{"id":506,"date":"2005-09-25T00:00:00","date_gmt":"2005-09-24T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/09\/25\/balade-dans-la-rive-gauche-pre-romantique\/"},"modified":"2005-09-25T00:00:00","modified_gmt":"2005-09-24T22:00:00","slug":"balade-dans-la-rive-gauche-pre-romantique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/09\/25\/balade-dans-la-rive-gauche-pre-romantique\/","title":{"rendered":"Balade dans la Rive gauche pr\u00e9-romantique"},"content":{"rendered":"<p><figure id=\"attachment_1815\" aria-describedby=\"caption-attachment-1815\" style=\"width: 325px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1815\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_staelsalmbis.jpg\" alt=\"L'h\u00f4tel de Salm, 64 rue de Lille.\" title=\"L'h\u00f4tel de Salm, 64 rue de Lille.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"325\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_staelsalmbis.jpg 325w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_staelsalmbis-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 325px) 94vw, 325px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1815\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;h\u00f4tel de Salm, 64 rue de Lille.<\/figcaption><\/figure>1) Le point de d\u00e9part de notre premi\u00e8re balade est le bel h\u00f4tel de Salm, <strong>64 rue de Lille<\/strong>, aujourd&rsquo;hui palais de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur. L&rsquo;ambassade de Su\u00e8de y emm\u00e9nage en 1797 et Madame de Sta\u00ebl, l&rsquo;ambassadrice, y vit alors en alternance avec son h\u00f4tel du 94 rue du Bac. Elle a \u00e9pous\u00e9 douze ans auparavant le baron de Sta\u00ebl, mais son c&#339;ur penche depuis 1794 pour Benjamin Constant. A trente ans, elle vient de publier <em>De l&rsquo;influence des passions sur le bonheur des individus et des nations<\/em>. Femme d&rsquo;esprit et de pouvoir, elle va bient\u00f4t se f\u00e2cher avec Bonaparte.<\/p>\n<p>2) Chateaubriand habite <strong>5 rue de Beaune<\/strong> en 1804. Il revient de Rome o\u00f9 il \u00e9tait secr\u00e9taire d&rsquo;ambassade pour Bonaparte. <em>Le G\u00e9nie du Christianisme<\/em> l&rsquo;a rendu c\u00e9l\u00e8bre en 1802 et il est encore dans les bonnes gr\u00e2ces de Bonaparte, mais pas pour longtemps : l&rsquo;ex\u00e9cution du duc d&rsquo;Enghien en mars 1804 le d\u00e9cide \u00e0 renoncer \u00e0 toute fonction politique sous l&rsquo;Empire.<br \/>\n<br \/>Il a entam\u00e9 en 1803 la conception des <em>M\u00e9moires de ma vie<\/em>, qui donneront quarante-cinq ans plus tard les <em>M\u00e9moires d&rsquo;outre-tombe<\/em>.<\/p>\n<p>3) Juliette R\u00e9camier (alors Juliette Bernard) habite chez ses parents, <strong>13 rue des Saints-P\u00e8res<\/strong>, jusqu&rsquo;\u00e0 1793, ann\u00e9e de son mariage. Est-elle vraiment la fille du notaire lyonnais Jean Bernard ? Certains pensent que son vrai p\u00e8re est en r\u00e9alit\u00e9&#8230; l&rsquo;homme qu&rsquo;elle \u00e9pouse \u00e0 quinze ans, Jacques-Rose R\u00e9camier, avec qui elle n&rsquo;aura pas d&rsquo;enfant.<\/p>\n<p>4) Henri Lacordaire, en bon disciple de Lamennais, cr\u00e9e la premi\u00e8re \u00e9cole libre en mai 1831 au <strong>3 bis rue des Beaux-Arts<\/strong> (plaque). Lacordaire, un pr\u00e9romantique ? Pas vraiment. Il est surtout homme de Dieu. Cependant, Chateaubriand, Dumas, Hugo, Sand et d&rsquo;autres admirent l&rsquo;activisme politique dont il fait preuve avec Lamennais et ses pairs.<\/p>\n<p>5) Chateaubriand habite <strong>25 rue de l&rsquo;Universit\u00e9<\/strong> en 1817. L&rsquo;arriv\u00e9e au pouvoir de Louis XVIII en 1814 a replac\u00e9 le vicomte au premier rang de la vie politique, mais gu\u00e8re pour longtemps. Il est ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur en juin 1815, ministre d&rsquo;\u00c9tat sans portefeuille en juillet et pair de France en ao\u00fbt. Son indocilit\u00e9 attire sur lui les foudres du roi, qui le raye de la liste des ministres en 1816. Cela va m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 menacer son titre de pair de France. Il en retire paradoxalement d&rsquo;autant plus de gloire et intensifie son combat dans deux axes apparemment oppos\u00e9s : la libert\u00e9 de la presse (il fondera le journal <em>Le Conservateur<\/em> en 1820, auquel collaborera Lamennais) et la fid\u00e9lit\u00e9 aux Bourbons de pure souche.<br \/>\n<br \/>En mai 1817, sa flamme pour Madame R\u00e9camier rena\u00eet \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un d\u00eener chez Madame de Sta\u00ebl. Les Chateaubriand se trouvent alors dans une situation financi\u00e8re dramatique. Ils vendent leur propri\u00e9t\u00e9 de la Vall\u00e9e-aux-Loups. Encourag\u00e9 par Madame R\u00e9camier qui en relit et recopie des chapitres, Chateaubriand s&rsquo;immerge dans ses M\u00e9moires d&rsquo;outre-tombe. Il doit attendre 1821 pour \u00eatre \u00e0 nouveau ministre.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1816\" aria-describedby=\"caption-attachment-1816\" style=\"width: 290px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1816\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_beaune2.jpg\" alt=\"5 rue de Beaune.\" title=\"5 rue de Beaune.\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"290\" height=\"490\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_beaune2.jpg 290w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_beaune2-178x300.jpg 178w\" sizes=\"(max-width: 290px) 94vw, 290px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1816\" class=\"wp-caption-text\">5 rue de Beaune.<\/figcaption><\/figure>6) Hortense Allart demeure <strong>32 rue de l&rsquo;Universit\u00e9<\/strong> en 1830, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de liaison avec \u00ab l&rsquo;Enchanteur \u00bb, qu&rsquo;elle a rencontr\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente lorsqu&rsquo;il \u00e9tait ambassadeur \u00e0 Rome. Belle blonde de 29 ans, auteur d&rsquo;&#339;uvres aujourd&rsquo;hui oubli\u00e9es, Hortense c\u00f4toie aussi Benjamin Constant, B\u00e9ranger et d&rsquo;autres.<\/p>\n<p>7) Au <strong>67 rue de Grenelle<\/strong> (h\u00f4tel disparu) a v\u00e9cu la comtesse de Castellane, Cord\u00e9lia Greffulhe, grand amour de Chateaubriand en 1823-24. Cette relation blesse profond\u00e9ment Juliette R\u00e9camier qui, pour le coup, s&rsquo;installe \u00e0 Rome plusieurs mois. Cord\u00e9lia donne ses traits \u00e0 Marcelle de Castellane dans <em>La Vie de Ranc\u00e9<\/em>. Une de ses descendantes, la comtesse de Greffulhe, sera pour Marcel Proust le mod\u00e8le d&rsquo;Oriane de Guermantes dans <em>A la Recherche du temps perdu<\/em>.<\/p>\n<p>8) L&rsquo;h\u00f4tel de Galliffet (<strong>73 rue de Grenelle et 50 rue de Varenne<\/strong>) est occup\u00e9 par le minist\u00e8re des Relations ext\u00e9rieures &#8211; puis des \u00ab Affaires \u00e9trang\u00e8res \u00bb &#8211; jusqu&rsquo;en 1820. Bizarrement, il est situ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un il\u00f4t d&rsquo;immeubles et ne pr\u00e9sente pas de fa\u00e7ade sur rue. Talleyrand est le ma\u00eetre du lieu entre 1797 et 1807. Madame de Sta\u00ebl a &#339;uvr\u00e9 pour qu&rsquo;il retrouve ces hautes fonctions apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 contraint de quitter la France sous la Terreur r\u00e9volutionnaire.<br \/>\n<br \/>A l&rsquo;h\u00f4tel de Galliffet, il fait se rencontrer Madame de Sta\u00ebl et Bonaparte le 3 janvier 1798, lors de la f\u00eate qui c\u00e9l\u00e8bre la paix de Campo-Formio. C&rsquo;est aussit\u00f4t entre eux deux une inimiti\u00e9 r\u00e9ciproque.<br \/>\n<br \/>Talleyrand habite en 1812 l&rsquo;h\u00f4tel d&rsquo;Angennes tout proche, 55 rue de Varenne (disparu depuis). Ses relations sont alors tendues avec Napol\u00e9on qui l&rsquo;a trait\u00e9 de \u00ab merde dans un bas de soie \u00bb quelque temps auparavant. Mais le diplomate est expert en boniments, trahisons et cajoleries. Il saura jusqu&rsquo;\u00e0 la fin se garder des r\u00e9actions de l&rsquo;Empereur qui, par ailleurs, le craint et pr\u00e9f\u00e8re l&rsquo;avoir avec lui plut\u00f4t que contre lui.<\/p>\n<p>9) Les de Sta\u00ebl louent l&rsquo;h\u00f4tel de Maillebois, <strong>102 rue de Grenelle<\/strong>, \u00e0 partir de 1798. C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9poque durant laquelle les relations avec Bonaparte se d\u00e9t\u00e9riorent. Les &#339;uvres de Madame (De la litt\u00e9rature en 1800, Delphine en 1802) pr\u00f4nent la libert\u00e9 de l&rsquo;\u00e9crivain et son ind\u00e9pendance par rapport \u00e0 tout pouvoir. Elle est interdite de s\u00e9jour \u00e0 Paris en octobre 1803.<\/p>\n<p>10) Auparavant, ils louent un h\u00f4tel au 470 (actuel <strong>94) rue du Bac<\/strong> de 1786 \u00e0 1798, avec des intermittences dues \u00e0 l&rsquo;exil entre 1792 et 1795 puis \u00e0 nouveau en 1796.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1817\" aria-describedby=\"caption-attachment-1817\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1817\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_bac3.jpg\" alt=\"120 rue du Bac.\" title=\"120 rue du Bac.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"460\" height=\"360\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1817\" class=\"wp-caption-text\">120 rue du Bac.<\/figcaption><\/figure>11) Chateaubriand vit ses derni\u00e8res ann\u00e9es <strong>120 rue du Bac<\/strong> (plaque), d&rsquo;ao\u00fbt 1838 \u00e0 sa mort en 1848. Retir\u00e9 de la vie politique depuis 1830, n&rsquo;\u00e9tant plus la figure de proue des lettres car les romantiques, Hugo et Lamartine en t\u00eate, ont d\u00e9j\u00e0 pris sa succession, il se consacre \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture des <em>M\u00e9moires d&rsquo;outre-tombe<\/em>, dont il fait lecture \u00e0 Madame R\u00e9camier et aux h\u00f4tes du salon de l&rsquo;Abbaye-aux-Bois d\u00e8s 1834. Malgr\u00e9 sa situation financi\u00e8re difficile, sacrifiant la manne que lui apporterait leur \u00e9dition, il lutte jusqu&rsquo;\u00e0 la fin pour que ces <em>M\u00e9moires<\/em> ne soient publi\u00e9s qu&rsquo;apr\u00e8s sa mort.<\/p>\n<p>12) Apr\u00e8s la faillite de son mari banquier \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1810, Juliette R\u00e9camier se retire \u00e0 l&rsquo;Abbaye-aux-Bois, situ\u00e9e \u00e0 l&#8217;emplacement de l&rsquo;actuelle rue R\u00e9camier. Elle vit l\u00e0 jusqu&rsquo;en 1849, date \u00e0 laquelle elle se r\u00e9fugie chez sa ni\u00e8ce pour fuir le chol\u00e9ra qui d\u00e9cime la capitale. C&rsquo;est l\u00e0, 14 rue des Petits-Champs, qu&rsquo;elle d\u00e9c\u00e8de \u00e0 72 ans le 4 juillet 1849.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;Abbaye-aux-Bois, ancien couvent de bernardines transform\u00e9 en maison de retraite apr\u00e8s la r\u00e9volution, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite en 1908. Madame R\u00e9camier s&rsquo;y installe d&rsquo;abord au 3e \u00e9tage. Elle re\u00e7oit ses invit\u00e9s dans deux petites pi\u00e8ces. Elle emm\u00e9nage en 1829 au 1er \u00e9tage, dans un plus grand appartement.<\/p>\n<p><img class=\" size-full wp-image-1818\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_Abbaye-aux-bois.jpg\" width=\"300\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_Abbaye-aux-bois.jpg 800w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_Abbaye-aux-bois-196x300.jpg 196w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_Abbaye-aux-bois-668x1024.jpg 668w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_Abbaye-aux-bois-768x1178.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 739px) 94vw, (max-width: 800px) 88vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>13) Chateaubriand poss\u00e8de un pied-\u00e0-terre <strong>63 rue des Saints-P\u00e8res<\/strong> en 1808.<\/p>\n<p>14) Chateaubriand habite <strong>7 rue du Regard<\/strong>, dans l&rsquo;h\u00f4tel de Beaune, entre 1824 et 1826. Il vient d&rsquo;\u00eatre d\u00e9mis de sa fonction de ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res. C&rsquo;est aussi l&rsquo;\u00e9poque de la mort de Louis XVIII et de l&rsquo;av\u00e8nement de Charles X. Le vicomte assiste au sacre de ce dernier en mai 1825 \u00e0 Reims. Il est encore en pleine \u00e9criture des <em>M\u00e9moires d&rsquo;outre-tombe<\/em>. En 1828, il reprend des fonctions d&rsquo;ambassadeur \u00e0 Rome.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1) Le point de d\u00e9part de notre premi\u00e8re balade est le bel h\u00f4tel de Salm, 64 rue de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1815,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[18,29,34],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/506"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=506"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/506\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1815"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=506"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=506"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=506"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}