{"id":372,"date":"2004-12-16T00:00:00","date_gmt":"2004-12-15T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/12\/16\/autour-du-palais-royal-a-paris-presse-en-guerre-presse-de-la-collaboration-et-presse-liberee\/"},"modified":"2025-01-01T11:29:56","modified_gmt":"2025-01-01T10:29:56","slug":"autour-du-palais-royal-a-paris-presse-en-guerre-presse-de-la-collaboration-et-presse-liberee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/12\/16\/autour-du-palais-royal-a-paris-presse-en-guerre-presse-de-la-collaboration-et-presse-liberee\/","title":{"rendered":"Autour du Palais-Royal \u00e0 Paris : presse en guerre, presse de la collaboration et presse lib\u00e9r\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>Les trois p\u00e9riodes qui marquent la presse de ces ann\u00e9es sont :<br \/>\n&#8211; celle qui s&rsquo;\u00e9tend jusqu&rsquo;\u00e0 juin 1940, moment o\u00f9 la presse parisienne quitte la capitale pour rena\u00eetre ailleurs ou s&rsquo;\u00e9teindre pendant les ann\u00e9es d&rsquo;Occupation,<br \/>\n&#8211; les ann\u00e9es 1940-1944, pendant lesquelles se d\u00e9veloppent les journaux officiels, censur\u00e9s ou contr\u00f4l\u00e9s enti\u00e8rement par les Allemands, et la presse clandestine de la R\u00e9sistance,<br \/>\n&#8211; la p\u00e9riode post\u00e9rieure \u00e0 ao\u00fbt 1944, qui voit rena\u00eetre des quotidiens qui s&rsquo;\u00e9taient tus pendant la guerre et para\u00eetre au grand jour les journaux cr\u00e9\u00e9s par la R\u00e9sistance. \u00c0 la Lib\u00e9ration, treize quotidiens sont ainsi autoris\u00e9s \u00e0 sortir : les communistes <em>L&rsquo;Humanit\u00e9, Front national, Ce Soir<\/em>, le socialiste <em>Le Populaire<\/em>, le MRP <em>L&rsquo;Aube, Le Figaro<\/em>, et les enfants de la R\u00e9sistance : <em>D\u00e9fense de la France<\/em> (futur <em>France-Soir<\/em>), <em>L&rsquo;homme libre, Franc-Tireur, Lib\u00e9ration<\/em> et <em>Combat<\/em>. Deux grandes voies dominent la presse renaissante : Mauriac et Camus, retrouvant son m\u00e9tier de journaliste de l&rsquo;<em>Alger r\u00e9publicain<\/em>. Sartre n&rsquo;a pas encore lanc\u00e9 <em>Les Temps modernes<\/em>, et Malraux est encore militaire.<\/p>\n<p>La balade qui suit se d\u00e9ploie autour de la rue du Louvre et des grands boulevards, centre hier comme aujourd&rsquo;hui de la grande presse quotidienne.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1648\" aria-describedby=\"caption-attachment-1648\" style=\"width: 285px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1648\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/12\/jpg_richelieu.jpg\" alt=\"Le 100 rue de Richelieu.\" title=\"Le 100 rue de Richelieu.\" align=\"left\" width=\"285\" height=\"355\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/12\/jpg_richelieu.jpg 285w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/12\/jpg_richelieu-241x300.jpg 241w\" sizes=\"(max-width: 285px) 94vw, 285px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1648\" class=\"wp-caption-text\">Le 100 rue de Richelieu.<\/figcaption><\/figure>\n<p>0)\t<em>La France socialiste<\/em> para\u00eet sous l&rsquo;Occupation. Ses bureaux se trouvent <strong>30 rue de Gramont<\/strong>.<\/p>\n<p>1) Autre journal de la Collaboration, <em>La Gerbe<\/em> est install\u00e9e <strong>23 rue Chauchat<\/strong> en 1942 (puis 3 rue des Pyramides en 1943). Tout aussi peu recommandable, <em>Je suis partout<\/em>, dirig\u00e9 par Robert Brasillach, s&rsquo;est \u00e9tabli 11 rue Marguerin dans le 14e arrondissement. Il est situ\u00e9 en dehors du parcours de notre balade.<\/p>\n<p>2)\t<em>Le Figaro<\/em>, dont la r\u00e9daction se trouve <strong>21 boulevard Montmartre<\/strong>, repara\u00eet d\u00e8s le 25 ao\u00fbt 1944 (il s&rsquo;\u00e9tait sabord\u00e9 en 1942). Sans attendre, Mauriac y appelle \u00e0 la mod\u00e9ration dans la chasse aux collaborateurs. Les journalistes le surnomment \u00ab Saint-Fran\u00e7ois des Assises \u00bb. Paulhan se joint bient\u00f4t \u00e0 lui en plaidant le droit \u00e0 l&rsquo;erreur pour les intellectuels. Outre Mauriac, d&rsquo;autres belles signatures fleurissent dans le journal : Duhamel, Sartre, Schlumberger, Julien Green, Andr\u00e9 Billy&#8230;<\/p>\n<p>3) Cr\u00e9\u00e9 en 1892, <em>Le Journal<\/em> tire \u00e0 un million d&rsquo;exemplaires en 1914 et rivalise avec <em>Le Matin, Le Petit Journal<\/em> et <em>Le Petit Parisien<\/em>. Sa diffusion d\u00e9cline peu \u00e0 peu devant la concurrence de <em>Paris-Soir<\/em>. S&rsquo;il est hostile \u00e0 la gauche, <em>Le Journal<\/em> ne verse pas pour autant dans l&rsquo;extr\u00eame droite. Il approuve l&rsquo;accord de Munich en 1938. son adresse est le <strong>100 rue de Richelieu<\/strong> au moment o\u00f9 il se replie en zone libre (\u00e0 Limoges, Lyon et Marseille) en juin 1940. Il continue de para\u00eetre sous l&rsquo;Occupation et ne poursuivra pas apr\u00e8s la Lib\u00e9ration. Ses archives photographiques sont l\u00e9gu\u00e9es \u00e0 <em>L&rsquo;Aurore<\/em> dont les bureaux se trouvent non loin, <strong>9 rue Louis-le-Grand<\/strong>.<\/p>\n<p>4)\tL&rsquo;imprimerie de <em>L&rsquo;Aube<\/em> se trouve <strong>20 rue Saint-Marc<\/strong> apr\u00e8s la Lib\u00e9ration. La r\u00e9daction du journal &#8211; auquel collabore Maurice Schumann &#8211; est situ\u00e9e 49 avenue de l&rsquo;Op\u00e9ra.<\/p>\n<p>5)\tColette emm\u00e9nage \u00e0 nouveau <strong>9 rue de Beaujolais<\/strong> en 1938 &#8211; cette fois, au 1er \u00e9tage, dont les fen\u00eatres donnent, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, sur les jardins du Palais Royal (un C entrecrois\u00e9 d&rsquo;un soleil est aujourd&rsquo;hui grav\u00e9 au balcon de sa chambre). Elle vit ici jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1954. Colette se fait discr\u00e8te dans son appartement du 9 rue de Beaujolais. Maurice Goudeket, son mari, est juif. Il est arr\u00eat\u00e9 en d\u00e9cembre 1941 et rel\u00e2ch\u00e9 en f\u00e9vrier 1942. Elle \u00e9crit ses chroniques pour <em>Le Petit parisien<\/em> et un recueil de nouvelles, <em>Gigi<\/em>.<\/p>\n<p>6)\tEn 1940, Jean Cocteau vit \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel du Beaujolais, <strong>15 rue de Beaujolais<\/strong> (qui n&rsquo;existe plus), puis <strong>36 rue de Montpensier<\/strong> \u00e0 partir de 1941. Ses occupations ? \u00c9crire, faire jouer son th\u00e9\u00e2tre, supporter la guerre par la vie mondaine. Des ann\u00e9es 1910 aux ann\u00e9es 1930, cet h\u00f4tel \u00e9tait une halte favorite de Stefan Zweig.<\/p>\n<p>7)\tEmmanuel Berl, le directeur de <em>Marianne<\/em> lanc\u00e9 en 1932 par Gallimard, habite au 3e \u00e9tage du <strong>36 rue de Montpensier<\/strong>.  <em>Marianne<\/em> est un journal artistique et politique orient\u00e9 \u00e0 gauche, tr\u00e8s influent pendant les ann\u00e9es trente. Devant son succ\u00e8s limit\u00e9 (60 000 exemplaires), <em>Marianne<\/em> est vendue par Gallimard en 1937. Le journal se d\u00e9politise. Il cesse d\u00e9finitivement en ao\u00fbt 1940. Berl quitte <em>Marianne<\/em> en 1937. Ancien soldat de 1914, il s&rsquo;engage pour l&rsquo;accord de Munich en 1938 et signe en juin 1940 les premiers discours de P\u00e9tain. D\u00e8s ao\u00fbt, il s&rsquo;\u00e9loigne du r\u00e9gime de Vichy et s&rsquo;installe en Corr\u00e8ze.<\/p>\n<p>Au 1er \u00e9tage du 36 rue de Montpensier emm\u00e9nage fin 1937 Pierre Lazareff, qui pr\u00e9side aux destin\u00e9es de <em>Paris-Soir<\/em> et aimerait bien attirer Colette dans son journal. Lazareff quitte la capitale puis la France pour les Etats-Unis en juin 1940.<\/p>\n<p>8) La revue clandestine <em>Les Lettres fran\u00e7aises<\/em> n&rsquo;a bien s\u00fbr pas d&rsquo;adresse officielle sous l&rsquo;Occupation. S&rsquo;il faut lui en attribuer une, ce pourrait \u00eatre, outre le bureau de Jean Paulhan 5 rue S\u00e9bastien Bottin, celui de Claude Morgan au <strong>mus\u00e9e du Louvre<\/strong>. Le premier num\u00e9ro des <em>Lettres fran\u00e7aises<\/em> est mort-n\u00e9 en f\u00e9vrier 1942 suite \u00e0 l&rsquo;arrestation de Jacques Decour (fusill\u00e9 avec Georges Politzer au Mont-Val\u00e9rien le 20 mai 1942), Danielle Casanova et d&rsquo;autres. Le premier num\u00e9ro publi\u00e9 (en septembre 1942) est coordonn\u00e9 par Claude Morgan. Bient\u00f4t, les <em>Lettres fran\u00e7aises<\/em> prennent du volume et sont imprim\u00e9es sur les presses du <em>Paris-Soir<\/em> de la collaboration, gr\u00e2ce \u00e0 la discr\u00e9tion des typographes !<\/p>\n<figure id=\"attachment_1649\" aria-describedby=\"caption-attachment-1649\" style=\"width: 280px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1649\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/12\/jpg_louvre2.jpg\" alt=\"Le 37 rue du Louvre, aujourd'hui occup\u00e9 par Le Figaro et L'Aurore.\" title=\"Le 37 rue du Louvre, aujourd'hui occup\u00e9 par Le Figaro et L'Aurore.\" align=\"right\" width=\"280\" height=\"380\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/12\/jpg_louvre2.jpg 280w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/12\/jpg_louvre2-221x300.jpg 221w\" sizes=\"(max-width: 280px) 94vw, 280px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1649\" class=\"wp-caption-text\">Le 37 rue du Louvre, aujourd&rsquo;hui occup\u00e9 par Le Figaro et L&rsquo;Aurore.<\/figcaption><\/figure>\n<p>9) Les r\u00e9dactions de <em>Paris-Soir<\/em> et de <em>Paris-Midi<\/em> se trouvent <strong>37 rue du Louvre<\/strong> jusqu&rsquo;en juin 1940. <em>Paris-Soir<\/em>, le plus gros quotidien fran\u00e7ais, est toujours du c\u00f4t\u00e9 du pouvoir, quel qu&rsquo;il soit et m\u00eame lorsqu&rsquo;il change de main. Il para\u00eet \u00e0 deux millions d&rsquo;exemplaires dans les ann\u00e9es trente et compte alors les signatures de Vailland, Cendrars, Joseph Peyr\u00e9, Carco, Kessel, Jean Pr\u00e9vost, Saint-Exup\u00e9ry, Cocteau, etc. Le reportage est pour eux un moyen de tremper leur plume dans la vraie vie, de s&rsquo;engager dans les tourmentes de l&rsquo;\u00e9poque. En 1936 par exemple, Cendrars y publie une s\u00e9rie d&rsquo;articles sur les gangsters de la Maffia, et Cocteau un tour du monde sur les traces de Jules Verne. Au printemps 1940, Camus y est secr\u00e9taire de r\u00e9daction ainsi que son ami Pascal Pia. Ils y croisent Kessel, Vailland. Le 10 juin, le gouvernement conseille \u00e0 la presse de quitter la ville. Seul <em>Paris-Soir<\/em> para\u00eet encore les 11 et 12 juin, puis quitte la capitale. Depuis l&rsquo;offensive de l&rsquo;arm\u00e9e allemande d\u00e9but mai, la censure militaire fran\u00e7aise n&rsquo;a pas vraiment permis au journal de rendre compte de l&rsquo;\u00e9volution du conflit, malgr\u00e9 la t\u00e9nacit\u00e9 de Kessel qui se rend tout de m\u00eame sur le front. Jean Prouvost, propri\u00e9taire-directeur des deux journaux ainsi que de <em>Marie-Claire<\/em> et <em>Match<\/em>, entre comme ministre de l&rsquo;Information dans le gouvernement form\u00e9 le 6 juin et, v\u00e9ritable girouette politique, est bient\u00f4t haut-commissaire \u00e0 l&rsquo;Information du gouvernement de Vichy.<\/p>\n<p><em>Paris-Soir<\/em> est r\u00e9activ\u00e9 \u00e0 Paris par les allemands apr\u00e8s juin 1940, en m\u00eame temps que le vrai <em>Paris-Soir<\/em> continue de para\u00eetre \u00e0 Lyon jusqu&rsquo;\u00e0 son interdiction par Vichy en mai 1943 ! <em>Paris-Midi<\/em> continue sous l&rsquo;Occupation. Parmi ses collaborateurs : C\u00e9line.<\/p>\n<p>\u00c0 la Lib\u00e9ration, le 37 rue du Louvre est occup\u00e9 par les r\u00e9dactions de <em>Ce Soir<\/em>, le journal d&rsquo;Aragon ressuscit\u00e9, <em>Lib\u00e9ration<\/em> et <em>Front national<\/em>, trois quotidiens d&rsquo;extr\u00eame gauche.<\/p>\n<p>10)\t<em>L&rsquo;Intransigeant<\/em> occupe jusqu&rsquo;\u00e0 la guerre l&rsquo;immeuble du <strong>100 rue de R\u00e9aumur<\/strong>, construit pour lui par L\u00e9on Bailby sur l&#8217;emplacement de la cour des miracles. Lui succ\u00e8dent ici le <em>Pariser Zeitung<\/em>, puis <em>D\u00e9fense de la France<\/em> (quarante-sept num\u00e9ros clandestins entre 1941 et 1944), <em>Combat<\/em> (avec Camus, Pia, Pierre Herbart) et <em>Franc-Tireur<\/em> \u00e0 la Lib\u00e9ration.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier 1934, c&rsquo;est \u00e0 <em>L&rsquo;Intransigeant<\/em> que Malraux vend son exp\u00e9dition-reportage sur le royaume de la reine de Saba&#8230; qu&rsquo;il ne d\u00e9couvre pas. Quant \u00e0 <em>D\u00e9fense de la France<\/em>, il devient <em>France-Soir<\/em> le 8 novembre 1944, avec le retour de Pierre Lazareff aux commandes.<\/p>\n<p>11)\t<em>R\u00e9volution nationale<\/em> a ses bureaux <strong>16 rue du Croissant<\/strong> pendant l&rsquo;Occupation. Cet hebdomadaire dirig\u00e9 par Lucien Combelle est proche du Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel D\u00e9at. C\u00e9line, Drieu la Rochelle et d&rsquo;autres y apportent leurs signatures.<\/p>\n<p>12)\t<em>Le Matin<\/em> a ses bureaux <strong>6 boulevard Poissonni\u00e8re<\/strong>. Un des principauxs quotidiens \u00e0 continuer sous la censure allemande, avec entre autres la plume de Montherlant.<\/p>\n<p>13)\t<em>Le Petit parisien<\/em> se trouve <strong>16-22 rue d&rsquo;Enghien<\/strong>. Il continue de para\u00eetre sous l&rsquo;Occupation, avec un tirage de 500 000 exemplaires en 1943 et les plumes de Pierre Benoit, Sacha Guitry, Jean de La Varende, etc. Albert Londres &#8211; un des rares grands reporters \u00e0 choisir lui-m\u00eame ses sujets &#8211; y publiait ses grands reportages dans les ann\u00e9es vingt. Pendant la guerre, Simenon y fait para\u00eetre ses romans en feuilletons. <em>Le parisien lib\u00e9r\u00e9<\/em> lui succ\u00e8de \u00e0 la Lib\u00e9ration.<\/p>\n<p>14)\tAu milieu des ann\u00e9es trente, Simenon \u00e9crit \u00e9galement pour <em>L&rsquo;Excelsior<\/em>, filiale du <em>Petit Parisien<\/em> bas\u00e9e <strong>20 rue d&rsquo;Enghien<\/strong> et qui cesse de para\u00eetre apr\u00e8s juin 1940. Entre 1932 et 1936, le chef de l&rsquo;information de <em>L&rsquo;Exclesior<\/em> se nomme&#8230; Philippe Soupault !<\/p>\n<p>15)\tLe Petit Journal est n\u00e9 en 1863. Ses bureaux se trouvent <strong>61 rue Lafayette<\/strong> et <strong>21 rue Cadet<\/strong> et il est imprim\u00e9 en partie par l&rsquo;imprimerie Schiller, 10 et 11 rue du faubourg Montmartre. Il est vendu au Parti social fran\u00e7ais du colonel de La Rocque en 1937 et se replie \u00e0 Clermont-Ferrand en 1940, o\u00f9 il survit jusqu&rsquo;\u00e0 sa fin en 1944.<\/p>\n<p>16) Nous croisons au passage Boris Vian, sorti dipl\u00f4m\u00e9 de l&rsquo;\u00e9cole Centrale en 1942. Il se marie et s&rsquo;installe cette m\u00eame ann\u00e9e <strong>98 rue du Faubourg-Poissonni\u00e8re<\/strong>. Son autre port d&rsquo;attache jusqu&rsquo;\u00e0 1944 est aussi la maison familiale de Ville d&rsquo;Avray, 33 rue Pradier. Sa r\u00e9sistance \u00e0 lui, c&rsquo;est de jouer du jazz am\u00e9ricain (alors interdit) et d&rsquo;\u00e9crire.<\/p>\n<p>17)\tLe journal socialiste <em>Le Populaire<\/em> occupe l&rsquo;immeuble du <strong>9 rue Victor Mass\u00e9<\/strong> dans les ann\u00e9es trente. Un de ses journalistes s&rsquo;appelle L\u00e9on Blum.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><\/p>\n<p><em>L&rsquo;Ecrivain-reporter au coeur des ann\u00e9es trente<\/em>. Myriam Boucharenc. Presses universitaires du Septentrion.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1315\" aria-describedby=\"caption-attachment-1315\" style=\"width: 1299px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1315\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_JournalLeMatin.jpg\" alt=\"Les bureaux du Matin.\" title=\"Les bureaux du Matin.\" align=\"middle\" width=\"1299\" height=\"817\"><figcaption id=\"caption-attachment-1315\" class=\"wp-caption-text\">Les bureaux du Matin.<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les trois p\u00e9riodes qui marquent la presse de ces ann\u00e9es sont : &#8211; celle qui s&rsquo;\u00e9tend jusqu&rsquo;\u00e0 juin [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1648,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[24,36],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/372"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=372"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/372\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5933,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/372\/revisions\/5933"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1648"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=372"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=372"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=372"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}