{"id":400,"date":"2005-03-13T09:58:46","date_gmt":"2005-03-13T08:58:46","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/03\/13\/les-exiles-antifascistes\/"},"modified":"2024-07-13T13:15:50","modified_gmt":"2024-07-13T11:15:50","slug":"les-exiles-antifascistes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/03\/13\/les-exiles-antifascistes\/","title":{"rendered":"Les exil\u00e9s antifascistes dans le Paris des ann\u00e9es 1930"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/roth.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5749\" width=\"220\" height=\"260\"\/><figcaption>La derni\u00e8re demeure de Joseph Roth, 18 rue de Tournon.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Depuis des mois, le contexte international est dramatique. La grande crise \u00e9conomique s\u00e9vit depuis 1930 en France et en Europe. Le Japon attaque la Mandchourie en 1931. Mussolini pr\u00e9pare l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ethiopie pour 1935. Hitler acc\u00e8de au pouvoir d\u00e9but 1933. Pierre Mac Orlan couvre l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement pour <em>Paris-Soir<\/em>. Ni Mac Orlan, ni Fran\u00e7ois-Poncet, l&rsquo;ambassadeur de France \u00e0 Berlin, ni l&rsquo;opinion publique fran\u00e7aise ne prend alors les choses au s\u00e9rieux. Mais les intellectuels allemands, premi\u00e8res cibles des nazis, \u00e9migrent bient\u00f4t en masse vers les autres pays europ\u00e9ens &#8211; pour une courte dur\u00e9e, pensent-ils, car beaucoup estiment encore que le parti nazi ne pourra rester longtemps au pouvoir. La France accueille ces r\u00e9fugi\u00e9s pendant quelques semaines, puis leur ferme ses fronti\u00e8res, confiant la gestion du probl\u00e8me \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations.<\/p>\n<p>En m\u00eame temps, le ressentiment anti-juifs s&rsquo;exprime au grand jour en France au milieu des ann\u00e9es trente, d&rsquo;abord pour des raisons \u00e9conomiques, suite \u00e0 l&rsquo;afflux d&rsquo;immigr\u00e9s juifs d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, puis pour des raisons politiques avec l&rsquo;arriv\u00e9e de L\u00e9on Blum \u00e0 la t\u00eate du gouvernement de Front populaire. La propagande nazie fait son chemin \u00e0 travers meetings et conf\u00e9rences. Le Comit\u00e9 France-Allemagne, cr\u00e9\u00e9 par Otto Abetz en 1935 (1), invite les \u00e9lites des deux pays \u00e0 \u009coeuvrer pour la paix en Europe, sous-entendu contre le bolchevisme. Le Comit\u00e9 publie les Cahiers franco-allemands, qui parviennent \u00e0 rassembler des signatures aussi diverses que celles de Giraudoux et Jules Romains. \u00c0 Paris, le Cercle Rive Gauche, cr\u00e9\u00e9 en 1934, se rallie au Comit\u00e9 France-Allemagne et organise des conf\u00e9rences \u00e0 la salle des Soci\u00e9t\u00e9s Savantes 8 rue Danton, au th\u00e9\u00e2tre du Vieux-Colombier, au cin\u00e9ma Bonaparte place Saint-Sulpice, autour de Maurras, Bertrand de Jouvenel, Montherlant, etc.<\/p>\n<p>\u00c9migr\u00e9s allemands, russes et d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, chass\u00e9s de leur pays par le nazisme ou le communisme, connaissent \u00e0 Paris les m\u00eames conditions de mis\u00e8re mat\u00e9rielle et psychologique. Le gouvernement fran\u00e7ais continue d&rsquo;entretenir jusqu&rsquo;\u00e0 1939 des relations officielles avec l&rsquo;Allemagne nazie et avec le pays de Staline, dont il n&rsquo;a reconnu officiellement l&rsquo;existence qu&rsquo;en 1924.<\/p>\n<p>Sillonnons les rues de la capitale \u00e0 la recherche des \u00e9migr\u00e9s des ann\u00e9es trente, qui, pour la plupart, survivent d&rsquo;h\u00f4tel en h\u00f4tel, sans argent, sans lien \u00e0 leur patrie et seulement tol\u00e9r\u00e9s dans le pays qui les accueille.<\/p>\n<p>Andr\u00e9 Malraux habite <strong>44 rue du Bac<\/strong> (plaque) entre 1932 et sa s\u00e9paration avec Clara en 1937. Son appartement est un lieu de rencontre pour des Allemands qui ont trouv\u00e9 refuge \u00e0 Paris, et moins pour les \u00e9migr\u00e9s russes, Malraux ayant choisi de s&rsquo;allier au pouvoir stalinien pour lutter contre le fascisme.<\/p>\n<p>Le 15 f\u00e9vrier 1936, la po\u00e9tesse \u00e9migr\u00e9e Marina Tsvetaeva participe <strong>12 rue de Buci<\/strong> \u00e0 une soir\u00e9e litt\u00e9raire donn\u00e9e au si\u00e8ge de l&rsquo;Union pour le Retour dans la Patrie, association pilot\u00e9e par l&rsquo;ambassade d&rsquo;URSS. Marina, arriv\u00e9e \u00e0 Paris fin 1925, et son mari Serge, de russes blancs, sont devenus rouges.<\/p>\n<p>Elle loue en 1938 une chambre \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Innova, <strong>32 boulevard Pasteur<\/strong>. En juin 1939, n&rsquo;y tenant plus, elle regagne l&rsquo;Union sovi\u00e9tique pour s&rsquo;y suicider deux ans plus tard.<\/p>\n<p>La \u00ab Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Encouragement pour l&rsquo;Industrie Nationale \u00bb, que l&rsquo;on peut admirer encore aujourd&rsquo;hui <strong>en face de l&rsquo;\u00e9glise Saint-Germain-des-Pr\u00e9s<\/strong>, est un lieu de conf\u00e9rences appr\u00e9ci\u00e9 des exil\u00e9s allemands pendant les ann\u00e9es trente.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1673\" aria-describedby=\"caption-attachment-1673\" style=\"width: 395px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1673\" title=\"L'h\u00f4pital Necker.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/03\/jpg_necker.jpg\" alt=\"L'h\u00f4pital Necker.\" width=\"395\" height=\"244\" align=\"left\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/03\/jpg_necker.jpg 395w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/03\/jpg_necker-300x185.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 395px) 94vw, 395px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1673\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;h\u00f4pital Necker.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Apr\u00e8s la suppression en 1934 des bastions qui les avaient d&rsquo;abord h\u00e9berg\u00e9s le long des fortifications de Paris, les exil\u00e9s allemands investissent les chambres des h\u00f4tels miteux du Quartier latin. Autrichiens et allemands rejoignent parfois Joseph Roth \u00e0 sa table du caf\u00e9 de Tournon, \u00e0 gauche pr\u00e8s de la fen\u00eatre (2) : Stefan et Friderike Zweig, Arthur Koestler, Gustav Regler, etc., ces deux derniers trouvant aussi \u00e0 se loger dans un h\u00f4tel de la rue. L&rsquo;auteur de <em>La Marche de Radetzky<\/em>, ab\u00eem\u00e9 par l&rsquo;alcool, sans espoir depuis l&rsquo;invasion de l&rsquo;Autriche par les nazis, d\u00e9c\u00e8de en 1939, \u00e0 45 ans, \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital Necker. Les \u00e9migr\u00e9s allemands se retrouvent aussi les lundis soirs au caf\u00e9 M\u00e9phisto, boulevard Saint-Germain.<\/p>\n<p>L&rsquo;H\u00f4tel Lutetia, <strong>45 boulevard Raspail<\/strong>, est une \u00e9tape favorite d&rsquo;Heinrich et Klaus Mann dans les ann\u00e9es 1930.<\/p>\n<p>Willi M\u00fcnzenberg, discret chef de la propagande de l&rsquo;Internationale communiste (Komintern) en Occident, m\u00e8ne son travail de sape depuis le <strong>83 boulevard du Montparnasse<\/strong>. Arthur Koestler arrive \u00e0 Paris en 1933 pour travailler avec lui.<\/p>\n<p>Man\u00e8s Sperber, qui habitera <strong>83 rue Notre-Dame-des-Champs<\/strong> (plaque) \u00e0 partir de 1972, travaille \u00e9galement avec M\u00fcnzenberg et Koestler \u00e0 Paris o\u00f9 il arrive en 1934. Il fr\u00e9quente les Malraux rue du Bac et est une des sources d&rsquo;inspiration de Malraux pour <em>Le Temps du m\u00e9pris<\/em> publi\u00e9 d\u00e9but 1935. Ce court roman est l&rsquo;histoire du destin id\u00e9alis\u00e9 d&rsquo;un \u00e9crivain communiste emprisonn\u00e9 par les nazis, puis lib\u00e9r\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un camarade.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1674\" aria-describedby=\"caption-attachment-1674\" style=\"width: 265px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1674\" title=\"L\u2019h\u00f4tel Innova, 32 boulevard Pasteur.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/03\/jpg_tsvetaeva-2.jpg\" alt=\"L\u2019h\u00f4tel Innova, 32 boulevard Pasteur.\" width=\"265\" height=\"350\" align=\"right\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/03\/jpg_tsvetaeva-2.jpg 265w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/03\/jpg_tsvetaeva-2-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 265px) 94vw, 265px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1674\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019h\u00f4tel Innova, 32 boulevard Pasteur.<\/figcaption><\/figure>\n<p>\u00c0 partir du 30 d\u00e9cembre 1933 et pendant deux jours, L\u00e9on Trotski utilise incognito une chambre d\u00e9pendant de l&rsquo;appartement des Weil, au 7e \u00e9tage du <strong>3 rue Auguste Comte<\/strong>, pour rencontrer plusieurs personnes, dont Simone Weil, avec qui il a une chaude discussion au sujet de l&rsquo;URSS. Il sera bient\u00f4t persona non grata en France.<\/p>\n<p>Au milieu des ann\u00e9es trente, Simone fait accueillir ici des exil\u00e9s allemands par ses parents.<\/p>\n<p>Une chambre au <strong>10 rue Dombasle<\/strong> est le dernier domicile parisien de Walter Benjamin. De sous-location en h\u00f4tel bon march\u00e9, il habite la capitale par p\u00e9riode depuis plusieurs ann\u00e9es. En mars 1926, il s&rsquo;\u00e9tait install\u00e9 \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel du Midi, 4 avenue du Parc Montsouris. Apr\u00e8s la d\u00e9claration de guerre en septembre 1939, il s&rsquo;\u00e9loigne quelque temps de Paris : il est intern\u00e9 au \u00ab camp des travailleurs volontaires \u00bb, au clos Saint-Joseph \u00e0 Nevers. Lib\u00e9r\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;intervention d&rsquo;Adrienne Monnier et de Jules Romains, il r\u00e9int\u00e8gre sa chambre, poursuivant ses recherches \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale pour son ouvrage <em>Paris, capitale du XIXe si\u00e8cle<\/em>. L&rsquo;\u00e9t\u00e9 1940, l&rsquo;invasion allemande le chasse vers le Sud. Il esp\u00e8re passer en Espagne et s&#8217;embarquer pour New-York, mais la mort l&rsquo;attend en route.<\/p>\n<p>Changeons de quartier, direction le XVIe arrondissement.<\/p>\n<p>Nina Berberova et Marina Tsvetaeva sont toutes deux pr\u00e9sentes le 31 octobre 1937 aux obs\u00e8ques d&rsquo;un prince russe \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise russe du <strong>39 rue Fran\u00e7ois-G\u00e9rard<\/strong>. Marina et son mari, soup\u00e7onn\u00e9s de travailler pour le NKVD, ont \u00e9t\u00e9 mis au ban de la communaut\u00e9 russe de Paris. C&rsquo;est dans cette m\u00eame tr\u00e8s discr\u00e8te \u00e9glise que le 16 juin 1939 ont lieu les fun\u00e9railles de Khodassevitch, le compagnon de Nina Berberova.<\/p>\n<p>(1) : Abetz avait initi\u00e9 d\u00e8s 1930 &#8211; donc avant l&rsquo;accession des nazis au pouvoir &#8211; des rencontres d&rsquo;\u00e9change entre Allemands et Fran\u00e7ais au sein du \u00ab Cercle du Sohlberg \u00bb. Il travaillera bient\u00f4t sous les auspices de Joachim von Ribbentrop, futur ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res du IIIe Reich. Mari\u00e9 \u00e0 une Fran\u00e7aise en 1932, il s&rsquo;\u00e9tablit en France, dont il est expuls\u00e9 en 1939. Il y reviendra quelques mois plus tard en vainqueur.<br \/>(2) : L&rsquo;h\u00f4tel Foyot, <strong>33 rue de Tournon<\/strong>, est d&rsquo;abord le havre de paix de Joseph Roth entre 1927 et sa destruction en 1937, date \u00e0 laquelle Roth d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Paris-Dinard puis \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de la Poste, en face du Foyot et au-dessus du caf\u00e9 Le Tournon, <strong>18 rue de Tournon<\/strong>, o\u00f9 il vit jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en mai 1939. Comme d&rsquo;autres de ses compatriotes, il s&rsquo;installe aussi pendant un moment \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Helv\u00e9tia, 23 rue de Tournon.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/><em>Le Paris des exil\u00e9s allemands<\/em>, Evelyne Bloch-Dano, le <em>Magazine litt\u00e9raire<\/em> n\u00b0403, Novembre 2001.<br \/><em>Pour la d\u00e9fense de la culture, les textes du Congr\u00e8s international des \u00e9crivains, Paris, juin 1935<\/em>. Textes r\u00e9unis par Sandra Teroni et Wolfgang Klein, Editions Universitaires de Dijon, 4 bd Gabriel, 21000 Dijon.<br \/><em>Joseph Roth<\/em>, David Bronsen, Paris, Seuil, 1994.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"628\" height=\"830\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Manes-Sperber-Paris-red.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5265\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Manes-Sperber-Paris-red.png 628w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Manes-Sperber-Paris-red-227x300.png 227w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Manes-Sperber-Paris-red-450x595.png 450w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Manes-Sperber-Paris-red-378x500.png 378w\" sizes=\"(max-width: 628px) 94vw, 628px\" \/><figcaption>83 rue Notre-Dame-des-Champs, l&rsquo;adresse de Man\u00e8s Sperber \u00e0 la fin de sa vie.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"631\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/HotelFoyot-1024x631.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5268\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/HotelFoyot-1024x631.jpg 1024w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/HotelFoyot-300x185.jpg 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/HotelFoyot-768x473.jpg 768w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/HotelFoyot-450x277.jpg 450w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/HotelFoyot-850x523.jpg 850w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/HotelFoyot-812x500.jpg 812w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/HotelFoyot.jpg 1299w\" sizes=\"(max-width: 739px) 94vw, (max-width: 969px) 88vw, (max-width: 1199px) 860px, 850px\" \/><figcaption>Les h\u00f4tels Foyot et de la Poste, rue de Tournon.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis des mois, le contexte international est dramatique. 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