{"id":49,"date":"2003-08-14T19:37:21","date_gmt":"2003-08-14T17:37:21","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/joseph-delteil\/"},"modified":"2021-06-25T20:28:47","modified_gmt":"2021-06-25T18:28:47","slug":"joseph-delteil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/joseph-delteil\/","title":{"rendered":"Joseph DELTEIL"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1240\" aria-describedby=\"caption-attachment-1240\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1240\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_delteil.jpg\" alt=\"29 rue de Verneuil \u00e0 Paris.\" title=\"29 rue de Verneuil \u00e0 Paris.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_delteil.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_delteil-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1240\" class=\"wp-caption-text\">29 rue de Verneuil \u00e0 Paris.<\/figcaption><\/figure>\n<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0[&#8230;] ce qui personnellement m&rsquo;a peut-\u00eatre le plus aid\u00e9, sauv\u00e9 en quelque sorte, paradoxalement, c&rsquo;est mon absence totale de m\u00e9moire.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nJoseph Delteil \u00e0 Jean-Marie Drot.<\/b><\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>Dans son contact avec la nature et les hommes comme dans l&rsquo;\u00e9criture, Delteil go\u00fbte la saveur des sens et des mots. Faisant fi des h\u00e9ritages et des habitudes (d&rsquo;ailleurs, il vient de le dire, il oublie tout !), l&rsquo;anticonformisme de sa pens\u00e9e, de son style et de sa vie en choquera plus d&rsquo;un&#8230;<\/p>\n<p>Il na\u00eet le 20 avril 1894 dans la ferme de La Pradeille \u00e0 Villar-en-Val, d&rsquo;un p\u00e8re b\u00fbcheron-charbonnier et d&rsquo;une m\u00e8re illettr\u00e9e et vit ses quatre premi\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 la Borie (\u00ab\u00a0construction de Pierres s\u00e8ches\u00a0\u00bb) de Guillaman, \u00e0 30 kilom\u00e8tres au sud de Carcassonne, dans le Val de Dagne (du b\u00e2timent, il ne reste presque rien aujourd&rsquo;hui).<\/p>\n<p>En 1898, son p\u00e8re ach\u00e8te un peu de vigne \u00e0 Pieusse, 30 kilom\u00e8tres plus loin. C&rsquo;est l\u00e0, dit-il, son \u00ab\u00a0village natal\u00a0\u00bb, au coeur des Corbi\u00e8res, o\u00f9 le paysage s&rsquo;\u00e9largit, o\u00f9 l&rsquo;on passe de la for\u00eat au soleil, de l&rsquo;occitan au fran\u00e7ais.<br \/>\n<br \/>Joseph y demeure jusqu&rsquo;\u00e0 son certificat d&rsquo;\u00e9tude en 1907, pour aller ensuite tout pr\u00e8s, \u00e0 Limoux, int\u00e9grer l&rsquo;\u00e9cole Saint-Louis. Il est ensuite \u00e9l\u00e8ve au coll\u00e8ge Saint-Stanislas (c&rsquo;est le petit s\u00e9minaire) de Carcassonne.<\/p>\n<p>En 1914, il est mobilis\u00e9 \u00e0 Toulon et passe presque toute la guerre avec son r\u00e9giment \u00e0 Saint-Rapha\u00ebl, o\u00f9 est publi\u00e9 son premier recueil de po\u00e8mes.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;ann\u00e9e 1919 le trouve \u00e0 Fraize, pr\u00e8s de St-Di\u00e9 dans les Vosges, et 1920&#8230; \u00e0 Paris. Il pr\u00e9sente ses po\u00e8mes le dimanche \u00e0 Henri de R\u00e9gnier et, peu \u00e0 peu, rencontre Soupault, Mac Orlan, qui publie fin 1922 <em>Sur le fleuve Amour<\/em>, enthousiasmant Aragon par son style et menant Delteil vers les surr\u00e9alistes (quelques mois plus t\u00f4t, il s&rsquo;est fait traiter de \u00ab\u00a0fouille-merde\u00a0\u00bb par Claudel pour Iphig\u00e9nie), puis Breton, Picabia, Desnos, Crevel, Supervielle, Larbaud, Robert et Sonia Delaunay, Marc Chagall.<\/p>\n<p>Ses p\u00e9r\u00e9grinations parisiennes sont des histoires d&rsquo;h\u00f4tels : <\/p>\n<p>&#8211; en 1920, il loge d&rsquo;abord \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de Verneuil (29 rue de Verneuil), puis<br \/>\n&#8211; h\u00f4tel de Cronstadt (rue Jacob),<br \/>\n&#8211; h\u00f4tel Kensington (avenue de la Bourdonnais),<br \/>\n&#8211; h\u00f4tel de Turenne en avril 1922 (av. de Tourville),<br \/>\n&#8211; h\u00f4tel du Centre en avril 1923 (rue des Bernardins), au total une quinzaine de domiciles, y compris d\u00e9but 1928 dans une chambre de l&rsquo;auberge Saint-Pierre \u00e0 Dampierre- en-Yvelines, pr\u00e8s de Rambouillet (o\u00f9 il \u00e9crit l&rsquo;essai <em>De Jean-Jacques Rousseau \u00e0 Mistral<\/em>), et \u00e0 Versailles,<br \/>\n&#8211; fin 1924, il s&rsquo;installe jusqu&rsquo;\u00e0 1930 17 bd de la Chapelle, au 4\u00e8me au fonds du couloir, appartement n\u00b015, tout en continuant des s\u00e9jours r\u00e9guliers \u00e0 Pieusse.<br \/>\nDe quoi vit-il ? Il est employ\u00e9 au Comptoir d&rsquo;Escompte puis r\u00e9dacteur au minist\u00e8re de la Marine jusqu&rsquo;\u00e0 1923, tout en collaborant \u00e0 des revues.<br \/>\n<br \/>A partir du 1er janvier 1924, il vit uniquement d&rsquo;\u00e9criture.<br \/>\n<br \/>Sa <em>Jeanne d&rsquo;Arc<\/em> est publi\u00e9e en 1925, remportant le prix F\u00e9mina et une vol\u00e9e de critiques.En 1929, au fa\u00eete de sa gloire apr\u00e8s une vingtaine d&rsquo;ouvrages, il refuse de devenir \u00e9crivain de m\u00e9tier. Il commence \u00e0 voyager. Sa femme Caroline et lui ont une vie nomade jusqu&rsquo;\u00e0 1937, ann\u00e9e de leur s\u00e9dentarisation (bien s\u00fbr pr\u00e8s d&rsquo;une vigne) \u00e0 La Tuilerie de Massane \u00e0 Grabels pr\u00e8s de Montpellier.<br \/>\n<br \/>Le salon de la maison est grand comme un jardin. Ils y re\u00e7oivent en mai 1953 Henry Miller et sa femme Eve (Ana\u00efs Nin avait pr\u00e9sent\u00e9 Miller \u00e0 Delteil \u00e0 Paris en 1933). Joseph Delteil meurt le 12 avril 1978 \u00e0 la Tuilerie de Massane, apr\u00e8s 36 ouvrages. <\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>Entre Paris (1930) et La Tuilerie de Massane (1937), les lieux de vie des Delteil :<br \/>\n&#8211; \u00e0 partir d&rsquo;octobre 1931, il est \u00e0 Vence pour une convalescence (sans doute d&rsquo;une tuberculose). En 1932, ils y sont log\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Biffi &#8211; jusqu&rsquo;\u00e0 la fin mars, puis \u00e0 Brian\u00e7on &#8211; villa La Fresnaye &#8211; o\u00f9 ils passent l&rsquo;hiver 1932-1933,<br \/>\n&#8211; en avril 1933, ils s&rsquo;installent villa Capra \u00e0 Villeneuve-l\u00e8s-Avignon dans le Gard, face \u00e0 la Cit\u00e9 des Papes, jusqu&rsquo;\u00e0 la mi-ao\u00fbt, avant de rejoindre Toulon : ils y r\u00e9sideront de mani\u00e8re intermittente jusqu&rsquo;en mars 1935, aux Quatre Chemins \u00e0 La Collini\u00e8re,<br \/>\n&#8211; 1936 les trouve \u00e0 nouveau \u00e0 Villeneuve-l\u00e8s-Avignon, dans un appartement du prieur\u00e9,<br \/>\n&#8211; ils r\u00e9sident \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel M\u00e9tropole de <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/08\/06\/ecrivains-a-montpellier\/\">Montpellier<\/a> en 1937,<br \/>\n&#8211; l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1937, ils se r\u00e9fugient \u00e0 La Galaube, \u00e0 trente-cinq kilom\u00e8tres au nord de Carcassonne, dans une maison qu&rsquo;ils loueront souvent l&rsquo;\u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;en 1976. <\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Les adresses de Delteil ne sont pas, sauf erreur, ouvertes au public.<br \/>\n<br \/>De la Tuilerie de Massane il semble rester aujourd&rsquo;hui peu de choses. <\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n<br \/>De Pieusse \u00e0 La Tuilerie de Massane, les voisins \u00e9crivains de Delteil sont :<br \/>\n&#8211; Jo\u00eb Bousquet et Andr\u00e9 Ch\u00e9nier \u00e0 Carcassonne,<br \/>\n&#8211; Paul Val\u00e9ry \u00e0 S\u00e8te,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alphonse-daudet-a-clamart-paris-et-champrosay\/\">Daudet<\/a> \u00e0 N\u00eemes,<br \/>\n&#8211; Claude Simon pr\u00e8s de Perpignan. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Joseph Delteil. Les escales d&rsquo;un marin \u00e9trusque<\/em>. Denis de Wetterwald. Christian Pirot \u00e9diteur, 144 p., 110 F.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0[&#8230;] ce qui personnellement m&rsquo;a peut-\u00eatre le plus aid\u00e9, sauv\u00e9 en quelque sorte, paradoxalement, c&rsquo;est mon absence totale [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1240,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[24,21],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=49"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3175,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49\/revisions\/3175"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1240"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=49"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=49"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=49"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}