangers de passage, qui, comme Stefan Zweig, fr\u00e9quentent les h\u00f4tels ou restaurants du quartier &#8211; et bien qu&rsquo;immobilis\u00e9e dans son \u00ab\u00a0lit-radeau\u00a0\u00bb apr\u00e8s la guerre par une arthrite de la hanche, elle sera l&rsquo;\u00e2me du Palais Royal, sa \u00ab\u00a0petite province\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Entre 1893 et 1954, ses aventures \u00e0 Paris suivent les itin\u00e9raires suivants : <\/p>\n<p>&#8211; Willy et Colette s&rsquo;installent en mai 1893 et pour quelques semaines 55 quai des Grands Augustins, au dernier \u00e9tage de la maison d&rsquo;\u00e9dition Gauthier-Villars. Colette d\u00e9teste cet endroit.<br \/>\n&#8211; Ils d\u00e9m\u00e9nagent en juin 1893 pour le 3\u00e8me \u00e9tage du 28 rue Jacob. Willy, \u00e0 court d&rsquo;argent, demande \u00e0 sa femme de participer \u00e0 son \u00ab\u00a0industrie litt\u00e9raire\u00a0\u00bb en \u00e9crivant ses souvenirs d&rsquo;enfance. <em>Claudine \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole<\/em>&#8230; sign\u00e9e Willy conna\u00eet en 1900 un succ\u00e8s rapide&#8230; et rapporte des droits d&rsquo;auteurs cons\u00e9quents \u00e0 Willy.<br \/>\n&#8211; pr\u00e8s de Besan\u00e7on, il ach\u00e8te en septembre 1900 le ch\u00e2teau des Monts-Boucons (Les Tillerayes), o\u00f9 ils passent les \u00e9t\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 sa vente en septembre 1905. Le ch\u00e2teau ressuscitera dans le domaine de Casam\u00e8ne de <em>La retraite sentimentale<\/em>.<br \/>\n&#8211; en 1901, ils emm\u00e9nagent au 93 rue de Courcelles, puis, en 1902, au 177 bis rue de Courcelles (\u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, Marcel Proust, qui dira avoir pleur\u00e9 en lisant Colette, habite chez ses parents au N\u00b0 45 de la rue).<br \/>\n&#8211; en 1906, le couple se s\u00e9pare et Colette s&rsquo;installe, seule, au rez-de-chauss\u00e9e du 44 rue Villejust -aujourd&rsquo;hui rue Paul Val\u00e9ry- puis rue Toricelli.<br \/>\n&#8211; Mais le plus souvent, elle vit chez la marquise de Belbeuf, dite Missy (avec qui elle entretient une liaison), au 2 rue Georges Ville, puis rue Saint Senoch.<br \/>\n&#8211; Missy ach\u00e8te en 1910 la belle maison de <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2011\/06\/16\/colette-a-rozven\/\">Rozven<\/a>, \u00e0 Saint-Coulomb pr\u00e8s de Saint-Malo. Elle finira par c\u00e9der cette maison \u00e0 Colette.<br \/>\n&#8211; lass\u00e9e des amours saphiques, Colette rencontre en 1911 Henry de Jouvenel au journal <em>Le Matin<\/em> pour lequel elle travaille. Elle emm\u00e9nage avec lui au \u00ab\u00a0chalet\u00a0\u00bb, 57 rue Cortambert \u00e0 Passy. Elle l&rsquo;\u00e9pouse en d\u00e9cembre 1912 et fait de fr\u00e9quent s\u00e9jours dans le ch\u00e2teau familial de Castel-Novel, pr\u00e8s de Brive.<br \/>\n&#8211; 1914 : Henry de Jouvenel est mobilis\u00e9. Elle le rejoint \u00e0 Verdun et vit clandestinement au 15 bis rue d&rsquo;Anthouard.<br \/>\n&#8211; De retour \u00e0 Paris en 1917, ils occupent le 62 boulevard Suchet. Le couple se s\u00e9pare en 1923. Colette vient d&rsquo;\u00eatre reconnue, avec <em>Le bl\u00e9 en herbe<\/em> et <em>Ch\u00e9ri<\/em>, comme un des plus grands \u00e9crivains de son \u00e9poque.<br \/>\n&#8211; Elle rencontre en 1925 celui qui sera son troisi\u00e8me mari : Maurice Goudeket. Elle passe pour la premi\u00e8re fois ses vacances en provence, \u00e0 la Bergerie \u00e0 Beauvallon.<br \/>\n&#8211; En 1926, elle vend Rozven et ach\u00e8te La Treille Muscate, route des cannebiers \u00e0 Saint-Tropez.<br \/>\n&#8211; Elle emm\u00e9nage en 1927 au 9 rue de Beaujolais, toujours \u00e0 Paris. Jusqu&rsquo;en 1930, elle occupe l&rsquo;entresol, qu&rsquo;elle appelle \u00ab\u00a0le tunnel\u00a0\u00bb. Maurice vit dans sa \u00ab\u00a0gar\u00e7onni\u00e8re\u00a0\u00bb avenue du Pr\u00e9sident Wilson.<br \/>\n&#8211; Ils ach\u00e8tent en 1930 une maison \u00e0 Montfort-l&rsquo;Amaury, La gerbi\u00e8re, qu&rsquo;ils revendent moins d&rsquo;un an plus tard.<br \/>\n&#8211; En 1931, Colette va vivre \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel Claridge, sur les Champs-Elys\u00e9es.<br \/>\n&#8211; Elle ouvre un magasin de produits de beaut\u00e9 \u00e0 son enseigne, en 1932, 6 rue de Miromesnil, avec une succursale \u00e0 Nantes et une autre \u00e0 Saint-Tropez, sur le port.<br \/>\n&#8211; 1936 : le Claridge ferme pour travaux. Colette et Maurice Goudeket (qu&rsquo;elle a \u00e9pous\u00e9 en 1935 pour participer au voyage inaugural du paquebot Normandie, l&rsquo;Am\u00e9rique ne pouvant accueillir un couple ill\u00e9gitime&#8230;) vont habiter dans l&rsquo;immeuble Marignan.<br \/>\n&#8211; En 1938, ils ach\u00e8tent une autre maison, \u00e0 M\u00e9r\u00e9, pr\u00e8s de Montfort-l&rsquo;Amaury, qu&rsquo;ils revendront au moment de la guerre.<br \/>\n&#8211; Colette retourne 9 rue de Beaujolais en 1938 &#8211; cette fois, au premier \u00e9tage, dont les fen\u00eatres donnent, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, sur les jardins du Palais Royal (un C entrecrois\u00e9 d&rsquo;un soleil est aujourd&rsquo;hui grav\u00e9 au balcon de sa chambre) &#8211; et y restera jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1954.<br \/>\n&#8211; Pendant la guerre, elle fuit Paris pour vivre chez sa fille \u00e0 Curemonte en Corr\u00e8ze. Celle-ci est maire du village et a h\u00e9rit\u00e9 du ch\u00e2teau de Curemonte du fr\u00e8re de son p\u00e8re. Colette y s\u00e9journe de juin \u00e0 septembre 1940. <\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>L&rsquo;\u00e9crivain repose, parfois entour\u00e9e de chats, au cimeti\u00e8re du P\u00e8re Lachaise \u00e0 Paris (4\u00e8me division, pr\u00e8s de l&rsquo;entr\u00e9e principale).<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Les lieux parisiens de Colette sont propri\u00e9t\u00e9s priv\u00e9s et ne sont pas ouverts au public. <\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\n<br \/>La Soci\u00e9t\u00e9 des amis de Colette peut \u00eatre contact\u00e9e par la mairie de Saint-Sauveur-en-Puisaye au 02 86 45 52 15. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Il l&rsquo;appelait \u00ab\u00a0Sido\u00a0\u00bb<\/em>. Bertille Vanelle. Editions le Manuscrit.<br \/>\n<br \/><em>Claudine \u00e0 Paris, Trois, six, neuf&#8230;, L&rsquo;Etoile Vesper, L&rsquo;Ing\u00e9nue libertine, De ma fen\u00eatre<\/em> et d&rsquo;autres livres de Colette.<br \/>\n<br \/><em>Paris des \u00e9crivains<\/em>. Sous la direction de Laure Murat. Editions du Ch\u00eane.<br \/>\n<br \/><em>Les maisons de Colette<\/em>. Catalogue de l&rsquo;exposition au Louvre des Antiquaires, du 23 octobre 1990 au 8 avril 1991.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;appartement de la rue de Beaujolais, c\u00f4t\u00e9 jardins du Palais Royal. \u00ab\u00a0Quarante-cinq ans de Paris n&rsquo;ont pas fait [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1232,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[24,35],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/37"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=37"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/37\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3109,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/37\/revisions\/3109"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1232"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=37"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=37"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=37"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}