{"id":500,"date":"2005-09-21T15:05:26","date_gmt":"2005-09-21T13:05:26","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/09\/21\/a-paris-sur-les-pas-des-parnassiens-des-symbolistes-de-verlaine-de-mallarme\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:17","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:17","slug":"a-paris-sur-les-pas-des-parnassiens-des-symbolistes-de-verlaine-de-mallarme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/09\/21\/a-paris-sur-les-pas-des-parnassiens-des-symbolistes-de-verlaine-de-mallarme\/","title":{"rendered":"A Paris, sur les pas des Parnassiens, des symbolistes, de Verlaine, de Mallarm\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><figure id=\"attachment_1799\" aria-describedby=\"caption-attachment-1799\" style=\"width: 340px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1799\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_1000colonnes.jpg\" alt=\"A droite, l'emplacement du caf\u00e9 des Mille colonnes, 36 galerie Montpensier.\" title=\"A droite, l'emplacement du caf\u00e9 des Mille colonnes, 36 galerie Montpensier.\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"340\" height=\"440\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_1000colonnes.jpg 340w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_1000colonnes-232x300.jpg 232w\" sizes=\"(max-width: 340px) 94vw, 340px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1799\" class=\"wp-caption-text\">A droite, l&#8217;emplacement du caf\u00e9 des Mille colonnes, 36 galerie Montpensier.<\/figcaption><\/figure>1)\tDans le journal <em>Le Rappel<\/em> bas\u00e9 alors <strong>18 rue de Valois<\/strong> (ce sont aujourd&rsquo;hui des locaux de la banque de France), le po\u00e8te et journaliste \u00c9mile Bl\u00e9mont (de son vrai nom L\u00e9on-Emile Petitdidier) signe en d\u00e9cembre 1880 un article tr\u00e8s critique sur le recueil <em>Sagesse<\/em> de son ami <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=201\">Verlaine<\/a>.<br \/>\n<br \/>Signalons au passage que la maison d&rsquo;\u00e9dition \u00ab\u00a0Michel L\u00e9vy Fr\u00e8res\u00a0\u00bb, cr\u00e9\u00e9e en 1845, a ses bureaux <strong>2 bis rue Vivienne<\/strong>, ainsi que 15 boulevard des Italiens. A quinze ans, Michel L\u00e9vy a ouvert avec ses fr\u00e8res Nathan et Calmann une librairie et un cabinet de lecture au 1 rue Vivienne. Michel L\u00e9vy Fr\u00e8res \u00e9dite George Sand, Dumas, Stendhal, M\u00e9rim\u00e9e, Balzac, Flaubert&#8230;<\/p>\n<p>3)\tApr\u00e8s une interruption due \u00e0 la guerre, les d\u00eeners des Vilains Bonshommes reprennent en ao\u00fbt 1871 au <strong>caf\u00e9 des Mille colonnes, 36 galerie Montpensier<\/strong>, au Palais-Royal[[\u00c0 moins qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse du bal des Mille Colonnes, 18 rue de la Ga\u00eet\u00e9 ?]], o\u00f9 ils s&rsquo;\u00e9taient souvent tenus en 1870. Les Vilains bonshommes se radicalisent apr\u00e8s la Commune. Ils s&rsquo;opposent maintenant \u00e0 Copp\u00e9e, \u00e0 Leconte de Lisle et aux autres parnassiens qui ont soutenu la r\u00e9pression bourgeoise. Les Zutiques vont bient\u00f4t prendre le relais des Vilains bonhommes. C&rsquo;est le samedi 30 septembre 1871, quelques jours apr\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 Paris et sa rencontre avec <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=201\">Verlaine<\/a>, que Rimbaud est pr\u00e9sent\u00e9 aux Vilains Bonshommes. Le d\u00eener du 2 mars 1872 est marqu\u00e9 par l&rsquo;attaque du photographe et caricaturiste Etienne Carjat par Rimbaud, \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un couteau.<\/p>\n<p>4)\tAu 3e \u00e9tage du <strong>20 rue Montpensier<\/strong> se trouve dans les ann\u00e9es 1900 l&rsquo;appartement de Jean-Louis Vaudoyer, romancier et po\u00e8te, familier des R\u00e9gnier (c&rsquo;est-\u00e0-dire, comme tous leurs familiers, admirateur du p\u00e8re et amoureux d&rsquo;au moins l&rsquo;une des trois filles).<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1800\" aria-describedby=\"caption-attachment-1800\" style=\"width: 280px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1800\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_choiseul.jpg\" alt=\"A droite, le 23 passage Choiseul.\" title=\"A droite, le 23 passage Choiseul.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"280\" height=\"470\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_choiseul.jpg 280w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_choiseul-179x300.jpg 179w\" sizes=\"(max-width: 280px) 94vw, 280px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1800\" class=\"wp-caption-text\">A droite, le 23 passage Choiseul.<\/figcaption><\/figure>5)\tLe libraire-\u00e9diteur Alphonse Lemerre ouvre boutique en 1862 dans le <strong>passage Choiseul<\/strong>. Il occupe le n\u00b023 puis plusieurs num\u00e9ros impairs plus \u00e9lev\u00e9s. Il diffuse \u00e0 partir de 1865 la revue <em>L&rsquo;Art<\/em> de Louis-Xavier de Ricard (qui accueille dans ses dix num\u00e9ros entre le 2 novembre 1865 et le 6 janvier 1866 des textes des po\u00e8tes parnassiens &#8211; dont, en novembre, l&rsquo;article de Verlaine sur Baudelaire &#8211; et se transforme en <em>Le Parnasse contemporain<\/em> avec la collaboration de Catulle Mend\u00e8s). C&rsquo;est dans la librairie Lemerre que, raconte Leconte de Lisle, Verlaine \u00e9jecte un jour Anatole France \u00e0 coups de \u00ab botte au cul \u00bb. <em>Fran\u00e7ois Copp\u00e9e, amusant, primesautier, avec son &#339;il gris de parisien malicieux, dans un profil de m\u00e9daille romaine, \u00e9tait l&rsquo;\u00e2me de la librairie Lemerre<\/em>, \u00e9crit par ailleurs L\u00e9on Daudet dans ses <em>Souvenirs litt\u00e9raires<\/em>. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;artiste Anna Stein occupe les 23-25 du passage, et veut garder trace du pass\u00e9 des lieux.<\/p>\n<p>6)\tDebussy, que ses origines modestes laissent un peu \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart de la soci\u00e9t\u00e9 parisienne, est vivement soutenu par Pierre Lou\u00ffs. Chez ce dernier, <strong>1 rue Gr\u00e9try<\/strong>, il joue devant L\u00e9on Blum, Henri de R\u00e9gnier et d&rsquo;autres convives la premi\u00e8re partie de <em>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/em> le 31 mai 1894.<\/p>\n<p>7)\tVerlaine est employ\u00e9 \u00e0 la mairie du IXe, <strong>6 rue Drouot<\/strong>, dans les ann\u00e9es 1865. Il fr\u00e9quente alors le caf\u00e9 \u00ab Le Cadran \u00bb (aujourd&rsquo;hui \u00ab Le Central \u00bb), \u00e0 l&rsquo;angle de la rue Drouot et de la rue de la Grange Bateli\u00e8re. Il y retrouve Rimbaud et Forain en 1871 lorsqu&rsquo;il travaille dans une compagnie d&rsquo;assurances rue Laffitte.<\/p>\n<p>8)\tAu <strong>26 rue Drouot<\/strong> (le b\u00e2timent a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 depuis) si\u00e8ge le <em>Figaro<\/em>. Verlaine essaie d&rsquo;y placer une nouvelle en 1883.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1801\" aria-describedby=\"caption-attachment-1801\" style=\"width: 320px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1801\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_52rome.jpg\" alt=\"52 rue de Rome.\" title=\"52 rue de Rome.\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"320\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_52rome.jpg 320w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_52rome-234x300.jpg 234w\" sizes=\"(max-width: 320px) 94vw, 320px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1801\" class=\"wp-caption-text\">52 rue de Rome.<\/figcaption><\/figure>9)\tLe <strong>28 rue de Tr\u00e9vise<\/strong> est le domicile de L\u00e9on Petitdidier (\u00c9mile Bl\u00e9mont), que nous avons d\u00e9j\u00e0 crois\u00e9. Il fonde <em>La Renaissance litt\u00e9raire et artistique<\/em> en avril 1872 et y publie en septembre <em>Les Corbeaux<\/em>, un po\u00e8me de Rimbaud.<br \/>\n<br \/>Empruntons le passage Verdeau, 31 bis rue du Faubourg Montmartre, puis le passage Jouffroy, pour rejoindre le boulevard et nous diriger \u00e0 droite vers le boulevard Haussmann.<\/p>\n<p>10)\t<em>Le Triboulet<\/em>, hebdomadaire monarchiste qui dure de 1878 \u00e0 1880, puis quotidien jusqu&rsquo;en janvier 1882, a ses bureaux 8 boulevard des Capucines et <strong>35 boulevard Haussmann<\/strong>. <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=201\">Verlaine<\/a> tente sans succ\u00e8s d&rsquo;y obtenir un article favorable \u00e0 son recueil <em>Sagesse<\/em> en 1881.<\/p>\n<p>11)\t<a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=201\">Paul Verlaine<\/a>, enfant, va au cat\u00e9chisme rue de Douai. Entre 1853 et 1862, il est interne \u00e0 la pension Landry, 32 rue Chaptal et se rend bient\u00f4t quotidiennement au lyc\u00e9e Bonaparte (aujourd&rsquo;hui Condorcet), <strong>8 rue du Havre<\/strong>.<\/p>\n<p>12)\tMonet habite <strong>8 rue de l&rsquo;Isly<\/strong> en 1871 (et 26 rue d&rsquo;Edimbourg en 1878).<\/p>\n<p>13)\tLe mod\u00e8le M\u00e9ry Laurent a son domicile au <strong>52 rue de Rome<\/strong>. Sa chevelure blonde et rousse lui cr\u00e9e un certain succ\u00e8s. Elle pose pour Manet et est la muse de Mallarm\u00e9. M\u00e9ry a aussi \u00e9t\u00e9 l&rsquo;amante de Copp\u00e9e, Banville, Gautier, Hugo&#8230; Elle poss\u00e8de \u00e9galement une maison 9 boulevard de Lannes, dont Proust s&rsquo;inspire pour d\u00e9crire l&rsquo;int\u00e9rieur de Mme Swann.<\/p>\n<p>14)\tPar la place de l&rsquo;Europe, nous gagnons la rue de Saint-P\u00e9tersbourg.<br \/>\n<br \/>Dans les ann\u00e9es 1860 est construit ici un grand pont en forme d&rsquo;\u00e9toile afin de relier six rues de part et d&rsquo;autre des voies ferr\u00e9es qui m\u00e8nent \u00e0 Saint-Lazare. La gare, o\u00f9 le premier train parisien a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 en 1835, est en effet agrandie sous le Second empire. Les rues du quartier portent des noms de capitales europ\u00e9ennes. La place de l&rsquo;Europe, avec sa vue plongeante sur les trains, devient un lieu de promenade appr\u00e9ci\u00e9 des parisiens, et un d\u00e9cor privil\u00e9gi\u00e9 pour les artistes en recherche de modernit\u00e9 et de techniques nouvelles, comme Manet et ses amis Monet et Caillebotte. Zola fait de la gare et de la place le cadre d&rsquo;ouverture de <em>La B\u00eate humaine<\/em>.<br \/>\n<br \/>Depuis 1872 et jusqu&rsquo;\u00e0 1878 (plaque), Edouard Manet vit <strong>4 rue de Saint-P\u00e9tersbourg<\/strong>, dans une ancienne salle d&rsquo;escrime transform\u00e9e en atelier. Il a plant\u00e9 ses racines dans le quartier. Il avait auparavant son atelier rue Guyot (M\u00e9d\u00e9ric). Les Goncourt sont scandalis\u00e9s par sa peinture. Vers 1874, Mallarm\u00e9 le visite chaque jour rue de Saint-P\u00e9tersbourg, apr\u00e8s ses cours d&rsquo;anglais au lyc\u00e9e Condorcet (alors lyc\u00e9e Fontane). Les grilles de la place de l&rsquo;Europe constituent le fond de son tableau Le Chemin de fer, \u00e9galement appel\u00e9 La Gare Saint-Lazare. On n&rsquo;y voit en fait ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre. La toile a \u00e9t\u00e9 peinte dans l&rsquo;atelier du peintre Albert Hirsch, \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re du <strong>58 rue de Rome<\/strong>, et l&rsquo;on y voit la porte du 4 rue de Saint-P\u00e9tersbourg au-dessus du chapeau de Victorine Meurent, son mod\u00e8le favori que l&rsquo;on retrouve dans <em>Olympia, Le D\u00e9jeuner sur l&rsquo;herbe<\/em>, etc. L&rsquo;&#339;uvre est incomprise de la plupart des critiques. M\u00eame Zola ne sait pas trop quoi en penser. La modernit\u00e9 de son sujet, sa technique photographique (arri\u00e8re-plan flou), son ton monochrome, la surprise affich\u00e9e par le personnage principal, tout cela d\u00e9sar\u00e7onne, et le public comme les critiques consid\u00e8rent que Manet est un peintre \u00ab primitif \u00bb&#8230; sauf Mallarm\u00e9, attir\u00e9 par ce peintre surprenant. Mallarm\u00e9 qui appr\u00e9cie \u00e9galement Degas et relie les deux artistes qui, m\u00eame s&rsquo;ils d\u00e9peignent le r\u00e8gne de l&rsquo;argent et la solitude de la vie urbaine, ne sont pas pour autant des amis.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1802\" aria-describedby=\"caption-attachment-1802\" style=\"width: 420px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1802\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_stpetersbourg.jpg\" alt=\"4 rue de Saint-P\u00e9tersbourg.\" title=\"4 rue de Saint-P\u00e9tersbourg.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"420\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_stpetersbourg.jpg 420w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_stpetersbourg-300x293.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 420px) 94vw, 420px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1802\" class=\"wp-caption-text\">4 rue de Saint-P\u00e9tersbourg.<\/figcaption><\/figure>\n<p>15)\tSt\u00e9phane Mallarm\u00e9 demeure au 4e \u00e9tage du <strong>29 rue de Moscou<\/strong> entre 1871 et 1875. A cette \u00e9poque, M\u00e9ry Laurent vit au 1er \u00e9tage du m\u00eame immeuble.<\/p>\n<p>16) La famille Mallarm\u00e9 emm\u00e9nage en 1875 au 87 (bient\u00f4t renum\u00e9rot\u00e9 <strong>89) rue de Rome<\/strong>.<\/p>\n<p>17)\tLe peintre Caillebote habite dans l&rsquo;immeuble qui fait <strong>l&rsquo;angle entre la rue de Miromesnil et la rue de Lisbonne<\/strong>. Comme Manet, il aime le quartier de l&rsquo;Europe, que l&rsquo;on retrouve dans plusieurs de ses toiles.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1803\" aria-describedby=\"caption-attachment-1803\" style=\"width: 270px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1803\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_moscou.jpg\" alt=\"29 rue de Moscou.\" title=\"29 rue de Moscou.\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"270\" height=\"460\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_moscou.jpg 270w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_moscou-176x300.jpg 176w\" sizes=\"(max-width: 270px) 94vw, 270px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1803\" class=\"wp-caption-text\">29 rue de Moscou.<\/figcaption><\/figure>18)\tMme Strauss tient son salon <strong>104 rue de Miromesnil<\/strong>.<\/p>\n<p>19)\tPierre Lou\u00ffs vit <strong>147 boulevard Malesherbes<\/strong> de 1898 \u00e0 1902.<\/p>\n<p>20)\tUne plaque au <strong>154 boulevard Malesherbes<\/strong> signale qu&rsquo;a v\u00e9cu ici Gabriel Faur\u00e9, qui a en particulier mis en musique des po\u00e8mes de <em>La Bonne chanson<\/em> de <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=201\">Verlaine<\/a>.<\/p>\n<p>21)\tCatulle Mend\u00e8s a habit\u00e9 <strong>160 boulevard Malesherbes<\/strong>.<\/p>\n<p>22)\tAu <strong>149 avenue de Wagram<\/strong>, Augustine Bulteau, chroniqueuse au <em>Gaulois<\/em> et au <em>Figaro<\/em>, anime dans les ann\u00e9es 1890  un salon litt\u00e9raire tr\u00e8s influent, fr\u00e9quent\u00e9 par Henri de R\u00e9gnier, L\u00e9on Daudet, Utrillo, Barr\u00e8s, Lou\u00ffs, Anna de Noailles, etc. Mme Bulteau est par sa finesse et son attention la \u00ab\u00a0M\u00e9nie Gr\u00e9goire\u00a0\u00bb des \u00e9crivains de l&rsquo;\u00e9poque. Elle est pour R\u00e9gnier semblable <em>\u00e0 ces fortes barques robustes qui remontent le Grand Canal charg\u00e9es de beaux fruits<\/em>.<\/p>\n<p>23)  La belle Juliette Adam tient quant \u00e0 elle son salon <strong>190 boulevard Malesherbes<\/strong> (l&rsquo;h\u00f4tel a disparu depuis) \u00e0 partir de 1887. On y c\u00f4toie des ministres, des d\u00e9put\u00e9s, R\u00e9gnier, etc.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Correspondance g\u00e9n\u00e9rale I, 1857-1885<\/em>. Paul Verlaine. Etablie et annot\u00e9e par Michael Pakenham. Fayard, 2005.<br \/>\n<br \/><em>Les Yeux noirs, les vies extraordinaires des soeurs Heredia<\/em>. Dominique Bona, Livre de poche n\u00b07355.<\/p>\n<p>\u00c0 lire \u00e9galement : <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/11\/15\/2eme-balade-parisienne-sur-les-pas-de-verlaine\/\">534<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1) Dans le journal Le Rappel bas\u00e9 alors 18 rue de Valois (ce sont aujourd&rsquo;hui des locaux de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1799,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[45,44],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/500"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=500"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/500\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3754,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/500\/revisions\/3754"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1799"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=500"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=500"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=500"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}