{"id":404,"date":"2005-06-26T00:00:00","date_gmt":"2005-06-25T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/06\/26\/enquetes-de-police-dans-le-vieux-paris-2\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:16","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:16","slug":"enquetes-de-police-dans-le-vieux-paris-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/06\/26\/enquetes-de-police-dans-le-vieux-paris-2\/","title":{"rendered":"Enqu\u00eates de police dans le vieux Paris (2)"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Apr\u00e8s des premiers vagabondages dans le pass\u00e9 de la capitale (voir notre article <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/03\/28\/enquetes-de-police-dans-le-vieux-paris-1\/\">306<\/a>), revenons sur les traces du crime, avec le m\u00eame h\u00e9ros (Louis Fronsac) et de nouveaux (\u00c9l\u00e9onore de Kerruis et les fr\u00e8res Roqueb\u00e8re).<\/p>\n<p><!--more--><br \/>\nAvec B\u00e9atrice Nicod\u00e8me, on p\u00e9n\u00e8tre dans le Paris du Consulat et on r\u00e9apprend l&rsquo;Histoire par le biais de l&rsquo;intrigue polici\u00e8re.<br \/>\n<br \/>En 1800, des immigr\u00e9s ont regagn\u00e9 la capitale. Bonaparte est l&rsquo;homme fort de la capitale mais les menaces proviennent aussi bien de Jacobins que de royalistes &#8211; chouans ou immigr\u00e9s de retour au pays. En l&rsquo;occurrence, c&rsquo;est le vend\u00e9en Georges Cadoudal qui &#8211; par complices interpos\u00e9s et avec le soutien de fonds anglais &#8211;  va essayer d&rsquo;attenter \u00e0 la vie du Premier consul (il s&rsquo;y essaiera \u00e0 nouveau en 1804[[C&rsquo;est aussi Cadoudal que l&rsquo;on retrouve derri\u00e8re le projet d&rsquo;enl\u00e8vement du s\u00e9nateur Cl\u00e9ment de Ris en Touraine, que Balzac d\u00e9crit dans <em>Une T\u00e9n\u00e9breuse Affaire<\/em>. Cadoudal est finalement arr\u00eat\u00e9 en mars 1804, apr\u00e8s une belle course poursuite, \u00e0 l&rsquo;angle de la rue des Foss\u00e9s-Monsieur-le-Prince (rue Monsieur-le-Prince) et de la rue de l&rsquo;Observance (rue Antoine-Dubois).]]).<\/p>\n<p>1) Carbon, un des conjur\u00e9s, cache <strong>23 rue de Paradis<\/strong> la jument et la charette qui vont servir \u00e0 l&rsquo;attentat de la rue Sainte-Nicaise[[<em>La Conspiration de l&rsquo;hermine<\/em>, B\u00e9atrice Nicod\u00e8me, Librairie des Champs-Elys\u00e9es, collection Labyrinthes.]].<\/p>\n<p>2) Dans le m\u00eame r\u00e9cit, l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne \u00c9l\u00e9onore de Kerruis retrouve un autre conspirateur, Saint-R\u00e9jeant, au restaurant Frascati, \u00e0 l&rsquo;angle de la rue Richelieu et du boulevard Montmartre (<strong>110-112 rue de Richelieu<\/strong>).<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est aussi l&rsquo;adresse du pied-\u00e0-terre que Balzac loue au tailleur Buisson sous les toits, \u00e0 partir de 1838, Frascati ayant disparu deux ans auparavant lorsque les nombreux \u00e9tablissements de jeux qui foisonnaient dans le quartier ont \u00e9t\u00e9 interdits d&rsquo;activit\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9moli et un immeuble lui a succ\u00e9d\u00e9, construit par Jean Buisson, tailleur-sp\u00e9culateur immobilier.<br \/>\n<br \/>Chez Frascati \u00e9galement, Narcisse Roqueb\u00e8re suit un certain M. Val\u00e8re, ancien complice de Cadoudal.<\/p>\n<p><img src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/06\/jpg_pontneuf.jpg\" alt=\"pontneuf.jpg\" data-description=\"Le Pont-neuf, qu'emprunte Louis Fronsac avant de se faire poignarder par un inconnu (<em>La Conjuration des Importants<\/em>).\u00a0\u00bb align=\u00a0\u00bbright\u00a0\u00bb \/>3) L&rsquo;\u00e9tude des deux fr\u00e8res Hyacinthe et Narcisse  Roqueb\u00e8re, avou\u00e9s-enqu\u00eateurs, est situ\u00e9e quelque part <strong>rue Vivienne<\/strong>, <em>non loin de la nouvelle bourse<\/em>[[<em>L&rsquo;Homme au fiacre<\/em>, de Georges J. Arnaud aux \u00e9ditions L&rsquo;Atalante, fait partie d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;aventures des fr\u00e8res Roqueb\u00e8re \u00e0 lire de toute urgence !]].<\/p>\n<p>4) Faisons halte au <strong>Palais Royal<\/strong>. Au Caf\u00e9 des Mille colonnes, <strong>36 galerie Montpensier<\/strong>, \u00c9l\u00e9onore boit un chocolat chaud avec son fils Pierre, son amie Anne et son galant, le conspirateur Jean Carbon, qui a sa planque <strong>rue Jacques-Callot<\/strong>.<br \/>\n<br \/>La Mouche, un complice, s&rsquo;arr\u00eate au Caf\u00e9 de Foy avant d&rsquo;aller d\u00e9noncer ses comp\u00e8res \u00e0 la police. Il se rend pour cela au minist\u00e8re de la police, rue des Saints-P\u00e8res, l&rsquo;antre de Fouch\u00e9. Situ\u00e9 entre 1796 et 1815 dans l&rsquo;h\u00f4tel de Juign\u00e9, \u00e0 l&#8217;emplacement de l&rsquo;actuel <strong>11 quai Malaquais<\/strong>, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9moli en 1845 et remplac\u00e9 par une partie de l&rsquo;\u00c9cole des Beaux-Arts.<\/p>\n<p>5) <em>La Conspiration de l&rsquo;hermine<\/em> d\u00e9crit donc la pr\u00e9paration et le d\u00e9roulement de l&rsquo;attentat perp\u00e9tr\u00e9 contre le 1er Consul Bonaparte le 24 d\u00e9cembre 1800 dans la rue Sainte-Nicaise, au carrefour avec la rue de Malte, presque face au caf\u00e9 d&rsquo;Apollon (l&rsquo;endroit de l&rsquo;explosion se situerait aujourd&rsquo;hui au niveau de la statue de Gambetta dans le jardin des Tuileries). La bombe, cach\u00e9e dans une charette gard\u00e9e par une petite fille, explose entre le carrosse de Bonaparte et celui de Jos\u00e9phine. Ils se rendaient \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra, situ\u00e9 alors \u00e0 l&#8217;emplacement du square Louvois[[O\u00f9 est assassin\u00e9 le duc de Berry en 1820.]]. Bonaparte accuse les Jacobins, mais Fouch\u00e9 a raison : ce sont, comme le d\u00e9crit B\u00e9atrice Nicod\u00e8me en leur attribuant leurs noms r\u00e9els, des royalistes chouans qui ont tout organis\u00e9.<\/p>\n<p>6) <strong>\u00c0 la sortie du Louvre<\/strong>, Louis Fronsac d\u00e9joue le 30 ao\u00fbt 1643 un attentat contre Mazarin&#8230; avec l&rsquo;aide de D&rsquo;Artagnan, Athos et Porthos[[<em>La Conjuration des Importants<\/em>, Jean d&rsquo;Aillon, \u00e9ditions du Masque, collection Labyrinthes.]] !<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1685\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/06\/jpg_moliere-2.jpg\" alt=\"moliere-2.jpg\" align=\"left\" width=\"186\" height=\"184\" \/>7) <strong>Devant l&rsquo;\u00e9glise de Saint-Germain-L&rsquo;Auxerrois<\/strong>,  Fronsac, d\u00e9guis\u00e9 en vagabond, se fait volontairement arr\u00eater par son ami commissaire Gaston de Tilly, afin d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 la surveillance de ses compagnons d&rsquo;infortune et de pouvoir r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 Gaston l&rsquo;existence du complot contre Mazarin.<\/p>\n<p>8) Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre introduit d\u00e9guis\u00e9 dans Paris pour pr\u00e9venir la cour de la conjuration des Importants, Fronsac trouve un abri temporaire dans le logement de ses serviteurs, <strong>rue Dauphine<\/strong>. Bless\u00e9 par ses poursuivants, il se r\u00e9fugie dans l&rsquo;\u00e9glise Sainte-opportune, en haut de la <strong>rue des Lavandi\u00e8res-Sainte-Opportune<\/strong>, puis passe la nuit dans le cimeti\u00e8re des innocents (actuelle place J. du Bellay).<\/p>\n<p>9) El\u00e9onore habite <strong>31 rue du Bac<\/strong>.<\/p>\n<p>10) Fronsac assiste d\u00e9but 1643 \u00e0 une pi\u00e8ce donn\u00e9e par L&rsquo;Illustre th\u00e9\u00e2tre de Moli\u00e8re rue des Foss\u00e9s (<strong>13 rue de Seine et 12 rue Mazarine<\/strong>), dans l&rsquo;ancien jeu de paume des M\u00e9tayers (mais la plaque appos\u00e9e l\u00e0 nous dit que la troupe de Moli\u00e8re ne s&rsquo;y installa qu&rsquo;en d\u00e9cembre 1643 ; myst\u00e8re&#8230;).<\/p>\n<p>11) La <em>Gazette<\/em> de Th\u00e9ophraste Renaudot appara\u00eet \u00e0 plusieurs reprises dans <em>La Conjuration des Importants<\/em>. Aujourd&rsquo;hui, une grande plaque <strong>8 quai du March\u00e9-neuf<\/strong> en garde le souvenir.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1686\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/06\/jpg_gazette.jpg\" alt=\"gazette.jpg\" align=\"right\" width=\"264\" height=\"209\" \/>12) Sur le conseil de Fran\u00e7ois de La Rochefoucauld, Fronsac trouve refuge chez M. de Cond\u00e9, dans l&rsquo;h\u00f4tel de Cond\u00e9 dont l&rsquo;entr\u00e9e se trouvait en face du 20 rue de Cond\u00e9. L&rsquo;h\u00f4tel et ses d\u00e9pendances, occup\u00e9s par les Cond\u00e9 de 1610 jusqu&rsquo;\u00e0 Louis XVI, s&rsquo;\u00e9tendaient <strong>entre les rues de Vaugirard, Monsieur-le-Prince, de Cond\u00e9 et le carrefour de l&rsquo;Od\u00e9on<\/strong>. C&rsquo;est ici que le futur marquis de Sade voit le jour le 2 juin 1740. L&rsquo;h\u00f4tel sera vendu \u00e0 Louis XV en 1773 pour que s&rsquo;\u00e9tablisse sur une partie de ce terrain le nouveau th\u00e9\u00e2tre de la Com\u00e9die fran\u00e7aise (aujourd&rsquo;hui th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Od\u00e9on), destin\u00e9 \u00e0 remplacer celui de la rue de l&rsquo;Ancienne Com\u00e9die devenu trop petit.<\/p>\n<p><em>A voir aussi : www.polarhistorique.com, le blog sur le <a href=\"http:\/\/www.polarhistorique.com\">roman policier historique<\/a><\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s des premiers vagabondages dans le pass\u00e9 de la capitale (voir notre article 306), revenons sur les traces [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1684,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[46,27,39],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/404"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=404"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/404\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3744,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/404\/revisions\/3744"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1684"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=404"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=404"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=404"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}