{"id":44,"date":"2003-08-14T19:33:00","date_gmt":"2003-08-14T17:33:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/georges-courteline\/"},"modified":"2003-08-14T19:33:00","modified_gmt":"2003-08-14T17:33:00","slug":"georges-courteline","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/georges-courteline\/","title":{"rendered":"Georges COURTELINE"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1236\" aria-describedby=\"caption-attachment-1236\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1236\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_COURTELI-2.jpg\" alt=\"5 rue d'Orchampt \u00e0 Montmartre.\" title=\"5 rue d'Orchampt \u00e0 Montmartre.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_COURTELI-2.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_COURTELI-2-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1236\" class=\"wp-caption-text\">5 rue d&rsquo;Orchampt \u00e0 Montmartre.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab\u00a0Je ne me croyais pas si d\u00e9pourvu de talent.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas une fausse modestie, mais un vrai doute qui saisit celui qui, \u00e0 54 ans, renonce d\u00e9finitivement \u00e0 \u00e9crire.<br \/>\nC&rsquo;est vrai ! Que sont donc ces petites sc\u00e8nes qui n&rsquo;atteignent jamais la taille d&rsquo;une \u00ab\u00a0vraie\u00a0\u00bb pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre (un acte, maximum deux), et que l&rsquo;on voit jouer aussi bien au Grand Guignol qu&rsquo;\u00e0 la Com\u00e9die fran\u00e7aise, en passant par le Th\u00e9\u00e2tre Libre d&rsquo;Antoine ?<br \/>\n<br \/>Que sont-elles ? L&rsquo;&#339;uvre d&rsquo;un fin observateur de la nature humaine qui permet \u00e0 ses spectateurs\/lecteurs de d\u00e9guiser sous des \u00e9clats de rire ce que leur inspire de se voir tels qu&rsquo;ils sont.<\/p>\n<p>Le premier tour d&rsquo;un humoriste est de na\u00eetre le jour de sa mort. Georges Moineau, futur Courteline, na\u00eet donc le 25 juin 1858 (il meurt le 25 juin 1929) rue de Lariche, devenue rue Georges Courteline \u00e0 Tours. Son p\u00e8re est chroniqueur \u00e0 la Gazette des Tribunaux et auteur dramatique. Son seul souhait : que son fils ne suive pas le m\u00eame chemin que lui&#8230;<br \/>\n<br \/>Jusqu&rsquo;\u00e0 1870, Georges vit \u00e0 Tours chez ses grands parents et \u00e0 Paris avec ses parents, rue de Chabrol dans le faubourg Poissonni\u00e8re. Les \u00e9t\u00e9s se passent&#8230; \u00e0 Montmartre, \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres de la rue de Chabrol : 40 rue de la Fontenelle (actuel 40 rue du Chevalier de la Barre), dans une maison avec un jardin, disparus depuis.<br \/>\n<br \/>Entre 1871 et 76, il fait ses \u00e9tudes au coll\u00e8ge de Meaux, bien tristement car l&rsquo;internat&#8230; c&rsquo;est pas dr\u00f4le !<br \/>\n<br \/>En 1880, apr\u00e8s un service militaire pass\u00e9 \u00e0 Bar-le-Duc plus \u00e0 l&rsquo;infirmerie (et en repos \u00e0 Paris) qu&rsquo;en man&#339;uvres, il devient fonctionnaire parisien, au service des cultes du minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur (o\u00f9 il officie jusqu&rsquo;en 1894).<br \/>\n<br \/>Voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 un peu observ\u00e9s deux de ses futurs personnages f\u00e9tiches : le militaire et le \u00ab\u00a0rond de cuir\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>En 1881, adoptant le nom de Courteline, il fonde la revue po\u00e9tique Paris moderne et, inspir\u00e9 par Catulle Mend\u00e8s, il donne notamment dans la po\u00e9sie \u00e9rotique. Il faut bien que jeunesse se passe \ud83d\ude09 ! Les introductions de Mend\u00e8s lui permettent de placer des chroniques r\u00e9guli\u00e8res dans la presse. \u00c0 la suite du succ\u00e8s de l&rsquo;une d&rsquo;elle, en 1884, puisant dans ses souvenirs de caserne, il \u00e9crit une s\u00e9rie de chroniques militaires qui deviendront <em>Les Gaiet\u00e9s de l&rsquo;escadron<\/em> un an plus tard.<br \/>\n<br \/>En 1885, le voil\u00e0 6 place d&rsquo;Anvers et place \u00c9mile Goudeau, o\u00f9, \u00e0 l&rsquo;angle de la rue Berthe, il loge dans un pauvre h\u00f4tel, l&rsquo;h\u00f4tel du Poirier, avant d&rsquo;habiter, 5 rue d&rsquo;Orchampt, une petite maison encore debout aujourd&rsquo;hui !<br \/>\nEntre 1890 et 1903, il demeure quelques m\u00e8tres plus haut, 89 rue Lepic.<br \/>\n<br \/>1891 est l&rsquo;ann\u00e9e o\u00f9 il se lance dans le th\u00e9\u00e2tre, d\u00e9laissant peu \u00e0 peu son activit\u00e9 de journaliste et de chroniqueur, qu&rsquo;il abandonne d\u00e9finitivement en 1896.<br \/>\nEn 1903, apr\u00e8s la mort de sa premi\u00e8re femme, il quitte Montmartre et sa r\u00e9sidence devient le 43 avenue de Saint-Mand\u00e9.<br \/>\n<br \/>La guerre le pousse \u00e0 se r\u00e9fugier \u00e0 Tours, d&rsquo;o\u00f9 il visite souvent Anatole France dans sa proche B\u00e9chellerie.<br \/>\n<br \/>Ses derni\u00e8res ann\u00e9es sont g\u00e2ch\u00e9es par une gangr\u00e8ne qui l&rsquo;ampute d&rsquo;une jambe.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>Courteline est amateur de caf\u00e9s et restaurants, dont il fait son poste d&rsquo;observation et son cabinet de travail, en particulier \u00e0 l&rsquo;Auberge du Clou, \u00e0 l&rsquo;angle de l&rsquo;avenue Trudaine et de la rue des Martyrs, o\u00f9 il se rend quotidiennement pour boire son anisette et noter ses \u00ab\u00a0br\u00e8ves de comptoir\u00a0\u00bb, et aux Ducs de Bourgogne, place d&rsquo;Anvers, sans parler du Lapin Agile, rue des Saules.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Les Ducs de Bourgogne attendent votre visite. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Georges Courteline \u00e0 Montmartre et \u00e0 Saint-Mand\u00e9<\/em>, par Robert Coiplet dans <em>Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques<\/em>, tome II, Editions de l&rsquo;Illustration.<br \/>\n<br \/><em>Les \u00e9crivains de Montmartre<\/em>, \u00e9dit\u00e9 par Le Promeneur des Lettres (<a href=\"http:\/\/www.lireetpartir.com\">www.lireetpartir.com<\/a>).  <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1237\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Courteline_400.jpg\" alt=\"Courteline_400.jpg\" data-description=\"\"Le Chalet de la Butte\", par le peintre N.R. Noulin. Photo J. Renier (fb417627@skynet.be)\" align=\"center\" width=\"430\" height=\"520\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Courteline_400.jpg 430w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Courteline_400-248x300.jpg 248w\" sizes=\"(max-width: 430px) 94vw, 430px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Je ne me croyais pas si d\u00e9pourvu de talent.\u00a0\u00bb Ce n&rsquo;est pas une fausse modestie, mais un vrai [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1236,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[20],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=44"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1236"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=44"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=44"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=44"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}