{"id":380,"date":"2004-12-04T00:00:00","date_gmt":"2004-12-03T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/12\/04\/leon-blum\/"},"modified":"2004-12-04T00:00:00","modified_gmt":"2004-12-03T23:00:00","slug":"leon-blum","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/12\/04\/leon-blum\/","title":{"rendered":"L\u00e9on BLUM"},"content":{"rendered":"<p><em>\u00ab\u00a0Nous nous retrouvions \u00e0 la<\/em> Revue [blanche] <em>vers la fin de chaque journ\u00e9e.<\/em> [&#8230;] <em>On \u00e9tait l\u00e0 ; on commentait les derni\u00e8res nouvelles du <\/em>Temps <em>comme le communiqu\u00e9 pendant la guerre ; on mettait en commun ce que chacun avait appris de c\u00f4t\u00e9 ou d&rsquo;autre pendant la journ\u00e9e<\/em> [&#8230;] <em>Il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;autre sujet d&rsquo;entretien ; toute autre forme de vie semblait suspendue.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>L\u00e9on Blum. <em>Souvenirs de l&rsquo;Affaire<\/em>.<\/p>\n<p>L\u00e9on Blum na\u00eet le 9 avril 1872 \u00e0 Paris, 151 rue Saint-Denis. La famille de sa m\u00e8re tient une librairie de droit place Dauphine. La famille vit 243 rue Saint-Denis, puis 57 rue R\u00e9aumur, puis 243 rue du 4 Septembre, o\u00f9 M. Blum tient un magasin de mode. L\u00e9on \u00e9tudie en 1876 \u00e0 la pension Roux, rue d&rsquo;Aboukir, et plus tard rue des Francs-Bourgeois. Il entre en 1882 au lyc\u00e9e Charlemagne, puis en 1888 \u00e0 Henri IV, o\u00f9 il croise Andr\u00e9 Gide.<br \/>\n<br \/>Sa route passe ensuite par l&rsquo;\u00c9cole Normale sup\u00e9rieure, non loin. Il y fait la connaissance du biblioth\u00e9caire, Lucien Herr. Puis il s&rsquo;oriente vers le droit, tout en fr\u00e9quentant Gide, Pierre Lou\u00ffs, Proust, Val\u00e9ry&#8230; Avec Gide et Lou\u00ffs, il fonde <em>La Conque<\/em>, une revue po\u00e9tique qui vit l&rsquo;espace de dix num\u00e9ros. Il collabore ensuite au <em>Banquet<\/em> cr\u00e9\u00e9e par Proust et ses coll\u00e8gues et plus tard \u00e0 la <em>Revue Blanche<\/em> (bas\u00e9e 1 rue Laffitte) aux c\u00f4t\u00e9s de France et Barr\u00e8s.<\/p>\n<p>Il rentre au Conseil d&rsquo;\u00c9tat et se marie d\u00e9but 1896. Le jeune couple s&rsquo;installe 36 rue du Luxembourg (aujourd&rsquo;hui rue Guynemer). Il entend parler des irr\u00e9gularit\u00e9s du proc\u00e8s de Dreyfus un jour \u00e0 la <em>Revue blanche<\/em>, par deux invit\u00e9s exceptionnels : le journaliste Bernard Lazare et Forzinetti, l&rsquo;ancien commandant de la prison du Cherche-midi, o\u00f9 Dreyfus a \u00e9t\u00e9 enferm\u00e9 l&rsquo;apr\u00e8s-midi de son arrestation. En tant que Juif, Blum accueille prudemment l&rsquo;information que lui d\u00e9livre plus tard un autre (Lucien Herr), un jour de 1897 : Dreyfus est innocent.<br \/>\n<br \/>En mars 1898, l&rsquo;Affaire a d\u00e9j\u00e0 connu de multiples rebondissements et Zola vient d&rsquo;\u00eatre condamn\u00e9. Blum dresse alors un compte-rendu du proc\u00e8s de ce dernier pour la <em>Revue blanche<\/em>. Son article est publi\u00e9 le 15 mars et marque son entr\u00e9e dans le camp dreyfusard. Il se lie bient\u00f4t avec Jaur\u00e8s et adh\u00e8re au socialisme. Il collabore \u00e0 <em>L&rsquo;Humanit\u00e9<\/em> \u00e0 partir de 1904.<br \/>\n<br \/>Pendant les ann\u00e9es qui suivent, il est critique dramatique pour <em>Gil Blas<\/em>, <em>Coemedia<\/em>, <em>L&rsquo;Excelsior<\/em> et <em>Le Matin<\/em>. Il emm\u00e9nage 126 boulevard Montparnasse.<\/p>\n<p>S&rsquo;\u00e9tant mis en retrait de la vie politique, il y est rappel\u00e9 en 1914 et devient chef de cabinet de Marcel Sembat, ministre des Travaux publics, puis un des leaders du parti socialiste apr\u00e8s la guerre.<\/p>\n<p>\u00c9lu d\u00e9put\u00e9 en 1919, directeur du Populaire, il est entre 1920 et 1940 le leader de la SFIO (Section Fran\u00e7aise de l&rsquo;Internationale Ouvri\u00e8re, que les communistes quittent en 1920 au congr\u00e8s de Tours pour fonder le PCF). La victoire du Front populaire \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1936 le porte, pour quelques mois seulement, \u00e0 la pr\u00e9sidence du Conseil.<br \/>\n<br \/>Arr\u00eat\u00e9 par le r\u00e9gime de Vichy en septembre 1940, il est jug\u00e9 \u00e0 Riom d\u00e9but 1942, puis d\u00e9port\u00e9 \u00e0 Buchenwald. Il survit et effectue un bref retour \u00e0 la t\u00eate du gouvernement en 1946. Il d\u00e9c\u00e8de en 1950.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Nous nous retrouvions \u00e0 la Revue [blanche] vers la fin de chaque journ\u00e9e. 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