{"id":424,"date":"2005-05-07T18:55:48","date_gmt":"2005-05-07T16:55:48","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/05\/07\/a-paris-vers-1550-1570\/"},"modified":"2023-08-12T11:48:39","modified_gmt":"2023-08-12T09:48:39","slug":"a-paris-vers-1550-1570","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/05\/07\/a-paris-vers-1550-1570\/","title":{"rendered":"\u00c0 Paris vers 1550-1570"},"content":{"rendered":"<p>Depuis Walter Scott dans les ann\u00e9es 1810, les meilleurs auteurs de romans historiques poss\u00e8dent un pouvoir magique : celui de faire coller parfaitement leurs intrigues aux m\u00e9andres connus de l&rsquo;Histoire. Et on ne peut que les suivre lorsqu&rsquo;ils concluent le r\u00e9cit de leurs aventures extravagantes en expliquant que celles-ci n&rsquo;ont pas retenu l&rsquo;attention des chroniqueurs et historiens officiels tant elles \u00e9taient incroyables ou tant, si elles \u00e9taient connues, elles pourraient nuire \u00e0 la paix du royaume &#8211; ne citons qu&rsquo;un exemple &#8211; mais ils fourmillent dans les <em>Pardaillans<\/em> &#8211; l&#8217;empoisonnement de Louis XIII en 1643, imagin\u00e9 par Jean d&rsquo;Aillon dans <em>La Conjuration des Importants<\/em>.<\/p>\n<p>Les guerres de religion et la Saint-Barth\u00e9l\u00e9my sont un cadre de choix pour ces auteurs. Si nous remontons aux romantiques, citons Dumas et sa <em>Reine Margot<\/em> (la l\u00e9g\u00e8re Marguerite de Valois, fille de Catherine de M\u00e9dicis, \u00e9pouse le futur Henri IV le 18 ao\u00fbt 1572 ; sa m\u00e8re pense ainsi r\u00e9tablir la paix entre catholiques et protestants ; le 24 ao\u00fbt, c&rsquo;est la Saint-Barth\u00e9l\u00e9my), ou M\u00e9rim\u00e9e et sa <em>Chronique du r\u00e8gne de Charles IX<\/em>. Dans <em>Les Illusions perdues<\/em>, Balzac fait esp\u00e9rer \u00e0 Rubempr\u00e9 \u00eatre l&rsquo;auteur d&rsquo;un <em>Archer de Charles IX<\/em>.<\/p>\n<p>Retrouvons \u00e0 Paris trois h\u00e9ros des ann\u00e9es 1550-1570 : le chevalier Jean de Pardaillan, Nostradamus et le baron de Vitteaux (accompagn\u00e9 de son fid\u00e8le Zampini), dont les p\u00e8res respectifs nous sont plus contemporains : Michel Z\u00e9vaco, Valerio Evangelisti (<em>Le Roman de Nostradamus<\/em>, tome 3 : <em>Le Pr\u00e9cipice<\/em>) et Jean-Baptiste Evette (<em>Les Spadassins<\/em>). Ces deux derniers, comme pour rendre hommage au premier, situent leur action \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Pardaillan et de Catherine de M\u00e9dicis. Ils lui impriment le rythme endiabl\u00e9 du feuilleton de Z\u00e9vaco, o\u00f9 l&rsquo;on a gu\u00e8re le temps de s&rsquo;attarder sur les personnages et les \u00e9v\u00e9nements, car d&rsquo;autres attendent derri\u00e8re, et o\u00f9 l&rsquo;on est \u00e0 peine remis d&rsquo;une surprise qu&rsquo;une autre la fait oublier aussit\u00f4t.<\/p>\n<p>Un privil\u00e8ge reste celui de Z\u00e9vaco : l&rsquo;humour incomparable des dialogues.<\/p>\n<p>Plantons le d\u00e9cor.<\/p>\n<p>Les guerres de religion d\u00e9butent en 1562 et s&rsquo;ach\u00e8vent en 1598. Au milieu d&rsquo;elles s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve l&rsquo;humanisme d&rsquo;un Montaigne, dont la premi\u00e8re \u00e9dition des Essais est publi\u00e9e en 1580 (Rabelais, Marot, Dolet, Montaigne sont aussi pour la tol\u00e9rance, sinon pour la R\u00e9forme ; Ronsard et Monluc attaquent au contraire les calvinistes dans leurs \u00e9crits). Les diff\u00e9rents trait\u00e9s de paix civile semblent de peu de poids : l&rsquo;\u00e9dit d&rsquo;Amboise (1563) et la paix de Saint-Germain (1570) n&#8217;emp\u00eachent pas que se reproduisent affrontements et pers\u00e9cutions. Le massacre de la Saint-Barth\u00e9l\u00e9my a lieu en 1572.<\/p>\n<p>Henri II, fils de Fran\u00e7ois Ier, est roi jusqu&rsquo;en 1559. Catherine de M\u00e9dicis, sa veuve, assure la r\u00e9gence jusqu&rsquo;en 1564. Son fils Fran\u00e7ois II meurt pr\u00e9matur\u00e9ment. Son autre fils, Charles IX, est roi jusqu&rsquo;en 1574 et Henri III lui succ\u00e8dera.<\/p>\n<p>Alors que Catherine de M\u00e9dicis et Charles IX sont partisans de la tol\u00e9rance, le duc Fran\u00e7ois de Guise, le conn\u00e9table (chef honorifique des arm\u00e9es) Anne de Montmorency, le mar\u00e9chal de Saint-Andr\u00e9 et la \u00ab ligue \u00bb catholique les tiennent sous leur coupe, d\u00e9termin\u00e9s qu&rsquo;ils sont \u00e0 vaincre les \u00ab h\u00e9r\u00e9tiques \u00bb.<\/p>\n<p>Les aventures de Pardaillan s&rsquo;\u00e9tendent de 1553 aux ann\u00e9es 1570, celles de Vitteaux et Zampini aux ann\u00e9es 1560. Le tome 3 des aventures de Nostradamus se d\u00e9roule entre 1555 et 1566.<\/p>\n<p>Parcourons les rues de Paris au fil des oeuvres de ces trois auteurs.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1718\" aria-describedby=\"caption-attachment-1718\" style=\"width: 240px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1718\" title=\"La tour astrologique coll\u00e9e \u00e0 la Bourse du Commerce\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/05\/jpg_tour.jpg\" alt=\"La tour astrologique coll\u00e9e \u00e0 la Bourse du Commerce\" width=\"240\" height=\"400\" align=\"left\" data-description=\"Elle faisait partie de l'h\u00f4tel construit pour catherine de M\u00e9dicis entre 1572 et 1584, et situ\u00e9 alors sur le terrain s\u00e9parant les rues Berger, Vauvilliers, Coquilli\u00e8re et Sauval. L'h\u00f4tel a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit en 1748.\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1718\" class=\"wp-caption-text\">La tour astrologique coll\u00e9e \u00e0 la Bourse du Commerce<\/figcaption><\/figure>\n<p>1) Dans <em>Les Pardaillan<\/em>, Catherine de M\u00e9dicis se fait construire un palais <strong>pr\u00e8s de l&rsquo;actuelle bourse de Commerce<\/strong>, ainsi qu&rsquo;une tour pour son astrologue Ruggieri, qui existe encore aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>2) Jean de Pardaillan demeure dans une modeste chambre situ\u00e9e tout en haut de l&rsquo;h\u00f4tellerie de La Devini\u00e8re, <strong>rue Saint-Denis<\/strong>. Quarante ans plus t\u00f4t, Rabelais a ainsi baptis\u00e9 le lieu, devenu, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Pardaillan, une auberge appr\u00e9ci\u00e9e par les po\u00e8tes de La Pl\u00e9iade : Ronsard, Ba\u00eff, Belleau, Dorat, Jodelle et Pontus de Thyard. On assiste d&rsquo;ailleurs, dans le roman, \u00e0 une myst\u00e9rieuse rencontre qui les r\u00e9unit tous \u00e0 l&rsquo;auberge (le septi\u00e8me, du Bellay, est mort en 1560), et \u00e0 un un complot auxquels participent Henri de Guise et Henri de Montmorency, qui jugent Charles IX trop faible face aux protestants. En face de La Devini\u00e8re se sont install\u00e9es la belle Jeanne de Piennes &#8211; apr\u00e8s son renoncement \u00e0 son mariage &#8211; et sa fille Lo\u00efse, dont le p\u00e8re est Fran\u00e7ois de Montmorency, le \u00ab bon \u00bb fils du conn\u00e9table. Lo\u00efse tombe amoureuse de Pardaillan, dont le p\u00e8re avait jadis \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de l&rsquo;\u00e9gorger.<\/p>\n<p>3) La charmante Giula, compagne de l&rsquo;astrologue Simeoni, est enferm\u00e9e au grand Ch\u00e2telet (aujourd&rsquo;hui <strong>place du Ch\u00e2telet<\/strong>) suite \u00e0 une arrestation de protestants. Le p\u00e8re j\u00e9suite Michaelis va l&rsquo;utiliser, ainsi que Simeoni, dans ses sombres desseins contre Nostradamus et les \u00ab huguenots \u00bb.<\/p>\n<p>4) <strong>Place de l&rsquo;H\u00f4tel de Ville<\/strong> est ex\u00e9cut\u00e9 le protestant Poltrot de M\u00e9r\u00e9, qui a avou\u00e9 avoir tu\u00e9 Fran\u00e7ois de Guise \u00e0 Orl\u00e9ans en f\u00e9vrier 1563 (<em>Le Roman de Nostradamus<\/em>), tr\u00e8s certainement \u00e0 la demande de l&rsquo;amiral de Coligny.<\/p>\n<p>5) Un jour, voyant Jeanne de Piennes (surnomm\u00e9e \u00ab la Dame en noir \u00bb) sortir de son logis, Pardaillan la suit le long de la rue Saint-Antoine (partie actuelle de la rue de Rivoli), voulant lui demander la main de sa fille. Il la voit entrer dans une maison de la <strong>rue des Barres<\/strong>, o\u00f9 elle va secr\u00e8tement remettre une tapisserie de sa composition au roi Charles IX. Continuant de la suivre apr\u00e8s sa sortie de la maison, Pardaillan se trouve embarqu\u00e9 dans une manifestation de catholiques venus acclamer le duc Henri de Guise (qui, lui, sera assassin\u00e9 en 1588) et qui s&rsquo;attaquent \u00e0 la reine de Navarre, Jeanne d&rsquo;Albret (m\u00e8re du futur Henri IV qui, protestant, se convertira au catholicisme pour mettre fin aux guerres de religion), crois\u00e9e en chemin. Pardaillan la sort de ce mauvais pas et l&rsquo;accompagne ensuite chez un orf\u00e8vre en face de la prison du Temple, situ\u00e9e alors <strong>\u00e0 l&#8217;emplacement actuel du square du Temple<\/strong>.<\/p>\n<p>6) Un soir, s&rsquo;engageant dans la rue de la Tixeranderie\u00a0 &#8211; qu&rsquo;a remplac\u00e9e la rue de Rivoli au-dessus de la place de l&rsquo;H\u00f4tel de Ville (la rue de la Tixeranderie rejoignait \u00e0 l&rsquo;est la rue Saint-Antoine, \u00e0 hauteur de la place Baudoyer) &#8211; depuis la rue des Francs-Bourgeois, il entend des cris pouss\u00e9s par deux gentilshommes assaillis par des brigands dans la rue Saint-Antoine (<strong>rue de Rivoli<\/strong>). Ils vient \u00e0 leur aide et re\u00e7oit aussit\u00f4t un cheval en remerciement. L&rsquo;un de ces deux gentilshommes est Henri de Montmorency, mar\u00e9chal de Damville. La demeure parisienne d&rsquo;Henri de Montmorency est l&rsquo;h\u00f4tel de Mesmes, qui s&rsquo;\u00e9levait sur l&#8217;emplacement actuel du <strong>passage Saint-Avoie<\/strong>. Dans <em>Les Spadassins<\/em>, il y invite un soir Vitteaux et Zampini. Dans <em>Les Pardaillan<\/em>, il y enferme Jeanne de Piennes qu&rsquo;il a retrouv\u00e9e rue Saint-Denis, des ann\u00e9es apr\u00e8s l&rsquo;avoir \u00e9loign\u00e9e de son fr\u00e8re Fran\u00e7ois et perdue de vue. Il charge un soir Pardaillan p\u00e8re de convoyer Jeanne de l&rsquo;h\u00f4tel de Mesmes \u00e0 la maison d&rsquo;Alice de Lux rue de la Hache.<\/p>\n<p>7) Giulia, rel\u00e2ch\u00e9e du Ch\u00e2telet gr\u00e2ce \u00e0 Michaelis, est ensuite conduite pour \u00eatre gard\u00e9e par un m\u00e9decin <strong>rue Saint-Louis-en-l&rsquo;\u00cele<\/strong>.<\/p>\n<p>8) Pardaillan, pour avoir refus\u00e9 d&rsquo;ob\u00e9ir \u00e0 Catherine de M\u00e9dicis, effectue un s\u00e9jour forc\u00e9 \u00e0 <strong>la Bastille<\/strong>, d&rsquo;o\u00f9 il ressort gr\u00e2ce \u00e0 un habile stratag\u00e8me.<\/p>\n<p>9) Simeoni assiste <strong>place Maubert<\/strong>,\u00e0 une ex\u00e9cution de protestants.<\/p>\n<p>10) Vitteaux et son serviteur se rendent un soir \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel S\u00e9guier, <strong>rue Saint-Andr\u00e9-des-Arts<\/strong>.<\/p>\n<p>11) Le coll\u00e8ge de Billom, situ\u00e9 dans l&rsquo;h\u00f4tel de Langres <strong>rue Saint-Jacques presque en face de la Sorbonne<\/strong>, est le quartier g\u00e9n\u00e9ral des j\u00e9suites. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;ils installent ensuite le coll\u00e8ge de Clermont.<\/p>\n<p>12) Lorsqu&rsquo;ils arrivent dans la capitale, le baron de Vitteaux et son serviteur Antonio Zampini (<em>Les Spadassins<\/em>) s&rsquo;\u00e9tablissent \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel d&rsquo;Hercule, <strong>quai des Augustins<\/strong>, presque en face du Louvre. Dans <em>Les Pardaillan<\/em>, le conn\u00e9table des arm\u00e9es du roi, Anne de Montmorency s\u00e9journe dans son h\u00f4tel, \u00e9galement presque en face du Louvre, non loin du Port-aux-Passeurs (il d\u00e9c\u00e8de en 1567). C&rsquo;est ici que, sous l&rsquo;influence n\u00e9faste de son fils Henri de Montmorency, \u00e9galement amoureux de Jeanne de Piennes, il a forc\u00e9 celle-ci \u00e0 casser son mariage avec son autre fils Fran\u00e7ois.<\/p>\n<p>13) Le p\u00e8re Michaelis assiste incognito \u00e0 un immense rassemblement de protestants r\u00e9unis en mai 1558 sur le Pr\u00e9-aux-Clercs, qui s&rsquo;\u00e9tendait <strong>entre la rue du Bac et la rue des Petits-Augustins<\/strong>, et dont la rue du Pr\u00e9-aux-Clercs garde le souvenir.<\/p>\n<p>14) Au coin des rues de la Hache et Traversine ou Traversi\u00e8re (devenue la <strong>rue Moli\u00e8re<\/strong>), pr\u00e8s du Louvre, se trouve une maison o\u00f9 se cache Alice de Lux, espionne \u00e0 la solde de Catherine de M\u00e9dicis, qui se rend \u00e0 <strong>l&rsquo;\u00e9glise Saint-Germain-l&rsquo;Auxerrois, place du Louvre<\/strong>, pour rencontrer le moine Panigarola, son ancien amant. Dans cette maison de la rue de la Hache vient la trouver son amant du jour, le comte de Marillac, qui complote avec Henri de B\u00e9arn, avec le prince de Cond\u00e9 et Coligny pour enlever le roi Charles IX (Les Pardaillan) !<\/p>\n<p>15) L&rsquo;h\u00f4tel de l&rsquo;amiral de Coligny, un des leaders protestants, se trouve rue de B\u00e9thisy. Henri de B\u00e9arn, futur Henri IV, y rencontre clandestinement Fran\u00e7ois de Montmorency&#8230; et Jean de Pardaillan. Coligny est un fils de Louise de Montmorency, soeur du conn\u00e9table. Il est donc cousin de Fran\u00e7ois.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis Walter Scott dans les ann\u00e9es 1810, les meilleurs auteurs de romans historiques poss\u00e8dent un pouvoir magique : [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1718,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[17],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/424"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=424"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/424\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5490,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/424\/revisions\/5490"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1718"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=424"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=424"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=424"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}