{"id":438,"date":"2005-08-11T00:00:00","date_gmt":"2005-08-10T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/08\/11\/paul-valery-2\/"},"modified":"2005-08-11T00:00:00","modified_gmt":"2005-08-10T22:00:00","slug":"paul-valery-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/08\/11\/paul-valery-2\/","title":{"rendered":"Paul VALERY"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1758\" aria-describedby=\"caption-attachment-1758\" style=\"width: 280px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1758\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/08\/jpg_valery2.jpg\" alt=\"40 rue Paul Val\u00e9ry.\" title=\"40 rue Paul Val\u00e9ry.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"280\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/08\/jpg_valery2.jpg 280w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/08\/jpg_valery2-195x300.jpg 195w\" sizes=\"(max-width: 280px) 94vw, 280px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1758\" class=\"wp-caption-text\">40 rue Paul Val\u00e9ry.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Je sens que le Parnassien, qui a d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 moi, se dissout et s&rsquo;\u00e9vapore&#8230; J&rsquo;ai toujours \u00e9t\u00e9 du reste l&rsquo;\u009cil sur le Ma\u00eetre, sur l&rsquo;artiste surnaturel et magique, le plus artiste \u00e0 mon sens, Edgar Allan Poe, auquel peut pleinement s&rsquo;appliquer le vers de Mallarm\u00e9 sur Gautier : \u00ab Magnifique, total et solitaire \u00bb.<\/em><br \/>\n<br \/>Paul Val\u00e9ry. Lettre \u00e0 Albert Dugrip, 1890.<\/p>\n<p><em>Esprit absolument nuageux, vulgaire, d\u00e9cadent, un Paul Verlaine dont l&rsquo;administration n&rsquo;a que faire.<\/em><br \/>\n<br \/>Appr\u00e9ciations recueillies par Val\u00e9ry en 1895, lors du concours de r\u00e9dacteur au minist\u00e8re de la Guerre&#8230; auquel il est re\u00e7u.<\/p>\n<p><em>Lev\u00e9 avant cinq heures, il me semble \u00e0 huit avoir d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu toute une journ\u00e9e par l&rsquo;esprit et gagn\u00e9 le droit d&rsquo;\u00eatre b\u00eate jusqu&rsquo;au soir.<\/em><br \/>\n<br \/>Val\u00e9ry, expert des m\u00e9ditations matinales.<\/p>\n<p>Paul na\u00eet en 1871 \u00e0 S\u00e8te, 65 Grande rue.<br \/>\nApr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 au coll\u00e8ge de S\u00e8te qui porte aujourd&rsquo;hui son nom, il entre \u00e0 l&rsquo;automne 1884 au lyc\u00e9e de Montpellier. La famille emm\u00e9nage rue de l&rsquo;Ecole-de-droit. Paul aime la mer et les math\u00e9matiques et compulse des livres d&rsquo;architecture \u00e0 la biblioth\u00e8que Fabre. Il peint.<br \/>\n<br \/>En f\u00e9vrier 1886, les Val\u00e9ry s&rsquo;installent 3 rue Urbain-V.<br \/>\n<br \/>Paul est tr\u00e8s influenc\u00e9 par <em>\u00c0 rebours<\/em> et Huysmans, qui lui fait d\u00e9couvrir Verlaine, Mallarm\u00e9 qui va devenir son ma\u00eetre, et les Goncourt.<br \/>\n<br \/>Il effectue en 1889-1890 son service militaire \u00e0 la caserne des Minimes \u00e0 Montpellier, mais est autoris\u00e9 \u00e0 prendre part au banquet \u00e0 1200 convives donn\u00e9 en mai 1890 \u00e0 Palavas pour le 6e centenaire de l&rsquo;universit\u00e9 de Montpellier, o\u00f9 se lie avec Pierre Lou\u00ffs. Les ann\u00e9es 1890-1891 voient le d\u00e9but de sa correspondance avec Mallarm\u00e9, sa rencontre avec Andr\u00e9 Gide, venu le voir \u00e0 Montpellier sur le conseil de Lou\u00ffs, et la publication de ses premiers po\u00e8mes dans la Revue ind\u00e9pendante, La Conque&#8230;<br \/>\n<br \/>Il s\u00e9journe \u00e0 Paris en septembre 1891, \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Henri IV, rue Gay-Lussac. Il rend bient\u00f4t visite \u00e0 Huysmans \u00e0 son bureau au minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur, rue des Saussaies, puis \u00e0 Mallarm\u00e9. Il se d\u00e9sesp\u00e8re en 1892 &#8211; jusqu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;arr\u00eater quelque temps d&rsquo;\u00e9crire &#8211; de ne parvenir \u00e0 la ma\u00eetrise de Mallarm\u00e9 et de Rimbaud.<br \/>\n<br \/>Les Val\u00e9ry s&rsquo;installent 9 rue de la Vieille-Intendance, toujours \u00e0 Montpellier, \u00e0 l&rsquo;automne 1893, dans ce qui est peut-\u00eatre la maison natale d&rsquo;Auguste Comte.<\/p>\n<p>D\u00e9but 1894, Paul emm\u00e9nage \u00e0 Paris, dans une petite chambre 12 rue Gay-Lussac. Il participe \u00e0 des \u00ab mardis \u00bb chez Mallarm\u00e9, rue de Rome. Ses amiti\u00e9s et rencontres se nomment Gide, R\u00e9gnier, Lou\u00ffs, H\u00e9r\u00e9dia&#8230; Val\u00e9ry commence cette ann\u00e9e-l\u00e0 le premier des 257 cahiers sur lesquels, pendant 51 ans, il va consigner ses r\u00e9flexions.<br \/>\n<br \/>Il devient en 1897 fonctionnaire au minist\u00e8re de la Guerre.<br \/>\nIl quitte la rue Gay-Lussac pour la rue de Beaune fin 1899. Le 31 mai 1900, il \u00e9pouse \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Saint-Honor\u00e9 d&rsquo;Eylau Jeannie Gobillard, ni\u00e8ce du peintre Berthe Morisot. Il quitte en juillet le minist\u00e8re de la Guerre pour &#8211; pendant plus de 20 ans &#8211; travailler \u00e0 mi-temps aupr\u00e8s d&rsquo;un administrateur de l&rsquo;agence Havas. Il emm\u00e9nage 57 avenue Victor Hugo en octobre.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;\u00e9t\u00e9 1901 le trouve \u00e0 Saint-Georges-de-Didonne. Un autre lieu de vill\u00e9giature appr\u00e9ci\u00e9 sera Perros-Guirec.<br \/>\nSa derni\u00e8re adresse est &#8211; \u00e0 partir de 1902 jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1945 &#8211; le 3e \u00e9tage du 40 rue de Villejust (devenu rue Paul Val\u00e9ry), dans la maison construite pour Berthe Morisot et son mari Eug\u00e8ne Manet, fr\u00e8re d&rsquo;Edouard &#8211; il fera d&rsquo;autres s\u00e9jours \u00e0 Montpellier, par exemple d\u00e9but 1924 chez son fr\u00e8re, 1 rue Fournari\u00e9.<br \/>\n<br \/>Le 2 avril 1913, il est pr\u00e9sent \u00e0 l&rsquo;inauguration du th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es, avenue Montaigne, dont il a suivi la construction et o\u00f9 il assiste bient\u00f4t aux spectacles de Diaghileff, Nijinski, Chaliapine, etc.<br \/>\n<br \/>La publication de son po\u00e8me <em>La Jeune Parque<\/em> le fait sortir de l&rsquo;inconnu en 1917. Entre deux mondanit\u00e9s, il assiste le 12 avril 1919 \u00e0 la conf\u00e9rence de L\u00e9on-Paul Fargue dans la librairie d&rsquo;Adrienne Monnier, 7 rue de l&rsquo;Od\u00e9on. Adrienne, Breton, Gide et Fargue lisent des textes de Val\u00e9ry.<br \/>\n<br \/>Rainer-Maria Rilke d\u00e9couvre son \u009cuvre et en fait son ami. Les ann\u00e9es 1920 et 1930 sont peupl\u00e9es de conf\u00e9rences qu&rsquo;il donne en France et en Europe. En novembre 1929, il assiste \u00e0 une conf\u00e9rence d&rsquo;Einstein \u00e0 Paris, et le conduit jusqu&rsquo;\u00e0 Henri Bergson, alors h\u00f4te de la clinique de la rue Piccini.<br \/>\n<br \/>En mai 1940, l&rsquo;exode le pousse jusqu&rsquo;\u00e0 h\u00f4tel Albion \u00e0 Dinard. Il regagne Paris en septembre.<br \/>\n<br \/>Il d\u00e9c\u00e8de le 20 juillet 1945. Ses fun\u00e9railles ont lieu \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Saint-Honor\u00e9 d&rsquo;Eylau ; son cercueil est ensuite port\u00e9 sur la place du Trocad\u00e9ro. Le 27 juillet, il est enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re marin, \u00e0 S\u00e8te.<\/p>\n<p>Source : Paul Val\u00e9ry, <em>Oeuvres<\/em>, La Pl\u00e9iade.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je sens que le Parnassien, qui a d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 moi, se dissout et s&rsquo;\u00e9vapore&#8230; J&rsquo;ai toujours \u00e9t\u00e9 du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1758,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[45,44],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/438"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=438"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/438\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1758"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=438"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=438"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=438"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}