{"id":52,"date":"2003-08-14T19:39:33","date_gmt":"2003-08-14T17:39:33","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/denis-diderot\/"},"modified":"2003-08-14T19:39:33","modified_gmt":"2003-08-14T17:39:33","slug":"denis-diderot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/denis-diderot\/","title":{"rendered":"Denis DIDEROT"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1243\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_diderot.jpg\" alt=\"diderot.jpg\" align=\"center\" width=\"310\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_diderot.jpg 310w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_diderot-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 310px) 94vw, 310px\" \/><\/p>\n<p><html><\/p>\n<div align=\"center\">Paris, 3 rue de l&rsquo;Estrapade.<\/div>\n<p><div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Se jeter dans les extr\u00eames,<br \/>\nvoil\u00e0 la r\u00e8gle du po\u00e8te.<br \/>\nGarder en tout un juste milieu,<br \/>\nvoil\u00e0 la r\u00e8gle du bonheur.\u00a0\u00bb<br \/><\/i><br \/>\nDiderot, Salon de 1767.<\/b><\/p>\n<\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait une \u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;on pouvait encore \u00eatre curieux.<br \/>\n<br \/>Mais curieux comme \u00e7a ! \u00c0 partir d&rsquo;un fait, d&rsquo;une lecture, d&rsquo;une parole, mettre en route son esprit critique, d\u00e9nicher la superstition, confronter les th\u00e8ses contraires,&#8230; c&rsquo;est ainsi que Diderot con\u00e7oit une <em>Lettre sur les aveugles<\/em> apr\u00e8s avoir assist\u00e9 \u00e0 une op\u00e9ration de la cataracte, qu&rsquo;il \u00e9crit un <em>Suppl\u00e9ment au voyage de Bougainville<\/em> parce qu&rsquo;un navigateur ram\u00e8ne un r\u00e9cit exotique de son dernier voyage, et qu&rsquo;il se lance dans une gigantesque <em>Encyclop\u00e9die<\/em> parce que personne ne l&rsquo;a fait avant lui.<\/p>\n<p>Denis na\u00eet \u00e0 Langres en 1713, dans une maison situ\u00e9e aujourd&rsquo;hui 6 place Diderot.<br \/>\n<br \/>Son p\u00e8re, maitre coutelier ayant r\u00e9ussi, aurait voulu que son fils soit pr\u00eatre. Le fr\u00e8re entrera dans les ordres, mais Denis&#8230;<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est n\u00e9anmoins l&rsquo;autoritaire bont\u00e9 de son p\u00e8re qui, en partie, am\u00e8nera plus tard le philosophe \u00e0 contester beaucoup de choses mais pas l&rsquo;amour filial.<br \/>\n<br \/>Pour le moment, il est \u00e9l\u00e8ve au coll\u00e8ge des J\u00e9suites de Langres.<br \/>\n<br \/>En 1728, \u00e0 15 ans, il arrive \u00e0 Paris, qu&rsquo;il ne quittera que pour de courts s\u00e9jours jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort. Jusqu&rsquo;\u00e0 1732, il est \u00e9l\u00e8ve au coll\u00e8ge d&rsquo;Harcourt, l&rsquo;actuel lyc\u00e9e Saint-Louis.<br \/>\nLorsqu&rsquo;il se d\u00e9tourne des ordres, son p\u00e8re lui coupe les vivres. Il est \u00e9crivain public et pratique diff\u00e9rents m\u00e9tiers, en errant \u00e0 droite et \u00e0 gauche pendant une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es. <\/p>\n<p>Ses adresses : on le trouve devant le couvent des Cordeliers, rue de l&rsquo;Observance (devenue rue Antoine-Dubois) puis au coin de la rue Saint-Jacques &#8211; rue des petits m\u00e9tiers et des libraires &#8211; et de la rue de la Parcheminerie, ou bien au caf\u00e9 Procope, lieu d&rsquo;informations incontournable \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les journaux sont encore rares ; en 1741, il loge rue du Vieux Colombier ; quelques mois plus tard, rue des deux Ponts, dans une pauvre chambre.<br \/>\n<br \/>En 1742, il fait connaissance avec Rousseau, qu&rsquo;il c\u00f4toiera jusqu&rsquo;en 1759.<br \/>\n<br \/>Ses s\u00e9jours \u00e0 Langres, r\u00e9gion ch\u00e8re \u00e0 son coeur, sont provoqu\u00e9s par des questions de famille : en 1742-43, il y vient demander \u00e0 son p\u00e8re l&rsquo;autorisation (qu&rsquo;il n&rsquo;obtient pas) de se marier avec Nanette (Antoinette) Champion. On l&rsquo;y revoit \u00e0 l&rsquo;automne 54, puis en 59 et en 70. <\/p>\n<p>En 1743, il emm\u00e9nage rue Saint-Victor avec Nanette, \u00e9pous\u00e9e secr\u00e8tement (la famille Diderot ne l&rsquo;apprend que six ans plus tard).<br \/>\n<br \/>\u00c0 partir de 1746, on les trouve rue Traversi\u00e8re (devenue Rotrou) puis rue Mouffetard, puis au second \u00e9tage du 3 rue de l&rsquo;Estrapade, qui n&rsquo;en comportait alors que trois. Pour vivre, Diderot effectue des traductions de l&rsquo;anglais vers le fran\u00e7ais.<br \/>\nEn 1746, on lui propose de traduire une encyclop\u00e9die anglaise parue en 1728. Pourquoi ne pas carr\u00e9ment la recomposer ? C&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;une &#339;uvre glorieuse mais peu r\u00e9mun\u00e9ratrice, qui s&rsquo;ach\u00e8vera en 1766&#8230;<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est de la rue de l&rsquo;Estrapade qu&rsquo;il est conduit pour trois mois au donjon de Vincennes en 1749. Il vient d&rsquo;\u00e9crire la <em>Lettre sur les aveugles<\/em> (ses <em>Pens\u00e9es philosophiques<\/em>, plus newtoniennes et d\u00e9istes qu&rsquo;ath\u00e9es, se sont d\u00e9j\u00e0 fait remarquer par leur originalit\u00e9 en 1746&#8230;). <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=168\">Rousseau<\/a> le visite r\u00e9guli\u00e8rement au donjon &#8211; et un jour, chemin faisant, tombe sur le concours lanc\u00e9 par l&rsquo;Acad\u00e9mie de Dijon, qui d\u00e9clenche la conception du <em>Discours sur les Sciences et les Arts<\/em>.<br \/>\n<br \/>Pour sortir de Vincennes, Diderot promet de ne plus violenter la religion et les bonnes moeurs. <em>L&rsquo;Encyclop\u00e9die<\/em> para\u00eet \u00eatre une plus sage occupation, quoique ses deux premiers tomes soient d&rsquo;abord interdits en 1752 par le roi, avant d&rsquo;\u00eatre autoris\u00e9s apr\u00e8s l&rsquo;intervention de Madame de Pompadour et de plusieurs ministres. <\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1754 ou 1755, le voil\u00e0 aux 4e et 5e \u00e9tages rue Taranne, d\u00e9truite depuis par le percement de la rue de Rennes et du boulevard Saint-Germain (la maison de Diderot aurait \u00e9t\u00e9 situ\u00e9e au niveau du 149 du boulevard, pr\u00e8s de la brasserie Lipp). <\/p>\n<p>Sa derni\u00e8re demeure lui est trouv\u00e9e par l&rsquo;imp\u00e9ratrice de Russie qui, pour lui \u00e9viter de monter les \u00e9tages, l&rsquo;aide \u00e0 emm\u00e9nager dans l&rsquo;h\u00f4tel de Bezons, 39 rue de Richelieu, pr\u00e8s du Palais Royal. Mais il n&rsquo;y habite que douze jours en juillet 1784 avant de d\u00e9c\u00e9der. La fa\u00e7ade de l&rsquo;h\u00f4tel est toujours l\u00e0. <\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>Pour Diderot qui n&rsquo;aime pas voyager, le ch\u00e2teau du Grandval \u00e0 Sucy-en-Brie est juste assez loin. Il y s\u00e9journe, chez son ami le baron d&rsquo;Holbach, en octobre 1759, puis en octobre 1760, en novembre 1775 et en ao\u00fbt 1780.<br \/>\nL\u00e0, il travaille beaucoup et \u00e9crit de belles lettres \u00e0 sa ch\u00e8re Sophie Volland.<br \/>\nEn 1755, il s\u00e9journe \u00e9galement au ch\u00e2teau d&rsquo;Isle-sur-Marne, pr\u00e8s de Vitry-le-Fran\u00e7ois.<br \/>\nOn le voit aussi au ch\u00e2teau de la Chevrette \u00e0 Deuil-la-Barre pr\u00e8s de Montmorency, propri\u00e9t\u00e9 de Madame d&rsquo;Epinay, ma\u00eetresse de Grimm et amie de Rousseau ainsi qu&rsquo;\u00e0 S\u00e8vres, 26 rue Troyon, dans la maison de son ami le joaillier Belle, o\u00f9 il vient habiter r\u00e9guli\u00e8rement pendant les dix derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>La maison natale de Diderot se trouve 6 place Diderot \u00e0 Langres (52200) mais ne se visite pas.<br \/>\nIl ne reste ajourd&rsquo;hui du ch\u00e2teau du Grandval que la ferme du ch\u00e2teau, devenue le Centre culturel de Sucy-en-Brie (tel. 01 45 90 25 12).<br \/>\n<br \/>Le mus\u00e9e de La Chevrette de Deuil-la-Barre est situ\u00e9 dans l&rsquo;ancienne conciergerie du ch\u00e2teau, d\u00e9moli en 1786. Il donne un aper\u00e7u de ce qu&rsquo;\u00e9tait le ch\u00e2teau \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 Madame d&rsquo;\u00c9pinay y accueillait Rousseau et les encyclop\u00e9distes (rue Jean Bouin, t\u00e9l. : 01 34 28 60 41). <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/>Demeures du temps retrouv\u00e9. Albert Fournier, Les \u00c9diteurs fran\u00e7ais r\u00e9unis, 1971.<br \/>\n<br \/>Denis Diderot au Grandval. Article de Georges Viard dans Balade sur les pas des \u00e9crivains en Val-de-Marne, <a href=\"http:\/\/www.alexandrines.fr\">\u00c9ditions Alexandrines<\/a>, 2000.<\/p>\n<p>Pour consulter en ligne <a href=\"http:\/\/portail.atilf.fr\/encyclopedie\/\">les articles de <em>L&rsquo;Encyclop\u00e9die<\/em><\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paris, 3 rue de l&rsquo;Estrapade. \u00ab\u00a0Se jeter dans les extr\u00eames, voil\u00e0 la r\u00e8gle du po\u00e8te. 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