{"id":440,"date":"2006-04-26T20:09:44","date_gmt":"2006-04-26T18:09:44","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/04\/26\/sur-les-pas-dhemingway-a-paris-1921-1923\/"},"modified":"2006-04-26T20:09:44","modified_gmt":"2006-04-26T18:09:44","slug":"sur-les-pas-dhemingway-a-paris-1921-1923","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/04\/26\/sur-les-pas-dhemingway-a-paris-1921-1923\/","title":{"rendered":"Sur les pas d&rsquo;Hemingway \u00e0 Paris (1921-1923)"},"content":{"rendered":"<p>Suivre Hemingway dans ses premi\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 Paris est passionnant \u00e0 plus d&rsquo;un titre :<br \/>\n&#8211;\tParis a fait de lui un \u00e9crivain. Ses ann\u00e9es parisiennes sont le r\u00e9cit d&rsquo;un apprentissage qu&rsquo;il va id\u00e9aliser dans <em>Paris est une f\u00eate<\/em> (<em>The Moveable feast<\/em>) \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1950, d&rsquo;une fa\u00e7on telle que chacun de nous peut se reconna\u00eetre dans ce jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es \u00e0 peine qui d\u00e9barque \u00e0 Paris pour devenir c\u00e9l\u00e8bre,<br \/>\n&#8211;\tHem est impressionnant aussi par son avidit\u00e9, sa capacit\u00e9 et sa rapidit\u00e9 \u00e0 apprendre des autres : que ce soit le fran\u00e7ais ou l&rsquo;argot parisien, ou l&rsquo;art d&rsquo;\u00e9crire,<br \/>\n&#8211;\til c\u00f4toie \u00e0 Paris les \u00e9crivains les plus c\u00e9l\u00e8bres de sa g\u00e9n\u00e9ration : Joyce, Fitzgerald, et tous les \u00e9crivains de la Lost generation,<br \/>\n&#8211;\til est impressionnant par sa capacit\u00e9 \u00e0 transformer la r\u00e9alit\u00e9 et \u00e0 se cr\u00e9er diff\u00e9rents personnages : le po\u00e8te, le turfiste, le super-reporter, le v\u00e9t\u00e9ran de guerre, le boxeur aguerri, le grand voyageur europ\u00e9en et surtout l&rsquo;\u00e9crivain apprenti, laborieux et pauvre, qui s&rsquo;habille avec une chemise de marin et un pantalon d&rsquo;ouvrier,<br \/>\n&#8211;\tses p\u00e9r\u00e9grinations dans Paris sont nombreuses et faciles \u00e0 situer, de la rive gauche \u00e0 la rive droite.<\/p>\n<p><strong>ETAPE 1 : HOTEL JACOB, 44 RUE JACOB<\/strong><\/p>\n<p>Paris voit na\u00eetre l&rsquo;\u00e9crivain Hemingway entre son arriv\u00e9e en d\u00e9cembre 1921 et 1923-24.<\/p>\n<p>A la fois, cela aurait pu se produire ailleurs qu&rsquo;\u00e0 Paris :<br \/>\n&#8211; c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 Hem se concentre \u00e0 plein dans l&rsquo;\u00e9criture,<br \/>\n&#8211; il ma\u00eetrise d\u00e9j\u00e0 son style de \u00ab\u00a0journaliste menteur\u00a0\u00bb (nous y reviendrons).<\/p>\n<p>A la fois, cela n&rsquo;a pu se produire qu&rsquo;\u00e0 Paris :<br \/>\n&#8211; il se fond ici dans une communaut\u00e9 de personnes qui vont l&rsquo;aider \u00e0 progresser : principalement Sylvia Beach, Ezra Pound et Gertrude Stein,<br \/>\n&#8211; en lui proposant des lectures nouvelles,<br \/>\n&#8211; en le faisant \u00e9tudier et travailler son style.<\/p>\n<p>Hem, reporter pour le <em>Toronto Star<\/em> jusqu&rsquo;en 1923, arrive \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Jacob le 22 d\u00e9cembre 1921 avec sa femme Hadley, qui parle fran\u00e7ais.<br \/>\n<br \/>Ils ont d\u00e9barqu\u00e9 \u00e0 Cherbourg le 21 d\u00e9cembre.<br \/>\nL&rsquo;\u00e9crivain Sherwood Anderson leur a conseill\u00e9 de venir ici pour progresser dans l&rsquo;\u00e9criture et rencontrer de grands \u00e9crivains.<br \/>\n<br \/>Il leur a confi\u00e9 des lettres d&rsquo;introduction pour Sylvia Beach, Gertrude Stein, Ezra Pound, etc. et leur a indiqu\u00e9 les bonnes adresses de la capitale (en particulier le D\u00f4me et les caf\u00e9s de Montparnasse).<\/p>\n<p>Hem a fait un court s\u00e9jour \u00e0 Paris en 1918, \u00e0 la fin de la guerre \u00e0 laquelle il a particip\u00e9 comme ambulancier. Hadley est venue \u00e0 Paris en 1910.<\/p>\n<p>La France est le pays de cocagne des Am\u00e9ricains dans les ann\u00e9es 1920 : la vie n&rsquo;est pas ch\u00e8re pour qui a des dollars ; il n&rsquo;y a pas de prohibition sur l&rsquo;alcool ; les moeurs sont plus libres.<\/p>\n<p>Leur chambre \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Jacob co\u00fbte 30 dollars par mois.<br \/>\nLes revenus des placements boursiers de Hadley s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 3000 dollars par mois.<br \/>\n<br \/>Ils sont calcul\u00e9 qu&rsquo;avec moins de 3 dollars par jour, ils pouvaient dormir, manger, se d\u00e9placer et aller au spectacle.<\/p>\n<p>Ernest ne conna\u00eet rien de Paris ; il ne parle pas un mot de fran\u00e7ais. En s&rsquo;aidant d&rsquo;un guide historique de Paris, des talents d&rsquo;interpr\u00e8te de Hadley et de ses propres dons pour observer et enjoliver la r\u00e9alit\u00e9, il va pourtant \u00e9crire au bout de quelques jours des articles qui vont le faire passer pour un sp\u00e9cialiste de la vie parisienne et de la France.<br \/>\nSes diff\u00e9rents reportages en Europe sur des questions politiques, sociales ou \u00e9conomiques, vont \u00e9galement le former \u00e0 grande vitesse.<\/p>\n<p><strong>ETAPE 2 : SHAKESPEARE &#038; COMPANY, 12 RUE DE L&rsquo;ODEON<\/strong><\/p>\n<p>Ernest et Hadley y entrent pour la premi\u00e8re fois le 28 d\u00e9cembre 1921, toujours sur recommandation de Sherwood Anderson.<br \/>\n<br \/>La librairie est install\u00e9e ici depuis l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1921. Sylvia Beach l&rsquo;a cr\u00e9\u00e9e en novembre 1919 tout pr\u00e8s, au 8 rue Dupuytren, puis est venue s&rsquo;agrandir ici.<br \/>\n<br \/>En d\u00e9cembre 1921, elle est, avec James Joyce, en pleine correction des derniers chapitres d&rsquo;<em>Ulysse<\/em> qu&rsquo;elle va publier en f\u00e9vrier 1922.<\/p>\n<p>Entre 1921 et 1936, Sylvia Beach habite 18 rue de l&rsquo;Od\u00e9on avec Adrienne Monnier, qui a ouvert pendant la premi\u00e8re guerre une autre librairie, Aux Amis des livres, au 7 rue de l&rsquo;Od\u00e9on, presque en face.<\/p>\n<p>Hem emprunte ou ach\u00e8te des livres (il en poss\u00e8de 450 chez lui en 1928 lorsqu&rsquo;il quitte Paris).<br \/>\n<br \/>Il d\u00e9couvre Tourgu\u00e9niev, D. H. Lawrence, Tolsto\u00ef, Dostoievsky, TS Eliot, Joyce &#8211; dont il va lire toute l&rsquo;oeuvre en 1922-23 (Pound lui conseillera aussi de lire Flaubert et Stendhal, et Henry James, dont Hemingway apprendra tout l&rsquo;art des dialogues, qui consiste \u00e0 exprimer des sentiments non pas dans les paroles, mais dans les non-dits).<br \/>\n<br \/>Ses mod\u00e8les \u00e9taient Hem jusqu&rsquo;alors Kipling, O. Henry, Sherwood Anderson et les feuilletons du <em>Saturday Evening Post<\/em>.<br \/>\n<br \/>Chez Shakespeare &#038; Co, l trouve \u00e9galement la presse anglophone.<br \/>\n<br \/>Hadley est \u00e9galement une grande consommatrice, car Ernest la laisse souvent seule lorsqu&rsquo;il voyage en Italie, en Espagne, en Allemagne ou ailleurs en Europe (le Toronto Star voulait aussi l&rsquo;envoyer dans la Russie des soviets, mais il n&rsquo;ira finalement pas, sans doute devant le refus d&rsquo;Hadley de rester seule plusieurs semaines).<br \/>\n<br \/>Sylvia est le carrefour de la Lost generation dans les ann\u00e9es 1920. Elle servira aussi de banque, de boite postale, de garderie pour les Hemingway.<\/p>\n<p>Shakespeare &#038; Co vend en 1924 seulement 24 exemplaires de <em>In our time<\/em>, son second ouvrage publi\u00e9 au printemps 1924. Hem \u00e9crit \u00e0 ses amis que le livre se vend vite !<\/p>\n<p><strong>ETAPE 3 : GERTRUDE STEIN, 27 RUE DE FLEURUS<\/strong><\/p>\n<p>La premi\u00e8re visite des Hemingway date du 8 mars 1922 (apr\u00e8s avoir visit\u00e9 les Pound \u00e0 la mi-f\u00e9vrier).<br \/>\n<br \/>Malgr\u00e9 les louanges que lui en a faites Sherwood Anderson, Hem est a priori sceptique sur les qualit\u00e9s litt\u00e9raires de Gertrude.<br \/>\n<br \/>Il l&rsquo;abordera d&rsquo;abord avec respect puis avec condescendance, comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la plupart des \u00e9crivains qu&rsquo;il c\u00f4toiera et jugera comme des \u00eatres passifs, Hem lui-m\u00eame ne voulant pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9crivain, mais comme un homme d&rsquo;action : un explorateur, un chasseur, un sportif. <\/p>\n<p>Gertrude Stein occupe ici avec son amie Alice Toklas un bel appartement d\u00e9cor\u00e9 par des toiles de Picasso, Matisse, Masson, C\u00e9zanne&#8230; et re\u00e7oit chaque jour \u00e0 partir de 17 heures (surtout avant-guerre).<\/p>\n<p>Alors que Pound, qui habite 70 bis rue Notre-Dame-des-Champs, apprend \u00e0 Hem \u00e0 travailler et retravailler ses textes et \u00e0 utiliser les symboles, Stein lui enseigne plut\u00f4t l&rsquo;\u00e9criture automatique. Hem n&rsquo;en retiendra que ce qu&rsquo;il veut mais, pour la premi\u00e8re fois, d\u00e9cortiquera son propre style et celui des autres.<br \/>\nElle appelle Pound un \u00ab\u00a0explicateur de village\u00a0\u00bb. Lui la nomme un \u00ab\u00a0vieux bac de tripes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ce qui fera rapidement le style Hemingway, c&rsquo;est sa facult\u00e9 de m\u00ealer des observations brutes, qu&rsquo;il a not\u00e9es sur le vif en bon journaliste, et de la pure invention. Que ce soit dans ses romans, dans ses articles ou ses courriers, il est incapable de d\u00e9crire des faits sans les transformer. Il dit lui-m\u00eame que les meilleurs \u00e9crivains sont des menteurs.<\/p>\n<p>Stein invente traite un jour Hem et ses pairs de \u00ab\u00a0Generation perdue\u00a0\u00bb, signifiant par l\u00e0 une g\u00e9n\u00e9ration dont l&rsquo;\u00e9ducation a \u00e9t\u00e9 sacrifi\u00e9e par la guerre, et qui g\u00e2che sa vie dans l&rsquo;alcool et la paresse.<br \/>\n<br \/>D&rsquo;autres, comme Harold Loeb, entendront par cette expression une g\u00e9n\u00e9ration d\u00e9racin\u00e9e spirituellement et physiquement, mais pleine d&rsquo;espoir et d&rsquo;\u00e9nergie.<\/p>\n<p><strong>ETAPE 4 : 74 RUE DU CARDINAL LEMOINE<\/strong><\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;adresse des Hemingway entre le 9 janvier 1922 et ao\u00fbt 1923, pour un loyer de 60 dollars par mois, au 3e \u00e9tage, comme indiqu\u00e9 sur la plaque appos\u00e9e sur la fa\u00e7ade (le \u00ab\u00a04e\u00a0\u00bb pour les Am\u00e9ricains).<\/p>\n<p>Quatre mois auparavant, la famille Joyce a quitt\u00e9 l&rsquo;appartement du 71 rue du Cardinal Lemoine pr\u00eat\u00e9 par Valery Larbaud.<\/p>\n<p>L&rsquo;appartement du 74 se compose de deux pi\u00e8ces et d&rsquo;une petite cuisine, dans laquelle Hadley installe un piano lou\u00e9. Le quartier est tr\u00e8s populaire. Un bal musette occupe le rez-de-chauss\u00e9e. Hem aime y recevoir ses amis \u00e9crivains et leur montrer comme il est pauvre (alors que les revenus d&rsquo;Hadley leur permettraient de louer un plus bel appartement).<\/p>\n<p>Pendant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1922, il \u00e9crit la nouvelle <em>My Old man<\/em>, qui est une histoire de courses de chevaux truqu\u00e9es.<br \/>\n<br \/>Son 1er po\u00e8me publi\u00e9 l&rsquo;est en juin 1922 par la revue <em>The Double Dealer<\/em>, apr\u00e8s un 1er refus en mars de la plus grande revue litt\u00e9raire am\u00e9ricaine, <em>The Dial<\/em>, qui avait profond\u00e9ment vex\u00e9 Hemingway. La revue <em>Poetry<\/em> publiera bient\u00f4t ces po\u00e8mes refus\u00e9s par <em>The Dial<\/em>.<br \/>\n<br \/>Son premier ouvrage publi\u00e9 l&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1923 : <em>Three stories &#038; ten poems<\/em> (qui comprend la nouvelle <em>My Old man<\/em>, en fran\u00e7ais <em>Mon Vieux<\/em>, publi\u00e9e dans le recueil de nouvelles <em>50 000 dollars<\/em>) et <em>In our time<\/em> en 1924, tout cela gr\u00e2ce \u00e0 Pound.<\/p>\n<p>Les Hemingway quittent cet appartement en ao\u00fbt 1923 pour aller au Canada, \u00e0 la fois parce qu&rsquo;Ernest doit travailler sur place pour le Toronto Star, et parce qu&rsquo;Hadley doit accoucher d&rsquo;un fils, arriv\u00e9 \u00ab\u00a0par accident\u00a0\u00bb.<br \/>\n<br \/>Hadley et Ernest s&rsquo;\u00e9loigneront l&rsquo;un de l&rsquo;autre \u00e0 part de 1925.<\/p>\n<p><strong>ETAPE 5 : LE CAFE DE LA PAIX, 5 PLACE DE L&rsquo;OPERA<\/strong><\/p>\n<p>Le Caf\u00e9 de la Paix re\u00e7oit la visite des Hemingway le soir de No\u00ebl 1921. Ils veulent f\u00eater leur premier r\u00e9veillon \u00e0 Paris&#8230; et n&rsquo;ont pas de quoi payer toute la note du d\u00eener ! Ernest court alors \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Jacob chercher ce qui manque, pendant qu&rsquo;Hadley l&rsquo;attend sagement \u00e0 table, la mine d\u00e9confite.<\/p>\n<p>Plus tard, Le Caf\u00e9 de la paix sera une halte fr\u00e9quente de Hem sur son chemin vers la Guaranty Trust Company (1 rue des Italiens), qui est son adresse postale \u00e0 partir de 1926, o\u00f9, \u00e9galement, il d\u00e9pose et retire de l&rsquo;argent.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, le prix d&rsquo;un caf\u00e9 y est sup\u00e9rieur au prix d&rsquo;un roman de Hem (en \u00e9dition de poche).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Suivre Hemingway dans ses premi\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 Paris est passionnant \u00e0 plus d&rsquo;un titre : &#8211; Paris a [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[24,38],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/440"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=440"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/440\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=440"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=440"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=440"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}