{"id":40,"date":"2003-08-14T19:29:15","date_gmt":"2003-08-14T17:29:15","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/auguste-comte\/"},"modified":"2021-06-25T20:28:44","modified_gmt":"2021-06-25T18:28:44","slug":"auguste-comte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/auguste-comte\/","title":{"rendered":"Auguste COMTE"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1233\" aria-describedby=\"caption-attachment-1233\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1233\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_comte.jpg\" alt=\"36 rue Bonaparte \u00e0 Paris.\" title=\"36 rue Bonaparte \u00e0 Paris.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"310\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_comte.jpg 310w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_comte-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 310px) 94vw, 310px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1233\" class=\"wp-caption-text\">36 rue Bonaparte \u00e0 Paris.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le conte d&rsquo;Auguste est l&rsquo;histoire d&rsquo;un petit homme brillant par son intelligence plus que par sa beaut\u00e9[[Ses condisciples de Polytechnique l&rsquo;appelleront Sganarelle.]], tr\u00e8s fier de lui et voulant apporter la lumi\u00e8re \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9.<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est vrai, son intelligence, ses intuitions et sa capacit\u00e9 de travail sont impressionnantes. Pendant la plus grande partie de sa vie, il va tendre son esprit comme un arc, \u00e0 la recherche des lois qui m\u00e8nent l&rsquo;Histoire et les soci\u00e9t\u00e9s.<br \/>\n<br \/>Apr\u00e8s avoir rencontr\u00e9 un grand homme, autre comte, il d\u00e9couvre en 1822 les bases d&rsquo;un grand syst\u00e8me scientifico-moralo-politico-religieux qui en impressionnera plus d&rsquo;un (surtout apr\u00e8s sa mort) : le positivisme, et invente par l\u00e0-m\u00eame (en 1839) le terme et le concept de sociologie.<\/p>\n<p>Un drame de sa vie est de n&rsquo;\u00eatre pas sorti dipl\u00f4m\u00e9 de l&rsquo;\u00e9cole Polytechnique, suite \u00e0 un conflit entre les \u00e9l\u00e8ves et l&rsquo;\u00e9cole qui conduit les \u00e9tudiants de la promotion 1816 \u00e0 se voir priv\u00e9s du titre prestigieux (Comte ne sera que r\u00e9p\u00e9titeur, et non professeur, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole Polytechnique).<br \/>\n<br \/>L&rsquo;autre drame, c&rsquo;est l&rsquo;amour et la mort de Clotilde&#8230;<\/p>\n<p>Comte habite 36 rue Bonaparte de 1818 \u00e0 1822. Entre 1817 et 1824, il est, apr\u00e8s Augustin Thierry, secr\u00e9taire du comte de <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/01\/05\/saint-simon-et-les-saint-simoniens\/\">Saint-Simon<\/a>. Le comte voulait r\u00e9\u00e9crire <em>L&rsquo;Encyclop\u00e9die<\/em> (il voulait aussi \u00e9pouser madame de Sta\u00ebl). Il est grand agitateur d&rsquo;id\u00e9es progressistes, \u00e0 travers ses \u00e9crits et ses p\u00e9riodiques aux titres \u00e9vocateurs : <em>Le Politique, L&rsquo;Organisateur, L&rsquo;Industrie<\/em>, etc. Comme Auguste, ce comte choisit de poursuivre ses recherches et son &#339;uvre, quitte \u00e0 \u00eatre pauvre, souvent solitaire et parfois proche du suicide (pour le comte) ou de la folie (pour Comte). Saint-Simon pense que le lib\u00e9ralisme doit \u00eatre remplac\u00e9 par un industrialisme un peu plus ordonn\u00e9.<\/p>\n<p>En 1822, c&rsquo;est, pour Auguste, l&rsquo;illumination : les soci\u00e9t\u00e9s comme les individus passent tous par trois \u00e2ges successifs : le \u00ab\u00a0th\u00e9ologique\u00a0\u00bb, le \u00ab\u00a0m\u00e9taphysique\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0positif\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0scientifique\u00a0\u00bb. Par exemple, la R\u00e9volution de 1789 a marqu\u00e9 le passage, pour la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, de l&rsquo;\u00e9tat th\u00e9ologique \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat m\u00e9taphysique. L&rsquo;enjeu de la sociologie, que Comte commence \u00e0 construire, est d&rsquo;atteindre l&rsquo;\u00e9tat positif, c&rsquo;est-\u00e0-dire le stade de la connaissance qui permet de comprendre, de pr\u00e9voir et d&rsquo;agir sur les lois qui r\u00e9gissent la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>En 1824, Comte rompt avec Saint-Simon. Le disciple veut ses propres disciples.<br \/>\n<br \/>Il emm\u00e9nage au milieu des ann\u00e9es 1820 13 rue du Faubourg Montmartre avec sa jeune femme, Caroline, puis 159 rue Saint Jacques de 1828 \u00e0 fin 1833, 9 rue de Vaugirard entre 1835 et fin 1837, 18 rue des Francs Bourgeois-Saint-Michel (aujourd&rsquo;hui partie haute de la rue Monsieur le Prince) et 5 rue d&#8217;Ulm de 1838 \u00e0 1841.<\/p>\n<p>Entre 1841 et sa mort en 1857, le philosophe demeure 10 rue Monsieur-le-Prince. Il y fait installer une glace devant sa table de travail, pour se regarder penser&#8230; Cet appartement est illumin\u00e9 par la pr\u00e9sence de Clotilde de Vaux, sa muse et son inspiratrice \u00e0 partir de 1844.<br \/>\n<br \/>Au 3\u00e8me \u00e9tage du 5 rue Payenne vit et meurt en 1846 Clotilde. Le lieu a depuis \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 en chapelle du souvenir. <\/p>\n<p>Les derni\u00e8res ann\u00e9es de Comte, apr\u00e8s la mort de Clotilde, sont consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration de ce qui a davantage inspir\u00e9 des leaders politiques ou pseudo-religieux que des philosophes et sociologues : la Religion de l&rsquo;humanit\u00e9 et la sociocratie (disons : une d\u00e9mocratie scientifique et autoritaire). <\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>L&rsquo;appartement du 10 rue Monsieur-le-Prince peut \u00eatre visit\u00e9 sur demande \u00e0 la Maison Auguste Comte au 01 43 26 08 56. En souvenir de Clotilde, le philosophe a souhait\u00e9 qu&rsquo;il soit pr\u00e9serv\u00e9 apr\u00e8s sa mort. Les livres n&rsquo;y sont pas l\u00e9gion, car Comte avait renonc\u00e9 \u00e0 toute lecture pour se consacrer enti\u00e8rement \u00e0 ses cours et \u00e0 son &#339;uvre. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Les voix de la libert\u00e9, les \u00e9crivains engag\u00e9s au XIXe si\u00e8cle<\/em>. Michel Winock, Editions Seuil.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le conte d&rsquo;Auguste est l&rsquo;histoire d&rsquo;un petit homme brillant par son intelligence plus que par sa beaut\u00e9[[Ses condisciples [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1233,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=40"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3118,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40\/revisions\/3118"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1233"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=40"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=40"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=40"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}